Posté par Tao
22 oct 2008
C’est la fin alors on tue tout le monde. Ça se passe comme cela à Rome. Et on commence par ce cher Marc Antoine. Il préfère se suicider que d’affronter sa défaite face à Octave non sans s’être lamenté durant un bon gros quart d’heure donnant une image assez pathétique de lui même. Celle d’un drogué devenu la créature de Cléopâtre et qui jusqu’au bout se fait manipuler par la reine d’Egypte. Celle ci attendra de rencontrer Octave et de voir son âme noire et laide dénuée de sentiments humains, avant de se suicider. Deux morts misent en scène de façon grandioses bien à l’image des deux personnages. Marc Antoine meurt en soldat dans les bras de Vorenus, Cléo préfère la morsure du serpent tellement plus sexy. Amusant de voir comment le suicide est considéré comme une mort noble. Cléopâtre dit d’ailleurs à ses enfants que c’est comme cela que meurent les gens nobles ou un truc dans le genre. Non mais elle est vraiment folle cette Cléopâtre. Au moins on nous le montre une dernière fois. On sent littéralement le monde s’effondrer autour d’eux et pendant ce temps là, Octave reste glacial. Le plus drôle, il croit sincèrement avoir été gentil avec sa captive, mais on le sait cela n’est pas son fort. Attia se demande d’ailleurs comment son fils a pu devenir un tel monstre et conclut que cela doit être de sa faute à elle. Cet excès de franchise se fait d’ailleurs sans la moindre émotion comme si elle proposait de prendre le thé.
Comme Octave prévoit de tuer Césarion, le fils de César, Vorenus s’enfuit avec le fils de… et oui de Pullo . Celui ci retrouve d’ailleurs assez vite leurs traces pour ne pas faire traîner le récit et ensemble ils forment un trio assez amusant dû au snobisme du jeune garçon qui a le don de sortir des répliques à mourir de rire dans le genre ” oh par Osiris… “. Bref on voit qu’il est égyptien celui ci. C’est d’ailleurs en voulant sauver l’enfant que Vorenus trouvera un coup mortel. Et là on le voit vraiment, c’est la fin des haricots si Vorenus meurt. Il mourra d’ailleurs comme il le voulait à Rome et en ayant obtenu le pardon de sa fille. J’ai néanmoins été assez déçu par la mort de Vorenus. D’accord pour le faire mourir, après tout c’est la fin de la série. Mais on aurait pu y mettre un peu plus d’emphase. Là, on n’accorde pas assez d’importance au coup mortel qu’il reçoit. Et on n’a pas l’impression que c’est vraiment grave. D’un autre côté, la réalisation tient compte du statut social du personnage. Marc Antoine et Cléopâtre dus à leur rang avaient le droit de mourir de façon tragique, voire romantique mais pas Vorenus le guerrier. Dans un sens, ça se tient parfaitement.
Le triomphe d’Octave se fait avec faste. La production a sans doute épargné sur la guerre pour mieux mettre en scène le final. Durant cette cérémonie, les regards en disent longs. Attia suit des yeux le corps de Marc Antoine exhibé à la foule (ce qui fait écho au sort réservé à Vercingétorix au début de la saison 1) tandis que Agrippa et Octavia se lancent un regard plein d’espoir, contents de se revoir. Si Octave est tout heureux de revenir à Rome après avoir triomphé de cette putain de Cléopâtre et de sa chose qu’était devenu Marc Antoine, Attia est elle complètement bouleversée par la mort de son amant qu’elle aime visiblement toujours. Elle est au fond l’héroïne tragique de la série. Mais bon, elle reste Attia De Juli avant tout et n’est pas prête à se laisser marcher sur les pieds. Comme elle le dit à la femme d’Octave ” Tu es en train de te jurer qu’un jour, tu me détruira. N’oublie jamais que des femmes bien plus douées que tu ne l’es ce sont jurées la même chose. Trouve en une seule en vie”. Une réplique glaçante et formidable. Non mais Attia a vraiment la classe et sa dernière réplique est à la hauteur du personnage. Plus que Vorenus et Pullo, c’est Attia dont je me souviendrai. Polly Walker a toujours été irréprochable, magnifiquement belle et ses manigances la font rentrer au panthéon des garces des séries télé.
La dernière scène, je ne la voyais pas du tout comme cela. Celle ci est sur le ton de l’humour entre Pullo et son fils. Tous deux contents d’avoir roulés Octave. Et le générique de fin défile alors qu’on les voit s’enfoncer dans la foule comme pour rejoindre l’anonymat. L’Histoire elle avec un grand H se poursuivra mais sans nous et finalement ce n’est pas plus mal. La plupart des personnages sont morts et si une saison 3 avait eu lieu elle aurait été l’occasion de renouveler une grande partie du casting ce qui n’aurait pas forcément été souhaitable. Rome se termine donc un peu trop tôt certes mais de façon soignée et digne par l’avènement d’Octave César comme premier citoyen de Rome. Une saga qui aura été passionnante à suivre de bout en bout. Si l’on relit mes articles, on y trouvera finalement assez peu de critiques et cela est le privilège des bonnes et des grandes séries. Deux saisons, c’est ce qu’il aura fallu à Rome pour entrer dans l’histoire.
Voilà donc comment Rome se termine. Comme Cetnat je n’aurai pas cru pouvoir accrocher à cette saga historique mais c’était sans compter sur le talent de cette série qui a su faire exploser la trame narrative scolaire en y ajoutant une bonne dose d’érotisme et de soap. S’adressant à un public adulte, la série n’a jamais reculé pour montrer l’antiquité dans toute sa cruauté et barbarie sans pour autant négliger l’humour et les bonnes répliques. D’ailleurs je terminerai cet article avec une vidéo de la dernière scène d’Attia et de sa tirade contre Livia qui est absolument exquise.
Posté par Tao
22 oct 2008
Ellipse assez important entre cet épisode et le précédent. De quoi mettre en place les derniers enjeux de la série et exacerber encore plus les esprits des différents personnages. On assiste ainsi à un long prologue nous présentant les différents changements avant la confrontation finale entre Octave et Marc Antoine lors du dernier épisode.
Marc Antoine vit une vie de débauche en Egypte aux côtés de l’envoûtante Cléopâtre alors que Rome souffre d’une pénurie de blé. Mais peu importe si la plèbe meurt de faim car comme le dit Attia, elle n’a pas faim, elle. Cette famine qui gronde est avant tout une opportunité idéale pour Octave. Le peuple adore toujours Marc Antoine et s’il veut lui déclarer la guerre, Octave doit avoir ce peuple derrière lui. Il envoie ainsi sa mère et sa sœur en Egypte en se sachant gagnant sur les deux tableaux. Antoine accepte sa requête et il gagne ainsi du temps en consolant le peuple avec un peu de pain ou Antoine rejette sa demande et là il aura une occasion de lui déclarer la guerre. Et une guerre c’est exactement ce que recherche Marc Antoine qui s’ennuie. Tout le monde est finalement gagnant sauf Attia qui se voit balayée de la vie d’Antoine comme une vieille chaussette. Voir Attia à ce point vulnérable est assez touchant. Elle s’est toujours montrée forte et digne donc la voir craquer est vraiment un grand moment car elle a au fond perdu ce à quoi elle tenait le plus au monde, à savoir l’amour de son amant. Maintenant Antoine est pas mal manipulé par Cléopâtre et leur relation est subtilement mise en scène. Amusant aussi de voir comment le crieur public manipule la foule en parlant de Marc Antoine comme un dépravé se maquillant comme une prostituée et ayant trahi Rome. Une scène faisant évidemment écho à la politique moderne où rien n’a changé depuis l’époque. Il est ainsi plus facile de salir son adversaire afin de se mettre soit même en valeur. N’est ce pas, John McCain ?
Je dois aussi souligner tout l’humour de la simulation de la chasse du cerf où un pauvre esclave joue le rôle de l’animal et crie à chaque flèche de Cléopâtre lancée dans toute la pièce pour au final trouver sa cible sous les applaudissements des convives. Ça a quelque chose d’assez choquant mais à l’époque c’était parfaitement naturel de tuer des esclaves qui ne sont pas vraiment des hommes. Un rappel des conditions de vie des esclaves dont les maîtres ont droit de vie ou mort sur eux.
Après Antoine, un autre qui a le goût pour le sado maso c’est Octave, comme quoi les deux hommes ne sont finalement pas si différents. Pour la première fois, on voit le jeune homme copuler sauvagement avec son épouse et il se laisse même aller au plaisir de la suffocation dans une scène assez hallucinante je dois dire. D’ailleurs quand Attia le gifle de retour d’Egypte, on sent clairement qu’il aime cela. Amusant car si on se rappelle bien, il avait reçu sa première vraie correction de la part de Marc Antoine lui même. Comme quoi tout est lié avec beaucoup de subtilité.
Pullo n’est pas en reste car si on l’avait quitté pleurant Eirene, on le retrouve assez logiquement en couple avec Gaia. Leur couple fonctionne bien car ils sont finalement assez semblables mais visiblement Pullo est maudit. Il n’a pas droit au bonheur si ce n’est quand il repense avec nostalgie à son ami Vorenus. Ainsi Gaia meurt et carrément de ses mains car elle lui avoue sa responsabilité dans la mort d’Eirene sur son lit de mort. On voit également un Pullo très complice avec les enfants de Vorenus et particulièrement avec le petit Lucius qui est déjà un vrai petit guerrier prêt à aller se battre sur le champ de bataille. Un champ de bataille que Pullo rejoindra bien vite. Vorenus, lui, tente toujours de vivre avec ses propres démons et à défaut d’éduquer ses propres enfants, il passe du temps avec le fils de César… ou le fils de Pullo. Le fils de Cléopâtre lui posant sans arrêt des questions sur son père pendant qu’ils jouent à un jeu qui n’est pas sans rappeler le futur base-ball. Vorenus semble d’ailleurs bien embêté de devoir répondre à ses questions et vu la façon dont il en parle il pourrait aussi bien parler de César que de Pullo. Heureusement pour Cléo, les tests en paternité et autres ADN ne sont pas encore monnaie courante à l’époque.
Et comme je le pensais, Octave compte sur l’amitié entre Pullo et Vorenus afin d’éviter un bain de sang. Je l’avais dit dans le précédent article, on voyait arriver cette possibilité mais c’est logique d’en arriver là. Pullo et Vorenus ayant toujours été au centre de l’histoire de la série. Après avoir mis tous ses différents éléments en place, l’épisode se referme afin d’ouvrir sur un tout autre chapitre qui nous laisse augurer un final grandiose.
Posté par Tao
14 oct 2008
C’est vraiment horrible car chaque épisode sonne comme un compte à rebours pour cette magnifique série qui s’arrêtera au terme de la saison 2, soit d’ici quelques épisodes. C’est d’autant plus dommage car la qualité est là et on savoure chaque minute de cette formidable épopée.
Personnage central dans cette saison, Octave se révèle au fur et à mesure de plus en plus passionnant par sa froideur et son aspect calculateur. Il a décidé de prendre femme et cela se fait de manière expéditive. Il s’avance vers une fille à une réception et ça se passe en gros comme cela :
- Salut, je suis Octave César. Tu veux m’épouser ?
- Okay, pas de problème. Mais je dois d’abord divorcer de mon mari.
- Super, au revoir.
En tout et pour tout ça dure 30 secondes. Dans le genre demande en mariage sponsorisée par McDo on ne fait pas mieux. En plus la fille en question a l’air d’avoir maximum 15 ans et a déjà eu un enfant. C’est limite pédophile cette histoire. Qui plus est, ce n’est pas comme si elle quittait son mari pour un homme meilleur car en plein milieu de l’épisode voilà ce que lui annonce Octave.
- Ton mari te battait il ?
- Non, je n’ai jamais été vilaine.
- Et bien tant pis. Moi je te battrai de temps en temps. Avec mes mains et avec un fouet car j’en retire sexuellement du plaisir.
Là voilà prévenue. Et il lui raconte cela juste avant une réunion familiale explosive où Octave règle ses comptes avec tout le monde, un peu dans le style de la famille Walker (voir Brothers and sisters pour ceux qui ne connaissent pas). Ainsi, il met à jour les fornications de Marc Antoine avec sa mère et celle de Octavia avec Agrippa. Juste après avoir édicté de nouvelles règles de vertu condamnant l’adultère et cela dans sa propre famille, ça fait assez désordre. Conséquence, Marc Antoine doit quitter Rome et part en Afrique. En même temps, il n’y perd pas vraiment au change car y retrouve Cléopâtre reine de la sauge et du laurier. Suite à la colère d’Octave les couples adultères se séparent. Attia et Antoine restent dignes car les au revoirs sont teintés d’espoir. Ceux d’Agrippa à Octavia sont plus déchirants mais définitifs. Agrippa restant fidèle à Octave. Et comme je l’avais également deviné, Mecène prend petit à petit de l’importance dans le récit et continue de comploter à tour de bras.
Pullo lui perd Eirène de la faute de Gaia la diabolique pourtant très en retrait dans cet épisode. Les scènes d’adieux et d’enterrement d’Eirène sont poignantes, d’autant plus pour quelqu’un d’assez rustre tel que Pullo. On voit là encore combien la religion a une importance cruciale dans la Rome antique. Mais désormais il n’a plus rien à perdre et se lance corps et âme dans la bataille pour défendre son territoire. Et cela avec une férocité assez impressionnante et limite choquante.
Rien ne va plus également pour Vorenus, trahi par sa fille cette vile putain. Il décide donc à nouveau de tout quitter et suit Marc Antoine en Egypte. Et là on voit d’office où cela va nous mener. Vorenus avec Marc Antoine et Pullo sous les ordres d’Octave. Cela sans doute devenir une lutte fratricide entre les deux héros de la série. Si on en arrive là ce serait à la fois facile mais également extrêmement bien vu car ça amènerait une tension dramatique très forte. De quoi terminer la série en beauté.
Conclusion : A nouveau il n’y a rien à dire de négatif si ce n’est les 30 secondes passées sur Timon et sa famille. Mais celui ci quittant Rome, on devrait ne plus le revoir ce qui serait souhaitable. Le reste met en place les éléments pour les dernières intrigues de la série avec un Octave de plus en plus mégalo et Vorenus et Pullo au milieu de toutes ses histoires politiques. Ce n’est jamais bon signe, quand ils sont séparés cela entraîne souvent des moments sombres pour l’un comme pour l’autre. De quoi retrouver Dark Vorenus ce qui n’est pas pour me déplaire.
Posté par Tao
10 oct 2008
Que du bon dans ce nouvel épisode de Rome mis à part la partie sur les Juifs toujours aussi insignifiante. Timon et son frère complotent et puis finissent par ne pas passer à l’acte. Sans intérêt.
Par contre ça bouge pour Marc Antoine, repérez le titre en haut de la page et vous aurez compris. Enfin presque compris car on s’amuse sur ce thème en nous menant en bateau. On pense tous au mariage d’Antoine et de Attia et au final, Antoine prend pour épouse Octavia. Vous imaginez un mariage d’amour ? Quelle horreur. Un mariage d’alliance politique est tellement plus acceptable même si cela ne fait pas beaucoup d’heureux. Agrippa et Attia chacun à un bout de la pièce ruminent leur déception et Mecène prend petit à petit de l’importance car il connaît les secrets d’un peu tout le monde dans la haute société romaine. Brutus mort, Servilia n’a plus rien à perdre et vient finir sa vie devant la porte de son ennemie de toujours. “ Attia des Juli je demande la justice ” répète t’elle au moins un bon millier de fois avant de maudire Attia et de se suicider devant les yeux choqués de cette dernière. Le plus drôle est de voir la fidèle esclave de Servilia retirer le poignard du cadavre de sa maîtresse pour elle aussi se donner la mort. C’est à la fois cru, sordide et incroyablement puissant comme scène. Cette fois, il n’y a plus vraiment d’ennemi à l’horizon mais vu les nouvelles alliances tordues scellées par Octave, il ne faudra pas longtemps pour que tout ce petit monde se bouffe l’un l’autre. Et au final, je suis très triste pour Attia car la malédiction de Servilia s’accomplit et elle se retrouve dans le doute et la tristesse. La mort de Servilia est assez triste aussi car j’aimais bien ce personnage et c’était une excellente rivale pour Attia. Maintenant il est vrai qu’elle n’a pas servi à grand chose dans la saison 2 et sa mort est mise en scène à la perfection, terminant le personnage en beauté.
Après être passée par le lit de Vorenus, Gaia jette son dévolu sur Pullo avec lequel elle s’engage dans une relation proche du sado maso. Il faut dire que sa véritable épouse un peu trop fade et comme elle est enceinte elle se refuse à coucher avec son mari. Parlant d’enfant, celui ci risque d’avoir un accident, Gaia complotant visiblement pour provoquer une fausse couche à maîtresse si détestée. Elle pourra alors avoir Pullo pour elle toute seule. Au début je me suis dit Gaia était enceinte avant de comprendre son plan diabolique qui sera mis en marche dès l’épisode suivant. Le personnage de Gaia s’affirme de plus en plus après avoir joué les figurantes lors de ses premières apparitions et c’est un personnage à la fois sexy et avec un gros potentiel.
Amorcé lors de l’épisode précédant, la fille de Vorenus est piégée par les ennemis de ce dernier. Mais l’est elle réellement ? Elle déteste tellement son père qu’elle le trahirait bien de son propre chef mais j’ai bien aimé la subtilité de la manipulation où elle est découverte en train de coucher avec un type.
L’épisode possède également une belle symétrie, on commence et on finit par un mariage (Celui de Jocaste et puis celui de Marc Antoine). A chaque fois c’est un mariage insolite qu’on ne voyait pas venir. On nous rappelle également l’une ou l’autre coutume de l’époque, les femmes ne pouvant assister aux pourparlers du mariage ce qui met Attia assez tristement devant le fait accompli du mariage de son amant et de sa fille. Mêlant toujours soap et histoire, on assiste à la division de l’Empire romain entre Marc Antoine, Octave et Lepidus. Là encore on s’en doute, la manigance vont continuer d’être au rendez vous. Et encore plus avec Marc Antoine. A peine l’accord scellé, il l’enfreint déjà. Un sacré personnage. Chaque élément est parfaitement maîtrisé et ne nous épargne pas les surprises. Bref c’est toujours une série aussi passionnante à suivre malgré certaines images toujours très dures comme la lutte entre Pullo et Gaia qui vire limite au viol ou la nuit de noces de Marc Antoine. Des images à ne pas mettre devant tous les yeux mais le public de Rome est de toute manière un public averti. Peu à peu on sent les différents éléments se mettre en place. Il reste seulement trois épisodes à cette deuxième et dernière saison et je sens déjà regretter la fin tellement Rome est une série formidable sans commune mesure avec d’autres séries existantes.
Posté par Tao
4 oct 2008
Rome récolte les fruits de l’apaisement de l’épisode précédent et signe l’un des tournants de la série mais aussi de l’histoire. Désormais allié à Marc Antoine, Octave part en Grèce pour anéantir Brutus. Mais une guerre doit se gagner des deux côtés, à la fois sur le front mais également sur ceux restés au pays. Ainsi Octave a la géniale idée de rédiger une liste des gens à éliminer à Rome, Marc Antoine ajoute les siens et même Attia met son grain de sel en voulant assassiner la famille de Jocaste. Pas de chance pour elle, celle ci survivra et viendra se réfugier chez elle. Attia est vraiment maudite. Les livres d’histoire ne nous le disent pas mais c’est Titus Pullo qui a tué le grand Ciceron et comme l’a demandé Vorenus, Ciceron a été traité avec respect. Il reste un gentleman jusqu’au bout et mis à part la lame s’enfonçant dans le cou du sénateur de façon assez gore, on n’a pas l’impression d’assister à un assassinat. Ciceron offre des pèches à Pullo, celui ci lui demande de s’agenouiller pour faciliter son travail. Un moment à la fois extrêmement fort et très classe. Comme souvent dans Rome, la petite histoire côtoie la grande et de la faute de Lucius se mettant sur le chemin du messager, Brutus n’aura pas pu lire la mise en garde de Ciceron. Ironiquement, on fait un parchemin un chapeau pour le jeune Lucius, j’ai trouvé cela très drôle.
Après quelques épisodes de mise en place, Octavia et Agrippa passent à l’acte. On ne nous épargne pas les images de leurs ébats mais ça reste à nouveau très chaste. D’ailleurs de manière générale, la série s’est vraiment calmée sur ce type de scènes. Là où la saison 1 tournait à la série érotique à certains moments, la saison 2 est beaucoup plus sage, privilégiant le fond à la forme. Attia s’amuse de cette romance à deux sous et met déjà sa fille en garde malgré tout. Comme le dit Agrippa, il n’est pas noble et n’a donc rien à offrir à sa bien aimée. Qu’importe, elle l’aime. Je soupçonne par contre Mecene d’être un peu jaloux et de se douter de ce qui se trame entre la sœur d’Octave et l’un de ses plus fidèles compagnons. Y aurait il de la trahison dans l’air ?
Un complot semble aussi se mettre en place autour de la fille putain de Vorenus sans doute pour mieux déstabiliser celui ci qui se prend à nouveau pour un grand homme en offrant du poisson au peuple. Ce n’es pas la partie la plus passionnante mais elle vaut déjà mieux que celle sur Timon et les juifs d’un ennuie mortel, même si là aussi rien n’est fait au hasard. Bref, voilà les prémices de deux nouvelles intrigues en perspective.
En Grèce, la bataille est particulièrement sanglante et cette fois on n’élude pas le combat. Certaines images sont vraiment très dures comme celle de la “ tortue ” nous plongeant au cœur même de cette position de défense face aux flèches ennemis. Marc Antoine se présente comme l’homme d’expérience montrant la guerre à Octave son jeune protégé. C’est oublier un peu vite qu’Octave lui même a vaincu Marc Antoine mais visiblement tous les deux veulent oublier cette période pour mieux s’unir. Comme Ciceron, Brutus voit sa mort venir mais n’évite pas son destin et il finira comme son père César, poignardé par des centaines de lames et son cadavre sera seulement l’un parmi les autres. Lui qui rêvait de grandeur ça tombe mal. Cette mort attisera sans doute davantage la colère de Servilia qui pourrait malgré tout encore se montrer dangereuse à l’avenir. D’ailleurs j’y pense, avec Jocaste dans la maison, cela pourrait une nouvelle alliée pour la vieille putain de César après le complot pas très chanceux avec Seth Cohen le suceur de queues.
Tous les ennemis ayant été vaincus, la série est désormais à un tournant et les querelles internes risquent certainement de refaire surface assez rapidement entre Octave et Marc Antoine. Attia parle déjà de mariage ce qui n’a pas l’air d’intéresser grandement le futur marié. On semble à l’aube d’une ère nouvelle et la deuxième partie de la saison risque d’être à la fois très différente et passionnante.
Posté par Tao
1 oct 2008
Petit ralentissement pour Rome afin d’explorer en profondeur les différentes situations mais la machine redemarre en fin d’épisode. Je m’étais peut être un peu avancé sur le nouvel Octave car j’accroche moins à celui ci. Octave est devenu beaucoup plus froid, arrogeant et j’ai du mal à reconnaître le jeune Octave dans cette nouvelle version. D’ailleurs c’est une technique très soap quoi qu’on en dise. Car dans un soap quand on veut donner une nouvelle orientation à un personnage, il n’est pas rare de lui donner un nouveau visage et ici c’est la même technique. Cela dit, l’intrigue est bien relevée qu’un vulgaire soap et les alliances et trahisons durant cet épisode sont particulièrement jubilatoires. Une vraie partie d’échecs où chaque mouvement en entraîne un autre. Octave revient à Rome après avoir vaincu Marc Antoine et se fait nommer consul de Rome, Ciceron est méfiant mais lui accorde le bénéfice du doute, même s’il finira par rappeler Brutus. Mais Octave est bien plus intelligent et signe une nouvelle alliance avec Marc Antoine par l’intermédiaire de sa mère. Voilà ainsi Brutus et Ciceron contrecarrés. Un jeu de dominos habile et particulièrement machiavélique.
Attia est ainsi une nouvelle fois sur le devant de la scène et joue à la grande tragédienne en se jetant aux pieds de son fils chéri. D’un autre côté, il ne lui reste qu’ Octave pour sauver l’honneur de la famille. Octavia passant son temps à se droguer et à sucer des esclaves lors d’orgie avec Jocaste selon sa mère. Une orgie de laquelle elle sera d’ailleurs sauvée par Agrippa qui ne peut pas voir sa douce se rabaisser à de telles pratiques. Par contre il fera passer sous silence pourquoi lui même s’y trouvait. Agrippa déclare à nouveau son amour à Octavia et apparemment Attia ne semble pas hostile à ce charmant jeune homme.
L’intrigue de Vorenus et de ses enfants est par contre assez endormante. Le rôle du gentil papa ne lui convient pas. Ses enfants n’ont pas oublié le passé et n’ont qu’un envie celle de s’enfuir. Mais pour aller où et y faire quoi ? Se prostituer ? Ils n’ont donc pas d’autre choix et doivent rester avec Vorenus. La cérémonie pour éloigner les mauvais esprits était à la fois drôle et dégoûtante avec le sang de la poule dont on badigeonne le visage de la fille. D’ailleurs j’ai adoré la présentation des enfants par Vorenus lors de leur retour “ je vous présente mes enfants. La fille a été prostituée et le garçon est le fils de ma femme et d’un autre ”. Au moins il n’y va pas avec le dos de la cueillere. Cela ressemble bien au côté rude de Vorenus mais quand même j’ai été un peu choqué par une telle présentation.
On ressort l’espace d’une scène, la vibration gay entre Pullo et Vorenus. La femme de Pullo reprochant à son mari d’aimer davantage son ami. Je trouve toujours ce genre d’allusions à mourir de rire même si elle n’a pas tout à fait tort. Pullo et Vorenus sont indissociables et seront toujours là l’un pour l’autre quoi qu’il puisse se passer. Ce sont les Chandler et Joey de Rome. Cette partie sur Vorenus ne manque d’ailleurs pas d’humour.
C’est donc un petit bilan pour cet épisode même s’il met en place de nombreux nouveaux éléments pour la suite. La série reste néanmoins toujours aussi passionnante, l’épisode était juste un peu moins intense dû sans doute à l’intrigue de Vorenus un peu trop familiale. Je suis donc un peu moins inspiré pour écrire sur cet épisode. Mais bon tout ne peut pas être parfait même dans Rome. Je suis certain que la série rebondira à son avantage lors du prochain épisode.
Posté par Tao
26 sept 2008
Rome continue sa deuxième saison sur une excellente impression. L’épisode est divisé selon deux axes avec en trait d’union Octave. Il s’offre un nouveau nom, celui de César et aussi un nouveau visage celui de Simon Woods. J’étais au courant de ce changement d’acteur façon soap américain et j’étais assez retissant. Au final ça passe mieux que je ne l’aurai cru mais on ne voit pas beaucoup Octave donc il faut voir cela sur le long terme si l’acteur assure. Par contre, le changement aurait peut être pu se faire dans l’entre deux saisons, ça aurait été moins perturbant. Et puis j’ai été assez ennuyé par la jeunesse d’Octave, d’Agrippa et l’autre homme dans la tente. A côté de César et de Marc Antoine, ils font vraiment figure de gamins et j’ai eu à un moment l’impression de regarder “ Rome : The teen show ”. Mais c’est là pour nous rappeler que dans l’antiquité, on devenait adulte beaucoup plus vite qu’à l’heure actuelle. La série reste ainsi très cohérente et didactique sans être pompeuse.
A Rome, Attia échappe à l’empoissonnement grâce à la servante chanteuse et Seth Cohen le suceur de queue est sévèrement puni. La scène de torture est vraiment gore. Attia ne s’émeut pas et veut d’ailleurs prendre à témoin Octavia et sa nouvelle amie Jocaste. Une fois le garçon mort, c’est au tour de Servilia et là c’est une toute autre histoire. Timon se rebelle écoutant les paroles de son frère (ou de son beau frère, je ne sais plus) et ne veut plus être un animal obéissant à Attia. Si elle veut découper le visage de Servilia, Attia devra le faire toute seule. Cela dit le message semble être passé et je vois mal Servilia tenter un nouveau plan de vengeance foireux.
Pullo et Vorenus quittent le champ de bataille et Marc Antoine pour retrouver les enfants et on retrouve le bon vieux duo en moins gay cette fois. Pullo agit comme une conscience sur l’état d’esprit de son ami et lui conseille d’être gentil avec ses enfants et de ne pas tuer le jeune Lucius même si ce dernier n’est pas son fils. L’arrivée au camp d’esclave montre très bien les conditions de vie des esclaves utilisés comme des animaux par leurs maîtres. Evidemment Vorenus ne fait pas dans la dentelle et sème à nouveau la mort sur son passage et emmène les trois enfants avec lui. On découvre d’ailleurs que l’une de ses filles au moins était livrée à la prostitution. Vorenus redevient peu à peu lui même et retrouver ses enfants lui fera sans doute retrouver la raison. Dommage car j’aimais bien le méchant Vorenus qui était plutôt amusant comparé à l’ennuyeux Vorenus déversant sans arrêt sa morale pour décider où est le bien et où est le mal. Cela dit, Marc Antoine ayant été défait, on peut se demander quel sera l’avenir de Vorenus. Je le vois mal proposer ses services à Octave César après ça.
La romance entre Marcus Agrippa et Octavia se précise. Cela va même un peu vite car Agrippa lui déclare déjà sa flamme à tel point qu’Octavia ne sait quoi lui répondre. Mais elle espère qu’ils pourront devenir amis quand ils se connaîtront mieux. Et comme Octave est sur le point de revenir à Rome, ça permettra à Agrippa d’y rester également. La pauvre Attia va en faire une crise de nerfs de voir sa fille fréquenter des gens du peuple entre Jocaste la fille d’un marchand et Agrippa le soldat.
Pour moi c’est clairement l’épisode le plus intense de la saison 2 pour l’instant et également le mieux maîtrisé. On ne perd pas de temps, on comprend mieux pourquoi on s’est intéressé à Timon dans les épisodes précédents afin d’expliquer son attitude. Seule la scène avec Brutus ne m’a pas intéressé. Sinon ma partie préférée était clairement celle d’Attia qui est un personnage toujours aussi formidable avec des répliques écrites à la perfection qui sont parfois à mourir de rire tellement elles sont choquantes. Pullo et Vorenus ont eu consolidés davantage leur duo et sont plus que jamais inséparables comme deux faces d’un seul et même personnage. On ferme également avec cet épisode les premières intrigues de la saison, Vorenus et ses enfants, la vengeance d’Attia sur Servilia et l’émancipation d’Octave ayant battu Marc Antoine. La suite n’en est que plus prometteuse encore.
Posté par Tao
23 sept 2008
Les deux premiers épisodes avaient été très softs niveau sexe mais ce troisième numéro rattrape son quota car il n’est quasiment question que de cela.
Vorenus règne sur la plaine du Laventin mais cette paix précaire est remise en question à cause d’une histoire de sodomie d’un jeune garçon. Vorenus plus dark vador que jamais dans son habit de cuir noir, n’y voit pas le moindre problème. Le garçon était consentant, il a été payé donc pas de soucis. Mais la famille par contre se sent humiliée et se met à castrer et à sodomiser à tout va. Vorenus et Pullo fonctionnent comme un parfait petit couple et passent leur temps à se disputer. Non mais c’est vrai, à les entendre, on a vraiment l’impression qu’ils sont en couple. Vorenus reprochant à Pullo d’avoir couché avec une autre femme, en l’occurrence la sienne. Pullo, lui par contre, lui répond qu’il est possédé par le démon. Un vrai petit couple. D’ailleurs Pullo n’arrive pas à oublier son ami et fait des allers retours avec Rome avec son encombrante bonne femme ne servant à rien. Et quand tout semble perdu pour le couple de gros machos, Pullo trouve l’occasion d’être pardonné, les enfants de Vorenus n’étant pas morts comme on l’avait laissé penser.
Servilia prépare de son côté sa vengeance en compagnie de Seth Cohen le suceur de queues. Celui ci séduit la cuisinière d’Attia et nous laisse sur un cliffhanger à la fois intense et extrêmement drôle où la servante apporte le chaudron empoisonné à Attia. Mais il en faudra sans doute plus pour tuer la belle garce. Le Seth Cohen suceur de queues a d’ailleurs pas mal de culot en réclamant un baiser de la part de la vieille Servilia. Le démon de midi frappe aussi aux portes de Rome comme à celle de l’Upper east side de Gossip girl.
Marc Antoine de son côté se contente de pisser dans les plantes de Cicéron mais se ramasse une fameuse claque au Sénat et visiblement il n’a jamais entendu la proverbe selon lequel il ne faut pas tuer le messager car il fracasse le crane de ce dernier alors qu’il lit seulement la lettre de Cicéron qui n’est pas très flatteur pour l’ex futur consul de Rome. Octave est invisible mais fait toujours parler de lui, il a réuni une armée dans le but de reprendre le pouvoir le moment venu et il envoie l’un de ses amis, Marcus donner des nouvelles à Attia. Et vu son introduction on va avoir une petite intrigue amoureuse entre lui et Octavia. A première vue, Marcus semble être un personnage sympathique et j’ai hâte de voir ce qu’il pourra nous réserver par la suite.
Brutus qui s’est réfugié en Turquie ne supporte pas son exil et la perte de son statut. Et surtout il n’arrive toujours pas à se pardonner à lui même ce qui est arrivé à César. Il part ainsi dans une quête pseudo mystique et il n’est pas sans rappeler Jésus lors de la scène où se baigne dans le lac en demandant le pardon des dieux. Mais d’un côté comme de l’autre le personnage semble bel et bien piégé. Ennemi mortel d’Antoine, il ne sera sans doute pas mieux vu par Octave et en tant que fils de Servilia, Attia lui réservera sans doute un sort pas très enviable.
Au final, la série continue de s’assombrir tout en étant plus sobre visuellement parlant. Découlant de ce climat, Vorenus devient un personnage de plus en plus noir au cœur desséché mais le retour de ses enfants d’entre les morts signera peut être déjà le début d’une certaine rédemption pour ce dernier. J’attends également avec impatience le retour d’Octave qui est un personnage que j’ai toujours apprécié même si j’ai appris à aimer Antoine depuis quelques épisodes. On fait l’impasse sur Cléopâtre comme ci elle n’avait jamais existé mais j’espère qu’elle reviendra par la suite et qu’elle n’était pas là juste en passant comme durant la saison 1. Tous les délires sexuels m’ont également amusé car on voit que la série veut ouvertement choquer avec des scènes de nus plus ou moins inutiles mais qui font néanmoins la marque de fabrique de la série historique de HBO.
Posté par Tao
18 sept 2008
L’un des meilleurs épisodes de la saison 1 était celui consacré à la maîtresse de la sauge et du laurier, Cléopâtre, présenté comme un drogué nymphomane. Mais c’est une reine d’Egypte assagie que l’on retrouve alors qu’elle vient présenter ses hommages à son défunt mari. Apportant dans ses bagages un enfant qui est pour elle l’héritier de César lui même. A moins que l’enfant ne soit celui de Pullo, celui ci ayant aussi forniqué avec la mythique reine d’Egypte. Cela ne plait évidemment pas à Attia e à Marc Antoine pour qui elle n’est qu’une putain. Ils ont de toute façon bien plus de problème avec Octave. En digne héritier de César il est décidé à prendre en main le rôle qui lui revient de droit et là non plus ça ne plait pas à sa mère et encore moins à Antoine qui tente de le tuer. Cela fait la joie de Servilia voyant ses ennemis se détruire de l’intérieur. Bref le pouvoir corrompt et pour l’obtenir, on voit que les hommes sont près à tout. Octave décide donc de partir mais il reviendra très certainement et plus déterminé que jamais à reprendre ce qui lui revient. N’en déplaise à Marc Antoine. Octave malgré son jeune âge s’affirme de plus en plus et comme on avait déjà pu le voir dans la saison 1, le jeune homme ne doute de rien , n’a peur de personne et est toujours aussi têtu. En même temps, il a indirectement provoqué la mort de César en parlant à sa sœur des tracas familiaux de Vorenus qui l’a répété à Servilia. Il se sent donc apparemment responsable et veut se racheter en sauvant l’empire romain aux mains d’un Marc Antoine qui n’est visiblement pas digne de César et qui veut avant tout le gloire et la non la charge liée à sa fonction.
Vorenus lui bascule du côté obscur. Les dieux lui ayant tout pris, il n’a désormais plus rien à perdre et à la demande d’Antoine, il prend le commandement de la plaine du lavantin afin de faire cesser le chaos dans la ville et rétablir ainsi la stabilité afin de ne pas perturber le commerce. Ce changement de comportement de la part de Vorenus est vraiment très intéressant, lui le valeureux soldat de la saison 1. En même temps ce changement de mentalité est tout à fait compréhensible vu ce qui lui est arrivé. Pullo devient alors en quelque sorte la conscience du duo fétiche de la série, et si Pullo devient le plus responsable des deux, je crains le pire. D’autant que son regard a déjà croisé celui de Cléopâtre. Au moins l’attitude ferme de Vorenus semble avoir permis de rétablir le calme. Au passage , Donald Reignoux prête sa voix à un suceur de queue. Seth Cohen est décidément tombé bien bas. Un simple détail mais qui m’a assez amusé.
C’est un épisode particulièrement sombre mais qui reste finalement plutôt soft par rapport à la saison 1. Le récit n’en est pas moins toujours aussi intense et passionnant. On peut également se demander si Cléopâtre en restera là et cela j’en doute assez. La jeune femme est jolie mais certainement pas idiote et si Antoine jure à Attia ne pas vouloir d’elle, il succombera forcément à son charme. Les alliances pourraient alors se retourner une nouvelle fois. Après ces deux premiers épisodes diffusés sur la Deux, j’ai totalement repris mes marques avec la série, ses personnages et ses intrigues. Celle ci est toujours en tout point parfaite si ce n’est un poil de remplissage tout de même avec Timon et son frère. Même si cette partie nous montre subtilement le sort des juifs déjà bafoués à cette époque. Mais on s’en doute ses scènes ne sont pas là pour rien et celles ci nous expliqueront sans doute certains retournements à venir. D’autant que Timon est proche d’Attia et sans garde, celle ci pourrait se retrouver en mauvaise posture à l’avenir.
Posté par Tao
15 sept 2008
Longtemps annoncé, Rome est enfin de retour sur la RTBF. Et toujours en prime time s’il vous plait. César est mort et alliances contre nature et trahisons se multiplient dans le but d’obtenir le pouvoir désormais vacant. Les anti César avec à sa tête Servilia et Brutus se réjouissent pendant que les pro César mené par Attia et Marc Antoine préparent la riposte et ont la loi de leur côté car Octave est désigné comme le successeur du tyran dans son testament. Une nouvelle qui réjouit Attia, lui donnant ainsi une légitimité. Mais les rivaux doivent s’unir le temps des funérailles de César mais juste le temps des funérailles car la foule s’emporte au point de donner l’avantage à Marc Antoine demandant à Brutus de s’en aller voir ailleurs mais de garder la vieille Servilia près de lui. Peut être passera t’elle également par le lit de Marc Antoine qui comme il le dit si bien n’a jamais baisé une femme en deuil. Rome se fait d’ailleurs beaucoup plus soft en ce début de saison 2. Pas d’orgie sexuelle, pas de scènes de nus, à peine quelques gouttes de sang quand Marc Antoine égorge un homme de main de Brutus. Mais on n’en doute pas que la série reviendra rapidement à ses premiers amours.
Vorenus, lui doit faire face à un autre deuil, celui de sa femme Niobe qui s’est suicidée dans lors du final de la saison 1. Toujours sous le choc des révélations à propos de l’enfant de sa femme, il maudit sa propre famille et visiblement cela doit être très grave car il se le reproche durant tout l’épisode. Pullo lui vit à Disneyland avec son ancienne esclave devenue sa femme grâce à un peu de boue sur le bout du nez. Mais l’annonce de la mort de César le fait bien vite revenir à Rome pour aider son ami et compagnon. D’ailleurs je les ai trouvé un peu trop proches ses deux là. Pullo lave son ami, l’embrasse, prend sa tête dans ses mains. Je me suis presque cru dans Queer as folks à un moment, sans offense bien évidemment.
Comme souvent dans la série des parallèles sont faits entre la petite histoire de Vorenus et la grande histoire de Rome. Alors que l’on brûle le corps de César devant la foule déchaînée, Vorenus fait de même avec Niobe. Un parallèle magnifiquement mis en scène et particulièrement intense rendu grâce à une réalisation toujours aussi parfaite.
En ce début de saison 2, Rome n’a rien perdu de son souffle épique et est une saga toujours aussi passionnante. Impossible de décrocher de l’écran dès le moment où on y a posé les yeux dessus. On se remet assez vite en scelle car on reprend le récit exactement là où on l’avait laissé, c’est à dire avec la dépouille ensanglantée de César. Et c’est un réel plaisir de retrouver tous les personnages de la série et en particulier cette garce d’Attia qui a toujours été et de loin mon personnage préféré. Une fine manipulatrice avide de pouvoir mais qui n’aime pas se salir les mains. Marc Antoine semble prendre une place de plus en plus centrale dans le récit à ses côtés. Et Pullo et Vorenus sont plus que jamais inséparables même si là leur destin reste encore plus incertain. On nous rappelle les liens entre Pullo et le jeune Octave servant de lien entre les deux parties de l’histoire. Et on place finalement les différents enjeux de la saison 2 avec cette lutte pour la succession de César et le maintien de la république. Ce qui est amusant c’est que tout est fait pour nous placer du côté des partisans de César, ceux l’ayant tué pour sauver la république étant présenté comme les méchants de l’histoire.
Attention donc, c’est à nouveau reparti pour dix nouveaux épisodes de la saga romaine, les dix derniers et je m’en régale déjà même si le meilleur est sans doute à venir. Cet épisode servant avant tout de prologue en concluant les intrigues de la saison précédente.







