Brothers and sisters : 5.17 Olivia’s choice - 5.18 Never say never

Posté par Tao 3 commentaire(s)

brody et noraDouble dose de Brothers and sisters après plus d’un mois d’attente. Ne parlons plus des problèmes d’audience et de baisse de qualité. Arrivera ce qui doit arriver. Comme pour Ida. Ce double épisode n’en est pas vraiment pas, les deux histoires n’étant pas lier. Peu importe, ça se laisse regarder sans être extraordinaire. Pour l’heure fétons cela, Olivia est une vraie Walker. Elle aussi à son frère caché. Youppie ! Hello Ryan, tu deviens quoi ? Le marine en question débarque pour nous envoyer à la figure des clichés sur l’homophobie et un happy end à bon marché car moi vivant, on ne le reverra plus. On lui fait un mauvais procès au frère car au delà d’une discours anti gay formaté, il se soucie de sa sœur. Et peu importe les lois, il a le droit de s’inquièter pour sa sœur, élevée par deux hommes. Soit ils aussi charmants et normaux que Kevin et Scotty. C’est une réaction humaine et une réflexion contemporaine. Après le frère, place à la grand mère bis pour Olivia. A nouveau un faux problème réglé de façon mielleuse avec la mère de Scotty.

Kitty minute ses apparitions comme une superstar. Aussi vite arrivée, aussi vite repartie. A choisir, j’aurais préféré voir Kitty dans le deuxième épisode car ne pas se pointer à l’enterrement de sa grand mère, j’ai trouvé ça choquant. Tommy avait au moins une demi bonne excuse. Calista a un pied dans la série, un pied en dehors. Cette absence nuit au personnage et la lassitude se lit sur le visage de son interprète. Ça n’est plus amusant. D’autant que j’avais répéré le nom de Patricia Wettig au générique, j’étais déjà tout content. Fausse joie, ça doit être une clause de son contrat d’apparaître dans les crédits du début. Je ne suis pas mauvais joueur, je ne suis pas contre le retour de Seth. Ryan Devlin a une tête sympathique et le couple n’avait pas eu une belle fin. Calista Flockart avait elle, pour autant, besoin de ressortir son déguisement de Scream d’Ally McBeal ? Elle a passé l’âge de jouer les ingénues dans un ridicule plan à trois.

Nora valant mieux qu’une histoire canine, Sally Field brille mais pas autant que je ne l’aurais cru lors des funérailles de sa mère. Ron Rifkin est cent fois meilleur en dépit de son disque rayé du vieux gay ayant raté sa vie. Saul est le seul (avec Justin) à réagir normalement à l’annonce du décès. Et au moment où Saul trouve un semblant d’utilité dans la série et de bonheur dans sa vie, on lui montre la porte de sortie. Porte joliment appelée « maison à Palm springs ». La série si proche de ses sous, a grand besoin de trouver une astuce comptable pour payer le salaire réclamé par Beau Bridges. Le bonhomme est cool, posé, rassurant. Bref, on en fait trop pour le vendre au bras de Nora. Aussi chouette soit il, j’ai du mal à l’adopter. Un homme dans la vie de Nora, vraiment ? A la longue, j’ai fini par me méfier.

Il nous manque encore deux enterrements dans la saison car on aura manifestement un mariage à la fin de la saison. Sauf si Sarah pète un plomb et renvoie son frenchy au pays de Nicolas Hulot. Auquel cas, Gilles Marini pourra se trouver une fiction sur TF1 et nous fera un faux accent américain pour charmer la ménagère de moins de 50 ans. Brenda Chenowith (le personnage de Rachel Griffiths dans Six feet under) doit bien se moquer des péripéties actuelles de Sarah Walker. Encore plus que ses frères et sœurs, Sarah se tape la merde cette année. Si Sarah ne croit plus au prince charmant, Luc croit encore à sa princesse et au mariage de rêves de midinette. Une chance pour lui, il aura un big fat gay wedding !

Bilan : Ça doit être l’un moins pire des épisodes de la saison 5. C’est même un bon (double) épisode. Dommage, l’émotion n’y est pas. J’ai du mal à redevenir passionné à propos des Walker et cet aveu me brise le coeur car je les ai beaucoup aimé et aujourd’hui ça ne passe plus. Restons positif, si les derniers épisodes de la saison peuvent être à l’image de ces deux derniers, ça serait déjà pas si mal.

3 Commentaire
avr 13, 2011
21:59
#1 Shoone :

Tout d’abord, excellente review, un vrai plaisir à lire, as usual. Ensuite, je suis bien d’accord, ces épisodes se classent dans le haut du panier de la saison, même si, il faut bien le reconnaître, on sent l’écriture à la peine et certains acteurs assez las. Flockhart bien-sûr, quoique je trouve qu’elle s’est bien débrouillée avec sont intrigue en parvenant à lui insuffler ce qu’il fallait de légèreté. Mais c’est vrai, on voit bien qu’elle n’est pas vraiment au top de sa capacité de jeu. En revanche, Sally Field et Matthew Rhyw n’ont pas du tout démérité. Ils semblent encore avoir un vrai enthousiasme, de l’énergie à revendre et ça fait plaisir.

avr 14, 2011
18:05

Superbe critique comme d’habitude, j’ai pour ma part beaucoup aimé ces deux épisodes, du drama et de la comédie à la Walker ! Je pense aussi que Calista veut vraiment plus joué dans la série et c’est va et viens commence un peu à me souler et comme toi j’ai trouvé choquant qu’elle ne vienne pas à l’enterrement de sa grande mère ! Dans cet épisode il manquait qu’elle mais bon …. Enfin bref j’ai beaucoup aimé ce double épisode et si la saison pouvait continuer sur cette lancée je serais comblé ;) (Oui, oui je ne suis pas aussi déçue que toi à propos de cette saison^^)

avr 17, 2011
19:30
#3 marion :

Pour ne parler que du 17 (ce qui m’obligera à revenir pour le 18, sorry!) … certaines scènes sont assez sympathiques au début de l’épisode, comme les divagations de Sarah sur Steh & Kitty et le “Brody vs 30″ de Nora & Justin …
J’aime bien aussi le contraste entre Kitty dans ses déboires d’ado face à une Sarah en tablier, limite Caroline Ingalls qui vit ses fantasmes à travers la vie de sa soeur …
C’est aussi intéressant de voir Justin s’impliquer dans sa famille pour Olivia !
Concernant le fond de l’épisode, un parent qui refait surface, déjà vu, celui-ci en plus est homophobe et son petit sourire narquois m’irrite au plus au point .
Mais le pire c’est le parallèle Olivia/chien égaré je crois ! Mais cela reste assez émouvant

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