Posté par Tao 17 juin 2008

La Noël au mois d’août, il n’y a rien de plus logique. Mais le miracle de Noël n’aura pas lieu, non pas pour House. Cette charogne de Wilson a décidé de passer un marché avec Tritter et du coup House n’a pas le choix. Soit il se fait soigner pour sa dépendance à la vicodine, soit il va en prison et dans ce dernier cas il ne pourra plus jamais pratiquer la médecine. Dans un commentaire, on m’annonçait un épisode très sombre mais finalement pas du tout. On a juste droit à un remake d’un épisode de la saison 1 où Cuddy mettait au défi House de ne pas prendre de vicodine. Certes c’est un peu plus hardcore mais Hugh Laurie nous offre la même performance parfaite. La seule différence cette fois est qu’House n’a plus accès à aucun médicament, plus personne ne veut lui en fournir. Il sait très bien qu’il est un toxico, il en est même fier mais refuse catégoriquement le changement. C’était d’ailleurs la conclusion fataliste de ce premier épisode ” sevrage “. L’épisode en question était en fait le 1.11, vous pouvez lire la review sur le blog en cherchant un peu. Certes seule la vicodine est capable de le soulager mais après tout on pourrait très bien lui trouver un traitement pouvant l’aider sans pour autant que ce soit une drogue. House pense qu’il est dans son droit, c’est lui qui a raison et le reste du monde a tort mais il ne veut absolument pas se remettre en question.

Seule la douce et gentille Cameron est de son côté et elle fait de méchants yeux à Wilson. Cette confrontation seul à seul entre Wilson et Cameron est d’ailleurs excellente. Elle n’a pas tort la petite brunette. Wilson se cache derrière sa soit disant bonne action mais dénoncer House lui permet surtout de retrouver sa voiture et sa carte de crédit. Soit tout le confort moderne qui lui manquait. Oui, il a trahi un ami mais est ce vraiment trahir quelqu’un quand c’est pour son bien ? Doit on fermer les yeux sur tout, sous prétexte que House est un génie de la médecine capable de soigner des gens quand il n’y a plus d’espoir ? Non, là je commence à être de l’avis de Tritter. House devient d’ailleurs de plus en plus détestable et méchant gratuitement depuis deux épisodes et franchement il a besoin de se casser la figure une bonne fois pour toute. Quel grand con je vous jure.

La scène où House se rend dans un autre hôpital en simulant un mal quelconque pour avoir de la vicodine était très drôle mais nous montre surtout qu’il est un fin manipulateur. Et il ferait tout pour avoir ces antidouleurs et comme le dit le médecin, il est toujours prudent avec la vicodine est l’une des friandises préférées des drogués.

Au menu du jour, l’équipe médicale doit soigner une jeune naine, mais quand je dis l’équipe médicale, c’est vite dit car Cuddy, Wilson, Cameron, Foreman et Chase passent tout l’épisode la bouche ouverte en attendant la réponse miracle de House. Ne sont ils pas médecins eux aussi ? N’ont ils pas un cerveau ? Non, ils attendent bêtement la réponse housienne et chamaillent entre eux pour savoir si c’est un cancer ou une maladie auto immune sans jamais savoir se mettre d’accord ou prendre la moindre initiative ou si peu. Pendant ce temps là, la patiente risque de mourir. La mère, naine elle aussi, a d’ailleurs tout compris. Elle sait qu’House est le seul visiblement compétent et cela même si c’est un enfoiré de première. Les scènes entre la mère et House sont d’ailleurs particulièrement dures et le docteur a rarement été aussi cruel. Facile en effet de se moquer d’une personne de petite taille mais celle ci a heureusement de la répartie. House nous sert néanmoins un joli discours afin d’éviter à la fille de passer par où sa mère est passée. Certes les épreuves endurcissent mais ce n’est pas une raison pour ne pas les éviter quand c’est possible. Le happy end de ce côté là est également un peu trop exagéré. La fille est naine, et puis non elle ne l’est pas. Juste l’hypophyse un peu paresseux. On va lui donner une pilule et pouf elle va grandir. Un peu trop facile. Néanmoins, House sauve la situation tout seul comme un grand et comme le souligne Tritter il fait cela même sans vicodine. Car après tout ce n’est pas la vicodine qui fait de House un grand médecin mais simplement lui même.

On passe bizarrement très vite sur Wilson retrouvant House complètement drogué dans son appartement. Cela aurait semblé être une conclusion parfaite avec un joli cliffhanger mais on ne l’utilise pas. Dans ce cas pourquoi a t’on eu droit à cette scène, mystère et boulle de gomme. La fin par contre nous met dans une situation assez complexe. Cuddy et Wilson à force de résister à House l’ont poussé à voler des médocs à un mort et du coup Tritter a les preuves qui lui fallait. Il n’a donc plus besoin du témoignage de Wilson et le marché ne tient plus. Du coup, c’est toute la fine équipe qui pourrait bien se retrouver impliqué dans cette histoire pour avoir sans arrêt couvert leur cher ami le docteur House. Et oui, ils ne sont pas dans la merde.

Bilan : L’intrigue de Tritter se conclut peu à peu et franchement je m’attendais à beaucoup mieux. C’est surtout l’épisode prochain qui risque d’être intéressant car il y a de grandes chances de voir House devant le tribunal ou carrément en taule et là ça pourrait être très drôle. L’épisode a néanmoins le mérite de réussir à retourner le public contre House. Enfin quand je dis le public c’est surtout moi. Mais bon, vous aussi vous devez avoir un avis. Vous n’êtes tout de même pas comme les débiles bossant avec House qui attendent bêtement la review pour savoir s’ils peuvent ou non aimer cet épisode.

Publié dans House MD 1 commentaire
Posté par Tao 17 juin 2008

Cuddy a raison, House est toujours odieux et méchant mais il a au fond toujours une bonne raison de l’être. Et là il est clairement méchant pour rien. Juste pour le plaisir de se sentir mieux. Ce qui ne l’empêche pas de salement se planter. Car pour la première fois depuis le début de la série (si je ne me trompe pas) House se plante sur le diagnostic et tout aussi bizarre, c’est Chase qui a la bonne réponse. Laurie et Spencer ont dû s’échanger leurs répliques, ce n’est pas possible autrement. Cela fait tomber à l’eau toute la belle théorie mise en place par Tritter lors de son jour de congés. Selon lui, House est dangereux car c’est un vilain drogué et tôt ou tard il finira par tuer quelqu’un. Hors, l’épisode prouve que c’est lorsqu’il n’est pas sous vicodine qu’House est dangereux. Car forcément sa jambe le fait fortement souffrir et donc il ne peut plus se concentrer et réfléchir de manière rationnelle et logique pour traiter sa patiente. J’ai trouvé cela particulièrement fin comme raisonnement mais malheureusement ça ne va pas aider House car Wilson a décidé de passer un marché avec Tritter suite à la bourde du médecin. Néanmoins, cela risque de faire plus de mal que de bien et le climat risque encore de s’alourdir. Cela dit, Wilson a bien raison de laisser tomber House vu qu’il le traite comme une grosse merde. On voit peu à peu une progression de Wilson tout au long de l’épisode. La semaine dernière, il s’était déjà salement engueulé avec le boiteux. Qu’il fasse pleurer Cuddy, passe encore mais qu’il frappe son nouveau petit ami Chase, là c’est la goutte d’eau faisant déborder le vase.

Comme nous l’explique le nom de l’épisode, il faut trouver qui sera le Judas de l’histoire. Autrement dit pour ceux qui ne sont pas fan de référence biblique, il faut trouver qui va trahir House en passant un marché avec Tritter. Foreman reste fidèle à lui même, froid et arrogeant. Y compris quand Tritter promet à Foreman de faire libérer son frère de prison. Drôle de marché tout de même mais bon. Foreman assume, House est un gros con mais comme lui aussi est un gros con, ils se serrent les coudes. Cameron, ah Cameron. Elle a perdu beaucoup de points dans cet épisode aux yeux des shippers rêvant de House et Cameron qui s’embrassent langoureusement. Croyez le ou non, elle n’est pas amoureuse de House. Elle a finalement de la poigne la petite et est loin de craquer devant Tritter. Au contraire, elle lui tient tête, la garce. Tritter a au moins raison sur un point, House a réussi à changer Cameron. Celle ci est de plus en plus dure, de plus en plus Housienne dans cette saison 3. La saison 2 avait petit à petit vu Foreman épouser les thèses de House et maintenant c’est au tour de Cameron. Bimbo Chase, comme dirait Speedu, s’est faite toute belle dans cet épisode avec son petit gilet piqué à un grand père à la maison de retraite. Normal, Chase veut passer incognito auprès de ses collègues et comme c’est à la mode, il râle lui aussi sur Tritter même si ce dernier n’a pas gelé les avoirs du lèche bottes de service. Comme sa technique de drague ne fonctionne plus sur House, il se trouve une nouvelle copine pour jouer à touche pipi. Et oui c’est Wilson. Et guise de rupture, House envoie son poing dans la gueule de Chase. Waouh, ça fait du bien de voir une telle scène. C’est le genre d’image à se repasser 5, 6 fois de suite tellement c’est bon. House par contre à l’air surpris de son propre geste, comprenant sans doute que là il est en train d’aller trop loin. Il se rend compte aussi qu’il est faillible et il ne supporte pas l’échec. Il est allé également trop loin avec Cuddy. D’habitude, je rigole de bon cœur aux vannes qu’il envoie à sa patronne. Le coup du pointeur laser en début d’épisode était tout simplement drolissime, l’un des must de House. Ça ne l’empêche pas d’être un parfait connard quand il lance de façon méprisante à Cuddy ” c’est tant mieux si vous ne pouvez pas avoir d’enfant car comme mère vous êtes nulle “. Voir Cuddy craquer était un moment à la fois important et touchant et Lisa Edelstein est magnifique de justesse dans la scène où elle se confie à Wilson. Ça permet également de remplir le off screen. On sait maintenant qu’elle a eu recours à plusieurs tentatives d’insémination et rien n’a fonctionné. Ça en rend Cuddy plus humaine et je l’ai trouvé très touchante dans sa détresse.

 

Pas de panique, malgré les problèmes personnels de notre équipe médicale, je n’oublie pas notre malade du jour. Une petite fille souffrant d’une mystérieuse allergie. Dans le rôle de la maman autoritaire et surprotectrice, on retrouve avec joie Paula Cale même si c’est dans un rôle nettement moins joyeux par rapport à la sympathique Joanny de Providence. Comme les parents divorcés se disputent au sujet des décisions à prendre pour le bien être de leur enfant, House se rend à plusieurs reprises chez le juge afin d’obtenir l’autorisation de pratiquer telle ou telle intervention. Des scènes dans le bureau du juge particulièrement drôles où House prend en fonction de la situation l’opinion de la mère ou du père en considération. Exceptionnellement Cuddy prend la tête de l’équipe médicale et au fur et à mesure l’intrigue devient de plus en plus noire. House décide même en définitive l’amputer la fillette de ses 4 membres pour éviter la propagation de la maladie. La mise ne scène est d’ailleurs très sinistre avec la préparation des instruments. J’arrivais à peine à croire que la série irait si loin, marquant ainsi un tournant particulièrement sombre pour la série. Heureusement Chase a un éclair de génie de pensant à une allergie à la lumière se révélant exacte. Heureusement oui mais aussi malheureusement car la série se rattrape en dernière minute pour nous servir l’habituel happy end. Dommage, la série préfère reculer à la dernière minute mais c’est bien là le seul point noir de l’épisode.

Conclusion : Un bilan très positif pour cet épisode où les personnages sortent enfin du bois pour montrer ce qu’ils ont dans le ventre. Tritter fait évoluer les positions des uns et des autres, House est de plus en plus sur la corde raide tandis que Wilson pourrait bien faire exploser le peu d’amitié qu’il y a encore entre lui et le docteur House. Du grand art, je comprend pourquoi l’audience de la série est montée en flèche cette année sur la Fox. Rtl-tvi réalise aussi chaque mardi un carton grâce à son docteur Mabuse.

Posté par Tao 17 juin 2008

Soyons franc, j’ai un peu moins aimé par rapport aux précédentes semaines. Il faut savoir le reconnaître. Pourtant l’épisode n’a pas démérité, loin de là. La série est de plus en plus feuilletonnante, les personnages prennent de l’épaisseur et l’intrigue médicale est très bonne. Parlons donc d’abord de celle ci. Comme le souligne House, on nous fait un remake de la série “La vie à cinq ” (Party of five avec Matthew Fox, Neve Cambell et Scott Wolf), une ancienne série de la Fox dont House fait la promotion. Mine de rien, La série de plus en plus populaire se sert de cela afin de promotionner discrètement les programmes (anciens ou actuels) de sa chaîne ce qui est assez amusant.

un jeune garçon de 19 ans (Patrick Fugit – Almost famous) arrive dans son service, victime d’une crise cardiaque. Celui ci a la charge de ses deux jeunes frères et sœurs depuis la mort de leurs parents dans un accident de voiture. Le petit jeu de l’enveloppe est amusant. Il aurait été encore plus poussé si House avait trouvé la solution dès le départ et aurait fait chercher ses trois assistants. Mais la résolution est amusante, comme quoi il les connaît par cœur ses trois petits assistants chéris. Au niveau médical, on insiste un peu plus sur Foreman devant faire face à cette petite fille angoissée mais réaliste qui préfère être prévenue au cas où son grand frère devrait mourir. C’est à la fois terrible et touchant et Foreman se cameronise en trouvant les mots justes, même si au final cela n’aura servi à rien. House a à nouveau raison sur toute la ligne et la conclusion de l’intrigue est finalement très sombre. La décision de Jack est entre la dévouement total et l’égoïsme. En effet pour vivre, il lui faudrait un don de moelle osseuse de sa jeune frère mais il refuse qu’un petit garçon de son âge prenne cette décision et il préfère attendre que celui ci ait 18 ans afin qu’il prenne celle ci en âme et conscience et puisse évaluer tous les risques. D’un autre côté, en restant à l’hôpital et éventuellement en mourant, ça lui évite de devoir s’occuper de deux enfants. Charge qu’il n’a jamais demandé à assumer. Comme il le dit à House vers la fin, il est trop jeune pour cela. Voilà une vision assez noire de la fonction de parent. Celle ci n’est pas toujours drôle et parfois on veut à tout prix y échapper, même si pour cela il faut mourir. Pas étonnant dans ce cas que les menaces de Cameron pour accélérer son rythme cardiaques n’ont rien donné. Au contraire, le priver de ces deux frères et sœurs serait pour lui un soulagement.

En parallèle à l’intrigue médicale, Tritter même absent mène la vie dure à l’entourage du docteur House. Wilson en plus d’être privé de son compte bancaire, se voit privé de voiture et du droit de prescrire des ordonnances. Il se voit alors contraint de quémander celles ci à Cameron qui rechigne à apposer sa signatures sur les prescriptions des patients de Wilson. Franchement si elle pouvait arrêter deux secondes avec sa morale à deux sous, elle nous ferait des vacances. Malgré la situation, House affiche un cynisme remarquable. Après tout, les patients de Wilson finiront par mourir, même si ce n’est pas pour tout de suite. L’amitié entre House et Wilson finit par en prendre un coup car notre médecin bourru prend la situation à la légère. Normal, il ne subit pas directement les conséquences des manœuvres de Tritter, même s’il doit jongler pour obtenir sa vicodine. Cameron, lui refile les médocs qu’elle prend pour ses rèlges douloureuses, ça devrait faire des miracles sur lui, dit elle. Autre miracle, tous ces sous-fifres lui tiennent tête, y compris Chase. Ce sera Cuddy qui lui fera son ordonnance, étant sa supérieure, elle ne risque apparemment pas grand chose, mais elle sera sans doute la prochaine sur la liste de Tritter et qui sait peut être même la clé de cette intrigue. Et au final, Wilson est à deux doigts de craquer et de livrer House à cet emmerdeur de flic. Et il aurait bien raison car House se fiche totalement de lui, il n’a pas le moindre mot réconfortant pour son ami. Cela nous amène à une question essentielle, pourquoi Wilson et House sont ils amis et pourquoi tout le monde dans l’hôpital soutienne House dans cette histoire alors que cette fois il a clairement ce qu’il mérite. Malheureusement c’est à ce pauvre Wilson de payer les pots cassés. Au moins il a une raison de pleurnicher valable. House lui se fait de plus en plus dur et se referme sur lui même quitte à se brouiller avec tout le monde sauf avec sa chère Cuddy. Tiens donc, nous enverrait ton un signe ?

Bilan : Okay, c’est un bon épisode. Bien écrit, bien construit et toujours aussi parfaitement interprété par Hugh Laurie mais il manquait quelque chose pour vraiment pouvoir y adhérer totalement.

Posté par Tao 17 juin 2008

Course contre la montre pour House dans un épisode de très bonne tenue pour ne pas changer. Je suis impressionné par la qualité de la saison 3. La saison 1 avait commencé de façon très pépére et était devenue très vite répétitive. Alors que dans cette saison 3, c’est à chaque fois une nouvelle découverte. La première scène de l’épisode pré générique (appelée aussi teaser) est tout simplement magistrale avec House provoquant au fils d’un patient comateux une convulsion. Le mal dont souffre le jeune homme est selon House de nature génétique et il lui faut donc sortir le père de son état végétatif au plus vite. Foreman, Chase, Cameron et Cuddy sont contre mais House s’en fout car il est House. De toute façon c’est le seul personnage impossible à virer de la série donc il peut tout se permettre. Il réveille donc le comateux. Et là stupeur, c’est John Larroquette, le génial (mais terrifiant) Joey Heric de The Practice (et futur récurrent de Boston Legal, je le plains).

Le mec sort instantanément du coma et au lieu d’aller voir son fils mourant, il préfère partir à Atlantic city avec House et Wilson à la recherche d’un sandwich mythique. Le quasi huit clos entre House et le comateux peut alors commencer dans le but de sauver le fils et s’en suit toute une série de questions médicales et personnelles. House explique notamment pourquoi il a voulu devenir médecin. Mais bon, on peut clairement douter de sa sincérité et il pourrait très bien raconter n’importe quoi au comateux pendant que Wilson cherche désespérément à le satisfaire en retrouvant exactement le fameux sandwich. Comme le dit House, ce qui rend Wilson heureux c’est de faire plaisir aux gens. Grâce à cela, il se sent important. Plutôt amusant pour un cancérologue habitué à donner de mauvaises nouvelles à ses patients. On apprend également comment House et Stacy se sont rencontrés. Lors d’un partie de paintball médecin contre avocat et Stacy lui a tiré dessus.

Comme dans FBI portés disparus, on explore la vie du comateux. Il était tombé dans le coma en essayant de sauver sa femme d’un incendie voilà 10 ans. Incendie provoqué par son propre fils qui faisait du pop corn dans la cheminée le soir de Noël. Super inteloligent de la part des parents mais aussi de la part du gamin. Sa femme étant morte, cela expliquerait pourquoi il ne veut pas voir son fils. House tout en écoutant le récit des différents morts dans la famille fait une synthèse de tout cela pour en arriver au diagnostic d’une maladie génétique.

Malheureusement il est trop tard, car le fils aurait besoin d’urgence d’un nouveau cœur mais comme il est alcoolique, il est clair qu’il ne sera pas mis en priorité sur la liste. House a alors l’une des réactions les plus extrêmes depuis le début de la série. Comme le comateux va de toute façon retomber dans le coma et mourir, il lui propose ni plus ni moins de se suicider afin de donner son cœur à son fils pour le sauver. Mais il vaut mieux qu’il se pende afin de ne pas fragiliser son cœur. Une position éthique pour le moins discutable. On sacrifie une vie pour en sauver une autre. House se fabrique vite fait un alibi au casino grâce à Wilson et un illustre inconnu devant jouer son rôle. Cuddy reste bien entendu sceptique par rapport à ce suicide tombant à pique. Mais on pourra dire ce que l’on voudra, House est prêt à tout pour sauver son patient. Il baisse même le masque devant le gamin après l’opération en lui parlant de son père. House a donc une preuve de l’amour inconditionnel mais cela ne l’empêche pas de croire que celui ci n’existe pas vraiment.

A Princeton Plainsborough, Tritter continue sa petite enquête et après avoir interrogé Wilson la semaine dernière, il se met à cuisiner les trois larbins. Si dans les deux premiers épisodes, l’intrigue du flic m’avait bien plu, cette fois je trouve qu’elle s’enlise un peu. Tritter est l’image même du petit flic minable qui parce qu’il a un tout peu de pouvoir, l’utilise afin de pouvoir se sentir supérieur aux autres et il n’hésite pas à les menacer de façon indirecte et à les mettre mal à l’aise. L’équipe de House tient bon, du moins surtout Cameron et Foreman. Chase, lui, n’hésite pas à enfoncer un peu plus House. Cameron avait pourtant demandé de se limiter à 6 comprimés par jour afin qu’ils aient tous la même version. Chase dit à Tritter qu’House peut aller juste 12 comprimés par jour. Foreman a par contre un comportement exemplaire. Il reste honnête en disant qu’House est un emmerdeur mais il a besoin de ses médicaments et cela ça ne regarde pas le gouvernement. Bravo Foreman, bien envoyé. En voilà un qui n’aime pas les flics. Ça se comprend en ex voleur de voiture qu’il est. Bizarrement, Tritter interroge tout le monde sauf Cuddy. Aurait il peur de l’autorité ? Ou alors on garde Cuddy pour le prochain épisode. La fin nous montre une nouvelle étape dans la fixette de Tritter qui fait bloquer le compte en banque de Wilson afin de faire pression sur lui pour qu’il lui livre House. Il ne faudrait tout de même pas voir l’intrigue s’éterniser. Ce serait peut être mieux de la relancer dans une nouvelle direction car là, elle montre ses limites.

Pour terminer quelques unes des meilleures répliques de House durant l’épisode (en vo bien entendu) :

CUDDY: You’ll be torturing him. And his family.HOUSE: Good news for Legal. Only family he’s got is upstairs dying.
HOUSE: Don’t worry about it. We use recyclable clothes now. More than once, then eat them.

 Coma man (à propos des bonbons) : Do the purple ones have chocolate inside?

HOUSE: Raspberry cocaine.

 HOUSE: Deep inside, Wilson believes if he cares enough, he’ll never have to die.
HOUSE: We have arranged transplants before when a patient is near death.
CUDDY: Except he isn’t near death. He’s saying “Kill me and cut out my heart”. Are you out of your mind?
Bilan : Un nouvel épisode magistral. Le trio Hugh Laurie, John Larroquette, Robert Sean Leonard fonctionne à merveille, à la fois drôle et tragique. La fin est particulièrement touchante poussant House à un choix pour le moins difficile mais devant le quel il ne recule pas le moins du monde. L’intrigue de Tritter équilibre bien l’ensemble même si le personnage devient un peu trop pleurnichard et fait tout un foin pour un simple thermomètre dans le derrière.
Posté par Tao 17 juin 2008

Suite de la confrontation entre House et Tritter et le flic n’est pas prêt à lâcher l’affaire. Après avoir mis House en garde à vue, il s’attaque ensuite à son appartement et l’inculpe de trafic de stupéfiants. Ben oui, qui garderait autant de pilules chez lui si ce n’est pour les revendre. House se réfugie derrière son handicap avec une mauvaise foi à peine feinte et le flic, lui, fait clairement de l’excès de zèle.. Les situations sont excellentes mais finalement l’idée de ce flic voulant en faire baver à House pour avoir été désagréable avec lui est un peu trop poussée. Tout cela pour un petit thermomètre dans le derrière. Il serait intéressant de se pencher sur ce personnage revanchard, limite ripoux utilisant sa fonction pour régler ses comptes avec la société. Mais bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. L’histoire est très bonne mais c’est un peu le début de l’engrenage qui me fait un peu tiquer. Le pire (ou devrai je dire le meilleur) c’est bien entendu la fin car on se rend compte qu’House pourrait entraîner dans sa chute pas mal de monde et notamment Wilson qui est obligé de mentir au sujet de l’ordonnance contrefaite par House. Souvenez vous, il doit s’agir de l’ordonnance piquée lors du season premiere de la saison 3. Cette rivalité me fait un peu penser à celle entre House et Vogler (Chi McBride) durant la saison 1, mais là c’est House qui est en situation de faiblesse.

En ce qui concerne le cas médical, House et ses complices doivent gérer un cas énorme. Autrement dit un patient de 300 kilos. Les pompiers ont même dû abattre la fenêtre de sa chambre pour le faire sortir. Chase a vite fait le tour de la question. Le mec est gros, c’est de sa faute et il n’a pas l’intention de le soigner. Suivant la logique du fumeur souffrant du cancer du poumon par exemple. Il apparaît donc dans quelques scènes puis suit le conseil de son patron et reste assis sur une chaise afin de reposer son gros cul. Les autres se demandent même à la mi épisode où il a bien pu passer. Cameron, elle, est particulièrement touchée par ce cas mais on ne saura pas pourquoi. Elle utilise d’ailleurs des méthodes particulièrement housienne et n’hésite pas à droguer le patient afin de l’empêcher de quitter l’hôpital sans savoir de quoi il souffre. Notre petite Alison prend de l’assurance en ce début de saison. Elle fait des blagues, s’exprime de façon nettement plus virulente lors des séances de diagnostic différentiel. Et elle va jusqu’à prendre la défense de House face à Cuddy. D’ailleurs la scène est très drôle car Cuddy gueule sur House mais dès que Cameron dit que c’est sa faute si le scanner est cassé, elle n’ose plus rien dire et sort du bureau. Le patient très très gros est bien entendu l’occasion de nombreuses blagues et surnoms pas très flatteurs mais bon comme dirait Chase, il l’a bien cherché. Et puis si on ne peut même plus se moquer des gros, où va t’on ? Cameron, tout comme Wilson, fait le rapprochement entre ce patient solitaire, bourru et amateur de prostituées et House avec qui il partage un certain nombre de points communs. Dans ce cas, le mal est peut être dans sa jambe aussi ironise notre Sherlock Holmes.

Une fois de plus on s’attaque à un sujet assez grave, celui de l’obésité et comme le dit le patient, vu qu’il est gros, on cherche forcément un lien entre son surpoids et le mal dont il souffre alors que celui ci est peut être ailleurs. Comme ironise le patient, il est gros depuis toujours mais seulement malade depuis quelques jours. Finalement c’est lorsque les médecins s’éloignent de ce postulat de base et le traite comme un patient comme un autre qu’ils découvrent qu’il souffre d’un cancer du poumon. Le mal n’était donc pas dans la bouffe finalement.

Bilan : Sans être incroyablement formidable, l’épisode continue le très beau parcours de cette troisième saison de House. Cameron et Foreman commencent doucement à avoir de la personnalité et leur opposition commence vraiment à me plaire. Par contre Chase est de plus en plus inutile. L’arrivée du flic apporte également une intrigue en plus intéressante à suivre. Par contre ce n’est pas cela qui fait changer House et ses mauvaises habitudes.

Posté par Tao 17 juin 2008

La série continue sur sa très bonne lancée du début de saison. House deviendrait il de plus en plus cynique ou est ce seulement moi ? Il supporte en tout cas de moins en moins de voir des gens heureux et son attitude tout au long de l’épisode était vraiment hardcore si je peux m’exprimer ainsi. Les trois larbins font de la résistance et comprennent qu’en groupe ils sont plus forts, même si leur union est loin d’arrêter le machiavélique docteur House qui comme toujours les roule dans la farine. Trois intrigues sont ainsi menées de front avec des résolutions inattendues.

L’habituel cas du jour nous présente un jeune couple d’à peine 20 ans dont la femme est admise à la suite de crames à l’estomac après un vol à main armé dans un resto où ils dînaient tranquillement. L’histoire est classique. La santé de la femme empire, le mari tombe également malade et la femme finit dans le coma. Les recherches se font sur deux fronts, l’une infectieuse et l’autre environnementale et les 4 médecins tergiversent sur les symptômes les ¾ de l’épisode. Et au final tout le monde est sauvé mais cela ne veut pas dire que tout va bien pour ce gentil petit couple. En effet les différents tests et le diagnostic de House ont conduits nos médecins a la conclusion d’un maladie génétique dans les deux cas. Autrement dit nos deux petits amoureux sont en frère et sœur et cela sans le savoir. Les deux jeunes avaient fugués à 16 ans à cause de la violence du père du garçon soit disant raciste. Mais s’il avait quelque chose contre cette relation c’est parce qu’il savait qu’il était également le père de la petite copine de son fils. Frère et sœur couchaient donc ensemble sans le savoir et Foreman a beau prendre autant de gants qu’il veut, la vérité laisse forcément des traces. Pas sur que notre petit couple reste unis très longtemps après une telle révélation. Pour Jeremy cela ne change rien, Tracy est l’amour de sa vie comme il le répète durant tout l’épisode. Tracy par contre voit cela d’un autre œil et on peut parfaitement la comprendre. La scène finale où Foreman vient parler à Jeremy est vraiment touchante car on sent le jeune homme perdu à la suite de telles révélations. Foreman fait preuve d’une belle humanité pour une fois, ça n’arrive pas si souvent après tout.

Après avoir brisé un couple, House décide d’en briser un deuxième car horreur, il a croisé Wilson en train de parler avec une diablesse blonde dans le couloir. Non mais, faudrait pas qu’il redevienne hétéro tout de même l’ami Wilson. House passe donc un temps fou afin de prouver que notre blondasse n’est pas faite pour son Wilson d’amour et il ira même jusqu’à aller fouiller dans le cassier de la demoiselle. Quel goujat sans gène ce House. Il est tellement focalisé sur sa peur de perdre son seul et unique ami qu’il n’a même pas remarqué que la fille était déjà prise et sortait avec… Foreman et oui. Comme quoi, il n’est pas contre les unions interraciales finalement. Les paris successifs entre House et Foreman avec Chase en guise d’arbitre étaient amusants eux aussi. Wilson n’ayant pas su emballer la fille, il doit son contenter de rester seul et triste dans sa chambre d’hôtel et ressasser ses trois mariages ratés. Et oui, on ne le dirait pas comme ça mais Wilson a été marié trois fois.

Dans la troisième intrigue, House trouve un adversaire à sa mesure en la personne d’un patient récalcitrant qui n’a pas l’intention de se faire traiter comme de la merde par son médecin. Résultat des courses, le brave monsieur se retrouve avec un thermomètre dans le cul. Objet qu’House à l’intention de récupérer plus tard, mais il ne sait pas encore quand. Dommage pour lui, la vengeance est un plat qui se mange froid et quand on découvre à la fin que le patient est en fait un flic, on se dit qu’House, handicapé ou pas, va en prendre plein la gueule. Mais bon l’agent Tritter n’est pas comme House, il reste dans les limites de la loi et arrête notre médecin vedette pour excès de vitesse et surtout détention de narcotique. Et oui, la vicodine est une drogue dure. Le plus drôle dans l’histoire c’est que je prendrai presque la défense de House face à ce flic un peu trop zélé utilisant son statut pour mieux se venger.

Conclusion : Très bon épisode centré ayant pour thème la solitude et le manque d’amour. Les trois parties de l’épisode sont différentes mais toutes les trois très réussies. Le coup du frère et de la sœur qui couchent ensemble va bien me rapporter dans les mots clés car oui, le web est rempli de pervers. On continue calmement l’arc de Cuddy sur son envie d’avoir un enfant et on ajoute une nouvelle intrigue à suivre avec la rivalité entre House et le flic. Vivement la suite. House est de plus en plus passionnant dans cette saison 3

Posté par Tao 17 juin 2008

Je dois l’avouer, j’aime de plus en plus cette série. Derrière son côté bourru et ses sarcasmes, le docteur House est un personnage très attachant et il le prouve à nouveau dans cet épisode au sujet d’un jeune garçon autiste. Une intrigue une fois de plus assez difficile à traiter mais abordée avec justesse et toujours une pointe de vérité politiquement incorrecte. Car oui, House dit tout haut ce que les autres pensent tout bas ou n’osent pas penser du tout comme les parents du garçon. Vivre avec une personne handicapée, c’est l’enfer. Comme House le dit très justement à la fin, un premier baiser avec la langue ça vaut 8,5/10, sauver un patient d’une mort certaine, ça vaut un 10 alors que les parents d’Adam peuvent au mieux espérer 6,5/10 sur l’échelle du bonheur. Quoi qu’ils fassent, leur fils ne sera jamais capable de jouer au foot, d’amener une fille au bal de promo ou d’aller à l’université. Alors bien sûr, les parents d’enfants handicapés diront toujours qu’ils aiment leur enfant, qu’il est une bénédiction afin de ne pas choquer mais ça m’a toujours semblé un peu forcé comme discours. Et là, House a certes un discours plus dur mais certainement plus humain.

 

Néanmoins et même s’il minimise ses actes, House est entré en contact avec le petit Adam et j’ai trouvé cela vraiment impressionnant. Preuve qu’il sait parfaitement ce qu’il fait derrière son air un peu excentrique. Un vrai faux méchant ce House. Et cette connexion se fait à trois reprises. La première fois est d’ailleurs la plus forte car on ne la voit pas arriver contrairement aux deux autres. House arrive déchaîné dans la salle d’examen et calme le garçon de manière stupéfiante en utilisant le masque d’anesthésie et payant même de sa personne. Tout le monde dans la salle est impressionné par ce geste et moi aussi. Bien sûr House ne veut pas qu’on l’aime, donc il minimise son intervention en parlant des singes mais les faits sont là. Après l’émotion, on retombe vite dans l’humour avec House un peu sonné par l’anesthésique et là aussi c’est très drôle et même burlesque façon Charlie Chaplin. La dernière séquence vaut un 10 comme le dit Wilson avec le garçon remerciant House comme il le peut en lui offrant sa playstation portable. Un moment magnifique redonnant un peu d’espoir et de joie de vivre aux parents. Bien sûr (et heureusement) House n’a pu le guérir de son autisme mais il y a malgré tout eu un plus non négligeable. C’est vrai ce happy end se voit venir et est un peu mielleux mais je l’ai trouvé de bon ton et logique.

Cela nous ferait presque oublier le caractère de chien de House tout au long de cet épisode. Car House c’est un emmerdeur et là je dois dire que c’est l’un des meilleurs exemples du genre. Il veut récupérer sa vieille moquette tâchée de sang enlevée par Cuddy et pour cela il près à emmerder sa patronne jusqu’à ce qu’elle craque. Comme son propre bureau n’est plus ” utilisable “, House décide de squatter les autres endroits de l’hôpital pour le plus grand plaisir du téléspectateur tellement ça apporte des situations drôles. Ça commence par l’accueil de l’hôpital où il fait fuir les patients, ça se poursuit dans le bureau de ce pauvre Wilson mais lui n’en a rien à faire, puis c’est carrément le bureau de Cuddy qui est réquisitionné avec Foreman apeuré à l’idée de devoir faire face à la diablesse au chemisier sexy. Wilson voit en cette attachement à la moquette une pathologie grave chez House, Cuddy a elle un raisonnement bien plus direct ” Le diagnostic est beaucoup plus simple. C’est un con ” dit elle. Mais le must, c’est tout de même le squattage de la chapelle avec un numéro sans précédent de Hugh Laurie.

Comme je l’avais déjà annoncé lors du dernier épisode, Leighton Meester fait son retour et là je suis un peu déçu car on aurait pu pousser le côté nymphomane beaucoup plus loin. Tout cela reste finalement très sage et House tel Jésus trouve en deux secondes un diagnostic pour les symptômes de l’adolescente. Autrement dit, elle n’est pas nympho mais victime d’un virus répandu lors d’un tremblement de terre. Cela dit, les scènes entre House et Cuddy au sujet de ” la petite amie ” du docteur sont absolument savoureuses. Mais je pensais qu’on irait beaucoup plus loin. Je m’étais peut être un peu trop réjoui à l’avance.

Bilan : Un excellent épisode mais là vraiment excellent. Si vous voulez donner à quelqu’un un bon aperçu de la série, faîtes lui regarder cet épisode là. Une intrigue médicale parfaitement maîtrisée et l’intrigue de la moquette est vraiment drôle. Nous ne sommes qu’en début de saison mais avec un tel début, on peut imaginer une saison 3 de très grande qualité. La série progressant de saison en saison dans son côté addictif et c’est tant mieux. Par contre, je continue de le dire, les trois légumes sont toujours aussi inutiles et donner plus de scènes à Cuddy et à Wilson est une très bonne idée.

Posté par Tao 17 juin 2008

Voilà un thème compliqué pour le docteur House, celui de l’euthanasie. Un sujet difficile et encore tabou en particulier aux Etats Unis. Tout l’intérêt de l’épisode était de savoir comment la série allait traiter ce délicat fait de société. Certes j’ai eu très peur à certains moments car la série à un goût très prononcé pour les happy end mais au final, elle a géré la situation de la meilleure façon qu’il soit, j’ai été à la fois impressionné et même amené à réfléchir moi même sur la question à la suite de cet épisode.

Un éminent docteur vénéré par House mais aussi par toute la communauté médicale pour ses recherches est admis à l’hôpital pour des problèmes respiratoires. Très vite, vu son grand âge, il semble que plus rien ne soit possible pour le soigner et il demande à House de l’aider à mourir. Toujours autant attiré par l’énigme médicale, visiblement l’un des thèmes de cette saison 3, House décide de passer avec Powell un marché. Il lui donne 24 heures pour trouver ce qu’il a et passé ce délai, il l’aidera à mourir. La voix de la conscience, Cameron s’insurge de telle pratique. Les médecins sont faits pour soigner et non pour tuer les gens après tout. Foreman le carriériste ne préfère pas se mouiller afin de préserver sa carrière. Et oh miracle, Chase émet une opinion et soutient House dans sa décision. Rien que pour cela, je vais mettre Chase à l’honneur avec sa photo pour illustrer l’épisode.

Je ne vais pas parler des divers rebondissements, l’analyse est bien plus intéressante. House finit donc par trouver de quoi souffre Powell mais cela ne change rien car il est foutu et la mort est la seule issue. La série va jusqu’au bout du raisonnement médical sans scandale je dirai. House fait tout ce qui est en son pouvoir pour guérir son patient mais il arrive un moment où la médecine curative ne peut plus rien et dans ce cas et uniquement dans ce cas, l’euthanasie peut être pratiquée avec l’accord du patient. C’est le raisonnement soutenu par la série et je dois dire bravo. Certes, House s’acharne un peu trop sur Powell afin de savoir de quoi il souffre mais en fait la série pousse le raisonnement médical à l’extrême. House a utilisé toutes les possibilités. Il a poussé la médicine jusqu’au bout mais quand celle ne peut plus rien pour la patient, il faut passer la main et être simplement humain. La dernière scène, nous laisse penser que c’est Cameron malgré sa vive opposition durant toute cette intrigue qui a aidé Powell a mourir. Là je dois dire que je ne suis pas trop convaincu par cette fin. J’aurai préféré voir Cameron rester sur ses positions car il y a des gens pour et contre l’euthanasie et là on présente un peu celle ci comme une fatalité. Cameron a donc été un médecin jusqu’au bout en respectant la volonté de son patient et en allant au delà de ses propres convictions pour aider un patient et c’est sans doute cela être médecin. Mais je suis un peu gêné. C’est un peu trop facile de faire changer Cameron à la fin.

L’épisode pose également le problème de l’expérimentation. En effet, House fait lire à Cameron un article de Powell dans lequel il explique comment et pourquoi il a irradié des nouveaux nés dans l’unique but de pouvoir en sauver des milliers d’autres souffrant de cancers. Là aussi, l’exemple est extrême mais nous montre qu’en médecine, il faut parfois savoir sacrifier des personnes afin d’en sauver beaucoup plus par la suite. On ne fait pas d’omelette sans casser d’œuf comme on dit dans le langage populaire. Un raisonnement également très dur en complémentarité avec l’intrigue principale. D’un côté une décision personnelle du patient, de l’autre une difficile décision du médecin.

En ce qui concerne notre cher docteur House, comme nous le montrait l’épisode précédent, il est obligé de reprendre sa canne mais fait tout pour ne pas en parler. Son entrée remarquée dans son bureau vaut le coup d’œil avec Cameron limite choquée et attristée par ce qui arrive à son patron. Mais cet handicap n’empêche pas House de draguer une jeune fille mineure venue accompagner son père lors d’une consultation. La jeune fille en question est interprétée par Leighon Meester que l’on retrouvera à la rentrée dans l’adaptation télévisée de Gossip Girl. D’ailleurs elle est bien plus jolie en blonde comme c’est le cas dans cet épisode. Et d’après l’IMDB, elle doit encore apparaître dans le suivant. Affaire à suivre.

Bilan : Vraiment un très très bon épisode sur un sujet délicat. On aurait très bien pu avoir une guimauve avec House arrivant à remettre sur pied son patient et lui redonner le goût de vivre mais là j’aurai crié au scandale et sans doute arrêté la série sur le champ. Mais on n’en est pas arrivé là. La saison 3 a peine commencé, elle sort des sentiers battus. La série arrive a maturité on dirait et les personnages aussi, même si la plupart manquent cruellement de personnalité. Comme je l’ai déjà dit, la série c’est House et c’est tout. Le reste est secondaire car de toute façon c’est pour Hugh Laurie et son alter ego à la canne que l’on regarde la série et pas pour autre chose.

Posté par Tao 17 juin 2008

Un House de plus sur le blog, mais le rythme va un peu diminuer car maintenant ce sera seulement un seul épisode de la saison 3 le mardi soir sur RTL-TVI. Une fois n’est pas coutume on joue la carte de la continuité en ce qui concerne le cas médical du précédent épisode et Cuddy est mal à l’aise à l’idée de mentir à House au sujet de la guérison de son patient. Selon Wilson, cela doit rester secret sinon les énigmes médicales risquent de devenir la nouvelle drogue de House qui pourrait alors mettre ses patients en danger pour satisfaire son ego. Pas de bol pour les deux comploteurs, Cameron la sainte découvre le vilain mensonge et forcément elle n’est pas contente. Cuddy et Wilson s’étonnent de la réaction violente de Cameron, certes elle a l’air toute douce comme ça mais c’est une vraie chieuse quand elle le veut. Cuddy étant malade à force de mentir, elle finit par raconter toute la vérité à House qui le prend plutôt bien. On se demande vraiment l’enjeu de l’intrigue vu qu’elle n’a aucune conséquence. Ça nous vaut malgré tout, une scène à mourir de rire où House parle au bébé de Cuddy (même si elle n’est pas enceinte, du moins je ne le penses pas. Mais bon House ne se trompe jamais). Il lui raconte que sa mère est une grosse menteuse et que c’est pour cela qu’elle ne lui a pas trouvé de papa. La tête de Cuddy est à mourir de rire, tellement elle a l’air scandalisée. Mais bon, c’est House, on sait comment il fonctionne. D’ailleurs en reparlant du cas de la semaine dernière, je trouvais cela complètement impossible comme guérison et comme pour me donner tort, cette semaine au journal télévisé, on a parlé d’un homme resté 19 ans dans le coma qui s’est enfin réveillé. Il dit même qu’il entendait tout mais ne pouvait pas bouger. Comme quoi ce n’est finalement pas si impossible que ça. Enfin bref.

House continue de prendre ses petites pilules de vicodin, même s’il se défend d’en reprendre devant Wilson. Mais l’aiguille n’est finalement pas dans sa tête car la douleur est bien présente. La Kétamine cesse de faire de l’effet. Cuddy et Wilson tentent néanmoins de minimiser cela en encourageant House à continuer ses exercices afin de renforcer le muscle mais la réalité est là. House a mal et sa jambe le fait encore plus souffrir maintenant qu’avant. Même si j’aurai aimé une progression un peu plus lente, comme par exemple avec un épisode en plus, l’intrigue est vraiment très bien menée. Elle nous montre qu’une opération n’est pas toujours la meilleure solution et ça peut faire plus de mal que de bien. Les opérations, ça peut rater aussi. Voilà un sujet franchement intéressant, en plus ça arrive à House, celui qui ne se trompe jamais. Quelle belle ironie. Dès la fin de l’épisode, il est obligé de reprendre sa bonne vieille canne pour s’appuyer dessus. Et tant mieux car House sans sa canne ce n’est plus tout à fait House. D’ailleurs ses patients ont fini de le remercier et de le regarder comme s’il était le messie. En gros, on remballe vite fait le season premiere et on retourne à la situation de départ ou presque. Mais cet échec aura sans doute des conséquences sur le rôle titre. Et là encore on ne peut que saliver à cette idée. Le personnage étant toujours aussi bien maîtrisé. Mais bon c’est normal, il est le seul personnage de la série à avoir une vraie évolution et un vrai suivi.

Le patient du jour est un petit garçon persuadé d’avoir été enlevé par des extraterrestres pour subir d’horribles expériences. On essaye difficilement de mettre Chase en avant dans cette intrigue mais il en faudra plus pour rendre le personnage intéressant. La dernière fois qu’il a été mis un peu en avant c’était quand il s’était planté sur un patient qui lui avait fait un procès. Non, sa partie de jambes en l’air avec Cameron ne compte pas, là c’était la nonne sado maso le centre d’intérêt. Et son rap compétemment raté était tout simplement ridicule encore plus en français. Mais sa petite bataille entre Foreman au sujet de la coagulation est amusante avec House qui compte les points, c’est déjà ça. Il fait tout de même une grosse boulette en faisant semblant d’enlever l’implant extraterrestre du gamin car du coup, ça a donné des idées au petit qui s’est enfuit en pleine nuit pour se charcuter. Mais histoire de couper court à toutes les théories ufologiques, House trouve une explication parfaitement logique à la présence de ce corps étranger. Reste tout de même à expliquer les deux ADN distincts. Cette intrigue aux frontières du réel est l’occasion de pleins de répliques amusantes en référence à la science fiction. House parle notamment d’OFNI (objet fuyant non identifié) ou de la série X-files. Et comme d’habitude, House a le dernier mot, un éclat de génie où il finit par tout comprendre. Et il commence à nous parler de jumeau absorbé à lors de la formation des cellules. Ça avait été le point de départ d’un roman de Stephen King ” La part des ténèbres ” et il y avait eu également une intrigue de ce type dans CSI. Donc rien de neuf.

Bilan : Un bon épisode et même très bon en ce qui concerne House et sa jambe. Du côté du patient c’était assez divertissant aussi mais là c’est beaucoup plus codifié et moins surprenant, mais ça reste très agréable à regarder. La saison 3 de House commence donc particulièrement bien. Maintenant si on pouvait virer, Chase, Cameron et Foreman et garder uniquement Wilson, Cuddy et House, la série serait certainement bien meilleure. Enfin si on pouvait aussi virer Wilson, ça serait pas mal non plus.

Posté par Tao 17 juin 2008

La saison 2 est terminée et la saison 3 arrive déjà, pas mal non ? Cela dit, il faut se méfier car la saison 3 est souvent celle de tout les dangers et entraîne plus souvent qu’on ne le pense ce qui l’est donné d’appeler la malédiction de la saison 3. Je m’explique. La saison 1 pose les bases de la série, la saison 2 continue sur cette voie tout en améliorant ce qu’il faut améliorer et la saison 3 est souvent celle où l’on veut procéder à certains changements pour surprendre le téléspectateur ou redynamiser la série. Parfois ça se passe bien comme pour Everwood ou Gilmore girls dans l’autre cas on frôle la catastrophe comme pour Dawson’s creek ou 24. Arrivé à ce passage crucial d’une série où ça passe ou ça casse dans quelle catégorie se trouvera House ? Tentative de réponse avec ce season premiere du docteur House.

House revient après s’être fait tirer dessus et avoir subit un traitement à la kétamine. Et notre docteur nous revient changé. Il a troqué sa canne contre un skate board car oui, House marche sans boiter. Cameron est d’ailleurs toute ébahie et elle n’en revient pas. Si la jambe de House a changé, sa tête aussi. Il est tout gentil avec ses patients du moins ceux qui en valent la peine et ceux ci lui disent merci quand il s’en va. Cameron là encore n’en revient pas d’une telle transformation. Bah oui, le House il est prudent, il n’a pas envie de se faire tirer dessus une deuxième fois, c’est on ne peut plus logique. Pour son baptême du feu, House prend en charge non pas un mais deux patients. La première est vite évacuée, une espèce de folle se disant paralysée mais une petite flamme sous son pied et House démontre le contraire. Au suivant et celui ci est un homme transformé en légume suite à un cancer aujourd’hui guéri et House est bien décidé à le sortir de sa léthargie afin qu’il puisse embrasser son fils et faire l’amour à sa femme. Du moins, House espère qu’il fasse ça dans ce sens là, ça serait dommage de guérir un pédophile, comme il le dit si bien à Cuddy.

Justement la patronne parlons en, on a mis ses idées de bébé au placard mais on ressortira sans doute l’idée dans 10-12 épisodes au moment des february sweeps. House n’étant plus un drogué qui boite, il n’a plus aucune emprise sur Cuddy et chacune de ses propositions farfelues est sanctionnées par un ” Non ” de Cuddy bien décidée à ne plus craquer devant le charme revêche du beau docteur. Cameron suit le même régime, Même quand House lui propose sans sarcasme d’aller boire un verre ou d’aller manger, elle fait sa difficile. Chose improbable il y a encore quelques épisodes. Un House en bonne santé est bien moins attirant maintenant.

Malgré sa attitude plus empathique avec son légume et sa famille, House garde malgré tout une attitude très franche et appelle un chat un chat même quand le gamin s’énerve car il ne peut pas croire que son père puisse se suicider. Pourtant le suicide apporte l’espoir. Si le mec a voulu se suicider en plongeant dans la piscine c’est qu’il y a toujours un esprit à l’intérieur de ce corps malade. Voilà donc la raison pour laquelle House veut aider ce patient, il se retrouve en quelque sorte en lui tel qu’il était avant son traitement super génial lui ayant redonné l’usage de sa jambe. Pour cela il se met tout le monde à dos, sauf Chase qui obéit toujours comme un petit chien à son maître. Cameron et Foreman font bloc eux par contre comme s’ils n’avaient qu’un cerveau pour deux. Mais suis je bête, c’est effectivement le cas. Au passage les trois simplets affichent toujours zéro niveau personnalité.

La fin est par contre un peu trop surréaliste, même pour cette série habituée aux fins heureuses. House veut prescrire un traitement au patient mais Cuddy refuse. Mais alors qu’il est sur le point de partir, Cuddy a un remord de conscience et fait une piqûre à son patient et celui ci sort de sa léthargie comme par miracle. Tout le monde est ému et surtout Cuddy se mettant à pleurer. Mais pourquoi pleurer t’elle au juste ? Grâce au mec miraculé ou parce qu’House avait raison ? Elle aurait ainsi pris a bonne décision avec le traitement à la kétamine ayant sorti House de sa propre carapace. Wilson par contre met en garde Cuddy, annoncer à House qu’il avait raison, le renforcerait dans son attitude borderline du tout pour le tout. Car si House a revenu changé donnant l’apparence de plus s’inquiéter pour ses patients, il a l’air énervé par ce trop plein de bon sentiment de la part de la femme du patient. Et il est aussi devenu encore plus extrême dans ses décisions et surtout plus que jamais sur et certain de son propre jugement.

House est peut être sevré de sa dépendance à la vicodine mais comme dit le proverbe vous pouvez sortir l’homme de la drogue mais vous ne pourrez jamais sortir la drogue de l’homme. L’aiguille est dans sa tête et même s’il n’en a pas physiquement besoin House est toujours dépendant physiquement au médicament. Du coup, il vole une ordonnance à Wilson, histoire d’avoir ses petites pilules. Cela lui sera bien utile car le traitement à la kétamine semble dès ce premier épisode montrer ses limites. Dans un sens, c’est une bonne idée car un House sans canne est ce toujours House ? Par contre niveau évolution du personnage, on en reviendrait au statu quo. Et comme c’est le seul personnage a avoir évolué depuis trois saisons, ça serait dommage de revenir si vite en arrière car la nouvelle attitude de House plus tout à fait méchant mais encore loin d’être un type agréable à fréquenter a selon moi un énorme potentiel.

Bilan : Un très bon season premiere, meilleur par rapport au 2.01. House nous revient en pleine forme avec un nouveau mental même s’il garde son caractère de merde. Le cas du patient était intéressant mais la fin est vraiment trop exagérée et carrément guimauve, on pourrait même parler de miracle en ce qui le concerne.

 Page 11 of 11  « First  ... « 7  8  9  10  11