Posté par Tao
24 août 2008
Après deux premiers épisodes centrés sur des intrigues indépendantes, cet épisode nous parle d’avantages des personnages récurrents de la série faisant ressortir le passé. Il y a un peu moins de délire dans ce troisième épisode de Pushing daisies intitulé “the fun in funeral” par rapport aux deux précédents mais c’est sans doute parce que je m’habitude à la douce folie de la série.
L’un des défis de la série était de savoir si la récurrence de l’enquête du jour allait être un point faible par son côté répétitif ou au contraire l’un des points forts pour son côté loufoque. Et pour le moment je dois dire que ça se passe plutôt bien pour moi. La série joue intelligemment avec le mort du jour afin de nous replonger dans l’intrigue du pilot en revenant sur le croque mort Larry décédé de la faute de Ned afin de laisser Chuck en vie. On le sait, ce mec n’était pas très sympa, il volait les bijoux des morts et c’est exactement de cela dont il est question. Son frère jumeau pense qu’il a été assassiné et Emerson mène l’enquête même s’il sait très bien qui est responsable de cette mort. Et il ne manque pas de rappeler cela à Ned le meurtrier. C’était amusant de jouer sur la culpabilité de Ned et son obstination à parler du hasard de la situation. Chuck prend également bien la nouvelle en étant maintenant presque au courant de tous les secrets de Ned (sauf concernant la mort ” accidentelle ” de son père). La scène où Ned ressuscite Larry est à la fois touchante grâce à Chuck mais aussi particulièrement drôle avec Emerson enfuyant tellement il a peur d’être une autre victime accidentelle du pouvoir de Ned. L’intrigue est bien menée avec un bon rebondissement avec la mort du deuxième jumeau retrouvé dans le frigo de Ned. Le tout est un peu alambiqué mais ça n’est pas gênant. Et la confrontation finale au funérarium était à la fois inattendue mais également très classique. Je sais c’est assez paradoxal mais je le ressens comme ça. Emerson coincé dans la fenêtre m’a aussi bien fait rire surtout pour la référence à Winnie l’ourson par cette chère Chuck. Autre référence, celle de Ned qui aurait bien voulu être un Jedi, on sent le geek qui est en lui. La voix off apporte également toujours un petit plus à la fois ^drôle et ironique cadrant bien avec le style de la série.
Concernant Ned et Chuck leur romance fleur bleue se poursuit. Le duo romantico-comique est toujours très drôle. On avance assez vite dans leur histoire mais c’est bien de voir une série où le couple vedette ne met pas 5 saisons avant de s’embrasser. L’un des postulats de base étant que les deux personnages vedettes ne peuvent se toucher, la difficulté était de savoir comment les scénaristes allaient remédier à cela et les trouvailles n’ont sans doute pas fini de nous étonner à l’image de Chuck s’emparant du papier d’emballage transparent afin d’embrasser son prince charmant presque sur les lèvres.
Olive se retrouve presque au hasard d’une livraison chez les darling mermaid darlings, autrement dit les tantes de Chuck, Vivian et Lilly. Son arrivée dans la maison est particulièrement soignée visuellement mais aussi extrêmement drôle, Olive préférant se sauver. Invitée par les deux femmes à manger la tarte recouverte de gruyère, Olive comprend la connexion entre sa rivale, les tantes et cette mystérieuse livraison de tarte. Cette scène est particulièrement amusante et les deux actrices interprétant les darling mermaid darlings sont fabuleuses tellement elles sont décalées. Maintenant, Olive connaît une partie du secret du Chuck concernant sa non mort, je me demande comment elle va réagir. Une intrigue d’avantage récurrente est donc ici en train de se mettre en place et ça me plaît. Une série n’est jamais complète sans de vrais axes récurrents. Au rayon des bizarreries, on pourra également ranger le mec ayant peur de voir l’oxygène s’évaporer. Cette séquence était inattendue et à mourir de rire.
Bilan : Après trois épisodes, les différents éléments de la série se mettent en place. L’utilisation de l’enquête du jour amène pas mal de bizarreries et le retour des deux tantes est une très bonne idée. La série continue sur sa lancée à la fois loufoque et sucrée avec une pointe de fantastique ce qui en fait une série unique en son genre. A noter Brad Grunberg qui interprète les deux jumeaux du funérarium est le frère de Greg Grunberg (Matt Parkman dans Heroes).
Posté par Tao
12 août 2008
Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce deuxième épisode de Pushing daisies. Mais finalement je dois dire que j’ai beaucoup aimé car on se laisse vraiment aspirer par cet univers à la fois loufoque et sucré. Et c’est avant tout cet univers qui fait toute la différence tellement on se retrouve dans un univers décalé où l’on sent vraiment l’inspiration de Tim Burton. On a sans arrêt cette impression de se retrouver dans un film et non dans une série. Il y a plein de petits détails qui tuent je dirai comme les sacs plastiques permettant à Chuck et Ned de s’embrasser sans risque, le gant dans la voiture, la voiture du futur à la fois loufoque et improbable, la référence à Titanic. Il y a aussi l’ambiance sonore de la série, elle aussi très amusante donnant toute une atmosphère particulière. Le côté comédie musicale m’a complètement surpris mais c’était très agréable et très décalé avec Olive mais également très drôle avec le mec du nettoyage qui ne l’entend pas chanter à cause de ses écouteurs. Parlant d’Olive c’est un personnage très loufoque et on le remarque dès le début de cet épisode quand elle espionne Ned et Chuck avec un miroir en étant pendue par sa fenêtre. Par contre la petite léchouille de Digby le chien, beurk dégoutant.
Ned et Chuck sont justement le cœur même de la série par leur romantisme assez enfantin et candide renforcé par le fait qu’ils ne peuvent pas se toucher. A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les petites astuces qu’ils trouvent pour remédier à ce petit inconvénient, le tout de façon totalement (et une oui une fois de plus) décalée. Je peux comprendre que l’on accroche à ce côté sucré, limite fleur bleue mais sur moi ça passe comme une lettre à la poste tellement c’est drôle et romantique. Certes plein de bons sentiments mais c’est l’essence même de la série. Emerson n’est pas non plus un personnage mauvais, il est même très drôle avec sa passion pour le tricot. Et finalement il est simplement jaloux de Chuck, de devoir partager Ned dont il ne sait plus utiliser le don comme bon lui semble à cause de la présente de la ” dead girl “.
Par contre , je suis un peu déçu que l’on ait seulement droit à une enquête et seulement cela durant l’épisode. C’est la seule vraie intrigue. On ne creuse pas les personnages ou du moins pas vraiment. Pas d’intrigues personnelles et je trouve que ça manque. Cela sera sans doute exploité par la suite. On se trouvait encore dans un épisode d’exposition post pilot avec ce 1.02. Cela dit l’enquête est très amusante avec cette histoire de voiture du futur, de crash test,… Chuck étonne aussi en sachant parler le chinois (est ce le chinois d’ailleurs ? Au moins une langue asiatique). Il n’est pas compliqué de trouver qui est le coupable, ça c’est un fait. Mais c’est néanmoins amusant à suivre tellement les péripéties semblent tout droit sorties d’un dessin animé. Oui, c’est ça. Pushing daisies est un dessin animé en chair et en os, on se croirait dans un Scoubidou plein de fantasie et de magie. Le côté est accentué par le méchant avec son masque de mannequin de crash test. Juste de quoi nous faire un peu peur, tout en sachant que cela va bien se finir.
Le début de l’épisode avec la narration est aussi très drôle quand on nous replonge dans les souvenirs de Ned à l’école. La dissection de la grenouille est courue d’avance mais c’est malgré tout très drôle et on se surprend à en rire. Le gag fonctionne même si on sait d’avance ce qu’il va se passer.
Bilan : La première impression était bonne, la deuxième l’est tout autant. L’univers de la série est maintenant définitivement posé et je suis content de retrouver le même visuel car il y a souvent des différences entre un épisode pilot et les épisodes suivant. Là on retrouve le même aspect coloré et sucré et ça fait vraiment plaisir. Ça rend Pushing daisies vraiment à part. Maintenant, il faudra développer d’autres intrigues en dehors de l’enquête du jour et ne pas rester uniquement dans une formule pré établie mais je pense qu’il n’y a pas trop à s’e n faire de ce côté là. Tout arrivera en temps et en heure. Cela fait de Pushing daisies la meilleure surprise de cette année. Remarquez ce n’est pas vraiment difficile vu le peu de nouveautés vraiment intéressantes cette année.
Posté par Tao
12 août 2008
La rentrée approchant à grand pas, il est l’heure de se replonger dans l’une des découvertes les plus surprenantes de la saison 2007-2008, j’ai nommé, Pushing daisies. La série sera diffusée à la rentrée sur Canal + en France et sur Betv en Belgique
Pushing Daisies ? La série nous plonge dan l’univers de Ned, un fabriquant de tartes possédant le don de faire revenir à la vie les animaux mais aussi les gens en les touchant. Mais ce don a aussi ses mauvais côtés. S’il touche une deuxième fois la personne, celle ci meurt et pour de bon. De plus lorsqu’il ressuscite une personne dans la minute qui suit, une autre âme est prise dans les alentours histoire d’équilibrer l’univers. Un jour un détective privé, Emerson (Chi McBride) découvre son secret et il lui propose de devenir son associé. En effet, trouver un assassin est tellement plus facile quand on demande à la victime par qui elle a été tuée. Les choses se corsent quand l’amour d’enfance, Charlotte Charles dite “Chuck” est assassinée. Ned décide de la ressusciter mais aussi de la maintenir en vie, même s’il ne pourra plus jamais la toucher, au risque de la voir mourir une seconde fois.
Est ce bien ? Le pilot est très réussi même s’il n’apporte rien de plus par rapport à la bande annonce résumant assez bien ce premier épisode. L’épisode applique la recette classique d’un pilot. Il introduit les personnages et la situation de départ et en gros c’est tout. Cela ne veut pas pourtant dire que c’est nul ou ennuyeux. On y est même très loin car la série est drôle, divertissante et émouvante mais ce premier épisode reste dans la règle stricte du pilot. Sans doute pour mieux faire évoluer la situation par la suite.
Le début raconté par le narrateur est un peu pompeux et longuet même s’il est visuellement très beau, très coloré et rappelle par certains côtés des films comme Big Fish ou Edward aux mains d’argent. Les personnages sont eux tous très sympathiques à commencer par Ned notre héros absolument adorable à la fois naïf et romantique et il m’a parfois fait penser à une version adulte de Seth Cohen de The OC. La taille de Lee Pace (1m91) ajoute un je ne sais quoi au personnage et il ressemble à un petit garçon qui aurait trop vite grandi, ce qui est assez touchant. Sans être un personnage comique, Ned possède son propre humour. Son amour tendre et finalement assez enfantin pour Chuck est terriblement attendrissant. Ça aurait pu être mielleux et trop sucré mais ça ne l’est pas, un parfait équilibre comme dans les tartes de Ned. La similitude entre Ned et Chuck est aussi très intéressante car ils ont tous les deux perdus un parent en même temps et il reste ce secret de Ned entre eux malgré tout (la résurrection temporaire de la mère de Ned ayant entrainé la mort du père de Chuck). L’intrigue au sujet de la mort de Chuck est bien menée avec pas mal de mystères mais aussi du second degré notamment grâce au smiley du sac plastique servant à tuer. Je pensais tenir là le fil rouge de la série (ou du moins de la saison 1) mais la série a l’intelligence de régler tout de suite la question du pourquoi Chuck est morte. La visite chez les deux tantes de Chuck est à mourir de rire. Entre la borgne à la gâchette facile et l’autre vieille fille ne supportant pas d’être touchée. Chi McBride trouve un rôle plus amusant par rapport à ses dernières prestations dans House et dans The Nine et Emerson semble un personnage intéressant avec certaines zones d’ombre. Et une rivalité entre Chuck et Olive la serveuse du ” Pie hole ” pourrait très vite pointer le bout de son nez.
L’ensemble est rempli d’un humour un peu nais et vieillot façon Amélie Poulain et celui fait mouche car l’ambiance se dégageant de la série est finalement très attendrissante. Par contre si ce premier épisode est très réussi, rien ne nous dit si la suite le sera tout autant. Comment la série évoluera elle si Ned et Chuck ne peuvent jamais se toucher ? Comment les épisodes vont ils s’articuler ? A première vue, je dirai que l’on ira à chaque fois vers une enquête du jour avec un mort à ressusciter mais à part cela de quoi va bien pouvoir parler la série ? Bref, la série donne très envie et je suis curieux de voir la suite et avec Barry Sonnenfeld (The Addams Family) en producteur exécutif, je pense bien que ça pourrait me plaire. De plus comme il ne s’agit pas encore du pilot officiel, certains petits changements pourraient être apportés afin d’améliorer cet épisode afin de lui donner sa touche finale. Wait & see
Conclusion : Bref, l’essai est réussi, il faudra maintenant le transformer. Oui okay, je suis nul pour ce qui est des métaphores sportives, mais bon vous m’avez compris. Au fond, je dirai que c’est peut être la série parfaite qu’il fallait au fans des Gilmore girls pour leur faire passer la furieuse envie de retourner à Stars Hollow au plus vite. Comme le dit Ned, Pushing daisies ” That’s not weird, it’s magical “.
Et pour finir cette review en beauté, une petite présentation de pushing daisies :







