Chuck : 3.01 Chuck vs the pink slip
Pour le plus grand bonheur des fans, l’agent John Casey est de retour. La série aura connu une histoire singulière. Une première saison sympathique plantant les bases mais écourtée par la célèbre grève des scénaristes. Une saison 2 pleine de bonnes idées mais flirtant avec l’annulation. Crainte entraînant la mobilisation des téléspectateurs et de la chaîne de sandwicherie Subway. Et une saison 3 de retour à la mi season censée redonner quelques couleurs à la morne grille de NBC.
J’aime Chuck car la série ne ment pas. Elle est un pur divertissement et revendique ce statut en jouant à fond la carte de l’action et du fun sans se prendre la tête. On passe un bon moment un point c’est tout. La série n’a subi aucun dommage dans l’entre deux saison, elle est exactement la même et il suffit de deux secondes pour reprendre ses marques. Comme si on ne l’avait pas quitté tout ce temps. Seul dégât, on a perdu en cours de route la jolie Anna, la copine de Morgan. Et on se débarrasse d’Emett comme d’une merde tué par le méchant du jour. Le personnage n’aura jamais servi à rien. Je lui avais prêté d’autres ambitions qui ne se sont jamais concrétisées. Les flash backs sont bien insérés et on comble les trous sans casser le rythme de l’épisode. Une narration fluide bien dans l’air du temps. On est bien loin des séries très linéaires. C’est l’une des tendances apparues avec Lost, une déstructuration du récit.
Ce season premiere tourne autour de deux axes. Le premier l’intersect 2.0 et le deuxième remettre de l’ordre après la fin de la saison précédente.
Je commence donc dans l’ordre. C’est ma foi assez logique. L’intersect 2.0 m’avait assez enthousiasmé. « Guys, I know Kung-fu » disait Chuck dans l’ultime dialogue de la saison 2. En plus du Kung-fu, Chuck connaît aussi la guitare, le coup de poing dévastateur et la boxe. Ce nouvel Intersect réserve des surprises. L’idée pouvait être casse gueule et le sera peut être par la suite. Pour le moment je prends du plaisir à suivre ses nouvelles facultés de l’agent Carmichael.. L’informatique ayant toujours des bugs, l’intersect est sensible aux émotions et c’est une bonne trouvaille. Chuck étant un puits d’émotion sans fond. Il a peur, il est déprimé, il est amoureux. Dans les deux premières saisons, Chuck subissait les flash de l’intersect, il peut désormais les provoquer. C’est une évolution logique et cet aspect me plait. C’est utilisé naturellement et Chuck garde sa geek attitude dans n’importe quelle circonstance. Il aimerait être un vrai espion à la Bryce Larkin, heureusement pour nous il ne l’est pas
Deuxième chantier, la série devant continuer pour au moins une année de plus, elle se doit de retrouver son format habituel. Retour du Buy more, retour de la team Chuck/ Sarah/ Casey, retour de la bromance Chuck/Morgan. C’est un peu fourre tout pas mal géré. Retour à la normale pour Chuck et Sarah aussi. On ne lâche pas les bonnes habitudes et avec eux c’est toujours un pas en avant, un pas en arrière. On a beau être en début de saison, ça commence déjà à m’agacer. ça serait bien de se fixer et de rester sur cette position. Habitude aussi, Ellie sort sans arrêt des répliques clichées reprises de la saison 2. « Chuck, bouge toi !», « Chuck, n’emménage pas avec Morgan ! ». Elle a de la chance d’être une ex Everwood sinon je lui botterai le cul avec plaisir… ou je lui ferai autre chose les lumières éteintes.
La résidence où habite Chuck me fait toujours autant penser à l’ancienne résidence de Melrose. Encore plus car Ellie et Awesome emménagent de l’autre côté… non de la piscine mais de la fontaine. Burbank est une petite ville pour un nid d’espions.
La mission est classique, limite ennuyeuse car trop typique de la série. Le season premiere aurait mérité une histoire un peu originale. Seul moment vraiment drôle, Casey s’éclatant à la mitraillette dans l’hélico. Il est terrible ce Casey, gigantesque. La fin façon Rocky était aussi très réussie. Pop culture quand tu nous tiens…
Bilan : Chuck revient en forme prêt à repartir vers de nouvelles missions. Ça me fait peur car on voit vite la série retomber dans la routine. Le changement n’est pas encore pour maintenant et c’est ça le plus frustrant. La série est sympathique mais pour moi elle ne sera jamais une grande série dont je me jette sur l’épisode suivant ou à laquelle je repense durant la semaine. La série reste avant tout un très bon divertissement pop corn qui a oublié d’être con. Mon sentiment final sur l’épisode ? A la fois content, soulagé et un peu déçu.
13:11
Pour le coup je suis pas d’accord avec toi Tao car même si lépisode est bon, son pire defaut est justement une narration tout sauf fluide avec plus une succession de scène qu’un vrai épisode.
Sinon tout le reste, c’est du tout bon. Les scènes d’actions sont énormes.
L’épisode 2 est une tuerie. L’un des meilleurs épisodes de la serie :).
22:33
C’est du grand Chuck cet épisode. Et vraiment quand NBC annoncait cette saison comma la meilleure, c’est bien le cas d’après moi. J’ai savouré avec délectation sans précédent les 3 premiers épisodes de cette saison. J’attends la suite avec IMPATIENCE !!!
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11:49
J’ai bien aimé ce retour sans pour autant grimper au rideau.
La mort d’Emmett est ma foi assez surprenante. Le personnage n’avait pas une grande importance mais j’aimais bien son côté loufoque.
Un truc qui me dérange, ce sont les flashs que voit Chuck lorsque son Intersect 2.0 se met en route. Une fois ou deux ça va, mais au bout de la quatrième fois dans l’épisode, ça devient lourd de voir les “logos éclairs” des capacités qu’il va acquérir sur le moment. C’est quand même moins supportable selon moi que les flashs classiques qui donnent des infos sur tel ou tel méchant.
Sinon, la bande-son fait toujours très “OC” et je ne m’en plains pas. Et la piscine dans laquelle nage Sarah avec le paysage autour m’a fait penser à celle des Cohen.
Casey avec la mitraillette, on aurait dit l’Agence tous risques lol.
J’ai beaucoup aimé le dernier plan très réussi qui fait référence à Rocky avec l’arrêt sur image au moment de l’impact.
Comme tu le soulignes, la mission du jour n’avait rien d’exaltante.