24 : 7.18 De 1h00 à 2h00
Ces derniers temps, 24 avait tendance à m’ennuyer. Pas des épisodes mauvais non. Ça me donnait juste l’impression de tourner en rond. Trop de blabla. Simple question de feeling. Comme tout étant une question de timing dans cette série, on secoue l’intrigue au bon moment. On dit au revoir à Starkwood. Jonas Hodges était un bon méchant. Son seul défaut aura été d’être trop naïf ou trop sûr de lui. Pensait il sortir de la Maison Blanche les mains libres et plus puissant que jamais ? C’était un peu présomptueux. Sa rencontre avec la présidente était l’occasion rêvée de l’arrêter. ça aurait rendu les journées de Jack Bauer tellement plus faciles si les méchants s’étaient rendus d’eux même. Techniquement Jonas ne se rend pas, c’est vrai. Il n’en est pas pour autant très malin. Il avait vu un peu trop gros au niveau de ses exigences et ambitions. Devenir plus puissant que le vice président, c’était un peu beaucoup à demander à une femme telle que Alison Taylor. Hodges en prison, les missiles détruits grâce à Almeida. On referme le chapitre Starkwood. Ça se sentait depuis le début de l’épisode, l’intrigue vivait ses derniers moments. Elle aura permis de mettre en évidence une question importante et c’est bien de ne pas trop tirer vers sur la corde. La série met aussi un point d’honneur à éviter la surenchère mais aussi à se répéter. Il aurait été facile d’envoyer un missile dans les airs et passer un ou deux épisodes à l’arrêter. ça a déjà été fait et 24 veut visiblement offrir du neuf. Depuis 18 épisodes, ça lui réussit bien.
Immédiatement après la fin de Jonas, on relance une nouvelle attaque liée à la précédente. Jonas menace, il est un simple maillon dune organisation plus vaste. Ben tiens, c’est pratique ça. Par le plus grand des hasards, il reste une capsule de l’arme biologique dans la nature. On peut ainsi joyeusement repartir. Quelques imprévus sont les bienvenus. Larry Moss est tué sans la moindre gloire. Je ne m’y attendais pas du tout du tout. C’est génial car il meurt tel un banal figurant montrant combien personne n’est intouchable dans la série. Ça ne va pas arranger la vie sentimentale de Renée. Elle et Larry avaient tant de choses à dire à son retour. Ils ne le sauront jamais. Jack étant en train de mourir dans la pièce à côté, c’est une double malchance. Si elle survit à cette journée, Renée pourra rejoindre l’ordre des Carmelites. Plus surprenant encore Tony aide Larry à mourir. Carlos Bernard et Jeffrey Nordling n’ont pas du beaucoup s’entraîner pour la scène du baiser de la mort car Tony lui bouche à moitié le nez. Théoriquement, Larry savait toujours respirer. C’est purement technique. Le point important est de voir Tony retourner à nouveau sa veste. Pourquoi ? On le saura bientôt et ça me plait bien cette idée. Tony est cool en méchant. On revient ainsi à la base de la saison 7, un affrontement entre Jack et Tony. La mort de Moss laisse aussi Jack et Renée seuls à la barre du FBI.Ce n’est pas plus mal, ça donnera plus de responsabilités à Renée et ça va modifier un peu la dynamique de commandement. Moss pote avec Jack, ça ne pouvait pas durer. Et puis quand un personnage des intrigues de bureau sort à l’extérieur ce n’est jamais bon signe pour lui. Le décès de Larry confirme cette règle immuable de la série.
Après en avoir entendu parler dans le dernier épisode, Elisha Cuthbert fait à nouveau son entrée dans le rôle de l’inénarrable gaffeuse de la série. Sa présence ne m’a pas dérangée au contraire. C’est sobre et réaliste. La présence de Kim à Washington est amenée de façon crédible. Ma première réaction en la voyant a été de me dire qu’elle avait pris un coup de vieux. Elle jouait les adolescentes rebelles il y a 5 saisons, aujourd’hui c’est une vraie femme. Je l’aurai à peine reconnu dans un autre film ou série. N’oublions pas que 24 ne suit pas notre ligne du temps. Plusieurs années s’écoulent souvent entre deux saisons. Au calendrier de 24, on doit sans doute déjà être en 2025.
Bilan : L’épisode qui redonne un coup de fouet à la série. Toutes nos certitudes volent en éclat. On relance la suite grâce une menace dérivée et un changement de champ surprenant de Tony. La mort de Larry et l’arrivée de Kim relancent également la série sur le plan relationnel. On n’a pas fini de nous amuser.





17 octobre 2009 8:06
En effet, il y’a un sacré labs de temps entre les saisons. La saison 1 se déroule le mardi 2 mars 2000 mais la saison 7 se déroule en 2013 !
C’est surtout entre les saisons 5 et 7 qu’il y’a eu le plus gros changement puisqu’il y’a eu 20 mois entre les saisons 5 et 6 + 4 ans entre les saisons 6 et 7 (logique puisque Wayne Palmer n’avait que quelques semaines de présidence durant le Day 6, Noah Daniels a repris le flambeau et a assumé la présidence pendant le temps règlementaire aux US, il a complété les 4 ans donc). Autrement, il y’a 18 mois entre les saisons 1 et 2, 3 ans entre les saisons 2 et 3, 18 mois entre les saisons 3 et 4 et idem entre les saisons 4 et 5, environ.
Donc oui, Kim qui avait 16 ans en saison 1 est bien plus âgée puisqu’elle a 29 ans désormais. Sa longue scène avec Jack est superbe pour ma part.
Et Tao, il me semble que tu avais noté que c’était bizarre que certains des hommes de Hodges, partis pour récupérer la cargaison de Prion aux docks, n’avaient pas tué Tony. Voilà probablement pourquoi, au delà du fait qu’ils devaient le questionner pour savoir comment il a su ce qui se passait et si les autorités étaient au courant. Le complice de Tony que l’on voit auprès de lui à la fin du 7.18 ne travaille donc visiblement pas pour Hodges à travers Starkwood, il était crédité au casting dès le 7.16 et était auprès de Tony aussi quand un soldat de Starkwood le frappait contre un grillage. Le mec devait sûrement être au port (7.15) et avait demandé qu’on capture les hostiles vivants (il devait se douter que Tony n’abandonnerai pas sa mission, il avait peut-être même eu tout le temps de lui en parler par téléphone quand Tony était à sa table de resto peut-être, avant qu’il ne rejoigne Jack en début de 7.15).
Enfin voilà, un des meilleurs épisodes de la saison pour moi aussi.