Posté par Tao
9 nov 2008

Chuck débarque en toute discrétion sur TF1 ce dimanche. Mais ne vous y trompez pas, passer à côté de cette série serait une grave erreur. Voici donc 10 raisons de regarder Chuck le dimanche après midi. La série aura les honneurs du prime time dès le vendredi 21 novembre en Belgique sur la Deux.
-
Le mélange de comédie, d’action et de geek attitude
- L’humour décalé et second degré
- Chuck Bartowski, une version adulte de Seth Cohen
- La très sexy Yvonne Strahovski, pour les garçons
- Captain Awesome torse nu, pour les filles
- Les scènes d’action super cools et ultra chorégraphiées
- Les références (nombreuses) à The OC
- Revoir Sarah Lancaster dans un rôle récurrent (en fan d’Everwood que je suis)
- Les seconds rôles délirants
- Fnac, Media Markt, Buy more, même combat
Posté par Tao
9 oct 2008

Après les prénoms des héros, je continue mes articles sur les points communs entre les séries. Aujourd’hui, je m’attaque aux lieux rencontrés dans les épisodes. Ceux ci peuvent avoir une place centrale ou plus secondaire en fonction des différentes séries.
Le commissariat : Vu le nombre de séries policières, le commissariat, les bureaux du FBI ou de la police scientifique sont un endroit stratégique des séries télés d’aujourd’hui mais également d’hier et peuvent également être le théâtre d’intrigues très différentes. Au choix il y a ainsi le bureau des enquêtes prioritaires dans The closer, le commissariat des Clairières dans Julie Lescaut, le labo de Grissom dans les Experts, les divers commissariat de New York pour la franchise Law & order mais aussi de NYPD ou encore le département du shérif de Neptune pour Veronica Mars et on y croise une faune toute aussi diverse. On comptera au moins deux commissariats différents à Miami mais avec chacun leur rouquin : Oratio Cane et Dexter Morgan. Si les flics sont considérés comme les gentils dans les séries policières, ceux ci sont souvent moins appréciés dans les autres séries et souvent considérés comme des emmerdeurs. Exemple dans The OC quand ils embarquent le jeune Ryan Atwood par exemple ou dans Dirty sexy money.
L’hôpital : Cet endroit peut être le lieu principal d’une série comme c’est le cas pour Grey’s anatomy, Urgences ou le docteur House mais chacune de ses trois séries propose une dynamique différente. Dans Urgences, on traite les cas lourds, dans Grey’s anatomy, l’hôpital est juste un endroit à la mode pour draguer et dans le docteur House on laisse davantage la place au diagnostic et aux examens et on entre rarement en salle d’opération. Dans d’autres séries l’hôpital est un lieu occasionnel voire un parmi d’autres. Ainsi dans Smallville, l’hôpital en carton est utilisé quand un personnage de la série est blessé ou dans le coma, dans Melrose place, il servait juste à y croiser Michael, Kimberly ou Peter et pourtant la série ne compte qu’une seule vraie scène où on voit l’un de ses médecins en train d’opérer.
Le cabinet d’avocat : C’est également l’un des endroits à la mode car les séries procédurales vont et viennent, chacune avec leurs différences. Ally McBeal y cherchait l’amour entre deux affaires loufoques, les avocats de The practice y étaient toujours habillés en costume sombres et pour Crane, Poole et Schmidt dans Boston legal, les avocats hors associés ne font souvent que passer. On n’oubliera évidemment pas Hewes et associés dans Damages où règne la manipulatrice Patty Hewes, à mille lieux du sympathique Ed et son cabinet d’avocat servant également de salle de bowling dans la série “ Ed ” tout simplement. N’oublions pas non plus Sandy Cohen, l’avocat le plus improbable de la télévision car en 4 saisons de The OC, on ne l’aura jamais vu plaider la moindre seconde.
L’école : Dans tout teen shows et ceux ci sont nombreux, les ados se doivent d’aller à l’école. Bien souvent celui ci est seulement un lieu supplémentaire pour les intrigues et si on voit rarement les jeunes étudier ou être en cours, ils réussissent leur année pourtant facilement. En matière d’établissement scolaire, on en distingue généralement de deux types. Les écoles privées ultra chics comme Chilton dans Gilmore girls ou Constance Billard dans Gossip girl avec uniforme et règles strictes, dans le lot des écoles hyper classes on compte également Harbor high dans The OC. A côté, il y a des lycées plus standards comme celui de Capeside ou de Tree hill dans Dawson et One tree hill, le lycée de Peek county dans Everwood ou encore le lycée de Dillon temple des Panthers dans Friday night lights.
Le bar/ restaurant : Souvent dans les séries, on trouve un endroit central où tous les personnages aiment se rassembler pour passer la soirée, boire un verre ou manger. Du moins cela était très à la mode dans les années 90 et je trouve qu’aujourd’hui c’est un élément qui est moins systématique. Evidemment, on se souvient du Central perk de Friends et de ses cappuccinos dans d’énormes mugs. Il y avait aussi le Peach pitt dans Beverly hills, le restaurant Salingers dans La vie à cinq, la taverne de Moe dans les Simpsons, le Pie hole de Pushing daisies, le Shooter dans Melrose place ou encore (et oui) le bar du Mistral de Plus belle la vie.
Les vaisseaux spatiaux et autres stations orbitales : Oui je sais, ça peut paraître un peu bizarre mais le nombre de série de science fiction se passant dans des soucoupes situées à des milliers d’années lumières de notre bonne vieille terre est assez impressionnant. Pour n’en citer qu’une, je pourrai vous parler de Star trek et de son mythique vaisseau Entreprise commandé par Denny Crane en personne. On peut également rencontrer dans l’espace intersidéral le Galactica dans Battlestar Galactica ou encore la station Babylon 5 servant de point de rencontres pour différentes civilisations. Sans compter également le satellite que l’on explore de temps en temps dans le Doctor Who et où l’on a pu rencontre la dernière humaine.
Les maisons : N’oublions pas non plus les maisons de nos héros de séries télés. L’énorme château de Julie et Caleb dans The OC, la sympathique maison de Lorelai dans Gilmore girls, l’appartement de Monica dans Friends, la mythique résidence de Melrose place dont semble s’être inspiré la série Chuck pour la résidence où vit Chuck, Ellie, Awesome et Casey ou encore le très underground entrepôt ayant accueilli plusieurs des héros de Hartley coeur à vif. On en trouve pour tous les goûts.
Je terminerai avec les endroits… que l’on ne montre jamais ou presque. Dans le lot, il y a les toilettes de la cellule anti terroriste (24), le garagiste des Simpsons, les salles de cours de Gossip girl, le salon de coiffure des Desperate housewives pourtant toujours impeccablement coiffées, l’appartement ou maison de Cameron dans House.
Ce genre d’article sait seulement être non exhaustif, alors toutes vos idées seront les bienvenues. Juste une petite question pour lancer la discussion. Où auriez vous aimé habiter parmi les nombreuses habitations présentées à les séries ? Perso le 4616 Melrose place ne m’aurait déplu malgré les ennuies du voisinnage.
Posté par Tao
17 sept 2008
Dans ce nouvel article spécial, j’ai décidé de m’intéresser aux prénoms de nos héros. Celui ci est un choix important car si la série a du succès, les fans risquent de s’en inspirer pour baptiser leurs enfants. Ce n’est donc pas du tout à prendre à la légère. Voici donc un petit aperçu des prénoms que l’on peut retrouver dans nos séries télés favorites.Jack : Prénom par excellence du personnage masculin. Ce prénom est extrêmement rependu dans les séries télé et même sans doute un peu trop Celui ci est généralement un héros sans peur et sans reproche, macho et individualiste voire solitaire. On trouvera donc évidemment Jack Bauer dans 24, Jack O’ Neil dans Stargate, Jack Sheperd dans Lost, Jack Malone dans FBI portés disparus ou encore Jack Carter dans Eureka.
Chuck : C’était LE prénom à la mode l’an dernier dans les séries aux Etats Unis. A croire que pour exister, chaque série devait avoir son Chuck. Ainsi nous avons eu droit à Chuck Bass dans Gossip girl, Chuck Bartowski dans la série Chuck (tout court) et Chuck dans Pushing daisies qui pour nous induire en erreur est bel et bien une femme. Des personnages pourtant tous très différents, mis à part qu’ils ont les cheveux bruns et leur année d’apparition sur nos écrans.
Julia : C’est le prénom maudit de la gente féminine. Si une actrice passe une audition et que son personnage porte ce nom, elle ferait mieux de quitter le casting sur le champ. Au programme, il y a Julia McNamara dans Nip/ tuck. Une héroïne improbable douée pour attirer des intrigues qui le sont tout autant. Julia Walker dans Brothers and sisters, elle apparaît tous les 8 épisodes et n’a même pas encore une intrigue potable. Et je terminerai par Julia Salinger dans Party of 5. Le personnage interprété par Neve Campbell était certes sympathique mais avait le chic pour tomber sur des histoires d’amour foireuses.
Anna ou Hannah : Un joli palindrome pour un personnage souvent secondaire mais pétillant que l’on adore et que l’on voudrait voir davantage à l’écran. Des exemples ? Anna Stern dans The OC, Hannah Rogers dans Everwood ou Hannah dans la toute nouvelle série Chuck.
Nathan ou Nate : Ce prénom est attribué à des hommes ou des jeunes hommes qui ont tout pour être heureux mais qui n’arrivent pas à l’être. Et accessoirement à des acteurs ne trouvant jamais une bonne coiffure. Nate Fisher dans Six feet under, Nate Archibald dans Gossip girl ou Nathan Scott dans One tree hill.
Kyle : ce prénom est assez rare, je vous l’accorde mais toute personne portant ce prénom à de forte chance de se retrouver dans des situations paranormales. Kyle XY c’est une évidence. Mais on retrouve également Kyle Baldwin dans les 4400 ou encore Kyle Valenti dans Roswell.
Brooke : C’est le prénom des garces dans les séries. Brooke Davis dans One tree hill, Brooke Armstrong dans Melrose place et même Brooke Logan dans Amour, gloire et beauté. Et oui pourquoi ne pas citer un soap.
Amanda : C’est le prénom des blondes avec de jolis yeux en amande. Amanda Woodward dans Melrose place, Amanda Tanen dans Ugly Betty et Amanda Bloom dans Kyle XY… cherchez l’erreur.
La dernière catégorie, ce sera celle des prénoms originaux dont on se demande où les scénaristes ont pu aller les chercher tellement ils sont bizarres voire carrément ridicules à porter. On n’oserait même pas les faire porter à notre chien. On retiendra ainsi Dawson, Pacey, Ephram, Bright, Seth (prononcé Sept comme en français. Pourquoi pas 8, 9 ou 10 ?), Rufus, Alana, Bree ( pourquoi pas Camembert ?) et j’en passe.
Evidemment tout ceci n’a strictement rien de scientifique. C’était juste une manière amusante et originale de voir comment les prénoms sont répartis dans les séries télé et si on peut y trouver des ressemblances parmi les personnages portant le même nom.
Avez vous d’autres suggestions pour la liste ?
Et vous quels sont les prénoms préférés pour nos héros de séries ?
Illustration réalisée gràce à Wordle
Posté par Tao
12 sept 2008
- Le réalisme des relations parent/ enfant
- Des intrigues simples mais pas simplistes
- La vie à la montagne, ça change des plages californiennes
- Le look bûcheron de Treat Williams
- Tom Amandes dans le rôle du docteur Abbott, drôle et émouvant
- Deux desperate housewives pour le prix d’une (Brenda Strong et Marcia Cross)
- Pour une fois je suis shipper d’un couple, Ephram & Amy forever !
- Une position sur l’avortement qui ferait mourir Sarah Palin et John McCain
- Comment Scott Wolf fait il pour ne pas vieillir ?
- Cathedrals de Jump me fera toujours fondre en larmes
Posté par Tao
6 sept 2008
Je l’avais annoncé, la rentrée serait l’occasion de nouveautés sur le blog. Voici donc le premier article des “10 raisons de …”. Le principe est simple, 10 raisons personelles et pas forcément objectives pour vous donner envie de regarder ou de zapper telle ou telle série télé. Première série à passer sur le grill, Gossip girl et ce n’est pas pour en dire du bien.
-
Marre des histoires de gosses de riches
-
Leighton Meester est plus jolie en blonde
-
Chace Crawford a le charisme d’une méduse
-
Habiter dans un loft géant à Brooklyn, ce n’est pas être pauvre
-
On a déjà vu toutes les histoires mais en mieux
-
Kelly Rutherford ne peut pas être maman de deux ados. Merde, je suis vieux
-
Over the top est un film ringard
-
Rien à foutre du pourquoi Serena a quitté la ville
-
Gossip girl est faussement sulfureux, regardez plutôt Skins si vous voulez du trash
-
Michelle Trachmachin en guest n’est pas une bonne idée
Et pour vous ? La série est elle à zapper ou à regarder ?
Posté par Tao
28 juil 2008
A l’heure où l’on parle beaucoup du statut de France télévisions et de la suppression de la publicité sur le service public français. Je me suis posé la question de la place des séries télévisées américaines sur les chaînes publiques françaises mais aussi belges.
Tout d’abord, je me pose la question de savoir en quoi un genre télévisuel serait plus l’apanage d’un type de chaîne plutôt que d’une autre. Selon moi, un documentaire ne doit pas forcément se retrouver sur le service public et la télé réalité du côté du privé. Après tout, le pire comme le meilleur peut ressortir de tout type programme. Cela dépend comment le format est utilisé. La série US est habituellement dévolue aux télés privées dans l’imaginaire collectif car forcément liées aux chaînes commerciales américaines vue comme le diable par une certaine classe de (pseudos) intellectuels. Hors, on le sait depuis pas mal d’années déjà, les séries télés ont beaucoup évolués. Fini le temps des Dallas ou d’Amicalement votre aux scénarios simplistes. Aujourd’hui les séries s’étendent des seins siliconés de Las Vegas jusqu’au intrigues feutrées de Damages. Bref un panel extrêmement large où peuvent parfaitement se retrouver télévision publique et privée telle qu’on l’entend en Europe. Ainsi, on pourrait si on le veut catégoriser les séries en fonction de leur profil davantage privé ou public. Quelques exemples ? Urgences est clairement une série France 2 par son traitement de fond du milieu hospitalier américain, idem pour le très intello Six feet under. Là où des séries plus légères comme Grey’s anatomy ou Heroes se retrouvent plus facilement sur TF1. Une catégorisation qui pose parfois problème au point de créer une sorte de barrière infranchissable. Ainsi The OC (Newport beach) n’a jamais su s’imposer sur France 2, là où il est certain que la série aurait cartonné sur TF1 car relativement proches des Dawson ou Frères Scott ayant bien fonctionnés sur la chaîne privée. Les chaînes belges viennent pourtant brouiller les cartes, Urgences ou Six feet under étant diffusé sur RTL et ses chaînes dérivées avec plus ou moins de succès. 6FU dont les deux premières saisons avaient été diffusée le samedi en prime sur Club RTL face à la Star ac’ de TF1 d’ailleurs.
Les séries télés sont surtout considérées par les dirigeants de France télévisions comme un produit bas de gamme indigne de l’exception culturelle française. Hors il y a un paradoxe, quand France 2 arrive à battre TF1 en soirée, c’est souvent grâce à l’utilisation d’une série télé comme FBI portés disparus ou Cold case (ce qui fut le cas encore ce dimanche 20 juillet). Un succès, qui a tellement agacé TF1, poussant la chaîne à sacrifier son sacro saint film du dimanche pour le remplacer par les désormais classique “ Experts ” de Grissom à Oratio. Serait il devenu aussi honteux de faire de l’audience aux yeux de Patrick De Carolis ? Serait ce perçu par l’Elysée comme voler des parts de marché aux vaillantes chaînes privées n’ayant que la publicité pour vivre ?
On peut également se demander en quoi le divertissement sur le service public serait un péché. Il y a des divertissements intelligents qui ne sont pas uniquement vides cervelles. Le tout est souvent dans le ton et la manière d’aborder ses émissions. Car si on y pense bien, Fort Boyard ou les émissions de Ruquier ne sont pas spécialement étiquetées avec une mission de service public. Pourtant elles ne sont pas méprisées car présentes à l’antenne depuis des années. Mais dès qu’on évoque le mot série télé, on a l’impression d’avoir dit un gros mot. Car aussi sophistiquée soit elle, une série, c’est avant tout considéré comme un divertissement.
Certes, Rome et les Tudors ne remplaceront jamais un documentaire d’autant plus auprès des puristes qui les snoberont car trop violentes ou prenant trop de largesse avec l’histoire avec un grand H. Néanmoins, il ne me viendrait jamais à l’idée de regarder un documentaire de 12 heures sur la Rome antique et pourtant j’ai regardé la série de HBO avec passion. Conscient d’une histoire davantage romancée mais qui offre malgré tout un regard sur Rome que l’on ne trouvera jamais dans un livre d’histoire “ scolaire ” et qui pourtant est une réalité. Ça peut également pousser le public a s’intéresser à cette période de l’histoire après avoir suivi la série. Dans le même genre, je ne regarderai pas un documentaire sur l’Islam ou ne lirait le Coran. Pourtant, Sleeper cell offre une vision pour le moins contrastée de la religion islamique particulièrement saisissante, osant faire la différence entre Islam et islamisme radical. Parlant de l’Islam du point de vue des musulmans ce qui se fait rarement, y compris dans les journaux télévisés dits “ sérieux ”. Une telle fiction amène forcément à réfléchir, on ne peut rester indifférent devant elle. Et c’est tout à l’honneur de la RTBF d’avoir proposé la saison 1 en prime time sur la Deux il y a quelques mois.
La vision est pourtant un peu différente sur le service public belge. La RTBF n’a pas honte de diffuser des après midis séries sur La Deux la semaine ou le week end, même si cela peut s’apparenter à une programmation bouche trou à certains moments. Il y a près de 10 ans, la RTBF diffusait une trilogie série le dimanche soir (Le caméleon, Profiler et Homicide). En quoi ce qui était permis il y a quelques années ne le serait plus maintenant ? D’autant plus que le succès des séries télés en prime time n’est pas nouveau en Belgique. RTL diffusait déjà Melrose place ou le Docteur Quinn en soirée à l’époque où ces séries étaient encore en production. Finalement le manque de “ grosses ” séries us sur les chaînes publiques belges de la RTBF est surtout dû à un manque de moyens financiers, mais le rachat du contrat Warner permettra sans doute d’en voir davantage, à condition que celles ci soient bien exploitées. Cela permettra quelques belles surprises comme récemment la sympathique série “ Miss match ” trop longtemps ignorée et diffusée cet été uniquement pour une question de fin de droits.
En conclusion, je pense fondamentalement que les séries télés américaines ont leur place sur le service public sans pour autant construire leur grille autour d’elles comme peuvent le faire les chaînes privées. De plus les séries populaires peuvent également servir de produit d’appels afin de faire venir le téléspectateur sur la chaîne pour ensuite le faire rester en lui faisant découvrir autre chose Comme tout, c’est une question de dosage et qui dit chaîne généraliste dit également qu’il faut offrir au public tous les types de programmes sans dédaigner un genre. On peut par contre craindre pour le traitement de séries plus haut de gamme comme Mad men ou Pushing daisies. Pour cette dernière TF1 a déjà dit qu’elle n’en voulait pas, considérant que son public n’est pas assez intelligent pour adhérer à cette série (gloups !). Quant à Mad men, elle a le profil de la télé publique mais si elle est diffusée un jour sur France 2, elle le sera sans doute en plein milieu de la nuit comme ont pu l’être les Soprano et The west wing, cherchez l’erreur.
Cet article est également disponible sur Serieslive
Posté par Tao
14 juil 2008
Je continue ma réédition des articles hors séries pour vous parler de cette mode typiquement française (mais contamine les autres chaînes francophones limitrophes) de la diffusion des séries par paquet. Ça en est à un point tel qu’il est quasiment impossible aujourd’hui en France d’avoir une diffusion normale avec un seul épisode par série. Ça contamine même les programmes de la journée où France 2 trouvait très intelligent il y a quelques mois de balancer deux “Rex chien flic” d’affilée. Le phénomène est encore contenu en Belgique même si on ne nous épargne pas deux Desperate housewives (y compris sur Betv, chaîne soit disant premium), trois House sur TF1 ou même carrément trois Kyle XY le samedi soir sur RTL. Les responsables télés vous diront qu’ils font cela car le public n’est pas encore prêt à avoir des séries de une heure lors du prime time et que celui ci veut sa dose de série comme de véritables junkies assoiffés. Mais forcément si on n’essaye pas une autre technique, difficile de s’y habituer. Pourtant ce modèle de diffusion à la française n’a quasiment que des inconvénients.
Avec une telle diffusion, une saison dure moins longtemps. Il suffit de faire le calcul. Hors l’intérêt d’une chaîne de télé est de fidéliser le téléspectateur sur le long terme. Une fois la série finie plus rapidement, il faut retrouver un autre programme pour combler le vide, sans trop perdre le public ciblé par la série précédemment diffusée. Là où une diffusion avec un seul épisode permet de fidéliser d’avantage le téléspectateur, mieux ça permet d’avoir une locomotive de rêve pour le programme suivant et ainsi faire découvrir un programme (série ou pas) moins connu du grand public.
Si on a le temps de regarder sa série durant une heure, on n’a pas forcément le temps ni l’envie de suivre 2 voire 3 épisodes d’affilée. Il y a une vie en dehors de la télévision. Quoi ? Moi je dis cela le fan de série ? Ben oui, je le dis. Une série ça dure seulement 42 minutes (une heure avec pub) après on peut faire tout autre chose. Là où si on regarde 3x 42 minutes, forcément on n’a plus le temps de rien faire de la soirée, ni même de la nuit (et donc dormir) vu que même à 22h30, 23h TF1 passe aussi 2, 3 épisodes comme pour Heroes et Lost. A la rigueur, ça peut encore aller pour les séries non feuilletonnantes comme ” Les experts “. Ainsi on a le choix de regarder le premier épisode et d’aller se coucher ensuite ou de regarder le deuxième juste après avoir mis les enfants au bain et au lit. D’ailleurs on remarque souvent une hausse d’audience et/ ou de parts de marché pour les épisodes plus tardifs. Par contre pour les séries à suivre, cela semble plus compliqué car évidemment il ne faut pas rater un épisode. Et pire, on ne peut pas les enregistrer pour les regarder plus tard par risque d’être spolié durant une conversation le lendemain matin devant la machine à café au boulot.
Autre inconvénient, cette diffusion par paquet nous fait tout mélanger et on ne sait même plus si tel événement s’est passé dans tel épisode ou dans un autre. Si ça ne pose pas vraiment de problème dans une série à suivre, c’est plus problématique dans les séries à épisode unitaire. Ainsi monsieur et madame X regardent ” Les experts ” par batterie de 2 ou 3 sur TF1. Madame va se coucher à la moitié du deuxième car trop fatiguée. Le lendemain elle demande au petit déj’ ” Tiens comment s’est terminé les experts hier ? ” le mari ” ben, c’était machin qui avait tué truc ” madame ” mais non, ça c’était dans le premier épisode “. Bonjour pour s’y retrouver, n’est ce pas ?
Une telle diffusion par paquet est également un cadeau empoisonné. On fait croire aux téléspectateurs que ces soirées ” événement ” sont une récompense, qu’on le fait pour eux. Mais en fin de compte, on passe plus de temps à attendre la série qu’à la regarder. 22 épisodes par paquets de 3 ça fait 7 semaines. On reste donc 45 semaines par an à attendre le retour de sa série favorite pour en gros 3 mois de diffusion. Là où on pourrait avoir rendez vous durant 22 semaines chaque samedi ou chaque lundi avec Meredith, Locke, Cuddy ou Suresh.
En plus de tous ces petits problèmes pratiques, cette diffusion par paquet tue complètement la mécanique même du récit. Ainsi la fin à suspense de 24 ou de Prison break est totalement ridicule car on nous sort une fin de dingue pour nous faire patienter non jusqu’à la semaine prochaine mais 5 minutes au pire, le temps de la pub. Et je dis bien au pire car la grande spécialité maintenant c’est de ne plus avoir de pub entre la fin du premier et le début du deuxième épisode. Histoire de ne pas savoir zapper, aller aux toilettes ou enclencher son cerveau.
Il y a aussi un gros problème au niveau temporel. Une saison d’une série couvre très souvent une année dans la vie des personnages. Avec 3 épisodes d’affilée, on a la rentrée des classes, Thanksgiving, Noël, un viol, un accident de voiture, une grossesse, un tueur en série et tout cela sur deux mois de temps. Un peu beaucoup, non ?
Tout cela pour vous dire que j’en ai marre de ces programmations à la con prenant le téléspectateur pour une oie ou une vache que l’on gave jusqu’à ce qu’elle éclate. Alors c’est chouette d’avoir des séries en soirée mais dans ces conditions non, car les gens râlent et en ont marre du robinet à séries. Bref, il n’y a pas de respect pour les séries aujourd’hui, pas plus qu’hier malgré une meilleure exposition. Au contraire cette abondance par paquet renforce encore plus la mauvaise réputation des séries us car c’est ” toujours la même chose “.
Finalement, le must pour moi, c’est de regarder les épisodes en coffret DVD. Je regarde quand je veux un épisode peu importe le jour ou l’heure de la semaine. Et surtout je peux choisir le rythme de diffusion. Forcément une semaine entre chaque épisode mais cela peut même être beaucoup plus. Avec les coffrets Nip/ tuck, Entourage ou des 4400, j’espace parfois chaque épisode de deux ou trois semaines ce qui permet de faire durer le plaisir encore et encore. J’ai regardé Weeds (saison 1) l’été dernier grâce aux DVD, là où la RTBF a diffusé la série sur 3 semaines soit distante événement. La vraie raison était sans doute pour vite en finir avec un tel brûlot controversé.
Je terminerai cet article en me tournant vers vous. Comment aimez vous regarder vos séries préférées ? Car après tout j’ai peut être tout faux. Je suis peut être le seul à râler d’une telle diffusion expéditive.
Un petit sondage pour la route
Posté par Tao
2 juil 2008
Je profite de l’été et du nouveau blog de Critik en séries pour ressortir les anciens articles hors séries, un peu remis au goût du jour. De quoi relancer le débat. Depuis que les séries ont gagné leurs lettres noblesses en atteignant le prime time en France (ce qui est fait depuis plus de 10 ans en Belgique), on entend souvent dans les conversations réelles ou virtuelles qu’il y a trop de séries à la télévision, qu’il n’y en a plus que pour ce type de programme. Je trouve ce genre de remarque particulièrement idiote, pas parce que je suis moi même fan de série mais parce que dire cela est un non sens. Ce serait comme se plaindre qu’il y a trop de clips sur MTV et MCM ou trop de dessins animés sur une chaîne pour enfants. Le nom le dit bien ” série télé “, ce sont des programmes faits pour la télévision donc je trouve bizarre que l’on reproche aux chaînes d’en diffuser. Les fictions qu’elles soient déclinées sous forme de séries, films ou téléfilms sont une partie importante de la grille d’un chaîne, au même titre que les journaux télévisés, les documentaires, magazines de société ou émissions de plateau. Est ce que les gens se plaignent qu’il y a trop de téléfilms ? Pourtant ceux ci sont également omniprésents à la télévision française. Le policier du mardi de TF1, le vendredi polar de France 2, le téléfilm rural du week-end sur France 3 et j’en passe. Là personne n’a rien à redire peut être car ce sont des fictions françaises alors que bien souvent la qualité n’est pas au rendez vous, là où des Desperate housewives, 24 ou Lost brillent par l’intelligence de leur scénario, leur humour ou leur côté particulièrement addictif. Mais avec la mondialisation, le citoyen des pays dit occidentaux vit à peu près de la même façon. Le lyonnais est il si différent du gars d’ Atlanta ? De plus les fictions TV américaines sont souvent très intelligentes et font réfléchir tout en divertissant. Là où les séries télé françaises sont déréalisantes car si on écoute Navarro ou Joséphine ange gardien, en France tout va bien madame la marquise. Le monde est beau et les méchants sont toujours arrêtés à la fin. Là où horreur la fiction US se montre plus complexe. Prison break montre que ce n’est pas forcément le mauvais qui est en prison, pendant que Brothers and sisters montre des rapports familiaux vrais et authentiques sans pour autant que tout le monde s’embrassent à la fin comme dans l’éternel épilogue de Julie Lescaut où la mère et ses deux filles se câlinent après une dure journée de travail.
Cela fait également de nombreuses années que France 2 et surtout M6 se sont intéressées aux séries pour doper leur grille de soirée et cela ne semblait gêner personne. Forcément depuis TF1 est entrée dans le jeu et là tout est subitement devenu différent. On a l’impression que pour exister un phénomène a avant tout besoin d’être sur TF1 sinon il n’existe pas. Ce n’est pas qu’il y a plus de série aujourd’hui qu’avant, c’est juste que le rythme de diffusion est différent. La diffusion pour le moins étrange mais devenu la norme des 3 épisodes par soir à de quoi gaver c’est plus que certain et je le comprend parfaitement. D’autant plus quand ces séries démarrent à plus de minuit comme ce sera le cas pour la saison 2 de Heores. Mais ne nous y trompons pas, c’est le procédé de diffusion qu’il faut sanctionner et non les séries en elles mêmes. Car les séries parlent avant tout de nous. Bien plus que les films à grand spectacle comme Armagedon et les émissions de télé irréalité du genre Secret story. Les déboires de Lynette avec ses enfants ont quelque chose de très réels. Tout comme la méfiance de Mulder et Scully a l’égard du gouvernement est semblable au regard du citoyen sur cette administration obscure dont on ne comprend pas tous les rouages. Alors trop de séries non, mais trop de programmes de mauvaise qualité, oui.. Comme par hasard, on remarque aussi que TF1 diffuse surtout dans la franchise CSI (les experts) la version Miami avec David Carusso et si on regarde de plus près on constate que c’est la moins bonne des trois séries de cette franchise policière, cherchez l’erreur. La même chaîne utilisant cette franchise à toutes les sauces comme d’un bouclier face à la concurrence. Il faut également remarquer que ce ne sont pas forcément les meilleures séries us que l’on retrouvent les mieux exposées. Ainsi Point pleasant, Tarzan ou les frères Scott ont trouvé leur place sur tf1 malgré leur niveau zéro pendant que France 2 se refuse à diffuser Everwood et Gilmore girls et revend les droits à des chaînes de la TNT à l’audience confidentielle.
De plus quand la France (ou surtout TF1) essaye de nouvelles séries, c’est pour sortir des clones des Experts, de New York section criminelle ou de Grey’s anatomy. Normal de voir le public voir double et de bouder ses pâles copies quand l’original est de meilleure qualité tout en ayant l’inconvénient de ne pas être estampillé français.
Alors la parole est à vous ? Trouvez vous qu’il y a trop de séries US aujourd’hui dans votre télévision ? Vous retrouvez vous également dans des conversations blâmant le trop plein de séries tv ? Et comment cela vous affecte il en tant que série-addict ?









