Frères & soeurs : 4.04 From France with love
La production de Brothers and sisters vit t’elle dans une bulle ? A la vue de cet épisode c’est à se le demander. Greg Berlanti et les siens sont ils au courant de la façon dont la série est traitée en France ? Diffusion sur une chaîne obscure du satellite en perpétuelle menace de fermeture à savoir Foxlife. La diffusion tardive sur TF1 a été un échec dans une case d’après midi, la série ayant été vite annulée en plein milieu de la saison 2 dans une certaine indifférence. En Belgique au contraire la série est diffusée avec régularité depuis trois ans. Alors pourquoi la série met elle à l’honneur un pays dont la majorité des habitants ne sait même pas qu’elle existe ? A part ce surréalisme à vouloir séduire la France indifférente à sa série, c’est assez savoureux à regarder car B&S fait des efforts non négligeables. Générique en français, chanson en français et Rachel Griffiths fait l’effort de parler quelques mots dans la langue de Molière. Il fallait envoyer Emily Vancamp, elle parle couramment le français.
Le risque avec un voyage en France, c’était de voir s’aligner l’un derrière l’autre les clichés sur la France de 1950 comme c’est le cas dans de nombreux films et séries. B&S évite ce piège habituel, tout en réduisant le sud de la France à une route de campagne et à un verre de vin blanc. Gilles Marini est lui un vrai français né dans la ville du parfum (Grasse) mais a fait toute sa carrière aux USA en temps que mannequin. Il doit sa célébrité à sa participation à l’émission « Dancing with the stars ». Luc Laurent est lui le cliché de l’artiste romantique. Il aurait pu être cubain, italien ou français, ça n’aurait rien changé à l’histoire. Le plus intéressant est de voir Sarah retomber exactement sur le même genre de gars que son premier mari. Du moins c’est l’image qu’il donne, la barbe de quelques jours y compris. Les flash backs du voyage de Sarah font très comédie romantique mais sont sympathiques. La double fin n’est pas surprenante, ni le happy end. Reste à voir comment le nouveau beau gosse va être accueilli par le clan Walker. Je conseille au petit frenchy de vite revenir en France car gérer les Walker ne sera pas une mince affaire.
Contrairement aux deux épisodes précédents, on ne mise pas tout sur le cancer de Kitty. C’est l’une des parties de l’épisode parmi d’autres. A nouveau la série fait preuve d’un très grand talent. Kitty participe à sa première séance de chimio. C’est très réaliste car ça n’est pas aussi terrifiant qu’elle ne le pensait. Elle doit néanmoins supporter les effets du traitement et c’est seulement le commencement de la lutte contre la maladie. Kitty tente de vivre le plus normalement possible et on met l’accent sur la réaction de Robert. Il remet peu à peu en question sa course pour le poste de gouverneur, il veut être aux côtés de sa femme. Kitty prend elle carrément les devants. Elle refuse de voir Robert abandonner comme elle a refusé le report du mariage de son frère. Elle a besoin d’avoir des projets et est consciente de la situation. Si Robert abandonne son poste et qu’elle meurt, que lui restera t’il ? En pleine maladie, on retrouve la Kitty des débuts de la série. Une politicienne jusqu’au bout des ongles, tacticienne même dans les moments les plus difficiles. C’est bien de ne pas réduire Kitty à sa maladie. Le personnage est toujours aussi fort et Calista Flockhart offre l’une de ses plus belles prestations car on voit scène après scène sa santé se dégrader sous l’effet du traitement. Rob Lowe est aussi fantastique, on a rarement vu un Robert aussi humain et son duo avec Kevin est le meilleur duo masculin de la série.
Plus festif, Rebecca, Nora et Holly partent à la recherche de l’endroit idéal pour le futur mariage. On joue d’abord sur le délire total, les trois femmes se retrouvant en plein milieu d’un tournage de film porno. Après 4 ans la série arrive toujours à me surprendre. C’est irrésistible et il y a une grande complicité. La maladie de Kitty à adoucit les rapports entre Holly et Nora. C’est bien utilisé. Au lieu de se diriger vers un classique clash entre Nora et Holly, la dispute s’articule autour de Becca et de sa mère. Le tout débouche sur une idée gigantesque pour le milieu ou la fin de saison : un mariage à Hawaï. Oui, c’est très cliché et un peu trop millionnaire de financer un voyage à Hawaï pour les invités. Mais rien que pour voir les Walker complètement bourrés sur la plage, ça va valoir le coup d’œil.
Justin poursuit son apprentissage de la médecine. Là encore c’est fait tout en finesse. Poussé par la maladie de sa sœur, il veut déjà se spécialiser dans le traitement du cancer. De façon très humaine son professeur l’en dissuade. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Qu’il apprenne d’abord l’anatomie avant de penser à une spécialisation. On a également la confirmation sur le duo Justin/ Carter. Chacun permettra à l’autre de s’enrichir. Justin apprendra à être rigoureux dans ses études et Carter apprendra simplement à vivre. On évite aussi de les rendre tout de suite supers amis. S’ils doivent s’apprécier ce sera sur le long terme.
Bilan : Un épisode dans la lignée des précédents, c’est à dire parfait. Le niveau de ce début de saison 4 est impressionnant. La série est plus forte que jamais. On substitue des intrigues à d’autres, on assiste à une tournante des personnages mis en avant et cela avec beaucoup de naturel car on ne s’en rend pas compte. Ryan reste lui toujours à l’écart. On se demande bien pourquoi on a à nouveau bouleversé la série un an auparavant si c’est pour ne pas exploiter le nouveau frère caché de la famille. C’est le seul vrai défaut de ce début de saison 4, tellement insignifiant, je n’en tiendrai pas compte.
17:47
C’est juste incroyable qu’une série reste sur la constance de l’excellence pendant 3 ans.
Ce fut un très bon épisode. Les fleurs envoyées par Tommy m’ont fait un drôle d’effet. C’est un personnage que je n’aimais pas beaucoup et pourtant, j’ai vraiment l’impression qu’il a laissé un tout petit vide depuis son départ et j’aimerais vraiment que lui et sa jolie plante verte reviennent…
Les flashbacks de Sarah étaient vraiment très drôles nottament au moment où Kitty la coupe lorsqu’elle substitue l’épilogue de son aventure à la fin d’un film français !!
11:20
Ah ah, je constate que vous avez oublié un autre “cliché” . . . Juste après le générique de début d’épisode, Sara entre dans la grange et et et . . . Carla Bruni fredonne une chanson :)Comme quoi, on voit à quoi se résume notre création française. . .
11:34
@ Goodbauer : Le cliché aurait été d’entendre une vieille chanson d’Edith Piaf à l’accordéon. Là c’est un peu plus moderne. Je l’ai dit les clichés classiques sur la France des années 50 genre “écolière en uniforme et chanson d’après guerre” sont évités. ça n’empêche pas de résumer la France à une route de campagne et à un verre de vin dans cet épisode.
3:57
Moi je m’étais dit que peut-être TF1 s’y intéresserait à cet épisode.
Ou ptêtre un clin d’œil envers la diffusion française haha!
(c’est ce que je m’étais dit)
j’étais surpris du titre: “Frères & Soeurs” (titre québecois), c’est les Italiens qui vont être jaloux.
(Diffusion en Italien sur FOXLIFE avec deux mois de différence sur les USA et en version italienne pfiou’)
17:59
Je ressuscite un vieux post mais cet épisode en VF casse toute la dynamique Marini ! Un vrai gâchis !
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2:10
la série évite les clichés sur la France ?! euh ? on a quand même droit à la 4L (non mais faut pas déconner qui roule encore en 4L en 2009) et à la baguette de pain ! ah c’est vrai qu’on a échappé au béret mais de justesse …