Posté par Tao
19 juin 2008
Voilà l’épisode qu’il fallait pour faire taire les détracteurs de Calista Flockhart car elle est formidable dans chacune de ses scènes. J’aimerai revenir sur les trois plus importantes à mon sens. La première concerne sa confrontation avec Witt et Amber. Kitty est tout bonnement magistrale, elle arrive à retourner la situation à son avantage et à faire passer Amber pour une complète idiote. Elle est très pro et ne se laisse pas démonter. Par contre elle craque dans la deuxième scène qui suit ce face à face. Cette scène avec Warren est encore plus forte, bien sur Kitty a demandé l’aide de McCallister et qui dans sa position n’essayerait pas ? C’est une chose de défendre une guerre quand elle ne nous touche pas mais c’est tout autre chose quand on envoie son propre frère se battre pour une guerre qui n’est pas la notre. L’Afghanistan était une chose, l’Irak en est une autre. On ose enfin le dire, là où à un moment des chaînes comme Fox News était à 100% derrière le président Bush et avait mis en marche une vrai machine de propagande. Calista est une fois de plus remarquable, Kitty laisse aller ses émotions et parler son cœur. Oui, elle ne regrette rien car elle l’a fait pour son frère, pour sa famille et le referait à nouveau. Troisième scène, toujours aussi remarquable, son suicide télévisuel où elle annonce en direct qu’elle s’est servie de sa position pour obtenir un avantage de la part du sénateur. Mais elle reste avant tout honnête et fait appel au bon sens du téléspectateur afin qu’il réfléchisse. Je ne me souviens pas avoir vu une telle confession de PPDA après sa fausse interview de Castro ou de Pujadas au lendemain de son empressement au sujet d’Alain Juppé. Bref, il faut réexaminer cette guerre en Irak et le merdier dans lequel les américains se sont mis mais pour cela il faudrait avant tout pouvoir reconnaître les erreurs qui ont été faîtes. Et à ce sujet, le président Bush persiste et signe encore dernièrement avec son nouveau plan pour l’Irak et en rejetant les propositions démocrates. La série ose vraiment pour la première fois prendre position sur un sujet d’actualité et il n’est pas étonnant de voir que Greg Berlanti (le créateur d’Everwood) a pris part à l’écriture de cet épisode. Car il a souvent su mêler les intrigues dramatiques et les faits de société dans Everwood, je pense par ex au sujet de l’avortement ou du sida . Bref avec cet épisode, Kitty m’a totalement conquis alors qu’il y a encore quelques épisodes, ce n’était pas l’un de mes personnages préférés.
Rob Lowe fait sa première apparition dans ” Brothers and sisters ” et là on a un énorme private joke entre Berlanti et ses fans. Le personnage de Rob Lowe s’appelle Robert McCallister. Autrement dit Bobby McCallister comme le Bobby de sa série ” Jack & Bobby ” avec Christine Lahti qui n’a duré qu’une seule saison. Le Bobby de cette série étant destiné à devenir président des USA. De plus on apprend que l’ex femme du sénateur McCallister s’appelle Courtney, comme la future femme de Bobby dans ” Jack & Bobby “. J’adore ce genre de référence qui ne font rire peut être qu’une toute petite partie des téléspectateurs mais qui est tout de même amusant à mentionner.
L’épisode continue d’utiliser la technique des flash backs afin de bien nous faire comprendre par quoi est passée la famille Walker au lendemain du 11 septembre 2001. Il était normal que Nora s’inquiète pour son fils mais comme le dit Tommy à trop le materner, ils l’ont tous poussé à agir comme il l’a fait. Justin voulait montrer qu’il était un adulte et non seulement le petit frère, le petit dernier. Comme il le dit, sa décision de s’engager était la meilleure et la pire de sa vie mais au moins c’était sa décision. Le pire je dirai c’est que Justin était à deux doigts de revenir sur sa décision et à trop vouloir le pousser d’un côté, Nora l’a poussé de l’autre. Il dit que ce n’est ni de la faute de sa mère ou de sa sœur. Mais en revoyant la scène, je ne peux m’empêcher de me dire que Nora est au moins en partie responsable. Mais le passé est le passé. Mistakes were made nous dit le titre de l’épisode.
La troisième partie de l’épisode est beaucoup légère avec le road trip de Sarah, Tommy et Kevin. Elle permet de nous montrer une facette de Sarah que l’on pouvait déjà soupçonner dans les épisodes précédents mais qui est particulièrement bien développés dans cet épisode. Elle est peut être l’aînée et donc en théorie la plus sérieuse mais Sarah est aussi très rock n’ roll j’ai envie de dire. J’ai adoré la façon dont elle se lâche au bar de l’armée. Certes, c’est assez cliché comme toute l’intrigue, encore plus avec la scène au billard mais c’était excellent à voir et Rachel Griffiths est formidable. Les Walker se payent tous les emmerdes classiques d’un road trip durant ce voyage et pourtant on a l’impression que c’est la première fois que l’on voit ce type de scène, tellement c’est frais et sympa. Ce n’est pas lourd une seule seconde alors que ça aurait pu très vite le devenir. La fin par contre est un peu trop happy end à mon goût avec la découverte du terrain au milieu de nulle part qui vaut 30 millions de dollars. Tout est bien qui finit bien, un peu trop facilement. Mais je n’ai rien contre cette conclusion. Au moins ça permet de clore l’intrigue et de repartir vers autre chose car l’intrigue Ojaï n’a pas toujours été la meilleure de la série. Au final, c’est Nora qui a raison, William était bien plus que les erreurs qu’on lui reproche ses derniers temps. En définitive, c’était un homme qui aimait sa femme et sa famille mais un homme avant tout avec ses qualités et ses défauts. Mais je peux néanmoins comprendre pourquoi Sarah lui en veut autant.
Bilan : Un très très bon épisode. Comme je le dis souvent, la série ne cesse de progresser. L’épisode tourne par contre une grande page avec la fin de cette première intrigue consacrée à la compagnie mais par contre elle en ouvre d’autres avec Justin rappelé sous les drapeaux et l’arrivée du sénateur McCallister incarné par le séducteur Rob Lowe.
Posté par Tao
19 juin 2008
Après un magnifique épisode 1.07, B&S nous offre à nouveau un très bon épisode en partie centré sur le traumatisme du 11 septembre. On se souvient tous de ce que l’on faisait et où l’on était quand on a appris l’attentat du World Trade Center. On sent que l’évènement traumatise toujours l’Amérique et qu’il est difficile d’en parler.
Les flash backs sont particulièrement bien utilisés et nous permettent de rentrer dans une famille américaine et de voir à travers leur yeux l’impact de ces attentats, leurs réactions diverses, leurs peurs et leurs craintes mais aussi leur soulagement quand Kitty revient chez eux. Ces scènes nous permettent aussi de mieux comprendre le cheminement vécu par Justin et ce qui l’a poussé à partir. Je dirai que indirectement Kitty l’a poussé à partir vu tout ce qu’elle lui raconte quand ils sont seuls mais c’est en fait une succession d’évènements qui l’y a vraiment poussé avec notamment toute la couverture médiatique faite autant de ce dramatique événement. J’ai trouvé Dave Annable impeccable, un jeu tout en sobriété et naturel. Par contre je n’ai pas trouvé Calista Flockart des plus convaincante quand elle parle dans cette scène même si ce qu’elle dit est touchant. Certes c’est une belle prestation et on sent que ça n’a pas dû être une scène facile à tourner mais sur la fin elle en rajoute un peu de trop et c’est un peu dommage car la scène en elle même est très très forte. Même si c’est un passage difficile pour Justin, je trouve normal ce “retour aux sources” pour lui. La seule façon qu’il ait pour échapper la pression est de recommencer à se droguer et à boire. On sent combien cette expérience en Afghanistan l’a traumatisé. Tout ce passage est bien géré, par contre l’arrivée de Kitty, Nora et Tommy chez lui, j’ai moins apprécié.
Sally Field en fait un peu trop dans l’hystérie, même si on peut comprendre Nora «Wake up, wake up Justin». L’intrigue signe aussi la fin de la relation entre Justin et Tyler. Je l’avais dit que ça n’allait pas durer. Autre intrigue qui se termine, celle entre Kevin et Scotty et je suis presque aussi triste qu’eux que ça n’a pas pu fonctionner. Il est clair que Kevin ne réagit pas toujours de façon très aimable comme le lui rappelle Kitty alors qu’au fond, on sait que c’est quelqu’un de bien et de gentil mais visiblement il a des difficultés à gérer sa vie amoureuse. La discussion au téléphone est très jolie mais on sent déjà qu’il n’y a plus rien à dire et qu’au fond ils sont tous les deux désolés.
Très très bonne intrigue avec Gabe le fils de Joe et son rapport avec son autre famille. Sarah a parfaitement su gérer la situation, on la sent très maternelle et très attachée à cet garçon même s’il n’est pas vraiment le sien. Rachel Griffiths est elle formidable, je l’ai adoré quand elle parle à Gabe après qu’il se soit battu. On sent bien la dynamique familiale et c’était touchant quand elle dit qu’au moins elle sait qu’elle aura eu 3 fantastiques enfants dans sa vie. C’était une superbe scène.
On avance enfin dans l’intrigue Ojaï, on dirait un vrai jeu de piste cette histoire. L’argent disparaît, on nous renvoie à un compte en banque avec mot de passe et maintenant on arrive à trouver ce mot de passe. On sait maintenant que Rebecca est la fille de William. Je ne sais pas trop quoi en penser, au début j’étais soulagé quand Holly s’acharne à dire que ce n’est pas la fille de William mais finalement elle l’est. Je pense tout de même que c’est mieux que cette affaire éclate maintenant en début de série, ça parait plus crédible alors que ce genre de révélation en saison 3, 4 parait bateau. La confrontation à la maison de Silver Lake est très prenante, cette fois Saul devra faire un choix car il tombe de plus amoureux d’Holly. Il avait donc menti à sa sœur quand il disait n’avoir pas de sentiments pour Holly. Mais on peut parfaitement comprendre ce petit mensonge.
On a tout de même des moments plus légers grâce à Nora, elle a bien fait rire quand elle essaye de sortir du lit sans réveiller son nouvel ami, David Morton. Et la réaction choquée de Kitty est à mourir de rire quand Nora revient au matin. C’est toujours un plaisir de revoir Treat Williams, notre barbu sans barbe nous montre une nouvelle fois son talent, la scène du restaurant est touchante quand Nora parle de son défunt mari, Sally Field fait admirablement bien passer l’émotion.
Bilan : Brothers and sisters trouve son style entre humour et drame. L’une des belles découvertes de la rentrée 2006-07.
Posté par Tao
19 juin 2008
C’est sans doute l’épisode que tout le monde attendait. Jusqu’alors Brothers and sisters était une série familiale sympathique avec un casting de luxe mais avec cet épisode, il y a vraiment un déclic qui se fait. La série était déjà bien mais là il y a clairement quelque chose en plus. Tout s’assemble parfaite, il n’y a aucune scène en trop, on connaît maintenant tout les personnages ce qui fait qu’on les apprécie tous à leur juste valeurs et les dialogues sont particulièrement soigné, chacun est approprié et collent parfaitement aux différents personnages. Certaines réactions étonnent, d’autres pas. Bref après cet épisode, on sait si la série est faites pour nous ou pas. J’aimerai avant tout revenir sur deux passages clés.
Le premier est l’introduction de l’intrigue du ranch. Nora propose que tout le monde s’y rende une dernière fois ce que refuse tout les enfants pour des raisons bidons et puis chaque couple décide d’aller au ranch car forcément il n’y aura personne là bas. Les différentes réactions aux arrivées successives sont tout simplement formidable, à la fois amusante et gênante pour chaque membre de la famille. Le meilleure dialogue revient à Nora ” Jésus, Marie, Joseph “, et oui, Nora le reste de tes enfants débarque. Un passage qui montre parfaitement la dynamique de la famille Walker et qui les rend plus qu’attachant. Chaque petite scène est construite sur le même modèle avec les réferences à la tree house et à Tucker Booth, ce grand blond qui a pris la virginité de Sarah et de… Kevin et initié Justin aux plaisirs de la marijuana, rien que ça.
La deuxième scène clé est celle du repas où tout le monde est réuni et finit par s’engueuler. Il est avant tout question de la famille et de ce que ce terme représente encore aujourd’hui entre les divorces, les décès, couples recomposés, mixtes ou encore gays. Les Walker nous montrent ce qu’est être une famille. On peut s’engueuler, ne pas être d’accord mais au fond on reste liés les uns aux autres. Et cela est fait sans angélisme ni morale car comme ils le disent eux même, ils ne sont pas la famille parfaite. Cela tranche bien sûr avec les référence aux Waltons faites plus tôt dans l’épisode, série familiale américaine proche des valeurs conservatrices qui n’est pas sans rappeler aujourd’hui la trop longue ” 7 à la maison ” et sa morale puritaine lisse. Le tout se fait avec une grande complicité et beaucoup de bonne humeur et d’humour comme avec la scène mémorable de la cabane dans les arbres qui s’écroule. On pose également une question essentiel, est mieux le sexe dans la cabane ou dans le grenier ? Seule l’intrigue sur le don de sperme se joue sur une note plus dramatique mais chaque scène tombe juste, que ce soit la demande de Tommy à Kevin, la réaction de ce dernier qui est justifiée selon moi, qu’il soit gay ou pas. J’ai aussi bien aimé la scène dans la grange avec Julia et Tommy où ont les sent unis dans leur drame. Le seul reproche que je ferai c’est à l’égard de la dernière scène qui fait beaucoup trop happy end. Par contre le gag de Justin avec l’infirmière est amusante, tout comme le remerciement de Kevin pour leur ouverture au cinéma homosexuel.
Treat Williams trouve enfin sa place au milieu de tous ses personnages et j’aime bien la relation entre Nora et David. Et puis rien que pour voir Andy Brown en robe de chambre rose ça valait le coup. Par contre il est amusant de remarquer le changement de génération, dans Everwood Andy avait tendance à sortir avec des femmes de 40 ans alors que là Sally Field a dans le début de la soixantaine.
J’ai aussi beaucoup apprécié le cadre naturel de cet épisode particulièrement bien mis en valeur grâce à la lumière dans les scènes extérieures entre Kitty et Warren ainsi que celles entre Kevin et Tommy. Je trouve que la série aurait besoin de plus de scènes d’extérieures comme celles là. J’ai trouvé que ça appuyait bien les propos de Kitty à propos des valeurs familiales et de son choix politique de soutenir le parti qui soutient les valeurs familiales et de l’amérique profonde. Pour peu qu’on l’écoute, on pourrait croire que les républicains sont le parti idéal mais bien sûr Warren est là pour tempérer ce jugement.
Tout ce qui concerne Amber est une pure friandise qui fond sur la langue. Elle est tellement blonde que ça en devient énorme et chacune de ses réactions ou dialogues est à mourir de rire. Je pense notamment à sa manière ultra speedée, ultra stressée de parler au téléphone ou à la référence à JT Justin Timberlake qui fait carrément pré-ado.
L’épisode ouvre également une nouvelle porte avec Rebecca. Est elle la fille de William ou pas ? Intrigue très soap en perspective mais finalement il ne manquait que l’enfant illégitime pour compléter le tableau, reste à voir comment cela sera géré.
Bilan : Le meilleur épisode jusqu’à présent avec un retour à la nature plus que bénéfique pour la série.
Posté par Tao
19 juin 2008
Un épisode comme je les aime avec un évènement central lors durant on passe d’une intrigue à l’autre. L’épisode le plus rythmé jusqu’à présent, pas de temps mort, ni de scène inutile, bref la série trouve sa vitesse de croisière. Le ton est d’ailleurs particulièrement léger, pas de gros drame et on s’amuse bien. Une fois de plus, je dois insister sur la complicité qu’il y a dans le casting. Il y a sans arrêt des petites phrases, des petits regards complices qui nous font vraiment voir ce groupe acteurs comme une véritable famille. La réunion secrète des frères et sœurs au début pour contrer Nora est excellente avec tout le monde qui lève son verre. Une union bien vite mise en pièce par leur mère. J’adore la tête de Kitty quand elle comprend qu’ils ont tous cédés, à mourir de rire. Il faut dire que Nora a une super technique bien rodée avec son rêve de la famille parfaite ” our own version of the Kennedy “. Comment résister à cela ? Bonne dynamique aussi en ce qui concerne les problèmes de Ojaï et la façon dont les infos se rependent. Sarah, Kitty, Joe, Nora.
La situation financière se clarifie un peu plus, on comprend mieux ce qui se trame là dessous et l’on sait maintenant où l’argent est passé ou presque. Par contre ça reste toujours assez nébuleux sur les “divisions” dont la société doit se séparer. C’est d’autant plus obscures que à part le bâtiment vue de dehors et les bureaux de Saul ou Sarah on ne voit pas grand chose de Ojaï. Tommy a enfin une intrigue bien à lui et Julia a enfin plus d’une ligne de texte. Dommage que l’intrigue soit si clichée. Ils sont riches, beaux, sexys et heureux que peut il bien leur tomber sur la tête ? Et bien ils ne savent pas avoir d’enfants. Heureusement c’est Tommy qui est stérile, ça nous évitera une Kristen Salinger 2.0 dépressive qui ne peut pas avoir d’enfants. C’est tout de même fait avec pas mal de légèreté comme la scène où Tommy et Julia qui se font surprendre en train de faire l’amour dans le vestiaire lors de la soirée. La petite intrigue avec Nora et le mari de son amie un peu trop entreprenant avec elle est très amusante. Ça nous permet des retrouvailles indirectes très Six feet under entre Rachel Griffiths et Robert Foxworth même s’ils n’ont aucune scène ensemble dans cet épisode ce qui est un peu dommage. La soirée de charité est pour le moins explosive.
On n’arrête pas d’aller de surprise en surprise avec l’arrivée de Saul et Holly, tout comme celle d’Amber définitivement blonde qui laisse Kitty sans voix. J’ai adoré une fois de plus Kevin qui accumule les gaffes avec Scotty en proposant de le payer et le Kevin ivre est encore plus drôle quand il parle de ses problèmes à Amber et à Tyler la patronne de Justin. Il est aussi excellent dans le rôle du justicier quand il menace le patron de Scotty. On voit assez peu Justin mais son début de romance avec Tyler est sympa et j’aime bien la demoiselle, même si je ne pense pas que ça va durer. C’était aussi facile d’avoir le quiproquo sur la robe de couleur au milieu de la soirée noir et blanc mais ça passe bien. J’aime de plus en plus Kitty et ça c’est un fait nouveau depuis deux épisodes car au départ je n’étais son plus grand fan. Ses interactions avec Nora sont très efficaces, une vraie relation mère et fille. Son petit jeu du chat et de la souris avec Warren aurait pu être lourd mais finalement ne l’est pas du tout. La présence d’Amber apporte une touche de fraîcheur dans leur relation et on a déjà oublié Jonathan (thanks God !).
Très belle scène à la fin entre Nora et Sarah, une scène pleine de sincérité avec Sarah qui se laisse enfin aller et qui confie ses peurs à sa mère. Rachel Griffiths m’étonnera toujours, elle était impeccable dans les scènes graves de Six feet under et là elle enfile le rôle d’une business woman avec une grande facilité. Elle est même excellente dans les scènes plus drôles comme quand elle est au téléphone avec Kitty et qu’elle se rend compte qu’elle a été roulée par sa mère. J’ai adoré la discussion entre Nora et la dame de charge dans les toilettes à propos de leur famille et des enfants qui sont des monstres, même si les problèmes de la madame pipi sont bien plus lourds que ceux de Nora. Cette scène précède la confrontation entre Holly et Nora dans les toilettes. Naturellement, je me serai attendu à plus de tension mais en fait on n’en fait pas un truc super dramatique, bref pas de surdramatisation, c’est bien. Comme le dit Holly, ni l’une ni l’autre n’a voulu cette situation. Mais là je ne suis pas trop d’accord. Holly avait le choix de quitter William. Je la trouve tout de même gonflée de sortir avec Saul. J’ai un peu la même réaction que Sarah à ce sujet. Par contre c’est vrai que les Walker la voient avant tout comme la vilaine maîtresse alors qu’elle est plus que ça, c’est aussi un être humain à part entière et c’est ce que voit Saul. Information importante, on apprend qu’Holly a une fille… serait ce la fille de William ? Finalement il ne manquait plus qu’un enfant illégitime pour compléter ce tableau de la famille Kennedy new look. Comme pour le problème de stérilité, là aussi ça fait très soap mais ça peut donner de bonnes choses si c’est bien géré. Wait and see
Bilan : La série ne cesse de s’améliorer et les personnages deviennent de plus en plus attachants et oh miracle on s’intéresse à Tommy et Julia, comme quoi rien n’est perdu.
Posté par Tao
19 juin 2008
Un épisode un peu de routine vu que la plupart des intrigues sont déjà commencées ou se terminent. Mais je ne sais pas, à la fin de l’épisode j’ai trouvé celui ci de très bonne qualité. Les personnages s’affirment et on les sent mieux, y compris ceux qui sont plus dans l’ombre comme Tommy. Par contre sa femme Julia reste inexistante.
Kitty : C’est la première fois que j’apprécie autant Kitty et Calista Flockhart depuis le début de la série. Toutes les situations sonnent justes et ça fait plaisir à voir. Le début est à mourir de rire avec le coup de fil sexy de Jonathan caché dans la cuisine et l’idée du vent qui effraie Kitty qui est récurrent durant tout l’épisode. Content de la fin de l’intrigue de Jonathan, ça ne servait pas à grand chose de le faire revenir, si ce n’est de donner une meilleure image de Kitty. Ils ne rompent pas à cause d’une histoire de cul mais pour elle même. Il faut espérer qu’elle trouvera par la suite quelqu’un de bien et qui n’est pas seulement bien sur le papier. La scène avec le haut parleur du téléphone et toute la famille renforce la complicité du clan Walker et était simplement irrésistible. Le dîner organisé par Jonathan avec tout les Walker était tout de même amusant surtout pour la réaction de Nora que j’adore de plus en plus. Par contre le double date était tout de même bizarre, Kitty aurait elle saboté inconsciemment sa relation avec Jonathan ? L’introduction d’Amber est drôle et rafraîchissante et je pense de Kerri Lynn Pratt pourra apporter de très bonnes choses en guest dans ce rôle totalement blonde.
Nora : J’ai été déçu par la participation de Treat Williams et le peu d’intérêt qu’on lui accorde. Il faut qu’il se batte pour avoir une réplique et je trouve cela dommage après avoir passé 4 ans dans le rôle principal d’Everwood. A part ça, son intrigue avec Nora était amusante. Les passages au restaurant sont à mourir de rire comme quand Nora et Saul s’aperçoivent ou la scène des escaliers entre Saul et Nora ” vous n’êtes pas mon frère ? Vous n’êtes pas ma sœur “. C’était tout simplement excellent. Idem pour tout ce qui touche au pré rendez vous quand Kevin fait remarquer à sa mère qu’elle a un rencard ou la discussion entre Kitty et Nora, toutes les deux habillées pour leur rendez vous. ” Tu n’es pas la seule qui parle à Kevin “. J’adore ces petits moments pleins de complicité. Kitty et Nora s’entendent d’ailleurs beaucoup mieux qu’en début de série et on a une bonne relation mère/ fille.
Kevin : Je ne suis pas fan des histoires gays et pourtant j’ai beaucoup aimé celle ci. C’est frais, sans lourdeur et il y a aussi beaucoup d’humour. On approfondit le personnage de Kevin qui gagne en épaisseur et en sympathie. Il n’est pas seulement le gay un peu snob de la famille. Comme il le dit, gay ou hétéro il n’aime pas afficher ses sentiments en public et c’est tout. J’ai bien aimé aussi quand il refuse d’accompagner sa mère au restaurant. Ça découle directement de l’épisode précédent et de leur dispute, très bonne continuité. J’ai adoré la fin quand Kevin embrasse Scotty avant de lui refermer la porte au nez. Il a un drôle d’humour ce Kevin. C’est le personnage qui s’affirme le plus dans cet épisode et comme Scotty, je tombe sous le charme.
Justin ne fait que passer et là j’hésite un peu. C’est sympa de lui donner autre chose à jouer que le loser brother mais là je trouve que son sauvetage avec Paige sort un peu de nulle part. Certes il a de l’expérience avec les aiguilles venant de l’armée et surtout autre (drogue ?) mais bon ça faisait un peu sorti de nulle part. D’où la réplique de Kevin ” waouh ! who was this masked man ? “. La fin est malgré tout touchante entre Sarah et Justin. C’est l’une des premières fois où on les voit discuter seul à seul et là aussi l’alchimie frère, sœur est formidable. Les dialogues sonnent très justes dans cette dernière scène.
Ojai foods : L’entreprise a toujours des problèmes et l’on voit Sarah en difficulté. J’ai bien aimé que Tommy la pousse à prendre une décision. Ça en dit beaucoup sur le caractère de Sarah qui veut toujours être la gentille et la meilleure et qui évite les conflits et les complications. Mais bon ce n’est pas l’intrigue que j’ai préféré, loin de là. Ojai reste toujours un peu obscur et trop procédurier comme intrigue.
Bilan : Un épisode qui renforce avant tout les personnages mais dont les intrigues ne sont pas toujours les meilleures.
Posté par Tao
19 juin 2008
Ce qui est bien c’est que la série s’améliore épisode après épisode, ce qui fait que je sors content à chaque fois. Après les premiers épisodes très drama centré sur la mort de William, son adultère et la compagnie, on nous offre cette fois un épisode plus léger qui permet de rapprocher le téléspectateur de ce casting au nombre exceptionnel. Ce 1.04 est divisé en trois partie. La première partie est clairement humoristique, la deuxième fait place à plus de dramas et aux tensions et la troisième sert de conclusion et permet de redéfinir certains personnages et leurs relations entre eux.
Première partie : La série trouve un peu plus son ton en injectant une dose d’humour non négligeable à l’ensemble. Tout ce qui tourne autour du golf est drôle avec Kitty qui charrie Kevin pour qu’il participe au tournoi de golf avec sa mère. C’est clairement le genre de scène où l’on sent toute la complicité entre frère et sœur où chacun asticote l’autre gentiment. Sarah en rajoute aussi une couche pendant que le pauvre Kevin tente de trouver des excuses bidons pour ne pas devoir accepter d’accompagner sa mère. Voilà une véritable scène comme on peut en retrouver dans toutes les familles. C’est réaliste, bien écrit et bien interprété. En quelques épisodes, on a réussi à faire de ce casting d’acteurs une véritable famille. J’aime aussi les interactions entre les deux sœurs de la famille Walker. Kitty, qui se sent un peu exclue, tente de se reconnecter avec les siens en faisant du baby sitting. Forcément ça tombe mal vu qu’elle doit préparer une grosse interview en même temps, de quoi apporter des situations cocasses. J’ai bien aimé la scène entre Kitty et le petit Cooper et les petits gâteaux. C’est amusant et léger. J’aime bien aussi le duo Kitty/ Warren mais on sent qu’ils sont pas fait pour être ensemble. Je pensais qu’on en avait fini avec Jonathan mais voilà qu’il réapparaît au téléphone, vivement qu’on passe à autre chose de ce côté là. On apprend aussi que Joe à un autre fils d’un précédent mariage.
Deuxième partie : Celle ci est plus dramatique. Ce qui est assez intéressant c’est que l’on prend les mêmes situations que dans la première partie mais qu’on les traite différemment, avec plus de sérieux. On se focalise sur les problèmes relationnels de Nora avec Kitty et Kevin. La scène de dispute dans la cuisine avec Nora, Kevin et Kitty est très réaliste. Je peux parfaitement comprendre Kevin. Maintenant que son père est mort, il ne veut pas être piégé à devoir le remplacer auprès de sa mère. Kevin est trop gentil, on sait qu’on peut tout lui demander, il ne dira pas non. Mais à un moment il faut que ça s’arrête. Visiblement voir Scotty avec un autre mec l’a énervé, cet autre type, si sympa semble t’il, ça aurait pu être lui. Cette intrigue est en résonance avec Saul qui toute sa vie a agi pour le bien de sa sœur. On peut aussi se poser des questions sur ses vrais sentiments pour Holly et comment toute l’histoire a commencé pour ce double triangle Nora/William/Holly et William/Holly/Saul. On sent que les problèmes de Kitty et Nora sont bien plus profonds et que ça dépasse ce qui s’est passé avec Justin. Comme le dit Kitty à la fin, elles ont toutes les deux contribués à cette situation. Personne n’est tout blanc ou tout noir, chacun a pris ses propres décisions. J’ai beaucoup aimé aussi la petite intrigue de Justin avec son nouveau travail. Sa boss est très mignonne et semble s’intéresser à lui. Au lycée, il était ce garçon plein avenir, aujourd’hui, il est au fond du trou et n’arrive plus à remonter. Pourquoi ? C’est l’une des vraies questions à se poser. Les problèmes de santé de Paige la fille de Sarah et Joe rajoute une couche dans le drama. Ce n’était pas forcément nécessaire mais c’est très bien amené tout au long de l’épisode. Rachel Griffiths nous fait une nouvelle démonstration de son énorme talent. On sent une Sarah très maternelle mais qui est submergée par le travail et qui doit laisser sa famille de côté. Ça lui coûte beaucoup mais en ce moment elle n’a pas trop le choix. D’autant que comme elle le dit à Joe, trop lui parler des problèmes de Ojaï foods pourrait lui attirer des ennuies.
Troisième partie : Celle ci sert de conclusion. Certains s’excusent comme Sarah auprès de Kitty tandis que d’autres restent sur leur position comme Tommy avec Justin. Je pense que Tommy n’a pas tort, il n’a pas à s’occuper tout le temps de Justin. Celui ci ne veut visiblement pas être sauvé mais d’un autre côté il n’a pas non plus à le laisser tomber comme il le fait. Ça rejoint aussi le thème de Nora/ Saul/ Kevin. On sent aussi que Tommy ne veut pas être comme son père. Forcément il a toujours travaillé avec lui, il sait comment il était et comment il agissait avec Justin et ne veut pas refaire la même chose. Ça poussera peut être Justin a grandir même si j’en doute.
Bilan : C’est amusant, dans ma première review sur Serieslive, j’avais assez critiqué cet épisode alors que cette fois ci en le revoyant, je l’ai trouvé très fluide et réaliste tant sur le plan de l’humour que dans le vrai drame. Comme quoi un deuxième visionnage est parfois utile. Du côté des points négatifs, je peux citer, comme d’habitude, l’omniprésence de la musique d’ambiance poussée jusqu’à l’extrême. Faut arrêter, ça devient insupportable. Et Julia (la femme de Tommy pour ceux qui s’y perdent) a beau être une bombe, elle est carrément transparente. Elle n’a pas du avoir plus de 5 répliques depuis le début de la série.
Posté par Tao
19 juin 2008
Que se passe t’il ? Kitty et Warren couchent ensemble pendant que Kevin et Scotty se rapprochent et Nora fait la connaissance de l’ex maîtresse de son défunt mari.
Après deux reviews où j’avais été gentil avec B&S, j’avais envie de dire du mal de la série et pourtant en revoyant cet épisode, je ne peux pas en dire du mal. Certes, il y a bien des trucs qui ne vont pas et j’y reviendrai mais globalement c’est bon, parfois très bon. La série progresse et chaque épisode est meilleur que le précédent c’est donc un très bon signe.
Le gros point positif, c’est le côté familial qui est admirablement retranscrit. On pourrait facilement croire qu’ils sont tout les cinq vraiment frères et sœurs. J’ai même trouvé à un moment une certaine ressemblance physique entre Calista Flockhart et Rachel Griffiths. C’est très drôle de regarder comment fonctionne la dynamique familiale et comment les secrets ” qu’il ne faut dire à personne ” finissent par être connus de tous. Le plus drôle à ce sujet, j’ai trouvé que c’est à la fin quand Nora demande à Kitty si elle va dire à Jonathan qu’elle a couché avec Warren. Et oui tout se sait, c’est vraiment terrible.
Comme le casting est grand, on fait le tour des personnages. Cette fois ci on s’attache plus particulièrement à Nora, Kitty et Kevin.
Nora et Holly : Très bonne intrigue et je dois dire que j’ai adoré Sally Field comme jamais. Toutes les scènes sont extra et Nora se révèle moins naïve que l’on aurait pu le croire. Au départ Nora se cache comme toujours sous son masque de la bonne humeur, comme son entrain vis à vis de la maison de Silver lake et sa soudaine amitié pour Holly. Mais elle n’est pas si crédule que cela et sait très bien qu’Holly était la maîtresse de son mari. C’est la première fois que l’on voit Nora craquer et exprimer son chagrin sur la mort de William. La dernière scène est particulièrement symbolique, elle plonge dans la piscine en guise de pied de nez à son défunt mari et semble décidée à reprendre sa vie en main sans regarder en arrière.
Kevin : Après Tommy, on approfondit Kevin. Un gay libéré, on est très loin de Matt Fielding (Doug Savant) de Melrose place et les accolades génées. On sent que des séries comme Six feet under ou Queer as folk sont passées par là. Certes, ça ne va pas aussi loin mais l’homosexualité de Kevin est traitée avec une grande banalité. Le début de l’épisode est à mourir de rire avec Nora qui demande à son fils pourquoi il n’est jamais sorti avec quelqu’un d’aussi mignon que Warren. La suite est à l’image de cette scène avec le début de sa relation avec Scotty. Kevin laisse tout de même de la distance entre eux même si la scène du muffin nous dit qu’il pourrait se passer plus entre eux. J’en redemande car Scotty est un personnage très amusant, malgré son côté un peu fofolle. Et puis rien que l’invitation de Sarah valait le coup, un autre aspect des relations frère/ sœur.
Kitty : Forcément ça devait arriver, elle couche avec Warren mais je ne voyais pas cela aller aussi vite. Au moins ça nous expédie l’ennuyeux Jonathan et nous offre de bonnes scènes comme la discussion post sexe avec Sarah à propos de la boisson du diable qu’est le gin. Les interactions du trio amoureux mettent de l’ambiance comme quand Kitty valse dans la piscine en voyant Jonathan ou quand en pleine discussion avec son fiancé, elle ouvre la porte à Warren avant de la lui refermer aussitôt au nez. L’une des mes scènes préférées avec Kitty est celle du restaurant. Un peu comme Nora, on la voit pour la première fois exprimer son chagrin de la mort de son père. Calista Flockhart nous offre là une très belle performance, émouvante mais non dénuée d’humour également. La scène d’intro au maquillage de l’émission est très drôle à propos de l’apparence et la découverte du penchant pour la boisson du présentateur vedette.
Tommy : Il n’existe une nouvelle fois que par son travail et les difficultés à Ojaï foods et sa rivalité avec Sarah. Sa femme est d’une transparence rare. Par contre j’ai bien aimé la scène où il saute tout habillé dans la piscine afin d’inciter sa nièce à le rejoindre. On découvre un Tommy moins carré que sa large carrure ne laisse paraître et visiblement il aime beaucoup les enfants. Peut être quelque chose à creuser vu que lui et Julia ne semble pas avoir d’enfant.
Sarah : On la voit peu mais on sent qu’elle n’arrive pas à faire face à ses responsabilités, met sa famille sur le côté et privilégie la compagnie. Comme le souligne Tommy, elle essaye de sauver l’entreprise et elle seule. Donc sans l’inclure lui.
Au niveau des défauts, je dirai que la musique est beaucoup trop présente. Il n’y a quasi aucune scène sans fond sonore. Le trop plein était lors de la rupture de Kitty et Jonathan, ça faisait beaucoup trop mélo. Je peux aussi reprocher que l’on voit lors du dîner au bord de la piscine qu’il y a toute une série d’invités que l’on ne connaît pas et qui font de la figuration, on ne sait pas vraiment leur intérêt. Il y aussi la réaction des Walker face au personnel de la soirée qui est étrange. Kitty et Warren parlent de leur aventure au bar sans se soucier de la serveuse. Idem pour le conseil de famille dans la cuisine où le cuisinier est au courant de tout à propos de la liaison d’Holly et William sans que ça ne gène les enfants Walker.
Bilan : La série progresse bien, on cerne mieux les personnages qui deviennent plus sympathiques et l’on fait bien la part entre les scènes drama et les scènes d’humour bien tapées.
Posté par Tao
19 juin 2008
Dans cet épisode, la famille Walker gère la mort du patriarche et certains d’entre eux découvrent quelques uns de ses secrets. Sarah fait face aux problèmes financiers de Ojaï foods qui pourraient mener l’entreprise à la ruine, pendant que Justin est déçu par son père dont il découvre la double vie. Et Kitty décide de rester à Los Angeles et de participer à l’émission politique ” Red, white and blue “.
J’aime déjà beaucoup cette série. Pourtant elle n’a rien de spécial, elle n’est pas innovante. C’est une série familiale typique mais les acteurs sont bons, certains très bons, les relations et interactions au sein de la famille sont simples, naturelles et authentiques. Incroyable mais il ne m’en faut pas plus. Le seul gros reproche que je ferai de cet épisode c’est qu’il zappe le cliffhanger du pilot. La mort de William est un peu trop vite expédiée en scène d’intro. La suite se passe trois semaines plus tard et tout le monde semble déjà avoir fait le deuil du père et du mari qu’il était. Je veux bien que les enfants sont adultes mais même Nora semble prendre cela plutôt bien. Là où Andy Brown d’Everwood continue de pleurer sa femme durant les 4 saisons de la série. Bref, on passe complètement tout ce qui est deuil pour se focaliser sur autre chose. Ça m’a laissé une impression un peu bizarre, même si cet autre chose est plutôt bien mené. On continue d’exploiter les mêmes personnages que dans le pilot, Sarah, Kitty, Justin et Nora sont au centre. Tommy et Kevin sont un peu à l’écart mais ont également leur propre intrigue.
Contrairement à l’impression que la première vision de cet épisode, j’ai trouvé cette fois que Tommy est très bien exploité même si on ne voit que chez lui le côté professionnel. On sent également une tension entre lui et Justin. J’ai été surpris de voir Rachel Griffiths sourire comme rarement (ou jamais) on ne l’avait vu dans 6 feet under, je dois dire que ça fait du bien de la voir avec un large sourire en banane. Certes l’intrigue du déguisement d’Hawai n’était pas formidable mais c’est le genre d’intrigue qui est encrée dans le réel qui me plait, un peu comme les intrigues de gosses de Lynette dans les wives. Sauf que Sarah peut cumuler à la fois une intrigue boulot et une intrigue enfant dans un même épisode. J’aime bien aussi Justin, on le sent complètement paumé et je trouve que c’est le personnage qui est pour le moment le mieux mis en valeur. On sent toute sa détresse, il ne sait plus où il en est et a du mal à gérer l’après guerre et préfère se réfugier dans la drogue et l’alcool. C’est magnifiquement mis en scène.
La scène du testament est très intense en particulier pour Justin qui se sent rejeté et incompris par son père et de tout cela découle les divers événements qui lui arrive dans l’épisode. La scène à l’extérieure de la prison reste la plus intense avec Justin qui avoue qu’il aurait voulu mourir en Afghanistan, une scène déchirante pour Nora. Sally Field qui explose contre son fils est formidable alors que jusqu’à présent elle m’avait soit laissé indifférent soit énervé comme dans la scène du détecteur de fumée que j’ai trouvé mauvaise et sans grand intérêt. La discussion de Kitty et Justin au motel est également très belle et bien interprétée, beaucoup de justesse de la part de Calista Flockhart.
Par contre c’est beaucoup trop musical, chaque scène est appuyée par un fond sonore ou une musique et à certains moments c’est vraiment trop. J’ai aussi mieux apprécié tous les problèmes à Ojaï foods, sans doute car je les ai mieux compris maintenant que je sais où cela va nous mener par la suite. C’est bien aussi que l’on ne diabolise pas Holly, elle n’est pas présentée comme l’horrible maîtresse mais on nous montre avant tout la position délicate dans laquelle elle se trouve. Elle ne peut pas assister officiellement à l’enterrement de William et comme elle n’a aucune existence “officielle” la maison dans laquelle elle habite ne lui revient pas. Heureusement tout n’est pas que du drama et les scènes plus lourdes sont contrebalancées par des scènes plus légères comme celle avec Scotty qui est amusé parce que Kevin est gay ou celle ou Nora fait la morale à la copine de Justin. Nora et Kitty forment un bon duo comique je trouve et je pense qu’elles vont continuer à nous offrir de bonne scène dans ce goût là. On sent bien leur relation chien/ chat.
Bilan : Un deuxième épisode qui confirme ma bonne impression du pilot.
Posté par Tao
19 juin 2008
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Depuis septembre dernier, la série ” brothers and sisters ” diffusée sur ABC juste après Desperate housewives fait son trou dans le paysage audiovisuel américain en tournant autour des 13 millions de téléspectateurs chaque semaine. Fan de ce type de série familiale, j’ai tout de suite accroché aux personnages et à son casting 4 étoiles. Sally Field (Urgences, Jamais sans ma fille), Calista Flockhart (Ally McBeal), Rachel Griffiths (Six feet under), Ron Rifkin (Alias), Dave Annabe (Reunion), Balthazar Getty (Alias), Patricia Wettig (Prison Break) et d’autres acteurs moins connus comme Matthew Rhys, Sarah Jane Morris ou John Pyper Ferguson.
Mais ” Brothers and sisters ” qu’est ce que ça raconte ? Comme le titre l’indique, ça parle avant tout des relations entre les frères et les sœurs de la famille Walker. Devenus adultes, chacun doit gérer sa vie familiale, professionnelle et les tracas de la vie en général. Le tout dans un ton drama soap qui rappelle des séries comme Everwood, Party of five (la vie à 5). Rachel Griffiths définit la série comme Dynasty qui rencontre Six feet under. Le point de départ du pilot débute avec le retour de Kitty en Californie pour fêter son 38e anniversaire. Anniversaire qui sera endeuillé par la mort du patriarche familial.
Qui est qui ?
Nora Walker (Sally Field) : Une mère de famille comme beaucoup d’autre et qui vit une éternelle lune de miel avec son mari. Sa relation avec Kitty est pour le moins très tendue.
William Walker (Tom Skerritt) : Patriarche du clan à la tête de la compagnie ” Ojaï foods ” (société qui s’occupe d’alimentation d’après ce que l’on comprend dans le pilot) et qui semble avoir beaucoup de secrets.
Sarah Walker Whedon (Rachel Griffiths) : Mariée, deux enfants. Sarah jongle entre sa vie familiale et professionnelle au sein du groupe ” Ojaï foods ” qu’elle a rejoint depuis peu afin de passer plus de temps avec sa famille.
Kitty Walker (Calista Flockhart) : Animatrice radio à New-York, républicaine aux convictions très conservatrices. Elle envisage de participer à une émission politique sur une chaîne de télévision à Los Angeles
Thomas ” Tommy ” Walker (Balthazar Getty) : Marié sans enfant. Il dirige la compagnie avec sa sœur, son père et son oncle.
Kevin Walker (Matthew Rhys) : Avocat et homosexuel. C’est le peu que l’on connaît de lui dans le pilot.
Justin Walker (Dave Annable) : Le benjamin de la famille. Il a participé à la guerre d’Afghanistan au lendemain du 11 septembre 2001 et a du mal à refaire surface suite à cette expérience traumatisante.
Saul Holden (Ron Rifkin) : Frère de Nora et donc oncle de tout les enfants Walker. Il est le bras droit de William dans la compagnie et gère toute la partie financière.
Holly Harper (Patricia Wettig) : Amie de longue date de William et ancienne actrice, on comprendra bien vite que cette femme était la maitresse de William.
Mon avis : Je ne vais pas faire comme si je n’avais pas encore vu la suite mais après l’avoir revu, il est vrai que ce premier épisode est impressionnant. Le pilot est déjà bon mais la série a un potentiel énorme pour devenir un drama familial haut de gamme. D’un côté on a un casting fabuleux, l’alchimie entre Calista Flockhart et Rachel Griffiths crève l’écran et de l’autre on a Greg Berlanti qui depuis Everwood n’a plus rien à prouver sur sa manière de gérer les intrigues de famille. Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce pilot, Kitty revient à Los Angeles et le père meurt ( mort qui est la copie conforme de celle de Caleb Nichol dans The O.C) et c’est en gros tout.
On sent pointer aussi des problèmes avec la compagnie, de l’argent manque et Saul tout autant que William semblent très évasifs et secrets à ce propos. La scène finale avec le grand père et sa petite fille au bord de la piscine est à la fois touchante et très triste. J’aime beaucoup aussi Justin le petit frère qui a du mal à rebondir après être parti à la guerre, ce qui explique le conflit entre Kitty et sa mère. En effet, Nora reproche à Kitty d’avoir poussé son frère à aller se battre et depuis ce moment là, toutes les deux ne se parlent quasiment plus. La confrontation attendue entre les deux femmes est poignante, on sent à travers Kitty, l’Amérique toujours hantée par l’attentat du world trade center. Je ne pensais pas du tout que le conflit mère/ fille était dû à cela mais plus en rapport avec la vie de Kitty et de ses convictions politique très à droite. Je dois dire que c’est très bien vu, très actuel comme sujet. L’un des points forts de l’épisodes à savoir son casting peut également devenir un point faible car il est difficile de reconnaître tout le monde, d’accorder une place à ce casting chorale et il est très facile de se perdre. Dans le casting homme, j’ai eu du mal à identifier tout le monde, les seuls que j’arrive à reconnaitre c’est Justin et le mari de Sarah lol.
La fin laisse penser que les enfants vont devoir gérer la mort de leur père et la compagnie, en particulier en ce qui concerne Sarah qui ne fait plus confiance à son oncle Saul. On imagine aussi que la mystérieuse blonde dans le bureau de William est plus qu’une amie de longue date. Bref c’est à confirmer mais je suis déjà conquis, il faut maintenant que la série marche bien en audience pour s’assurer un avenir.
Concernant Calista Flockhart, celle ci a été le catalyseur des critiques à propos du pilot dans la presse américaine et franchement j’ai complètement oublié Ally McBeal en la voyant, il faut dire que les années entre les deux séries ont aidé. Certes elle ne fait pas une performance époustouflante mais je l’ai trouvé correcte, très sobre, même si j’ai un peu du mal à la voir en républicaine ultra conservatrice. Mais c’est cela aussi les USA, les républicains ne sont pas forcement tous des gens austères, des George Bush ou des Bree Van De Kamp. Concernant la scène d’intro qui a été critiquée elle aussi car retravaillé à plusieurs reprises, je dois dire que je l’ai vraiment bien aimé car comme le dit la production, cette scène était là pour présenter un peu tout le monde. Il était normal qu’avec un casting aussi vaste on pose les personnages et leurs différents rapports entre eux dès le départ. On sent tout de suite la complicité entre sœurs avec Sarah et Kitty grâce à cette scène au téléphone. Et puis la voix off, ça m’aurait soûlé because Desperate housewives et Grey’s anatomy donc c’était une très bonne idée de changer de formule.
Bilan : Une bonne entrée en matière qui donne envie d’en savoir plus.








