24 : 8.24 De 15h00 à 16h00
L’horloge s’est arrêtée. 24, c’est terminé. En conséquence, l’article sera plutôt un hommage à la série et un peu moins une critique du dernier épisode. Il faut bien marquer l’événement. Lorsque la série a été annulée par la Fox la saison dernière, je n’y croyais pas. Une série telle que 24 ne pouvait pas partir par la petite porte selon moi. Elle avait besoin d’une dernière saison dont on sache qu’il s’agit de la dernière, à l’image de Lost ou de Urgences. Ça n’a pas été le cas et avec le recul c’est sans doute la meilleure décision. Car 24 est pour moi la série la plus représentative des années 2000. Marquées par le 11 septembre, le terrorisme et la président de George W. Bush. Une autre décennie, un autre président, la série devait s’éteindre.
Je me souviens encore de ma découverte de la série, sur ma télé dans le noir. J’avais eu un avis assez mitigé sur ce premier épisode et j’avais été déçu par le faux temps réel de la série comprenant également les coupures pubs aux USA. Le temps réel reste néanmoins avec le split screen comme l’un des procédés emblématiques de la série. Par ce décompte et l’écran partagé, 24 a aussi révolutionné la série d’action en insufflant une cadence infernale à laquelle on devient vite accro. La série a aussi mis un coup d’accélérateur à la pratique du cliffhanger systématique. Chaque épisode de la série se terminant la plupart du temps par une situation choc et périlleuse. Ces procédés ont néanmoins trouvé leurs limites. Le temps réel a trop souvent été étiré dans tous les sens. Le QG des terroristes et les locaux de la CTU se trouvant généralement à un quart d’heure en voiture l’un de l’autre. Et les cliffhangers plus en plus gigantesques entre bombe nucléaire et virus mortel ont fini par lasser le public. Le retour à des situations plus simples dans les deux dernières saisons, sont d’ailleurs à mettre au crédit de la série qui a su repartir dans la bonne direction au lieu de poursuite la surenchère.
Jack Bauer aura donné un autre visage au héros américain. Sans peur, mais certainement pas sans reproche. Les méthodes expéditives de Jack et la torture ont rapidement été critiqués. La torture était avant utilisée par les méchants de l’histoire. 24 a posé le problème dans l’autre sens pour mieux coller à la réalité du terrain et installer une zone grise moins hypocrite entre les héros et ceux qu’ils combattent. La torture est ainsi devenue un moyen de lutte important pour obtenir des informations. On doit d’ailleurs à la série des images assez dures. Je ne suis d’ailleurs pas certain qu’à l’heure actuelle un network grand public comme la Fox autoriserait une nouvelle série à aller si loin. La série n’a pas non plus hésité à porter le débat de la légitimité de la torture durant l’ensemble de la saison 7, tel un pied de nez à ses détracteurs.
L’autre grand pilier de 24, c’est bien entendu la personne du président des Etats Unis qui aura joué un rôle clé durant les huit saisons de la série. Je retiens trois grandes personnalités. L’inoubliable président Palmer, le plus charismatique de tous. Un homme à la fois droit et fort avec des idéaux et qui sera aussi le président le plus proche de Jack. Palmer préfigure également l’ascension fulgurante d’Obama. Il y a ensuite le président Logan, le fourbe, le traître. Le Richard Nixon de 24 comme j’aime l’appeler. Il aura dans son genre repoussé les limites de la présidence en devenant le méchant ultime au centre d’un complot. Sa tentative de suicide foireuse est à l’image de son personnage, lui servant de conclusion honnête. Troisième figure présidentielle, la présidente Taylor. Elle aura contribué au renouveau de la série. Première femme à la tête des États Unis dans 24, elle aura servi de contre exemple parfait pour nous dissuader de voter pour une femme à la tête du pays. Les scénaristes n’hésitant jamais à nous faire part de leurs idées à travers les intrigues. Pour la forme, Taylor la girouette aura à nouveau changé d’avis dans ce final en refusant de signer le traité. Sans Logan dans les pattes, elle a retrouvé la raison. Est une bonne décision ? Car la vérité pourrait être pire que les mensonges.
Les regards croisés de Chloé et Jack étaient le moyen idéal de clôturer la série. Comme Jack l’a dit, lors de son arrivée à la CTU je n’aurais jamais cru que Chloé deviendrait son alliée la plus fidèle. Elle a longtemps été un boulet avant de s’affirmer. Son accession à la tête de la CTU durant la saison 8 était logique. La série peut se terminer, le monde est désormais en sécurité avec une personne compétente à ce poste. Mais où Jack Bauer va t’il bien pouvoir se cacher ? Il a des ennemis un peu partout dans le monde. Les chinois, les russes, les États Unis. Il lui reste l’Australie, l’Amérique du sud, le pôle nord où les pingouin ne devraient pas lui poser trop de problèmes. J’ai une meilleure idée, pourquoi pas la Belgique ? D’ici la mise en place d’un nouveau gouvernement, Jack Bauer aura le loisir de se construire une nouvelle vie au plat pays. Et il serait un parfait démineur royal pour les situations gouvernementales à risques. Sur cette boutade, bon vent Jack et merci pour les services rendus. Et à bientôt sur grand écran, un jour peut être…
12:56
Copy that, Jack and farewell
15:03
Excellent hommage à 24 qui aura révolutionné le genre aux Etats-Unis et qui fut une très grande série du début à la fin ![]()
21:15
Bon hommage en effet.
La fin de la série, elle, ne m’a pas vraiment convaincu.
16:31
Alors, Tao, il faut savoir qu’il reste une mini scène sur le coffret dvd… si tu veux je t’en fais pars, sinon tu restes sur cette fin entre le regard de Jack et Chloé. ![]()
La saison 8 commence lentement et se termine franchement dans un tourbillon excellent. Je crois que les scénaristes ont boosté les affaires dans les derniers épisodes, mais le final aurait pû être encore plus explosif !
Une bonne saison 8 et une bonne série que je n’hésiterais pas à me regarder à nouveau dans 5 ou 10 ans. Jack Bauer is Kult’
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9:14
tres bonne review, j’ai juste à rajouter “Do you copy” et “put your gun down”