Critik en séries

“Everybody lies” Gregory House

 

Dexter : 1.06 Retour à l’envoyeur

 

L’œil dans le coffre de la voiture n’était pas celui du tueur de glace mais celui d’un petit garçon. Un témoin gênant pour Dexter qui est mis sous pression, sa victime refaisant surface, petit cadeau de son meilleur ami qui continue de le tester. Pas de chance, Debra la première de la classe est déterminée à élucider ce nouveau crime qu’elle attribue à un tueur imitateur. Sympa pour Dexter. Lui qui se croit un virtuose du crime, il est traité comme un vulgaire imitateur, mine de rien c’est assez insultant. De plus, Dexter ne peut rien dire, il ne peut se confier à personne et il commence sérieusement à paniquer. Il se débarrasse de toutes ses affaires, sauf sa collection de gouttes de sang qui finira d’ailleurs par le sauver en reportant les soupçons sur le mari trafiquant de clandestins. Mais si Dexter sauve ses fesses cela doit se faire au détriment de Debra dont il démolit un à un tous les arguments. Cela dit, maintenant Debra connaît son modus operandi et elle a établi un profil certes très scolaire mais qui lui ressemble drôlement. Ainsi elle dit que ce “ nouveau tueur ” semble se sentir proche du tueur de glace, est motivé par l’action de celui ci et sur ces points là elle n’a pas tort. La rivalité entre le frère et la sœur est aussi au centre du flash back où l’on sent une petite préférence d’Harry pour son fils adoptif ou tout du moins il est davantage attentif à ce dernier et lui donne sans arrêt des conseils.

Laguerta s’attache à Oscar, un peu trop même et se demande si elle ne pourrait pas l’adopter comme Harry avait adopté Dexter. Je ne sais plus si ça avait déjà abordé mais on apprend que Dexter a été trouvé par Harry sur une scène de crime quand il était jeune. Laguerta se montre ici plus fragile, seule et j’ai éprouvé de la peine pour elle quand l’oncle d’Oscar arrive au commissariat. On voit que cela lui fend le cœur de devoir rendre le garçon. Mais croyait elle vraiment qu’elle pourrait le garder ? Laguerta tente de faire un pas vers Debra en se montrant plus sympa avec elle mais l’agent Morgan ne lui en laisse pas le temps. L’entente cordiale n’est pas à l’ordre du jour entre ces deux là. Détail, Debra et Laguerta portent toutes les deux des lentilles.

Rita continue de prendre de l’assurance et elle m’étonne car je pensais qu’on en resterait à ce personnage d’éternelle victime comme présentée dans le pilot et finalement pas du tout. Même si elle a du mal de dissimuler ses craintes, elle ne se laisse pas abattre et va de l’avant. Son ex mari a obtenu une remise de peine et demande à voir ses enfants. D’abord troublée, elle arrive à le recontacter pour lui demander de ne plus s’approcher d’eux. On s’en doute cette histoire ne va pas en rester là et j’imagine assez facilement une petite visite de Dexter une fois qu’il aura repris ses petites activités nocturnes. Car il a beau dire qu’il va un peu mettre ses pulsion s meurtrières en veilleuse, on y croit pas vraiment.

A mi parcours, on trouve un épisode un peu plus faible. Certes l’intrigue de Dexter voyant remonter à sa surface l’un des squelettes de son placard est excellente avec une voix off toujours aussi froide mais non dénuée d’humour dans ses remarques. Le reste par contre est très moyen et peu passionnant. Comme Rita, je ne me laisse pas abattre car on est en face d’un excellente série. Il y a juste une petite baisse de régime mais a priori rien de grave.

 

Everwood : 4.13 Les risques de la prévention

 

Un épisode moyen pour changer dans Everwood. A part la très bonne intrigue de Kyle et Ephram, le reste est plutôt moyen. Toutes les intrigues sont néanmoins liées par le même thème de la génétique ou tout du moins du corps que l’on ne peut contrôler. Kyle doit faire face à son homosexualité qu’il n’a pas choisit, Ellie la patiente d’Andy doit vivre avec son corps tout en sachant que comme sa mère et sa soeur elle risque d’avoir un cancer. Harrold ne peut nier le cancer de Rose l’année dernière et Bright et Hannah font face à un empoisonnement alimentaire.

L’intrigue de Kyle prend une toute autre tournure et est toujours aussi bien mise en scène. La complicité des deux garçons est très jolie et voir Ephram essayer d’aider son protégé nous offre une toute autre facette du personnage qui est de plus en plus mature mais qui ressemble de plus en plus à son père dans sa manière de gérer sa vie avec ses réussites et ses échecs. En quelque sorte Ephram essaye de revivre ses années de lycée à travers Kyle. Peut être car ça a été des années assez heureuses pour lui. Dures certes mais heureuse malgré tout car il a appris beaucoup en venant vivre à Everwood et essaye de faire partager à Kyle son expérience. Le refus d’Ephram d’envisager la possibilité que Kyle soit gay est aussi très représentative de ce déni. Comme il le dit, il n’est pas homophobe mais d’une certaine façon cela le dérangerait. Il est malgré tout toujours près à aider Kyle envers et contre tout et la performance du jeune Steven McQueen est très touchante.

L’intrigue médicale d’Andy n’est pas trop mal. L’une de ses jeunes patientes passe un test pour savoir si elle a un gène la prédisposant au cancer. Le résultat positif la pousse à voir les choses différemment mais l’idée de cette mastectomie préventive m’a semblé horrible et excessive. Heureusement, on ne va pas jusque là. La dernière scène entre Andy et Ellie était par contre très bonne et très humaine. Elle décide de vivre tout en connaissant les risques. Elle essayait juste d’éviter à tout le monde les pleurs mais elle se rend compte que cela est impossible et qu’il faut vivre vec. On nous montre à nouveau qu’Andy est un très bon médecin, c’est dans ce domaine qu’il excelle. Il est clairement dans son élément, là où il est souvent dans l’inconnu face à ses propres enfants. Par contre que Andy parle de ce cas médical à Harrold, rien de plus normal comme c’est son associé. Mais Harrold a t’il oublié son serment d’Hippocrate en parlant de cette jeune fille avec Rose ?

Bright et Hannah nous ressort un duo comique mais j’ai moyennement adhéré. Ils tentent de sortir leur couple de la routine et se retrouve avec un empoisonnement alimentaire. Adjoindre Harrold était une excellente idée, ça a amplifié le côté marrant avec le docteur Abbott qui prend des photos de son cas médical du jour. Il peut bien faire cela, c’est assez rare de voir Harrold avec une vraie intrigue médicale à traiter.

Du côté de l’adoption, j’ai trouvé bizarre que les Abbott se lancent corps et âme dans les documents d’adoption alors qu’il y a deux semaines, ils s’interrogeaient encore sur cette possibilité. Harrold s’interroge aussi au moment de remplir la partie médicale des documents. Doit il ou pas parler du cancer de Rose ? Ce qui ruinerait sans doute leurs chances d’adoption. Cela nous renvoie à nous même. On a déjà tous reçu un questionnaire quel qu’il soit où l’on a menti ou eu envie de mentir et j’ai trouvé cela très humain comme comportement. Harrold décide de mentir mais il devra sans doute en payer les conséquences à un moment ou à un autre et cela risque de lui apporter des problèmes dans son couple. Car on sait combien Rose tient à cette adoption.

Et puis comme souvent dans Everwood on a droit aux mondes parallèles. Un épisode sans Nina et Jake et quasiment sans Amy que l’on aperçoit vaguement. On a passé sous silence cette semaine son implication au centre de planning familial et la possibilité d’Andy de donner des cours à l’université. Et à nouveau on termine l’épisode avec Andy et Ephram assis l’un en face de l’autre. Et cette dernière scène résume parfaitement la série. Everwood, c’est quelque part entre le père et le fils.

 

Critik en séries, deux mois de point com

 

Chers amis, chères amies,

Voilà deux mois, Critik en séries basculait en .com, de quoi rendre le blog toujours plus attrayant à visiter mais également à rédiger. Cette nouvelle version me donne vraiment un coup de fouet car elle offre beaucoup plus de liberté. La dernière date de ce matin avec la petite rubrique “ A l’affiche ” où vous pourrez retrouver tous les 10-15 jours une partie de blog mise à l’honneur afin d’y donner un coup de projecteur. J’ai également débuté ce week-end une deuxième phase du rapatriement des articles publiés sur Canalblog afin de vous offrir encore plus de confort de lecture. Viendront ainsi rejoindre le blog les saisons 3 du docteur House et de Desperate housewives ainsi que la première saison de Brothers and sisters. Pushing daisies et la rubrique très populaire des miss et mister Critik ont également fait leur réapparition depuis quelques jours.

L’été est souvent une période plus calme en terme de séries télés mais cette année, cela a été l’occasion de nombreux partenariats avec Serieslive, Le blog TV news et dernièrement avec Tv Chronik où j’ai passé une semaine à concocter des news pour le site de Nick. Cela a été une expérience amusante et très différente de mes critiques habituelles. De quoi voir un autre blog du côté des coulisses. Critik en séries continuera de sponsoriser d’autres événements dans les semaines et mois à venir. N’hésitez d’ailleurs pas à le contacter si vous lancez l’un ou l’autre projet.

La rentrée approche également à grand pas et je prépare à ce sujet quelques surprises sous forme d’articles spéciaux sur les nouveautés de la rentrée qui seront à découvrir d’ici quelques semaines. Des nouvelles séries et de nouvelles saisons feront leur apparition sur Critik en séries mais je n’oublie pas pour autant la suite des séries entamées cet été comme Weeds, 30 rock et les 4400.

Sur ce, je vous laisse. Et je vous dis à très bientôt.

A suivre aujourd’hui un nouvel article de la saison 4 d’Everwood.

 

30 rock : 1.04 Amicalement ennemi

 

Formidable ! Je l’attendais depuis longtemps, voici le premier mauvais épisode de 30 rock. Et la série s’est bien plantée. Il ne faut pas avoir honte, il faut avoir autant de talent pour écrire une mauvaise qu’une bonne série. Non sérieux, les scénaristes de Charmed ou de One tree hill doivent aussi travailler très dur, j’en suis certain. D’ailleurs on en a un petit aperçu dans cet épisode où l’on nous montre les coulisses d’une réunion de scénaristes où l’on tente d’inventer quelques gags pas drôles pour ensuite se féliciter en faisant la danse de la pluie sur une musique de rap. Ça c’est vraiment super pro. Qui ne rêve pas d’un tel travail. Donaghy tente de remettre un peu de sérieux là dedans en voulant devenir le nouveau meilleur ami de Liz. Pas de quoi rire avec ça mais au moins le duo Fey/ Baldwin est plus que jamais consolidé et il ne fait aucun doute qu’ils peuvent à eux seuls, dans une seule scène, avec un seul dialogue sauver un épisode du désastre. Mais cela n’arrive pas ici.

Tracy profite de la naïveté de Kenneth et en fait son larbin de services. Les petites missions sont plus pathétiques que drôles mais bizarrement Kenneth en ressort grandi. Son personnage de candide idéaliste se rapproche un peu d’un Pee Wee Herman dans le style “ j’aime tout le monde, la vie est un cadeau ”. Cela rend le personnage très attachant car on a envie de le protéger. En même temps que pourrait il lui arriver de mal dans une sitcom ? On n’est quand même pas dans The shield.

La dernière intrigue a certainement dû plaire à Speedu (car oui, je sais qu’il regarde secrètement la série sans l’avouer à personne). Cerie la très jolie… assistante. Je crois qu’elle est une assistante même si je n’ai pas encore compris à quoi elle servait vraiment. Et bien la demoiselle a un problème pour savoir comment s’habiller de façon appropriée au travail ou pour faire fonctionner sa machine à laver correctement car ses habits semblent rétrécir de jour en jour ce qui met Liz très mal à l’aise. Au fond c’est l’intrigue la plus drôle de l’épisode, en partie grâce à la silhouette de la demoiselle. Même si lors de son arrivée au ralenti, bien coiffée et maquillée, Tina Fey peut être extrêmement belle, elle aussi.

Jane Krakowski est absente de l’épisode par contre le nom de “ Jenna ” retentit à chaque fois dans le haut parleur car on demande l’ex vedette du Girlie show sur le plateau pour répéter tel ou tel numéro.

Bref rien exceptionnel dans cet épisode c’est le moins que l’on puisse dire. Mais la série pourrait elle faire pire ? On a malgré tout quelques bonnes répliques. Je pense d’ailleurs qu’un petit récapitulatif des répliques de l’épisode va devenir l’un des classiques de mes articles sur 30 Rock.

 

Jack :  You can’t write that. Jed Bush is a friend of mine

Frank :  We change by whom ? 

Jack : Sean Penn. No Barbra Streisand

Tracy: When the law conflicts with our desires, we must operate outside of the law.

 Liz: What I’m saying is you need to wear a bra to work if you wanna be taken seriously in this business.
Cerie: Oh, but I don’t actually wanna work in television. Career-wise, I’m just gonna marry rich and design handbags

 

 

Dr House : 4.15 La tête de House

 

Il est de coutume pour House de s’offrir sur l’année un ou deux épisodes spéciaux. House dans l’avion ou Foreman lobotomisé en sont quelques exemples. Pour cet avant dernier épisode de la saison, House est retrouve impliqué dans un accident de bus. Problème, il a perdu partiellement la mémoire mais se rappelle d’une chose : quelqu’un va mourir. Et puis, on ne peut pas dire non à un épisode nous proposant deux strip-teases dont l’un effectué par Lisa Edelstein. Certes c’était un rêve de House mais la scène était bien réelle et valait le coup d’œil surtout avec le gros plan sur le cul de Cuddy et de sa petite culotte. Elle n’est pas très farouche quand elle est un fantasme. Mais même l’inconscient de House se refuse d’aller jusqu’au bout. Comme quoi certaines choses sont tabou, même pour lui.

House cherche donc des indices de cette personne mourante dans sa mémoire et replonge d’autant plus dans son addiction aux médicaments, un sujet qui avait un peu été oublié cette année. Le personnage se fait aussi de plus en plus borderline, risquant le tout pour le tout pour trouver le bon diagnostic et sauver une vie. Après il dira qu’il ne se soucie de personne mais House est le roi des menteurs. Les scènes hypnoses sont pas mal mais un peu trop poussées selon moi. Depuis quand Chase est t’il devenu le roi de cette discipline ? Faut vraiment qu’il s’emmerde avec Cameron pour se mettre à ce genre de technique “ alternative ”. De plus, ça a le don d’embrouiller l’esprit de House qui se focalise sur le mauvais patient. Ainsi, il soigne le chauffeur du bus, ce qui à priori paraît logique dans un accident de un transport en commun mais cela est juste une coïncidence. Tous les indices sont pourtant là dès le début pour nous faire comprendre ce qui se passe mais c’est seulement à la fin quand le puzzle se reconstitue devant nos yeux que l’on comprend. La mystérieuse inconnue du rêve n’y va pourtant pas par quatre chemins sur la fin avec sa phrase hyper lourde “ comment s’appelle ce que j’ai autour du cou ”… de la résine ? Non de l’ambre et donc en anglais Amber. C’est Amber qui est en danger. Celle ci était dans le bus et voulait apparemment rencontrer House pour lui parler seul à seul et il y a eu l’accident du bus. Et dès le début, on nous dit que toutes les victimes du crash ne se trouvent pas dans le même hôpital. On pourrait par contre se demander pourquoi Wilson ne s’est pas inquiété de voir sa copine pendant au moins deux jours. Ni que personne ne l’ait appelé. Après tout ils vivent ensemble non ? Cela en fait pourtant un excellent cliffhanger et transforme l’épisode en un prologue génial pour l’épisode final. D’où la filiation des deux titres “ la tête de House ”, “ Le cœur de Wilson ”. Le thème du dernier épisode sera donc très personnel, sauver Amber.

Au passage, on apprend enfin le nom de 13, c’est le docteur Hadley et non elle n’est pas lesbienne. Du moins elle s’en défend assez vivement. La première question à son sujet est donc résolue. Reste le huntington. Je me demande vraiment si son personnage sera conservé au terme de cette quatrième saison.

Conclusion : Après quelques épisodes plutôt communs, House nous prend de cours avec un épisode atypique. Au départ on ne comprend rien, on l’impression de prendre un épisode en cours. Comme House, on est perdu et on essaye de reconstituer le puzzle. Mais il n’y pas une seule seconde à perdre car cette fois la vie de Amber sera en jeu lors du season finale. Celui ci sera t’il aussi palpitant que le final de l’année dernière ou de l’année d’avant ? House ayant l’habitude de soigner ses sorties, ça risque d’être particulièrement intense.

Pour vous faire patienter jusque la prochaine review de House, le strip-tease de Cuddy en vidéo :

 

 

Weeds : 2.04 Nancy au pays des embrouilles

 

L’orage menaçant du début semble être passé et je reprends vraiment du plaisir à suivre Weeds. Après l’éducation sexuelle façon Andy premier épisode, voici l’éducation sexuel façon Andy deuxième épisode et là encore les travaux pratiques sont au menu. Shane est tout triste car il est le seul de sa classe à ne pas se faire branler par la salope de service de l’école et Andy sort les grands moyens en allant avec lui chez les putes. Un truc classe, asiatique avec une jolie petite prostituée. Pour la forme elle proteste mais finit par lui faire la totale. On ne sait pas jusqu’où Shane est allé mais vu son sourire, il suffit de laisser travailler notre imagination. Enfin pas trop quand même car il s’agit d’un pré ado et je ne voudrai pas voir mon nouveau site en .com fermer. Assez osé comme intrigue mais ça reste dans l’esprit de la série qui brise les tabous dans la bonne humeur avec un aspect familial qui plus est.

Silas est lui tout content, il a réussi à mettre Megan enceinte mais il cache sa joie tout en annonçant à Nancy la (pas) bonne nouvelle. On y accorde tout au plus 2 minutes et encore je suis généreux, ce n’est pas l’intrigue principale. Mais comme j’en suis à parler des enfants Botwin autant tout faire d’un seul coup.

Ce qui préoccupe tout l’épisode c’est la double personnalité de Nancy. A gauche Nancy Botwin gentille mère de famille, dealeuse de drogue à ses heures perdues. A droite Lacey Laplant, nouvelle baronne de la drogue du voisinage et qui n’a pas peur des intimidations surtout quand elles sont sous forme de pâtisseries arméniennes. Ça a l’air de plaire à Conrad cette attitude et Nancy se prend au jeu notamment en inventant un énorme mensonge pour avoir rapidement son raccordement à la société d’électricité. Lacey est une très vilaine fille. Je me demande ce qu’elle sera capable de faire par la suite.

Heylia continue de voir son raciste pro Islam ou plutôt elle fait un du téléphone rose avec lui mais comme c’est un gentleman old school, pas un seul gros mot ne sortira de sa bouche. Je ne sais pas pourquoi mais je me méfie de ce type. Trop gentil pour être honnête si vous voulez mon avis. Il risque de créer quelques problèmes, j’en suis persuadé.

Andy au lieu de s’occuper de la vie sexuelle de son neveu devRait plutôt faire attention à la sienne car il a sérieux revers de fortune avec son Israélienne. Elle le trouve mignon, mais il n’est pas assez un homme, un vrai avec de la barbe, pour elle. Alors Andy soit un homme, merde.

Celia continue sa campagne mais ne semble pas très motivée, le quartier est toute façon acquis à Doug et comme son mari s’est fait virer de son travail, elle devra peut être accepter de voir sa fille devenir mannequin pour une ligne de vêtements pour ados obèses afin de payer les factures. Ce qui serait assez drôle à voir à mon avis.

Voici donc comment va la vie à Agrestic ces temps ci. Pas trop mal finalement. On ne voit pas temps passer, on a de bons dialogues, des petites intrigues pas prises de tête mais méchamment subversives. Bref la série parfaite pour l’été.

 

Les 4400 : 4.03 Audrey Parker

 

Je ne sais pas ce que j’ai avec les 4400 mais c’est une série que j’aime beaucoup. Pourtant je ne suis pas fan de science fiction mais j’ai accroché à cette série depuis le début. Et une fois de plus j’ai pris du plaisir à suivre cet épisode entre intrigue indépendante et fil rouge.

Premièrement, l’intrigue indépendante car elle donne son nom à l’épisode. Celle ci était bien meilleure par rapport aux deux précédentes et possède un charme rétro non négligeable avec une pointe de revendication bien sentie. Audrey Parker est une vieille dame qui a pris une injection de promicine lui permettant de sortir de son corps et d’observer le monde tel un fantôme. Emerveillée, elle partage son expérience via un blog que le NTAC juge dangereux. La série trouve ainsi le moyen de critiquer le maccartisme et la chasse aux sorcières des communistes. Sauf que ici, on chasse les gens en faveur des 4400 et on veut les emprisonner simplement car ils osent le penser ou le dire tout haut. On nous renvoie aux heures sombres de l’histoire américaine avec une finesse exemplaire. D’ailleurs, je ne m’étais pas encore rendu compte que les 4400 étaient devenus de véritables pestiférés et qu’il était interdit d’utiliser ses pouvoirs sous peine d’emprisonnement. L’intrigue est très belle et touche particulièrement Diana qui se reconnaît en Audrey qui la contacte à travers les ondes radios. J’ai trouvé cette histoire excellente avec l’esprit Audrey disparaissant petit à petit après avoir été assassinée par le fils de son infirmière. Par contre, on pourra reprocher la facilité avec laquelle l’enquête avance. Diana arrivant trop vite à comprendre ce qui se passe avec l’esprit d’Audrey. Surprise aussi, Maia et Ben reviennent à Seattle. Je pensais qu’on allait se débarrasser de ces deux là mais les personnages ont apparemment encore des choses à nous dire.

Comme les 4400 sont bannis, Shawn prend des risques en voulant rouvrir le centre. Assistera t’on à un duel à distance entre Shawn et Jordan son ancien mentor ? Ceux ci ont deux visions opposées au sujet des 4400 et de la promicine et j’ai déjà hâte de voir ce que cette confrontation pourra donner. D’autant plus que la nouvelle directrice du NTAC semble être pro 4400, se mettant ainsi en dissidence avec ses supérieurs si on peut dire. On le voyait venir, elle demande à Shawn d’aider son père souffrant de la maladie de Huntington (une maladie toujours autant à la mode). C’est la troisième personne à être à la tête du NTAC et la première a avoir une attitude aussi ouverte par rapport aux “ revenants ”. C’est une position intéressante mais là aussi c’est facile pour laisser le champ libre à Tom et Diana.

Kyle continue son intrigue à lui tout seul comme un grand et il va sans doute jouer un rôle de plus important cette année. Il se laisse guider par Cassie et assiste à l’évasion d’Isabelle Tyler durant son transfert de la prison. Je me suis laissé guider par cette intrigue sans me poser de question et du coup j’ai été surpris de voir Isabelle apparaître dans le fourgon. Voilà un duo qu’on n’attendait pas. Après Shawn, Isabelle va t’elle mettre la main sur Kyle ? Mais quel rôle va t’elle pouvoir jouer alors qu’apriori elle n’a plus aucun pouvoir et ne pourra plus en avoir. A mon avis, je pense qu’ils vont essayer de rejoindre Jordan car apparemment c’est ce que veut Cassie. On verra jusqu’où Kyle sera prêt à la suivre.

Conclusion : A nouveau un très bon épisode. On ne perd pas de temps. L’intrigue indépendante est très poétique et les autres se poursuivent de façon très intéressantes sans que l’on voit vraiment vers quoi l’on va se diriger. Bref je suis toujours aussi fan de cette série qui pour moi est l’une des meilleures séries de science fiction de ses dernières années selon moi car elle permet à l’instar d’Eureka, au public familial de se retrouver autour de la série et est donc plus grand public que Battle Galactica par exemple (malgré les grandes qualités de cette dernière).

 

Friday night lights : 1.13 Little girl I wanna marry you

 

Petit relâchement. Les intrigues se poursuivent mais sans fougue, ça manque un peu de rythme tout cela.

Brian se fait avoir par sa mère pour l’histoire de dopages. Un petit sermon, un haussement de ton et tout rentre dans l’ordre ou presque. Le coach a la classe de ne pas ébruiter l’affaire mais parle de façon franche et directe à Smash. Et toujours cette forme de respect extrême de la part des enfants qui s’écrasent quand les adultes prennent la parole. Le chemin sera sans doute long pour Smash afin de regagner l’estime de son mère et du coach Taylor. Je suis assez content de voir l’intrigue se terminer assez vite car elle faisait très cliché du sport et on aura sans doute une quête de rédemption plus intéressante.

Tami prend peu à peu de l’importance au sein de la série et intègre l’équipe de campagne du maire Rovel. Fait important, on découvre en même temps que les Taylor qu’elle est lesbienne. Une découverte très intéressante vu le contexte très macho et conservateur dans lequel baigne la ville. L’attitude d’Eric est assez amusante car il se méfie du côté lesbienne du maire tout en soutenant sa femme dans ses choix. Ça fait plaisir de voir un couple uni sans grand problème à l’écran, cela est assez rare pour être souligné. Et quand le ton monte entre eux, ils savent parfaitement comment désamorcer la situation car ils se comprennent parfaitement.

On continue d’explorer la vie familiale de Tyra. Ce n’est pas le tout de virer le loser servant de compagnon à sa mère, mais elles se rendent compte qu’être une femme seule n’est pas une chose facile. Surtout quand il faut changer une roue de voiture. L’histoire prend un tournant assez inattendue et croise Buddy Garrity. Après avoir aidé le père de Matt, il aide la mère de Tyra et ce n’est sans doute pas pour ses compétences professionnelles qu’il l’a engagé. Je sens venir une histoire de cul entre ces deux là, ça semble tellement évident. Mais j’aimerai être surpris. Tyra reste par contre à distance de Riggins tout en mettant son nez dans les histoires de Lyla et Jason. Mais que s’est il donc passé entre ces deux filles mis à part cette histoire récente concernant Tim ?

Matt voit son père repartir en Irak. Pas très intéressant, sa grand mère semble mieux se porter et Julie est bien intégrer au petit clan Saracen. Matt semble aussi prendre de l’assurance dans l’équipe en proposant sa propre stratégie au coach. Une stratégie qui sera d’ailleurs payante permettant au Panthers d’accéder au play off. Matt s’impose désormais comme un véritable leader même s’il sait rester humble.

L’avenir de Jason et Lyla est une fois de plus remis en question et j’aurai tendance à être d’accord avec Buddy. Sa fille a toute la vie devant elle, elle est belle, intelligente, talentueuse. Quel père ne serait pas inquiet en voyant sa fille s’accrocher à un gars en fauteuil roulant ? Jason fait également ce constat. La façon dont Jason parle de Herc est très touchante et on sent durant tout ce dialogue que Jason change d’avis sur quelques secondes. Il était prêt à renoncer à Lyla mais il ne peut pas la quitter car il l’aime tout simplement. Peu importe les difficultés, ils veulent être ensemble et pour le moment c’est la seule chose qui compte pour eux. Par contre pour cette idée de demande en mariage, ne sont ils pas trop jeunes ? C’est Friday night lights, pas Les frères Scott, tout de même. De toute façon Buddy ne laissera jamais cela se produire donc go Garrity, go !

Au final, il se passe beaucoup de choses importantes dans cet épisode, certaines intrigues sont à un tournant mais il manque un petit truc pour en faire réellement un grand épisode. Ça laisse néanmoins regarder et l’attachement aux personnages suffit tout simplement. Et cela c’est un aspect non négligeable pour une série car sans un casting fort auquel on s’attache, une série ne va pas loin.

 

Pushing daisies : 1.02 Dummy

 

Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce deuxième épisode de Pushing daisies. Mais finalement je dois dire que j’ai beaucoup aimé car on se laisse vraiment aspirer par cet univers à la fois loufoque et sucré. Et c’est avant tout cet univers qui fait toute la différence tellement on se retrouve dans un univers décalé où l’on sent vraiment l’inspiration de Tim Burton. On a sans arrêt cette impression de se retrouver dans un film et non dans une série. Il y a plein de petits détails qui tuent je dirai comme les sacs plastiques permettant à Chuck et Ned de s’embrasser sans risque, le gant dans la voiture, la voiture du futur à la fois loufoque et improbable, la référence à Titanic. Il y a aussi l’ambiance sonore de la série, elle aussi très amusante donnant toute une atmosphère particulière. Le côté comédie musicale m’a complètement surpris mais c’était très agréable et très décalé avec Olive mais également très drôle avec le mec du nettoyage qui ne l’entend pas chanter à cause de ses écouteurs. Parlant d’Olive c’est un personnage très loufoque et on le remarque dès le début de cet épisode quand elle espionne Ned et Chuck avec un miroir en étant pendue par sa fenêtre. Par contre la petite léchouille de Digby le chien, beurk dégoutant.

Ned et Chuck sont justement le cœur même de la série par leur romantisme assez enfantin et candide renforcé par le fait qu’ils ne peuvent pas se toucher. A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les petites astuces qu’ils trouvent pour remédier à ce petit inconvénient, le tout de façon totalement (et une oui une fois de plus) décalée. Je peux comprendre que l’on accroche à ce côté sucré, limite fleur bleue mais sur moi ça passe comme une lettre à la poste tellement c’est drôle et romantique. Certes plein de bons sentiments mais c’est l’essence même de la série. Emerson n’est pas non plus un personnage mauvais, il est même très drôle avec sa passion pour le tricot. Et finalement il est simplement jaloux de Chuck, de devoir partager Ned dont il ne sait plus utiliser le don comme bon lui semble à cause de la présente de la ” dead girl “.

Par contre , je suis un peu déçu que l’on ait seulement droit à une enquête et seulement cela durant l’épisode. C’est la seule vraie intrigue. On ne creuse pas les personnages ou du moins pas vraiment. Pas d’intrigues personnelles et je trouve que ça manque. Cela sera sans doute exploité par la suite. On se trouvait encore dans un épisode d’exposition post pilot avec ce 1.02. Cela dit l’enquête est très amusante avec cette histoire de voiture du futur, de crash test,… Chuck étonne aussi en sachant parler le chinois (est ce le chinois d’ailleurs ? Au moins une langue asiatique). Il n’est pas compliqué de trouver qui est le coupable, ça c’est un fait. Mais c’est néanmoins amusant à suivre tellement les péripéties semblent tout droit sorties d’un dessin animé. Oui, c’est ça. Pushing daisies est un dessin animé en chair et en os, on se croirait dans un Scoubidou plein de fantasie et de magie. Le côté est accentué par le méchant avec son masque de mannequin de crash test. Juste de quoi nous faire un peu peur, tout en sachant que cela va bien se finir.

Le début de l’épisode avec la narration est aussi très drôle quand on nous replonge dans les souvenirs de Ned à l’école. La dissection de la grenouille est courue d’avance mais c’est malgré tout très drôle et on se surprend à en rire. Le gag fonctionne même si on sait d’avance ce qu’il va se passer.

Bilan : La première impression était bonne, la deuxième l’est tout autant. L’univers de la série est maintenant définitivement posé et je suis content de retrouver le même visuel car il y a souvent des différences entre un épisode pilot et les épisodes suivant. Là on retrouve le même aspect coloré et sucré et ça fait vraiment plaisir. Ça rend Pushing daisies vraiment à part. Maintenant, il faudra développer d’autres intrigues en dehors de l’enquête du jour et ne pas rester uniquement dans une formule pré établie mais je pense qu’il n’y a pas trop à s’e n faire de ce côté là. Tout arrivera en temps et en heure. Cela fait de Pushing daisies la meilleure surprise de cette année. Remarquez ce n’est pas vraiment difficile vu le peu de nouveautés vraiment intéressantes cette année.

 

Pushing daisies : 1.01 Pie-lette

 

La rentrée approchant à grand pas, il est l’heure de se replonger dans l’une des découvertes les plus surprenantes de la saison 2007-2008, j’ai nommé, Pushing daisies. La série sera diffusée à la rentrée sur Canal + en France et sur Betv en Belgique

Pushing Daisies ? La série nous plonge dan l’univers de Ned, un fabriquant de tartes possédant le don de faire revenir à la vie les animaux mais aussi les gens en les touchant. Mais ce don a aussi ses mauvais côtés. S’il touche une deuxième fois la personne, celle ci meurt et pour de bon. De plus lorsqu’il ressuscite une personne dans la minute qui suit, une autre âme est prise dans les alentours histoire d’équilibrer l’univers. Un jour un détective privé, Emerson (Chi McBride) découvre son secret et il lui propose de devenir son associé. En effet, trouver un assassin est tellement plus facile quand on demande à la victime par qui elle a été tuée. Les choses se corsent quand l’amour d’enfance, Charlotte Charles dite “Chuck” est assassinée. Ned décide de la ressusciter mais aussi de la maintenir en vie, même s’il ne pourra plus jamais la toucher, au risque de la voir mourir une seconde fois.

Est ce bien ? Le pilot est très réussi même s’il n’apporte rien de plus par rapport à la bande annonce résumant assez bien ce premier épisode. L’épisode applique la recette classique d’un pilot. Il introduit les personnages et la situation de départ et en gros c’est tout. Cela ne veut pas pourtant dire que c’est nul ou ennuyeux. On y est même très loin car la série est drôle, divertissante et émouvante mais ce premier épisode reste dans la règle stricte du pilot. Sans doute pour mieux faire évoluer la situation par la suite.

Le début raconté par le narrateur est un peu pompeux et longuet même s’il est visuellement très beau, très coloré et rappelle par certains côtés des films comme Big Fish ou Edward aux mains d’argent. Les personnages sont eux tous très sympathiques à commencer par Ned notre héros absolument adorable à la fois naïf et romantique et il m’a parfois fait penser à une version adulte de Seth Cohen de The OC. La taille de Lee Pace (1m91) ajoute un je ne sais quoi au personnage et il ressemble à un petit garçon qui aurait trop vite grandi, ce qui est assez touchant. Sans être un personnage comique, Ned possède son propre humour. Son amour tendre et finalement assez enfantin pour Chuck est terriblement attendrissant. Ça aurait pu être mielleux et trop sucré mais ça ne l’est pas, un parfait équilibre comme dans les tartes de Ned. La similitude entre Ned et Chuck est aussi très intéressante car ils ont tous les deux perdus un parent en même temps et il reste ce secret de Ned entre eux malgré tout (la résurrection temporaire de la mère de Ned ayant entrainé la mort du père de Chuck). L’intrigue au sujet de la mort de Chuck est bien menée avec pas mal de mystères mais aussi du second degré notamment grâce au smiley du sac plastique servant à tuer. Je pensais tenir là le fil rouge de la série (ou du moins de la saison 1) mais la série a l’intelligence de régler tout de suite la question du pourquoi Chuck est morte. La visite chez les deux tantes de Chuck est à mourir de rire. Entre la borgne à la gâchette facile et l’autre vieille fille ne supportant pas d’être touchée. Chi McBride trouve un rôle plus amusant par rapport à ses dernières prestations dans House et dans The Nine et Emerson semble un personnage intéressant avec certaines zones d’ombre. Et une rivalité entre Chuck et Olive la serveuse du ” Pie hole ” pourrait très vite pointer le bout de son nez.

L’ensemble est rempli d’un humour un peu nais et vieillot façon Amélie Poulain et celui fait mouche car l’ambiance se dégageant de la série est finalement très attendrissante. Par contre si ce premier épisode est très réussi, rien ne nous dit si la suite le sera tout autant. Comment la série évoluera elle si Ned et Chuck ne peuvent jamais se toucher ? Comment les épisodes vont ils s’articuler ? A première vue, je dirai que l’on ira à chaque fois vers une enquête du jour avec un mort à ressusciter mais à part cela de quoi va bien pouvoir parler la série ? Bref, la série donne très envie et je suis curieux de voir la suite et avec Barry Sonnenfeld (The Addams Family) en producteur exécutif, je pense bien que ça pourrait me plaire. De plus comme il ne s’agit pas encore du pilot officiel, certains petits changements pourraient être apportés afin d’améliorer cet épisode afin de lui donner sa touche finale. Wait & see

Conclusion : Bref, l’essai est réussi, il faudra maintenant le transformer. Oui okay, je suis nul pour ce qui est des métaphores sportives, mais bon vous m’avez compris. Au fond, je dirai que c’est peut être la série parfaite qu’il fallait au fans des Gilmore girls pour leur faire passer la furieuse envie de retourner à Stars Hollow au plus vite. Comme le dit Ned, Pushing daisies ” That’s not weird, it’s magical “.

Et pour finir cette review en beauté, une petite présentation de pushing daisies :