Posté par Tao 12 nov 2008

J’avais raison de miser sur la romance et l’humour et moins de belgitude en cette saison 2 de Melting pot. La belge attitude est désormais plus intériorisée et on ne prend plus la peine d’insister lourdement sur cet aspect, mais uniquement par petite touche. Et de l’amour il en est question entre Astrid et le patron de la brasserie. Appelez le désormais Baudouin et oui un autre nom issue de la famille royale, êtes vous vraiment surpris ? Une romance qui renforce encore plus leur relation chien et chat. Même si le rapprochement se fait un peu en vitesse, le résultat fonctionne à merveille et le duo d’acteurs est parfait. Astrid est folle amoureuse mais surtout folle tout court notamment quand elle invente qu’elle est enceinte en pleine dispute à nouveau à cause des toilettes japonaises. A ce sujet, on aurait pu regrouper l’intrigue des japonais sur un seul épisode, ça aurait été selon moi plus efficace car ici on nous sort toute la panoplie avec “ Tombe la neige ” en japonais et Astrid en kimono de geisha.

 

De plus cette histoire entre Astrid et Baudouin pourrait bien faire revenir Philippe. Il ne va sans doute pas apprécier de voir un autre homme tourner autour de sa mère. D’ailleurs à ce sujet, j’aime beaucoup comment on utilise Philippe en ce moment. Seulement à travers la webcam dans de petites scènes. On sert avant tout le récit sans se forcer à mettre l’acteur en vedette. On continue aussi de voir évoluer Karine qui poursuit sa crise adolescente sur le tard en quittant son père pour s’installer au Melting pot. Elle ne va pas oublier Philippe de cette façon et la rivalité avec Stéphanie est clairement mise en place à partir de maintenant. J’en salive d’avance en espérant une victoire de Karine car Stéphanie m’énerve. J’en peux rien. J’aimais bien Raphaëlle Lebansu (désormais Bruneau depuis son divorce) dans PJ mais dans Melting pot, son personnage est très énervant. En même temps c’est peut être le but voulu.

 

De romance, il en est également question avec Mamke et David. Voir les deux petits vieux sur un scooter trafiqué était un moment plein d’humour. On ne les voit pas beaucoup et tant mieux car toute une intrigue à ce sujet aurait sans doute été un peu lourd. Là, on y consacre deux scènes très efficaces et ça fait son effet. Elisabeth n’en oublie pas pour autant la famille royale et demande à Baudouin une dédicace du couple princier lors de la mission économique au Japon. Voilà ainsi un clin d’œil bien belge sans forcer.

 

L’intrigue de l’ex Sabenien était par contre très moyenne, ce mec nous met le moral à zéro. Seule la répétition de l’entretien d’embauche effectuée par Rudy est à mourir de rire. J’apprécie d’ailleurs davantage son personnage de flic cette année. Il est toujours un clone exagéré de Benoit Poelvoorde mais je le trouve moins lourd et donc plus drôle. Par contre je suis un peu déçu de voir la série nous refaire une intrigue du jour concernant les piliers de comptoir du bar. L’histoire entre Rudy et sa fliquette est bien plus sympathique et un épisode consacré à Mickey pourrait également être amusant. Juste une petite idée de ma part. Qui plus est, les blagues sur la Sabena ça commence à dater et ça ne fait plus trop ancré dans la réalité du quotidien. Stop au fatalisme, il faut avancer.

 

Ce deuxième épisode de Melting pot café est donc dans la lignée du premier. La série évolue lentement mais sûrement et on s’amuse toujours autant car la série garde toute sa fraîcheur. Et si en saison 1 madame Astrid pouvait parfois être gonflante, je la trouve nettement plus sympathique cette année. En l’absence de Philippe, la série se recentre d’ailleurs sur elle et c’est une sacré bonne idée car le personnage est toujours haut en couleur avec une touche toujours autant vieille Belgique grâce à son look un brin désuet. Et son histoire avec Baudouin la renforce très clairement. Bref, on continue de s’amuser avec cette série sans prétention devenue l’un des rendez vous incontournable et emblématique de la RTBF. Et qui mériterait de passer la frontière. A ce sujet, je vous rappelle que vous pouvez retrouver la série sur son site internet : Meltingpotcafe.be

Posté par Tao 5 nov 2008

“ Tombe la neige, tu ne viendra pas ce soir. Tombe la neige et mon cœur s’habille de noir ”. Revoilà Melting pot, la série belge la plus branchée du moment. En même temps, il n’y a qu’elle sur la RTBF c’est donc assez facile. Après avoir profité de la rediffusion de cet été pour écrire les articles pour le blog, Melting pot est de retour avec des épisodes inédits et la série met le paquet. On voit clairement que le budget a été revu à la hausse et les intrigues s’affinent même si j’ai trouvé ce premier épisode un peu moins belge. On insiste moins sur les références propres au plat pays, on essaye d’en faire moins des tonnes et désormais ça ressemble à une vraie série et moins du théâtre de boulevard.

 

Mais souvenez vous, à la fin de la saison 1, Le café de madame Astrid était sauvé par le propriétaire de la brasserie, Mamke retrouvait son amour de jeunesse et Philippe partait en Afrique pour l’ONG avec sa copine Stéphanie (pas de Monaco). Et c’est justement de cela dont il est question et madame Astrid place le décor. Pour elle, son fils est mort et elle porte carrément le deuil ce qui choque Karine (la fille de la brasserie. Oui oui, souvenez vous) qui pense que le mec dont elle est amoureuse a véritablement passé l’arme à gauche avant de le voir sur la webcam. Une entrée en matière à mourir de rire. Et comme je parle de Karine, je constate une formidable transformation du personnage, totalement relooké et Marie Simons s’est nettement améliorée entre les deux saisons. Là où elle était le point faible de la série au niveau du jeu d’acteurs, elle assure véritablement et l’évolution de son personnage est vraiment très intéressant. J’ai beaucoup aimé le parallèle entre elle et Philipe. La saison dernière, c’est lui qui voulait partir en Afrique pour rejoindre Stéphanie et cette année c’est au tour de Karine. Et comme Plupke, elle doit trier les denrées et médicaments à l’ONG. Stéphanie est elle toujours aussi insupportable. J’espère qu’on va trouver quelque chose de mieux pour le personnage car elle m’énerve déjà pour les quelques secondes qu’on l’aperçoit à l’arrière de la webcam.

 

Après le célèbre faux journal télé du “ Bye bye Belgium ”, la RTBF tend la main à la communauté néerlandophone avec une romance entre le flic le plus Poelvoordien de la capitale belge et une jolie fliquette “ flamoutche ” (comprenez une flamande pour ceux qui ne parlent pas le patois local). C’est assez facile mais amusant d’autant plus que l’on joue sur les clichés entre le francophone un brin magouilleur et la flamande pour qui la loi est la loi.

 

Le budget étant à la hausse, on se paye des effets spéciaux. Maintenant le tableau d’Albert le grand père décédé se met à bouger. Il boude, fait des clins d’yeux. C’est un brin désuet et kitsch et j’avoue ne pas avoir vraiment aimé cet effet même si visiblement tout semble se passer dans la tête d’Elisabeth. Tsilla Chelton est toujours aussi malicieuse et sa formation expresse de madame pipi est un moment très savoureux de cet épisode. Par contre son terrible accent français n’est pas toujours du plus bel effet surtout quand elle s’essaye à parler le bruxellois.

 

Le vieux schnock de proprio étant out, c’est maintenant au boss de la brasserie (et père de Karine) de se faire des cheveux gris avec madame Astrid et sa manière très spéciale de gérer son bistro. Sa tête quand il découvre la recette du jour de 500… francs belges, donc dans les 12 € vaut le détour. Par contre, j’ai été moins convaincu par le numéro du comptable sortant de son coma. Et le gag du WC japonais était limite même si c’est tellement improbable que ça en devient drôle. On n’imagine pas un gag sur une démo de toilette japonaise dans 30 rock ou How I met your mother. Seul Melting pot pouvait oser.

 

Au final, mis à part la fraîcheur de la découverte qui n’y est plus, on retrouve l’ambiance de la série belgo belge. C’est la bonne humeur qui domine, on ne se prend pas la tête et on savoure des dialogues toujours aussi délicieux. La série semble d’ailleurs avoir appris des erreurs de la saison 1 et on la sent mieux maîtrisée. On tourne moins à la caricature tout en n’oubliant pas de nombreux références belges mais pas trop. La saison 1 trouvait toute sa saveur dans l’exploitation de la culture belge et bruxelloise, la saison 2 semble elle se diriger davantage vers l’humour et l’amour. Et elle ne se veut plus simplement une série belge mais simplement une série produite en Belgique. C’est donc un bon départ pour la saison 2 de Melting pot café. Ah oui, j’allais oublier, pour tout connaître de Melting pot et revoir l’épisode vous pouvez vous rendre sur www.meltingpotcafe.be . Rendez vous la semaine prochaine pour d’autres aventure au pays du waterzooï.

 

Posté par Tao 5 sept 2008
C’est le dernier épisode de la saison pour Melting pot café. La série se termine sans réelle surprise pour l’intrigue principale. Le melting pot est sauvé de façon assez utopique par le propriétaire de la brasserie, madame Astrid peut désormais respirer après avoir passé une journée sur le qui-vive alors que l’expulsion est toute proche. C’est complètement surréaliste mais on s’en fiche un peu. Cela rentre bien dans l’esprit de la série, aux rebondissements de vaudeville façon le mariage de madame Beulemans (Grand classique du théâtre bruxellois). La patronne du Melting pot retrouve le moral et tout son peps des premiers épisodes et on se remet à aimer le personnage même si elle garde toujours ses défauts. Le commandant par contre devient lourd de chez lourd en usant de sa fonction pour remballer le proprio et cela par trois fois avec la même technique. Les autres flics accompagnant le propriétaire font office de figurants, certains semblent même de se demander ce qu’ils font là. La petite fête dans le café est ringarde à mort mais comme le dit Mickey, c’est le thème de la soirée. Et ce qui est ringard un jour peut vite devenir à la mode le lendemain. Cette fête est également l’occasion de revoir les personnages secondaires de la série, Pierrot le clodo ou l’ex Sabenien. Le père de Karine semble lui aussi séduit mais bel et bien par Astrid. Un élément inattendu pour le moins amusant et qui nous laisse imaginer un développement intéressant pour la suite de la série. Une intrigue romantique pour madame Astrid, cela pourrait être décalé vu le caractère bien trempé de la madame.
 
Il y a aussi de la romance dans l’air pour Elisabeth qui voit revenir d’Israël, David, son amour de jeunesse. Belle continuité par rapport à l’épisode précédent, même si le monsieur à l’apparence de dandy fait un peu plus jeune que cette vieille bonne maman. Philippe les surprenant dans les toilettes comme deux enfants est irrésistible et ils seront le déclic qu’attendait ce dernier pour secouer sa petite existence. C’est amené un peu lourdement avec le monologue de Mamke, on voit vite où on veut en venir mais cela n’est pas dérangeant.

 

Le triangle amoureux éclate finalement. Philippe et Karine s’embrassent mais c’est sans compter sur Stéphanie revenue du Soudan après des incidents sur place. En toute logique Philippe est tiraillé mais comme il ne s’appelle ni Lisa, ni Betty son choix sera vite fait. Il part en Afrique avec Stéphanie, laissant une Karine inconsolable. Il souffle comme un vent épique sur les dernières minutes de l’épisode comme dans tout bon season finale. Les choses bougent et on ressent une véritable excitation. Mais on ose à peine imaginer la réaction d’Astrid quand elle découvrira que son fils est parti comme un grand en Afrique avec sa copine.

 

Ainsi donc, le Melting pot est sauvé mais ce n’est pas pour autant un happy end. C’est même une fin plutôt douce amer qui a été choisie avec le départ de Philippe. Cela est finalement assez osé, même si cela reste bien dans le ton de la série jouant sur la carte de la belgitude où tout n’est jamais rose dans ce pays. Adamo termine comme à chaque fois l’épisode mais plus de Tombe la neige, on choisira une chanson plus rythmée et aussi plus en phase avec les événements. “ C’est ma vie, ce n’est pas l’enfer mais ce n’est pas le paradis ” nous dit il, des paroles qui collent parfaitement avec les différentes intrigues.

 

Mais ne vous inquiétez pas, la saison 2 de Melting pot sera diffusée vers octobre, novembre sur la RTBF. Il reste à souhaiter que celle ci sera aussi réussie que cette première saison originale, drôle et émouvante et tellement typique de la Belgique. Car l’heure est au bilan et celui est positif pour Melting pot café. Tout n’y est pas parfait, il n’y a pas les moyens des séries concurrentes mais elle arrive à offrir de bonnes intrigues, de bons personnages, un grosse dose d’humour et surtout, surtout un encrage belge qui fait plaisir à voir. L’utilisation de la pop culture belge et de ses expressions typiques est pour moi la plus grande réussite de la série car au moins elle ose affirmer sa différence car plus que les clichés “ belges ” véhiculés en France, Melting pot arrive a utiliser la culture belge avec ironie et second degré tout en ne la dévalorisant pas et la mettant en scène comme un gros plus. Sur ce point, on pourrait, toute proportion gardée, comparer la série à Ugly Betty ou à Gilmore girls. Deux autres séries qui arrivent parfaitement à utiliser la culture populaire dans le bon sens du terme, permettant ainsi à tout le monde de se retrouver dans l’univers de la série. Allez, je vous laisse, je vais boire un petit Melting pot en stoumeling.

 

En bonus, Tombe la neige de Salvatore Adamo. La chanson mythique du Melting pot et de Madame Astrid :


Découvrez Adamo!

 

Posté par Tao 23 août 2008

Pas grand chose à dire pour cet avant dernier épisode de la saison 1 de Melting pot. Il ne se passe rien, tout est très lent et on sent que l’on fait traîner les intrigues en attendant le season finale. Je ne suis même pas sûr de pouvoir employer ce terme anglophone pour la série la plus bruxelloise de l’histoire de la télévision.

Astrid a atteint le sommet du personnage le plus chiant de la série. Elle n’est pas boulet, juste énervante. Elle passe les trois quarts de l’épisode couchée sur son divan à se morfondre de voir sa vie s’écrouler devant ses yeux. C’est tout simplement inséparablement. Et quand elle se remet à marcher, c’est une fois de plus pour emmerder son monde. Une vraie folle cette femme.

L’intrigue principale a été lourdement pompée sur les Simpsons. Oui, carrément les Simpsons. Vous savez ce genre d’épisode ponctuel où Moe décide de relifter son bar soit en bar branché ou en resto familial. C’est la même chose au Melting pot. Karine fait venir à décorateur branché voulant transformer le café avec un design vert absolument hideux. Là au moins je suis d’accord avec Astrid. Le rôle de l’architecte n’est pas terrible. Il aurait été amusant de pousser le rôle au maximum de la caricature comme peut le faire Ugly Betty, mais là au contraire la série est beaucoup trop timide. On essaye de donner un côté étrange au personnage mais ça n’est pas drôle du tout. Et quand Astrid vire tout le monde, ce n’est pas très surprenant. Maintenant comment va t’elle finir par s’en sortir ? On le saura dans l’épisode suivant. Et c’est bien là tout le problème tout traîne en longueur.

La petite histoire de “ l’or de Léopold ” en est la parfait exemple. Mamke passe une bonne partie de l’épisode a essayer d’ouvrir un vieux coffre devant contenir l’or du fondateur du Melting pot. Ça aurait été facile pour résoudre tous les ennuies des héros de la série, mais j’aurai accepté cette idée car ça aurait été un peu farfelu et donc amusant. Là, ça ne débouche sur rien, juste quelques vieilles photos datant de la guerre. Juste de quoi sortir une anecdote sur comment Elisabeth a sauvé un jeune juif des soldats allemands. Pas de quoi fouetter un chat.

Le seul réel avancement concerne Philippe. Il découvre une photo de Stéphanie et de son nouveau mec au Soudan et Karine lui ouvre son cœur grâce aux conseils un poil intéressés de madame Astrid. Bref on met les éléments en place pour une future romance et on a un nouvel enjeu pour le final. En plus de la survie du Melting pot dont on ne doute pas vraiment, une nouvelle question se pose, Philippe choisira t’il Karine ou Stéphanie ? Classique mais sympa à regarder, même si on insiste lourdement à chaque étape (la découverte des sentiments de Karine par Astrid,…).

Bilan : C’est manifestement le moins bon épisode de la série jusqu’à présent. Il ne se passe rien, ça manque d’humour et le personnage d’Astrid me donne de plus en plus des boutons à chacune de ses apparitions. On pourra également noter Tislla Chelton pouvant de moins en moins cacher son accent français. Pour une série se passant à Bruxelles, ça la fout mal.

Posté par Tao 10 août 2008

Je commence cet article en vous parlant un peu de musique. Car la musique est très présente dans Melting pot, de la musique belge évidemment et ringarde de préférence à l’image du café de madame Astrid. Ça commence par “ J’aime la vie ”, l’inoxydable tube de Sandra Kim seule et unique gagnante belge de l’Eurovision qui a depuis peu recyclé sa chanson pour une pub de poudre à lessiver. Je ne résiste d’ailleurs pas à vous montrer cette pub en vidéo tellement c’est décalé. Mais le morceau musical de l’épisode c’est sans aucun doute “ je dors avec nounours ” une chanson ou devrais je dire un bide de Karine et Rebecca dont je viens de retrouver la musique dans une vidéo de Youtube. La chorégraphie de Mickey et madame Astrid sur cette chanson enfantine est certainement l’une des scènes les plus mémorables de la série, pleine d’humour à la belge et de second degré.

Pourtant l’ambiance n’est pas à la rigolade au Melting pot, madame Astrid est toujours sous le choc d’avoir appris pour le voyage de Philippe en Afrique et mère et fils ont une grosse dispute. De plus ce n’est pas Mickey qui va relever le morale de sa patronne en lui annonçant que sa mère est morte de chagrin alors qu’il était parti à San Francisco. La série aime les clichés à la grosse louche car la ville américaine est l’un des hauts lieux de la gay attitude. Humour quand même lors de la deuxième conciliation avec le proprio où Philippe montre bien qu’il est le fils de sa mère en empoignant à son tour le vieux grippe-sous. Heureusement il peut compter sur la gentille Karine qui n’a d’yeux que pour lui et qui se met dans les emmerdes en aidant le Melting pot à payer ses loyers et ses travaux. Nulle doute elle est sous le charme et n’arrête pas de répéter que Philippe est mignon. Mickey aussi le trouve très à son goût, mais je doute qu’on aille jusque là.

Le gros dossier de l’épisode concerne Bernard l’ex pilot de Sabena la tout aussi ex compagnie aérienne belge. 5 ans ont passés depuis la faillite et lui et ses ex collègues commémorent le triste sinistre à travers un reportage de la RTBF. Pour l’occasion c’est un vrai journaliste de la chaîne qui s’y colle, Christophe Deborsu, l’homme qui il y a un an avait fait, bien malgré lui, chanter la Marseillaise au premier ministre Yves Leterme. Clin d’œil aussi du côté du proprio traitant les journalistes de la RTBF de gauchiste, car comme le veut la croyance populaire la RTBF serait plus proche du parti socialiste que des libéraux. Un reportage qui permet à Bernard d’avouer la vérité à sa femme sur son licenciement. C’est un peu poussif car en 5 ans n’a t’elle pas remarqué qu’il y avait moins de va et vient sur son compte bancaire ? On se retrouve dans la même dynamique que pour Pierrot et sa fille. Limite du copié collé mais j’ai mieux aimé cette histoire avec la Sabena car plus encrée dans l’actu belge et surtout il y a plus d’humour.

Pourtant l’intrigue à retenir, ce n’est pas celle là mais plutôt celle de Elisabeth la grand mère et de ses capotes anglaises à la fraise de Wépion. Une intrigue à mourir de rire tellement la mamy est décalée tout comme l’intrigue. On a droit à quelques répliques bien senties. Vendre des préservatifs sous le regard de la photo du roi Albert ? Pas de soucis répond Mamke, ça aurait été Baudouin, ça aurait été différent. Une remarque jouant évidemment sur le côté austère de feu de roi Baudouin en comparaison à l’aspect jovial et chaud lapin de son frère le roi Albert qui a d’ailleurs une fille illégitime.

Bref la série continue d’être sympathique, Astrid m’a moins soûlé dans cet épisode. Par contre les interventions par webcam de Stéphanie, je suis beaucoup moins convaincu et au fond je n’aime pas cette intrigue car c’est toujours la même chose avec la fille au centre humanitaire s’engueulant avec Philippe, toujours les mêmes répliques et ça n’avance pas étant donné que Philippe a toujours l’un ou l’autre problème avec le café. C’est sans doute le seul point vraiment négatif de la série qui m’y a part cela est agréable à suivre. Pour une fois que ce n’est pas du policier sans arrêt à la télé, on ne va pas s’en plaindre.

En bonus, La chanson de Karine et Rebecca “Je dors avec nounours”

Et la vidéo de Sandra Kim “J’aime le blanc” :

 

Posté par Tao 31 juil 2008

Comment va notre petite Belgique ? Plutôt bien, dans un épisode privilégiant l’émotion à l’humour mettant en avant certains personnages et d’autres en retrait. Il est surtout question de Pierrot, le clodo du coin. Une histoire classique, sa fille aimerait le retrouver mais honteux il ne veut pas la voir. Amusant, on ne prononce jamais le mot sans abris, clochard ou sdf alors que la série n’est pas avare en insulte notamment dans la bouche de Philippe. L’intrigue de Pierrot est touchante et il y a une réelle émotion quand père et fille se retrouvent au Melting pot. On apprend aussi comme il s’est retrouvé à la rue après la faillite de son magasin et son divorce. Une descente aux enfers qui peut arriver plus vite qu’on ne le pense, même s’il n’y a pas de gros approfondissement de l’histoire.

Madame Astrid commence par contre à me gonfler. Elle se referme sur elle et est chiante à ne rien vouloir accepter alors que son fils et Karine font tout pour essayer de l’aider à sauver son commerce. Et puis Astrid est certainement le personnage le plus caricatural de la série. Elle ne fait pas une réplique sans sortir une remarque très bruxelloise et à la longue ça peut être soûlant. Même si ça ne manque pas d’humour comme dans la scène de conciliation avec le proprio qui tourne au fiasco. On s’y attendait avec Astrid mais c’est assez comique et très théâtrale. Cela ne risque pas d’arranger ses affaires. Le personnage est par contre encore plus énervant dans sa version triste. Elle comprend enfin que Philippe veut partir en Afrique rejoindre Stéphanie et ses entendus à la fin sont très lourds. Et je ne serai pas loin de rejoindre la position de Stéphanie car Philippe vit plus la vie de sa mère que sa propre vie. Et ce n’est pas en allant porter un verre de bière à son comptable malade qui va l’aider.

Côté humour, on en a avec le recrutement de la serveuse sexy pour le café. Un défilé classique de ce type d’intrigue à la Pretty woman enfilant ses différentes robes. Sauf qu’ici ce sont les jeunes femmes qui défilent pour finalement voir un homme être engagé. Dès le départ, on ne cache pas le côté gay de Mickey. Ne serait il pas un nouveau gay de service dont toutes les séries raffolent ? Il faudra voir à la longue. Peut être qu’il aura également sa propre intrigue comme Pierrot dans cet épisode. En tout cas cela montre les ressources de la série pour créer de nouveaux personnages hauts en couleurs. On aperçoit également le père de Karine qui n’a pas l’air très commode.

Le commandant et Elisabeth sont moins présents. Ça n’empêche pas le commandant d’être drôle même si on a trop tendance à en rajouter avec ce personnage. Mamke est elle toujours un vrai rayon de soleil, toujours obsédée par la famille royale.

Au final, chaque épisode apporte une nouvelle pierre à l’édifice d’une série qui est au fond sympathique. C’est gentillet, pas spécialement très futé et l’humour n’y est pas non plus très fin mais la série a le mérite de permettre de passer un bon moment et c’est le principal. Comme quoi service public peut également rimer avec divertissement et non avec austérité.

Posté par Tao 20 juil 2008

En cette veille de fête nationale belge (la dernière ?), je me devais de mettre à l’honneur mon pays avec un deuxième article sur Melting pot café. La série belgo belge se poursuit dans une ambiance sympathique et continue d’affiner son casting. Place à Karine, la représentante de la brasserie, une jolie rousse qui ne semble pas laisser Philippe indifférent. De quoi nous donner un triangle amoureux comme savent si bien le faire les américains. D’ailleurs mine de rien malgré son encrage très locale, Melting pot a une construction très américaine dans les intrigues de ses épisodes. Des intrigues indépendantes à chaque épisode, un fil rouge sur l’ensemble de la saison et une galerie plus ou moins large de personnages secondaires accompagnant le trio vedette. D’ailleurs pour revenir à Karine, je la préfère à Stéphanie car l’intrigue des bénévoles du Soudan je n’accroche pas vraiment, même si le but de la série semble aussi de faire passer ni vu ni connu quelques thèmes de société, service public oblige.

Ainsi on parle des cafés obligés de vendre exclusivement les produits de la brasserie avec qui ils sont associés et qui s’ils ne commandent pas assez sont mis sur la sellette. Madame Astrid parle également du but social du café du coin où les gens viennent s’asseoir car ils sont malheureux et viennent y chercher un peu de chaleur humaine. Un peu caricatural comme image, mais cela montre aussi qu’on ne peut pas sans arrêt augmenter le prix des consommations comme bon lui semble. Elle a une certaine éthique madame Astrid et le personnage est très attachant même si elle est décrite à gros trait et qu’il n’y a aucune surprise avec elle. Elle fait finalement très vieille Belgique et c’est pour cela qu’on l’aime. C’est une bonne poire qui essaye d’être là pour tout le monde et qui joue à un jeu d’équilibriste pour ne pas se casser la figure. Son histoire avec le proprio est aussi très drôle car forcément dans la caricature du vieux gripsou face à une bordélique insouciante. Je le disais déjà pour le pilot, on est dans une vraie comédie de boulevard.

Je suis par contre très réservé sur l’intrigue du commandant et de son groupe de musicos. C’était assez ridicule il faut l’admettre et le jeu de mot “ man of weapon ”/ “ gendarme ”, était complètement foireux. Je n’ai pas trouvé cela drôle du tout et comme Karine, je ne pense pas que c’est avec ça que le monde va revenir au Melting pot. Technique tout aussi américaine par contre, la série utilise des acteurs de 25 ans pour jouer des ados dans l’intrigue du mec à l’ampli. Bref on aurait mieux fait de s’en passer d’autant plus que le jeu outrancier de notre gendarme rend vite le personnage énervant.

Heureusement, Mamke est là pour relever le niveau du côté de l’humour. Elle a décidé de sauver le Melting pot à sa façon en écrivant à la reine, puis carrément en lui téléphonant. C’est totalement surréaliste, Elisabeth est complètement à côté de la plaque et c’est irrésistible. La meilleure partie de l’épisode pour moi. Pour l’anecdote, il faut savoir que tout un chacun peut écrire au palais royal pour demander de l’aide, évidemment, il n’est pas certain que l’on vous réponde. Elisabeth, elle, y croit dur comme fer et voit en Karine la représentante du palais. Tsilla Chelton est formidable dans ce rôle et vu son grand âge ça en fait un personnage pour lequel on a tout de suite de la sympathie.

Conclusion : Un deuxième épisode de réussi pour Melting pot qui arrive à garder la fraîcheur du premier épisode malgré des intrigues assez moyennes dans l’ensemble et des dialogues parfois un peu trop lourds notamment chez le commandant de plus en plus Poelvoordien qui a tendance à trop en faire à chacune de ses apparitions. Sans pour autant briller dans la cour des grands, cette série belge est agréable à suivre et tient parfaitement la route en deuxième diffusion là où certaines séries américaines n’ont plus vraiment intérêt en rediffusion. Et dans un climat politique très instable, Melting pot fait souffler un vent de nostalgie de la Belgique de Papa qui manifestement n’est plus.

Posté par Tao 9 juil 2008

La RTBF appelle cela “ l’été des redécouvertes ”. De biens jolis mots pour emballer des rediffusions, l’occasion aussi de revoir la série belge Melting pot café avant le lancement à la rentrée de la deuxième saison. Et pour moi, c’est le prétexte tout trouvé pour parler de cette série certainement inconnue des français qui parcourent majoritairement mon blog.

Melting pot café qu’est ce que c’est ? C’est une dramédie en 6 épisodes nous plongeant au cœur du quartier des Marolles (quartier populaire bruxellois) dans lequel madame Astrid tient un café depuis des années, mais celui ci est menacé de fermeture par le propriétaire pour cause de loyer non payé.

Bref un pitch assez classique mais efficace vu qu’il permet d’ouvrir la série a de nombreuses intrigues annexes et surtout à des personnages souvent haut en couleur. La série met également un point d’honneur à jouer à fond la carte de l’identité belge et bruxelloise. Bien avant les Tchits de Danny Boon, Melting pot utilise le parlé bruxellois pour se donner une couleur locale. Et dans le vieux juke box, on retrouve les tubes de Salvatore Adamo, Frédéric François ou encore du Grand Jojo pour accompagner les aventures des habitués de ce bistro.

Les personnages parlons en, madame Astrid sorte de madame “ sans gène ” à la fois drôle et attachante, son fils Philippe la vingtaine qui rêve de partir en Afrique avec sa copine Stephanie (Raphaëlle Lubansu vue dans PJ), là où sa mère le voit plutôt ouvrir un restaurant “ saucisse- boudin ” histoire de remonter les finances familiales et Elisabeth la grand mère dite “ Mamke ” madame pipi du Melting pot et fanatique de la famille royale belge interprété par Tsilla Chelton, l’éternelle Tatie Danielle. D’ailleurs Astrid, Elisabeth et Philippe ne sont pas des noms inconnus auprès de la royauté belge, un petit clin d’œil amusant. Les clients du Melting pot permettent également de croiser une foule hétéroclite composée d’un ex pilote de la Sabena (ex compagnie belge ayant déposé le bilan) mais incapable de dire à sa femme qu’il a été viré, un clodo accroché jour et nuit au comptoir ou encore un flic dont l’interprétation n’est pas sans rappeler un certain Benoit Poelvoorde.

Côté réalisation, il faut être honnête, on n’est pas dans une production française et encore moins dans une production américaine. Elle tient pourtant la route et comme les séries anglaises, Melting pot compense son manque de moyen par de l’ingéniosité. D’emblée on se retrouve en terrain connu avec de multiples référence belgo belge, des expressions et une façon de parler qui n’appartiennent qu’aux habitants de “ l’outre Quiévrain ” et un humour très particulier. Les différents rebondissements font penser à du théâtre de boulevard parfaitement assumé et l’ambition de la série est claire : nous faire passer un bon moment. On pourrait par contre regretter la facilité de deux scènes un peu plus osée entre Philippe et Stéphanie qui n’ont selon moi pas vraiment leur place dans un programme familial. La première semble d’ailleurs trouver son inspiration dans la rencontre de Nate et Brenda de Six feet under et est un peu de mauvais goût, il faut le reconnaître. Le générique tout en étant sympathique n’est pas non plus très adapté à la série et si on ferme les yeux, celui ci fait davantage penser à une série policière. Quelque chose d’un peu plus décalé aurait été sympathique.

Au final, on a un premier épisode très réussi. Les personnages sont sympathiques et bien introduits et l’enjeu global de la série est connu. Dès le deuxième épisode, on sera en plein dans la série, la phase d’introduction étant totalement effectuée dans ce premier épisode. Il suffira alors de lancer des intrigues annexes et faire évoluer la trame mais globalement je trouve cela bien parti. Pour terminer rien de tel qu’un cliffhanger pour donner envie au téléspectateur de connaître la suite. Madame Astrid est menacée d’expulsion, Philippe décide de repousser son voyage humanitaire au Soudan pour aider sa mère. Que va devenir le Melting pot ? Suspense. Pour oublier l’espace d’un instant ses problèmes, Astrid se plonge dans son imaginaire et retrouve Adamo chantant “ Tombe la neige ” rien que pour elle. Une signature qui deviendra récurrente, le chanteur belgo-italien apparaissant en rêve à la fin de chaque épisode.

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