Brothers and sisters : 5.15 Brody
On a beaucoup parlé de lui et spéculé sur sa paternité. Brody est enfin de retour dans la vie de Nora sous les traits de Beau Bridges. Reformant ainsi avec Sally Field le couple du film Norma Rae qui valut un oscar à Sally Field. On comprend vite l’intérêt du personnage de Brody. C’est un homme sympathique, attachant, drôle. Le dynamique entre les deux anciens amoureux est bonne et les deux acteurs sont visiblement contents de se donner à nouveau la réplique. Le compagnon idéal pour Nora (une fois de plus). Si le personnage n’est pas décevant et prend beaucoup de place, son introduction est très maladroite. Il s’impose chez Nora, appelle la radio sans qu’on ne sache trop pourquoi et cette histoire de chien n’était pas terrible. Ça manque de liant et je n’aurais pas été contre de reprendre l’épisode là où le dernier nous avait quitté. A trop traiter Brody sur le ton de l’humour, on en perd en émotions. Après avoir fait trembler la série sur ses bases, on évacue à la va vite la question à ne pas poser. Non, Brody n’est pas le père de Sarah. On pousse un ouf de soulagement et comme on rebondit vite sur autre chose, on se demande pourquoi une idée aussi saugrenue avait été soulevée. Comme je l’avais soupçonné, c’était une pirouette un peu grossière pour réanimer cette ancienne flamme. Brody ayant laissé sa précieuse Lilly en convalescence chez Nora, on sera amené à le revoir dans le voisinage.
La série n’ayant plus grand chose à nous raconter, on fait tout un fromage d’un paquet de farine adopté par Paige en guise de bébé. Cette histoire légère traîne en longueur à en devenir ridicule. Elle débouche sur un bon gag, c’est vrai. Celui de l’assassinat du dit paquet de farine transformé en délicieux muffins par Brody. Le reste est simplement indigne de la série. L’année dernière au même moment on parlait dans le 4×15 de la fausse couche de Rebecca et de l’entrée en politique de Kitty. Une autre époque.
Justin et son pote SDF militaire, ça sort de nulle part. Ce n’est pas très bien mis en scène et on se contente d’agiter l’éternel cliché de l’ancien soldat rejeté par le pays qu’il a si bien servi. ça n’apporte rien à Justin. A quoi cela va t’il servir ? Spéculons, spéculons. Ça peut lui raviver l’envie d’aller se faire tuer une bonne fois pour toutes en Afghanistan. Quoi qu’il arrive, on revient toujours à la guerre avec Justin. On ne peut pas dire qu’il aura beaucoup évolué en cinq saisons. Mais que voulez vous, une nouvelle romance insipide n’est pas souhaitable et la série trop fauchée ne peut se permettre du Walker’s anatomy dans l’ambulance de fortune de ce brave Justin chaque semaine.
La greffe de son retour n’ayant pas pris, Tommy est à nouveau sur le départ. Bon débarras. Sans le salaire de Balthazar Getty et de son épouse à l’écran, on pourra faire revenir Calista Flockhart. Ça serait bien de savoir ce qu’elle fabrique à Washington. Son absence permet un constat terrible. En ce qui me concerne, Kitty ne manque pas à la série. Pour la simple et bonne raison que l’on n’a plus vraiment l’impression de regarder Brothers and sisters. Plutôt une spin off se déroulant dans l’univers parallèle de Fringe. Sans Robert, sans Holly, sans Rebecca, sans Saul. Un de plus absent, ça ne change plus grand chose à ce stade de la série dont les spéculations vont bon train au sujet d’une possible annulation en mai prochain.
Bilan : Lentement la flamme de Brothers and sisters est en train de s’éteindre. Je vois de moins en moins la série renouvelée pour l’an prochain. Les audiences sont nettement en baisse (autour des 6, 7 millions, là où elle était autour des 8-10 l’an dernier). Mais c’est du côté des histoires que la série se trouve dans un vrai état essoufflement. Seule la sympathie pour les personnages demeure. Je les aime les Walker, mais à un moment se pose la question des au revoir. Et aujourd’hui, je suis prêt à leur dire au revoir. Plus de tabou à ce sujet. Et vous, êtes vous prêts à quitter les Walker si ça devait être la dernière saison ?
11:56
Pour répondre à ta question, non, à l’heure actuelle, je suis pas vraiment prêt à quitter les Walkers… suivre leurs joies et déboires a fini par tellement faire partie de mes habitudes, que ça me ferait bizarre que ça s’arrête. Mais je suis bien conscient que l’audience a déserté et que la qualité a décliné (même si je ne jugerais pas cette saison 5 mauvaise, juste en-dessous des autres). Du coup, je commence à me préparer psychologiquement à l’annulation en Mai…
C’est là que je me rends compte à quel point on peut s’attacher à une série. C’est assez impressionnant. Un peu flippant quelque part aussi.
17:58
Deux séries d’ABC qui s’effondrent semaines après semaines, DH et B&S … les déjantés Walker ne sont plus que les ombres d’eux-mêmes … cela est d’autant plus flagrant que je profite de mes vacances pour voir en VF la S4 diffusée en ce moment
On va attendre et voir !
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24 février 2006 »








16:50
Malheureusement, le constat est le même. Pourtant, je pense qu’il y avait encore des choses à dire.
Mais bon, quand on vire la moitié du cast et que l’autre moitié joue par intermittence, faut pas s’étonner.