Brothers and sisters : 5.20 Father unknown
Rien de bon ne pouvait sortir de cet épisode de Brothers sans sisters. Entre bébé retrouvé et paternité contestée, le cataclysme prévu n’aura pourtant pas eu lieu. Aussi invraisemblables soient les rebondissements, ça passe bien. Sally Field, Rachel Griffiths et Matthew Rhys (aussi à la réalisation) y mettent tout leur cœur pour faire passer la pilule. Seul Dave Annable et son jeu hystérique n’était, et de loin, pas à la hauteur. Il a rarement été aussi mauvais.
Sarah accepte bien sa déwalkérisation. Comme le téléspectateur, elle n’a pas beaucoup le choix. Autant prendre l’info avec le sourire. La série n’ose pas mettre des mots sur cette révélation bidon et se contente d’une image de Sarah à table avec sa mère, comme si B&S avait honte. Papa Brody me reste en travers de la gorge. On ne me l’enlèvera pas de la tête, ça n’est pas cohérent avec le reste de l’histoire. Pleins de petits détails me reviennent en mémoire comme le mot de passe de Ojaï composé des initiales des enfants Walker ou le test de moelle osseuse pour sauver Kitty dont le perfect match sera Ryan. Nora passe pour une traînée ayant trompé son mari et personne ne réagit. Ils ont un gros problème avec les tests ADN chez les Walker. Il vaudrait mieux tester toute la famille car à ce rythme là, une nouvelle Kitty va bientôt frapper à la porte de Nora pour annoncer un échange de bébé à l’hôpital. La réaction de Kitty (la vraie) risque d’être amusante. Elle traitait Ryan de bâtard et refusait d’être dans la même pièce que Rebecca à une époque. Va t’elle renier sa sœur pour haute trahison familiale ? L’exil à Boston semble au moins avoir sa raison d’être.
Les retrouvailles avec baby Daniel m’ont paru bizarres. Il n’y a pas de cohérence d’une scène à l’autre. Dispute, rendez vous secret, Olivia avantageusement absente et atterrissage magique du bébé dans les bras de tonton Justin. Mes pensées vont à Olivia. Elle est la plus à plaindre dans cette histoire. Je vois bien une fugue se profiler au prochain épisode. Ça pourrait créer du bon drama, mais je ne vois pas la jeune actrice arriver à nous émouvoir. Sans doute car Holly me manque, la ressemblance entre Roxy Olin (Michelle) et sa mère Patricia Wettig m’a frappé lors de son RDV avec Papa Scotty. Là aussi, le retour de Kitty risque d’être très cocasse. Les absents ont toujours tort.
Pour contrebalancer avec ces drames de bas étage, on essaye de nous faire rire. Comme pour les drames, les Walker, si doués par le passé, n’y arrivent pas ou n’y arrivent plus. On rentre chez Sarah comme dans un moulin, Justin et Nora se comportent comme des débiles mentaux pour trouver de l’ADN, Luc se croit à la star academy et Saul est le seul à avoir un comportement normal. Il agit comme un père pour Sarah et j’ai trouvé ça très touchant dans le contexte actuel. Et si les futurs mariés prennent mal cette idée de « pré-nup », je n’ai pas trouvé ça si dénué de sens. Sarah est riche à millions et Luc est un bête français artiste sur les bords. N’oublions le test ADN minute digne des Experts Miami pour une confirmation de l’empire Walker en pleine débandade.
Bilan : L’épisode limite la case mais garde un goût amer. Plus rien ne fonctionne dans cette série et ça fait peine à voir. Créativement, il m’est très difficile d’envisager une saison 6 tellement cette année aura détruit ce qui faisait le charme de retrouver chaque semaine Brothers and sisters. Je n’ai même pas envie de râler comme je l’ai fait à une époque sur Desperate housewives. La déception domine, point.
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23:03
Étrangement, et je crois que je l’explique en grande partie par la performance de l’ensemble du casting,je me suis laissé emporter par l’ensemble de l’épisode et de ses histoires…
La semaine dernière, j’insultait les Walkers, aujourd’hui, je confesse avoir apprécié cet épisode. Je ne peux pas me l’expliquer, cela fait tellement de mois que j’en suis déçu.