Posté par Tao 16 juil 2009

pushing daisiesJe n’étais pas très chaud pour reprendre Pushing daisies avec ces trois derniers épisodes. Si la série ne va pas me manquer, elle nous quitte la tête haute avec un excellent épisode centré sur les darling mermaid darling et leur comeback dans le show business de la danse aquatique.

Je ne m’y attendais pas mais la série trouve une vraie fin. Celle ci laisse quelques interrogations mais dans ce contexte, ça reste très satisfaisant. Toute vérité éclate pour la famille Charles. De la naissance de Charlotte à sa résurrection. Un vrai tournant pour l’histoire. ça aurait été bien de voir ce que cette révélation aurait changé à la dynamique de la série. C’est un crève cœur car  ça aurait sans doute été mieux si cela c’était passé plus tôt. (more…)

Posté par Tao 6 juil 2009

ned, emerson et chuckAprès un épisode centré sur Olive, voici celui centré sur Emerson. Après tout pourquoi, ça permet de se pencher une dernière fois sur chaque personnage avant de les quitter définitivement. On en apprend ainsi davantage au sujet de sa fille et de son ex copine la méchante voleuse. Je regrette que l’on reste sur un trio relationnel uniquement black. Ça faisait un peu ghetto alors que Debra Mooney était apparue plus tôt dans la série dans le rôle de la mère d’Emerson Cod.

L’intrigue est assez classique et bien menée avec de petits rebondissements amusants. La diction particulière d’Emerson me fait toujours autant rire même s’il est un peu dur à suivre par moment. La fin relance en quelque sorte l’histoire car Emerson ne retrouve pas sa fille même s’il l’aperçoit. (more…)

Posté par Tao 25 juin 2009

Olive SnookTrois petits tours et puis s’en vont. ABC a ressorti la série du placard voilà quelques semaines et je me suis décidé à réexporter à nouveau la série. Honnêtement, je n’étais pas spécialement pressé de me replonger dans Pushing daisies. Après de nombreux mois d’absence, j’ai mis de la distance entre moi et cette série assez surestimée, il faut bien l’avouer. Tout y est joli mais en gros, c’est tout. Seul l’univers coloré de Daisies lui survivra.

Mais il y a un personnage que je suis content de retrouver, celui d’Olive Snook. Kristin Chenoweth est la vraie révélation de la série. Evidemment, on avait pu la voir autre part comme dans The west wing. Mais c’est vraiment avec Pushing daisies que j’ai découvert cette actrice et son immense talent. (more…)

Posté par Tao 6 fév 2009

pushing daisies dernier épisodeC’est la fin pour Pushing daisies, il reste encore 3 épisodes dans les cartons chez ABC, le network a promis de les diffuser après la saison officielle, c’est à dire après le mois de mai. Tiendra il ou pas parole ? Mystère et toute façon j’en ai marre de Pushing daisies. Les personnages et son univers vont me manquer mais bizarrement pas la série. Je sais, c’est assez paradoxal mais c’est comme cela que je le ressens.

 

Cet épisode n’est néanmoins pas mauvais, on joue efficacement avec le canevas de la série et on continue de développer les mystères. Mais le cœur n’y est plus. Ne voyant plus Dwight Dixxon dans les parages, Vivian s’inquiète et engage une troupe de norvégiens, sorte de doubles clones à la fois du scooby gang de la série mais aussi en clones parodiques des Experts recherchant leurs indices à l’aide de pinces à épiler et de tests scientifiques. J’ai trouvé ce trio assez drôle et bien mené. On retrouve d’ailleurs un acteur de feu Men in trees à la tête de ce trio venu du froid.

 

On continue de s’intéresser à Olive, elle se sent exclue, Ned et Chuck n’aiment pas la tenir à l’écart. Mais ils n’ont pas vraiment le choix, le secret de son “ doigt magique ” comme dirait Ned a déjà causé beaucoup trop de dégâts et même au pays de Willy Wonka (oui, je suis persuadé que Willy Wonka existe au pays de Pushing daisies) un pâtissier qui ressucite les morts cela doit être difficile à croire, même pour une serveuse blonde à la voix de dessins animés. Olive aime tellement Ned, qu’elle les trahit pour de faux pour rejoindre les norvégiens pour mieux voler leur camion labo affectueusement nommé M.O.T.H.E.R ce qui donne droit à des répliques très drôles au moment où Ned et Olive volent la dite mère. Je m’en voudrai aussi de ne pas parler dans cette dernière review d’Emerson Cod, Chi McBride est tout simplement génial dans ce personnage. Ce sera sans doute lui que je regretterai le plus même si on devrait revoir cet acteur par la suite car il a toujours su rebondir et apparaitre là où on ne l’attendait pas.

 

La conclusion de la série est un peu fabible, Ned décide de ne plus utiliser son pouvoir car celui ci lui a causé beaucoup trop de problèmes. Un peu léger pour cloturer la série mais il faudra s’en contenter. D’autant que l’on sait très bien que Ned ne sera jamais tenir cette promesse. Et puis, comme ce n’est pas vraiment le dernier épisode de la série, on nous sort un joli cliffhanger avec le retour du père de Ned. En plus, c’est lui le mystérieux sauveur masqué ayant sauvé Ned et Olive du précipice. Bizarre autant qu’étrange, mais autant ne pas se poser de questions car celles ci ne trouveront pas de réponses.

 

Bilan : Pushing daisies se termine sur une note positive mais je garderai de la série un avis mitigé. La série possède (possédait) un univers et des personnages fantastiques mais elle s’est trop vite endormie dans la routine avant de se réveiller en cette fin de saison 2 en misant une grande partie sur une mythologie assez bancale. Pushing daisies restera donc un délicieux bonbon mais comme toute friandise, si on en mange trop ça devient très vite écoeurant. C’est sans doute pour cela que la série a perdu peu à peu son public. Mais d’avance, le titre de la série était prédestiné à une fin prématuré. Pushing daisies pouvant se traduite en français par manger les pissenlits par la racine.

Posté par Tao 16 jan 2009

le père de chuckEncore un seul épisode pour Pushing daisies, la diffusion du reste restant plus qu’incertaine. J’avais dit que je n’allais pas regretter la série mais là je sens que je vais quand même avoir un petit pincement au cœur car on retrouve vraiment du très bon niveau. Je dirai même que Pushing daisies atteint son meilleur niveau car on a enfin ce que je demandais depuis longtemps. A savoir une partie mythologique à la série alliée à la traditionnelle et inamovible enquête du jour.

 

Ainsi le père de Chuck est de retour et cela ne se fait pas sans mal. Car zombie ou pas, il reste le père de Chuck et comme tout père qui se respecte, il n’est pas enchanté de voir sa fille sortir avec un garçon. Enfin, là on pourrait carrément dire un homme même si Ned a un petit air enfantin qui fait tout son charme. Cette partie de l’histoire est extrêmement dynamique, Charles Charles voulant profiter de sa seconde chance alors que Ned tient à ce que sa résurrection reste secrète. L’opposition entre les deux hommes sont amusante, carrément burlesque étant donné que l’un d’eux est un cadavre enturbanné pour ne pas tomber en morceaux. C’est complètement barré et c’est vraiment ça qui est génial. La série tire ainsi pleinement le potentiel de son univers loufoque et c’est un vrai régal. Comme dans l’épisode précédent, on sort toutes des petites astuces pour permettre à Chuck et Ned de se toucher et de s’embrasser à travers une feuille de papier plastique. Toutes ses petites bizarreries font là aussi toute la particularité de la série et c’est vraiment cela qui me manquera. En plus, on repart sur un nouveau cliffhanger, Charles disparaissant en laissant un mot à sa fille. Que va t’il se passer ? Va t’il rendre visite aux tantes de Chuck ? Celles ci vont elles enfin apprendre qu’elle est vivante ? Cette deuxième résurrection offre en tout cas un second souffle à la série et je me demande si la saison 2 n’aura pas du commencer directement par cela car c’est excellent.

 

Ne pouvant pas y couper, on a toujours une enquête du jour. Celle ci se déroule toujours un peu de la même façon et je n’étonne même plus malgré le côté dérangé des personnages tournant autour du meurtre. Le trucage du visage fondu de la morte est par contre du plus bel effet ainsi que le flash back sur le Robinson Crusoé des temps modernes. L’originalité de l’intrigue réside avant tout sur le duo Emerson Cod/ Olive Snook. Celui ci fonctionne à merveille. Tous les deux sont extrêmement drôles, on joue sur la différence de physique entre les deux acteurs qui au fond sont complémentaires. C’est un vrai régal. Olive a visiblement pris plaisir à épauler Ned lors du concours culinaire et j’adore de plus en plus ce personnage. Kristin Chenoweth est mieux mise en valeur. Je ne sais pas si c’est le fait de savoir qu’elle sera dans la nouvelle série de David E. Kelley mais je me régale à chacune de ses apparitions. C’est une actrice formidable. Je ne la connaissais pas avant Pushing daisies et c’est bien dommage. On retrouve aussi dans cette intrigue Alexander Gould (Shane Botwin dans Weeds) n’étant qu’à la saison 2 de Weeds, j’ai eu un peu de mal à le reconnaître car le gamin a vachement grandi, ça pousse vite ce genre de mauvaise herbe.

 

Conclusion : On a un excellent épisode. Parfaitement balancé entre l’intrigue du papa zombie et l’affaire de nos détectives. Il y a pleins de petits moments, de petits détails loufoques typiques à la série mais qui sont vraiment bien utilisés cette fois ci. J’en viendrai presque à regretter la série. C’est donc vraiment un regret de voir un tel épisode arriver si tard car si toute la saison 2 avait été de ce niveau, elle n’en serait peut être pas là où elle en est aujourd’hui.

Posté par Tao 28 déc 2008

ned et olive, pushing daisiesJe ne sais plus quoi faire de Pushing daisies. Quand je veux en dire du bien, je ne peux pas car on n’a pas un bon épisode et quand je veux en dire du mal comme aujourd’hui je ne peux pas non plus car on a un bon épisode. Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, on a enfin un bon épisode de Pushing daisies. Cela faisait tellement longtemps, je ne savais plus à quoi cela pouvait ressembler. Ça commence très bien avec un retour en arrière magnifique sur la jeunesse de Chuck et sur sa passion (et besoin) de faire des tartes. Un prologue parfait pour nous plonger dans de nouveaux délires mais des délires différents par rapport à ceux de d’habitude et pour cela il faut remercier Charlotte. Ned ressuscite son père et la demoiselle trouve le moyen de le maintenir en vie réglant par la même occasion le problème de Dwight Dixon qui fait les frais de cette résurrection. Cela a le double avantage de mettre fin à cette intrigue très moyenne du vieux copain et d’ouvrir une histoire bien plus intéressante et surtout bien plus drôle avec le retour parmi les vivants du père de Chuck. Un papa transformé en momie pour cause de décomposition avancée et le duo composé de Chuck et d’Emerson sont les deux meilleurs éléments de l’épisode, ce à quoi on ajoute un Lilly qui a toujours la gâchette aussi facile et on obtient un cocktail formidable. Je ne pensais pas Pushing daisies à nouveau capable de me surprendre à ce point. On a l’impression de voir la série renaître mais à l’heure où l’on sait qu’elle n’en a plus pour très longtemps, je ne sais pas s’il faut prendre cela de manière positive ou pas.

 

Ned et Olive partent eux à un concours de cuisine, bien décidé à obtenir la victoire après avoir été coiffé au poteau il y a deux ans par une espèce de folle des muffins. Kristin Chenoweth vole facilement la vedette à ce grand dadet de Ned et je salive déjà à l’idée de la voir dans Legally mad le futur projet de David E. Kelley. Tel Jessica Fletcher d’Arabesque, un mort se trouve à nouveau sur la route du pâtissier et j’ai trouvé l’intrigue moins lourde cette fois. Sans doute car le duo Ned/ Olive fonctionne on ne peut mieux au point de réactiver les sentiments d’Olive pour son patron, partenaire et ami permettant ainsi à la série de flirter à nouveau avec la comédie musicale dans une superbe version de ” Eternal Flame ” des Bangles. J’ai aussi adoré la réplique de Ned au moment de la découverte de la mort du Colonel ” he’s no only dead. He’s also extra crispy ” (Il n’est pas seulement mort, il est aussi super croustillant). Une note d’humour noir que l’on n’attendait pas forcément dans la bouche du héros de la série et qui rehausse là aussi l’épisode car l’on va de surprise en surprise, allant jusqu’à accuser l’obésité elle même comme responsable de la mort de l’un des concurrents du concours. Pire, on récompense la tricherie, Olive ayant simplement besoin d’aller chercher une tarte faite à l’avance pour remporter le prix. Et cela dans une hilarante course dans les dernières secondes.

 

Bilan : Serais je en train de reprendre confiance en Pushing daisies ? Pas de conclusion hâtive mais une chose est certaine cet épisode m’a plu même si je n’ai pas ri. Les situations sont drôles et amusantes mais pas au point d’en rire. Du moins pas dans mon cas. En tout cas, en plus d’être vraiment sympa à regarder, cet épisode est également plein de promesses grâce à la résurrection du père de Chuck qui pourrait donner une suite vraiment très déjantée si les tantes s’en mèle. Mais là dessus, je vais essayer d’être assez prudent et de ne pas faire de plans sur la comète au risque d’être déçu car si ça tombe dès la première minute de l’épisode suivant, Ned touchera le père de Chuck et tout sera terminé. Suite au prochain épisode.

 

La vidéo de la chanson Eternal flame chantée par Olive (Kristin Chenoweth) :

 

 

Posté par Tao 17 déc 2008

chuck-ned-emersonJe vais commencer cet article par une petite confidence, j’en ai marre de Pushing daisies. J’ai été assez enthousiaste durant la saison 1 car c’était l’une des seules séries à sortir du lot mais aujourd’hui cette série est devenue un boulet pour moi en tant sériephile. Je pourrai l’arrêter et en rester là mais je n’aime pas laisser les choses inachevées. Je vais donc aller jusqu’au bout mais peu importe ce que la série aura à offrir je pense que cela ne va pas me réconcilier avec elle.

 

Par bonheur on commence à explorer les mystères de la série grâce au personnage de Dwight Dixon mais je suis très loin d’être convaincu par cette histoire. Pourquoi s’intéresse t’il au père de Charlotte, que veut il des tantes, qu’est ce que cela à voir avec Chuck ? Franchement je ne trouve même pas cela très excitant et la romance avec Vivian tombe comme un cheveu dans la soupe même si le personnage est toujours aussi frappé, tout comme l’est Lilly d’ailleurs dans un autre style. Cela amène Chuck et Ned à vouloir en savoir plus sur Dwight et pour cela rien de mieux que de déterrer le père de Chuck pour lui poser des questions. C’est sur cet incroyable cliffhanger que se termine cet épisode. Pas de quoi me donner envie de voir la suite pour autant car cela n’a rien de palpitant. D’autant plus qu’on en était déjà à la même interrogation du côté de Ned depuis longtemps. Doit il ou pas permettre à Chuck de revoir son père ? La belle affaire.

 

L’enquête du jour nous emmène dans le monde d’un Robin des bois modernes, volant les riches pour donner aux pauvres. C’est toujours le même principe. C’est très joli et décalé mais au fond ça n’apporte rien. J’y retiendrai seulement la prestation totalement barré de Kristin Chenoweth en bourgeoise vêtue rose bonbon accompagnée de son cochon. Elle est géniale à tous points de vue, dommage que le reste de l’intrigue soit aussi creux.

 

Le teaser toujours centré sur l’ enfance de Ned reste lui toujours un vrai bijou. L’histoire du lapin et du serpent est à mourir de rire. Ça reste les moments les plus oniriques de la série et si l’ensemble était de ce niveau, je pense que Pushing daisies serait une bien meilleure série. Je l’ai déjà dit mais cette série se résume en fait à un dessin animé en chair et en os et c’est à la fois la qualité et le défaut la série. Qualité car l’univers de la série est fabuleux mais un défaut car tout reste en surface à la limite du transparent. Pushing daisies aurait une image classique comme House ou Monk, elle n’aurait pas tenu deux épisodes avec son scénario désuet.

 

Bilan : Ce n’est pas mauvais, ça reste gentillet mais la série pourrait offrir tellement plus et ce n’est pas le cas. Alors si Daisies ne fait pas d’effort, je ne vais pas en faire non plus pour écrire un article plus poussé. Serai je devenu trop cynique pour une telle série pleine de fantaisies ?

Posté par Tao 27 nov 2008

La fin de Pushing daisies est annoncée, pas programmée. La question est donc de savoir si je regretterai la série. Et la réponse est non. Non car Daisies persiste dans son fonctionnement : une enquête à 90% et une intrigue fil rouge avançant millimètre par millimètre à la vitesse d’un escargot très fatigué. Ça peut plaire à certaines personnes émerveillées par le style de la série mais je commence grandement à me laser.

 

Même schéma dans cet épisode. On sait depuis la fin de la saison 1 que Lilly est la mère de Chuck mais on exploite à peine cette révélation. La dernière scène où Chuck peut enfin parler à sa mère par l’intermédiaire d’Olive est une belle trouvaille attendrissante mais au fond ça n’a rien d’extraordinaire non plus. D’autant que ça ne fait pas avancer la situation même un tout petit peu.

 

En fait, le seul fait réellement marquant de cet épisode est le suivant : les actrices ont changés de shampoing, Olive et Chuck ayant les cheveux soyeux comme jamais depuis le début de la série. C’est particulièrement voyant chez Kristin Chenoweth dont la coiffure a pris pas mal de volume et gagné en luminosité. Donc si c’est ça la vraie nouveauté de l’épisode et que je le remarque c’est dire où l’on se situe dans l’état d’avancement.

 

Les frères jumeaux de Ned servent uniquement à introduire l’enquête du jour dans le milieu de la magie. Les reverra t’on par la suite ? Mystère car on n’a plus revu LeNez ou la mère d’Emerson après leur histoire. L’intrigue est remplie de surprises et de bizarreries comme à chaque fois mais c’est toujours la même chose. D’autant plus qu’ici le nombre de suspects était plutôt limité. On tente de lier cela à l’abandon du père de Ned mais c’était à la fois gros et moyen. Bref une enquête du jour typique. C’est joli, loufoque et tout ce que vous voulez mais au fond c’est chaque fois le même schéma revenant encore et encore.

 

Le seul point réellement intéressant vient du ” vieil ami ” du père de Ned et du père de Chuck qui commence à poser un peu trop de questions. Le problème c’est qu’il sort un peu de nulle part et on a du mal à comprendre vers où on va se diriger. D’autant qu’on n’y accorde pas beaucoup de temps, il faut le reconnaître. Le cliffhanger est pas mal mais je sens qu’il sera à peine exploité, juste une intuition.

 

Conclusion : Sans être une déception, cet épisode est grosso modo la copie conforme de tous les autres qui l’ont précédés. Et c’est bien là mon grand reproche fait à la série, elle a tout ce qu’il faut pour être une série formidable mais depuis le premier épisode elle nous sort la même histoire. Normal dans ce cas de voir le public laisser tomber la série. Je continuerai donc à suivre la série jusqu’au bout mais sans réelle conviction. Pushing daisies a commencé avec un peu de magie, elle se terminera avec beaucoup d’ennuie.

Posté par Tao 17 nov 2008

dim sum chinois Y en a marre des reviews gentilles sur Pushing daisies. Cette série est certainement la plus ambitieuse et la plus innovante de ABC depuis Lost et Desperate housewives mais elle se limite malheureusement elle même en se cantonnant à des petites enquêtes loufoques se ressemblant toutes au fil des épisodes. Alors oui Daisies, c’est joli, c’est coloré mais c’est surtout une série terriblement creuse.

Ouf, ça devait sortir une bonne fois pour toutes, même si ça tombe un peu mal car cet épisode est plutôt réussi. Et pourquoi est ce réussi me direz vous ? Tout simplement car on commence enfin (mais timidement) à s’intéresser aux personnages et à ressortir des éléments du passé. Ainsi, Ned est confronté à ses deux demis frères, des jumeaux alors qu’un homme mystérieux ne semble pas leur vouloir du bien. Pourquoi s’intéresse t’il au père de Ned, que lui veut il ? Cela est bien mystérieux mais au moins ça titille un peu mon imagination. Comme on est dans Pushing daisies, les deux frères de Ned devaient être hauts en couleurs et sont des magiciens et semblent un peu… comment dire ? Pas simples d’esprits mais disons un peu simplets et naïfs, ne connaissant pas la vie.

Emerson est lui confronté à une vieille connaissance. Simone la dresseuse de chiens que l’on avait déjà rencontré dans l’un des meilleurs épisodes de la saison 1 (1.06 Bitches) et on sera peut être bien amené à la revoir car Emerson est son charme dominateur et cela semble être réciproque. Cela épice l’enquête du jour dans le milieu du restaurant chinois se trouvant juste en dessous du bureau de détective d’Emerson. Là encore la série nous montre qu’elle peut être inventive en utilisant des éléments déjà présents dans la série. On mélange ainsi les clichés sur la mafia asiatique, les gros durs et autres délicieux dim sums avec un improbable jeu de poker remplaçant les cartes par des rouleaux de printemps et des raviolis vapeurs. Sans oublier les costumes supers kitsh de notre joyeuse bande de détectives. L’ensemble de l’intrigue est assez confuse et honnêtement je n’ai même pas cherché à comprendre ni à découvrir l’assassin. Cela nous est de toute façon expliqué par le narrateur au cas où l’on aurait perdu le fil de l’histoire à un moment. Ce serait plus simple si ce récapitulatif était la seule scène de l’enquête policière, ça permettrait de perdre moins de temps pour se concentrer sur l’important.

 Paradoxalement malgré la critique du début, cet épisode sonne comme une éclaircie dans la série. On ouvre de nouvelles intrigues davantage sur le long terme, on fait revenir un ancien personnage présent dans une précédente enquête du jour. Pushing daisies semble ainsi avoir compris comment il fallait fonctionner. Plutôt que d’inventer encore et encore des nouveaux personnages, elle explore son univers ce qui permet au téléspectateur de mieux s’impliquer dans l’histoire. Ainsi il serait amusant de revoir la vendeuse de bonbons un peu toquée qui est d’ailleurs l’auteur d’un meurtre ou le spécialiste des odeurs qui était intrigué par Chuck. Si la série commence à aller dans cette direction je suis preneur mais si on continue encore et toujours dans des épisodes indépendants sans une réelle intrigue de fond, je n’aurai aucun regret à voir la série s’en aller. De toute façon la messe semble être dite pour Pushing daisies, son créateur Bryan Fuller préparant sa reconversion dans Heroes. Une bien drôle de solution alors que la série de NBC est également dans une bien mauvaise passe.

Posté par Tao 6 nov 2008

Je ne l’ai jamais caché, je suis un fan d’Everwood. Accueillir Debra Mooney dans le rôle de Calista Cod la mère d’Emerson est donc une vraie joie. Le personnage cadrant parfaitement avec la série gentiment toquée de ABC. Son duo avec Chi McBride fonctionne admirablement bien et est extrêmement drôle car ils ont la même attitude, ni plus ni moins. Leur double interrogatoire est excellent grâce à leur mimétisme. On remarquera que Debra Mooney semble être l’interprète parfaite pour les duos en blanc et noir qu’elle formait déjà avec John Beasley dans Everwood. On poursuit également l’intrigue sur la disparition de la fille d’Emerson. Je me demande par contre toujours pourquoi il croit pouvoir retrouver sa fille grâce à son livre pour enfants. Mais à mon avis Calista pourrait bien jouer un rôle par la suite dans ces retrouvailles entre père et fille, étant elle même une grande détective. L’intro du personnage est d’ailleurs la meilleure scène de l’épisode, dans le plus pur style polar des années 50.

 

L’enquête du jour nous plonge à nouveau dans l’univers d’une entreprise décalée. Comme Pushing daisies ne peut pas parler de prostituées au pays des bisounours, la série parlera ” ami-escort ” que l’on peut louer quand on n’a pas d’ami. Comme souvent, il faut chercher le coupable du côté du méchant patron. Et sa transformation en Spartiate sanguinaire est à mourir de rire. Ça tourne à la parodie du film d’horreur, le tout sans la moindre goûte de sang. C’est divertissant mais rien en plus comme c’est souvent le cas dans Pushing daisies.

 

L’enquête permet une analyse sur l’amitié à travers nos différents héros. Ned se sent bien seul depuis que Chuck et Olive sont devenues les meilleures amies du monde en devenant colocataires. Et le pauvre pâtissier est incapable de se faire de nouveaux amis. Chuck et Olive essayent de répondre à une question difficile, deux femmes amoureuses du même homme peuvent elles être amies ? Apparemment oui car Olive semble lutter contre elle même pour faire disparaître ses propres sentiments à l’égard de Ned. Une attitude pour le moins amusante. La thérapie improvisée au fond du placard leur permet de vider à toutes les deux leur sac. Et Calista et Emerson posent la question de savoir si parents et enfants peuvent être amis ? Un thème déjà abordé par exemple dans Gilmore girls. La réponse est ici assez simple, l’amitié parent/ enfant permet sans doute de forger une relation de confiance et de bonne entente mais il arrive un moment où le plus âgé des deux se doit d’agir comme un vrai père ou une vraie mère. Bref une triple analyse qui ne se mouille pas vraiment mais qui reste légère et sympathique, ma foi comme la série. La présence de David Arquette est assez anecdotique pour le moment mais l’acteur doit apparaître dans plusieurs épisodes, son entrée dans la série se fait ainsi en douceur.

 

Au final c’est un petit épisode sympathique mais il ne faut pas en attendre plus de la part de Pushing daisies. Les audiences de la série sont à un point où ça sent le brûlé pour les tartes à la rhubarbe du Pie hole, la série n’aura donc pas le temps d’opérer à une transformation de la chenille en papillon que j’avais tant attendu à un moment. Ça se regarde ainsi comme un dessin animé de Scoobidou. C’est marrant sur le moment mais il n’y a rien à en retenir. Au fond je redis toujours la même chose de semaine en semaine. Et c’est sans doute là tout le problème. On a voulu faire de Pushing daisies une série à épisode unitaire comme les Experts là où l’univers de la série demandait clairement des intrigues sur le long terme. Daisies est donc définitivement entre deux chaises. A moins que c’est moi qui comprenne mal la série, là c’est toujours possible. Mais univers si riche et décalé aurait sans doute demandé plus car Pushing daisies est une série extrêmement frustrante. J’avais déjà exprimé lors du précédent article, la difficulté d’écrire sur le série. Le fait est que l’on ne sait rien dire de mal sur la série car tout y est adorable, mais sait on également en dire du bien ? C’est un peu comme les dessins animés de Disney, c’est joli, les enfants adorent mais c’est surtout terriblement nais, naïf et simpliste. Et pourtant, les critiques de cinéma ne diront jamais que c’est mauvais. Alors oui, Pushing daisies est une friandise rose bonbon sucrée. Mais justement un peu trop sucrée et pas assez aigre douce pour nous faire réagir.

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