Posté par Tao
14 avr 2011
Les Kennedy, la série que l’Amérique ne voulait pas voir. Rarement une (mini) série aura suscité autant de polémiques avant même sa diffusion. La RTBF, jamais farouche, nous offre cette saga familiale à peine quelques semaines après sa diffusion aux USA sur une obscure chaîne du câble. Quel honneur pour nous, petits belges dont la politique est bien moins glamour. « Un jour mon fils, tu seras le premier ministre du plus long gouvernement en affaires courantes de l’histoire ». Etait ce le vœu de papa Leterme pour son fils ?
Comme tout le monde, je connais l’histoire des Kennedy dans les grandes lignes. Le père aux idées nazillantes, le match contre Nixon, la baie des cochons, Jackie O, l’assassinat de Dallas,… N’étant pas un expert sur le sujet, j’ai décidé de regarder cette mini série comme un drama soap historique. Peu importe si on ne colle pas à la vérité au mot près, l’important est d’avoir une bonne histoire. Ça a marché pour Rome et les Tudor, ne l’oublions pas. (more…)
Posté par Tao
25 mar 2011
Ma première rencontre avec Timothy Olyphant ? Facile, le 16 juillet 1998, dans une salle de cinéma. Un mot, un chiffre : Scream 2. Pour ne pas flinguer le suspense je ne vous dirais pas qu’il était un tueur psychopathe. Oups, j’ai parlé trop vite. Ou écrit trop vite, c’est selon. Pourquoi tant de précision ? Facile à l’époque, j’avais la manie de collectionner mes tickets de cinéma que j’ai conservé soigneusement. Dans Justified, Olyphant est un marshall à la gâchette facile de retour dans sa petite ville de Kentucky où il connaît du beau monde. Un néo nazi bazookant une église (oui c’est un verbe), une blonde plombant son mari violent et une autre belle fille déjà mariée elle aussi interprétée par Natalie Zea (Dirty sexy money) en ex copine du héros ayant trouvé l’amour auprès d’un gentil ringard.
Le truc en plus de Justified, c’est d’adapter les codes du far west au monde contemporain. Aucun détail n’est oublié. Les santiags, le stetson, les regards de cow-boys, les duels au soleil d’une tension implacable et des répliques directes à la John Wayne : « Si tu es encore là dans 24 heures, je te tue ». (more…)
Posté par Tao
22 mar 2011
Hung fait partie de ses séries au point de départ improbable dont font parties Weeds, Breaking bad et Californication. La particularité de Hung ? Le gros sexe de son héros, Ray un entraîneur de basket loser.
Si on insiste sur les proportions avantageuses de Ray. La série ne tombe jamais dans le vulgaire, ni le porno chic dans cet épisode pilot. C’est un prétexte aux déboires de cet héros minable, quadra divorcé, fuit par ses enfants, coach d’une équipe de basket incapable de gagner un match. En monsieur pas de bol qu’il est, sa maison (pas assurée, ça va de soi) brûle dans un incendie. Et quand il se lance dans le plus vieux métier du monde, il ne passe pas la porte de sa première cliente. La série fait passer avec tact toute l’ambiguïté de la prostitution (qui plus est masculine) où le vendeur est aussi gêné que l’acheteur. Le ton de la série n’est ni à la comédie, ni au drama pur. Un entre deux léger pour parler en filigrane de la crise économique touchant les Etats Unis et de la crise de la quarantaine. (more…)
Posté par Tao
19 mar 2011
New York police judiciaire est morte, vive Los Angeles police judiciaire. La quatrième spin off américaine de Law & order ne se passe plus à New York, mais bien en Californie comme le nom l’indique tant en français qu’en anglais. Orpheline, la nouvelle série sous le soleil reprend point par point les éléments de feu la série mère et l’adaptant à la sauce hollywoodienne. Le pilot se plait d’ailleurs à nous peindre un portrait d’Épinal de la petite bourgade américaine. Les starlettes en boite de nuit, les beaux gosses pas très fidèles, les couguars, les mères indignes écumant les castings avec leur enfant de 2 ans, les proprios de boites branchées chemise ouverte et trop vieux. Sans oublier les inévitables stars de la télé réalité qui n’ont de réalité que le nom car on démontre très bien que c’est scripté de A à Z.
A lire ces quelques lignes, on le constate LOLA, pour les intimes, se veut nettement plus bling bling et moins urbaine. Los Angeles y apparaît flottant dans le lointain au delà des baies vitrées, là où le Law & order classic battait au rythme de Big Apple. (more…)
Posté par Tao
3 fév 2011
The good wife fait partie de ses séries discrètes que l’on ne remarque pas au premier coup d’œil, mais qui très vite se révèlent être incontournables. Rare vrai succès des networks en 2009 (avec Glee sur la Fox), la série permet à CBS de sortir en deux ans deux nouveaux favoris capables de remplacer ses inoxydables Experts le moment venu. La première série étant bien sûr le très Colgate Mentalist.
La série démarrant ce soir sur M6 en France et demain sur RTL TVI en Belgique. On est en droit de se demander qu’à de si spécial cette « bonne épouse » ? Pour commencer faisons un petit tour de la situation. 15 ans après avoir délaissé son travail d’avocate pour s’occuper de sa famille, Alicia Florrick doit reprendre les chemins des tribunaux, à la suite d’un scandale juridico-sexuel ayant envoyé son procureur de mari en prison. Si Alicia a retrouvé un job dans un cabinet prestigieux grâce à un ancien collègue, elle doit recommencer au bas de l’échelle et entre d’emblée en compétition avec un jeunot aux dents longues, en plus de devoir faire face constamment à l’humiliation publique. (more…)
Posté par Tao
24 jan 2011
Ça devait être un échec. Une énième série judiciaire délirante de David E. Kelley, des critiques assassines, un network (NBC) en piteux état. Seule la présence de Kathy Bates (Misery) pouvait me donner quelques espoirs. Et puis, il y a eu plus de 10 millions de téléspectateurs devant ce pilot de Harry’s law. Ça devait bien aiguiser ma curiosité. D’accord, je n’avais pas besoin de ça. Je suis un grand fan de David E. Kelley. The practice, Ally McBeal, Boston legal sont parmi mes séries favorites et comme il n’y a aucun article d’une série de DEK sur ce blog. La plus psychopathe des admiratrices était là pour y remédier.
Harry’s law, c’est simple à résumer. C’est Katy Bates dans une série de prétoire doucement tarée comme David E. Kelley sait si bien les écrire. Car si vous avez lu l’article de Lulla sur Allociné, vous savez que le chanceux mari de Michelle Pfeiffer est un bosseur. (more…)
Posté par Tao
17 jan 2011
Off the map c’est Grey’s anatomy dans la jungle. C’est bateau à dire et tellement vrai. En résumé, un hôpital en pleine brousse, « quelque part en Amérique du sud » nous dit on. Pour de l’humanitaire de carte postale rempli de beaux paysages, d’images spectaculaires et de beaux acteurs faisant semblant d’y connaître quelque chose en médecine.
Dans cette belle contrée, les médecins sont américains et donc intelligents. En revanche, les patients parlent espagnols, sont incultes et incapables de prendre leurs médicaments. Une caricature maladroite, condescendante serait le mot juste. Et c’est seulement l’une des trop nombreuses erreurs de cet épisode pilot. (more…)
Posté par Tao
12 jan 2011
Changer l’habillage du blog, c’est fait. L’étape suivante, changer le nom de domaine en Maso-en-series.org. Le point org car le blog devient une association caritative pour les sériesphiles en perdition. Pourquoi ce revirement de stratégie ? C’est simple, je me baladais un soir sur la plate-forme VOD de RTL-TVI pour y découvrir le pilot gratuit de NCIS Los Angeles. Pris d’une folie, j’ai appuyé sur le bouton regarder. Et ça tient bien de la folie car je n’ai jamais su rester plus de cinq minutes devant un épisode de JAG et à ce jour je suis toujours aussi dubitatif devant le succès colossal de sa spin off NCIS. Syndrome identique à JAG, je zappe après cinq minutes. Malgré ce passif très lourd, je lance l’épisode de NCIS LA avec une certaine excitation. Et il s’impose très vite un sentiment étrange jamais rencontré sur Mad men. Oh mon dieu, c’est atrocement mauvais ! Pas du mauvais comme House dans le creux de la saison. Pas mauvais comme n’importe quel épisode basique de Walker Texas Ranger (dédicace à Amaury). Non, mauvais car franchement on prend le téléspectateur pour un con. (more…)
Posté par Tao
3 jan 2011
Dur dur la vie de sériephile. On regarde tellement d’épisodes, on lit un tas de news. Rares sont les séries qui nous échappent et on en devient presque blasé. Heureusement, il arrive parfois une bonne surprise sans que l’on s’y attende, une série passée en dessous du radar ou que l’on avait repéré sans y prêter une grande attention. Et au moment où on la découvre, ça fait plaisir car ne s’attendait pas à une telle nouveauté. Je suis verni car ça a été le cas à deux reprises ses dernières semaines. D’abord il y a eu la mini série Alice sur SyFy qui ne cassait pas des briques, tout en étant agréable à suivre. Et il y a surtout eu ce premier janvier la diffusion sur France 4 de la nouvelle mouture de la BBC de Sherlock Holmes sous la houlette de monsieur Steven Moffat à qui l’on doit déjà le Doctor Who ou la mini série Jekyll.
Oubliez les ruelles sombres et le brouillard dans lequel un chat n’y retrouverait pas ses petits. Dans cette nouvelle version, l’action est transposée dans le Londres actuel et réussit le pari de concilier la modernité et le charme victorien des films traditionnellement estampillées Sherlock Holmes. (more…)
Posté par Tao
3 nov 2010
Raising hope c’est la nouvelle sitcom dont la côte monte aux USA. Par curiosité je me suis laissé convaincre de regarder ce petit pilot d’une vingtaine de minutes et ça m’a beaucoup plu. Du moins ça m’a fait rire et c’est le principal dans une sitcom. C’est d’autant plus drôle car on ne nous force pas à rire au rythme de rires préenregistrés.
Mais au fait pourquoi c’est drôle Raising hope ? Il y a d’abord le point de départ complètement absurde, Jimmy un garçon un peu simplet se retrouve avec un bébé sur les bras quand sa copine d’un soir (serial killeuse de son état) est exécutée en prison. Désormais il doit s’occuper de sa petite fille avec l’aide de sa famille de barjots. Ceux ci constituent un casting assez improbable. Une mère immature, un père Terminator (Cromartie dans Les Chroniques de Sarah Connor) et une grande mère sénile qui embrasse son petit fils sur la bouche car elle le prend pour son défunt mari ou s’encourt dans la rue les seins à l’air.







