Desperate housewives : 4.04 If there’s anything i can’t stand

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Ça roule pour les Desperate housewives dans un épisode à nouveau très festif. Les intrigues avancent, les wives n’ont jamais été autant réunies et malgré quelques défauts, j’ai passé un très bon moment.

Très médiatisé durant l’été, le premier couple de desperate homos débarque à Wisteria lane et non ce ne sont pas David Beckham et Robbie Williams. A peine débarqués, ils ont la malchance de croiser sur leur route Susan Mayers et on a droit à une vrai Susanerie. Autrement dit une succession de blagues à peine drôles mettant en vedette Susan de façon ridicule. Certains commentaires sont à la limite de homophobie. Même si c’est dit sur le ton de l’humour, on le dit. Après les Philippins, la série aura t’elle des problèmes avec les associations gays et lesbiennes ? On évite tout de même les gros clichés sur les gays et c’est tant mieux mais la série osera t’elle de vraies intrigues entre hommes comme c’est le cas dans Brothers and sisters ? Pas sûr, vu leur présentation, ils sont avant tout là pour servir de faire valoir notamment à Susan et ils ne semblent pas avoir de gros mystères à cacher donc j’ai l’impression qu’ils sont juste là en décoration pour faire joli et tolérant.

Bon ça y est, j’ai renoncé à voir le cancer abordé de manière réaliste dans la série. Ça avait un potentiel monstre mais visiblement on ne veut pas aller trop loin dans la souffrance et le pathos. Après tout pourquoi pas car malgré une intrigue sur le ton de l’humour, on pose une question très importante sur la vie de couple et la sexualité avec une personne malade. Le rejet de Tom face au crâne chauve de sa femme m’a paru très réaliste et humain. Gaby le dit, l’apparence compte beaucoup quoi qu’on en dise et il est un peu normal de voir Tom réagir de cette façon. C’est clairement un sujet tabou où le malade est limite sacralisé et là Lynette crache le morceau elle est une cancer bitch égocentrique. On traite également la maladie de l’autre côté. Bien sûr toute l’attention doit être accordée au malade mais ces proches souffrent également dans cette épreuve et c’est avant tout de cela dont il est question dans cette intrigue. Insidieusement on parle donc d’un thème important qui peut faire réfléchir au delà de la série. Cela faisait quelques temps que ce n’était plus arrivé. De plus les fantasmes sexuelles avec les différentes perruques étaient amusants et la fin est très touchante car au bout du compte, ils restent Tom et Lynette.

On continue de mettre le secret de Bree à rude épreuve cette semaine à l’occasion d’une fête surprise organisée pour elle et le bébé. On retrouve le Andrew machiavélique des premières saisons traficotant derrière le dos de sa mère en invitant à la fête sa grand mère Phyllis. Le personnage de Phyllis m’avait vite soûlé lors de sa première apparition dans la saison 2 mais là je l’ai d’avantage aimé, sans doute car elle ne reste pas trop longtemps. Juste assez pour découvrir le secret de Bree et de Danielle. Et vu la fin, on risque de la revoir bientôt. Les remarques de Phyllis au sujet des souvenirs de Rex dans la maison est aussi très réaliste. Forcément ça doit faire quelque chose à une mère de voir la veuve de son fils refaire sa vie. C’est un aspect joliment soulevé, sans mélodrame. D’un point de vue purement humoristique, les scènes à propos de la mobylette sont à mourir de rire et voir Orson effectuer des acrobaties sur cet engin de mort était tout simplement formidable. Un moment à se repasser encore et encore tellement c’est drôle.

L’intrigue des Solis se poursuit également autour de quelques petites démangeaisons pour le moins mal placée passant d’Eddie, à Carlos, à Gaby et à Victor. Cela nous offre une scène mémorable de Gabrielle l’infirmière sexy et rien que pour ça je dis merci à Eddie. Après avoir fait du surplace durant trois épisode, Eddie comprend ce qui se trame derrière son dos et à mon avis cela ne va pas être triste dans le prochain épisode. Vengeance et coup bas seront sans doute au programme la semaine prochaine.

Et je finis avec les Mayfair et là je commence à déchanter tellement on titille le téléspectateur en lui faisant croire que l’on va en apprendre d’avantage pour au final en rester au même point. Quel intérêt de faire revenir Emily pour un seul épisode et ensuite la faire mourir ? Franchement je me le demande. Dommage car la dynamique entre Katherine et sa tante fonctionnait bien et j’aurai bien aimé voir leur petit jeu continuer d’avantage. Comme par hasard au moment où Emily va tout raconter à Dylan, Katherine revient sur ses pas car elle a oublié son sac ou son carnet de chèques. Pitié comme si on ne m’avait pas vu venir. Reste cette note écrite par Emily avant de mourir mais avec notre chance, Katherine tombera dessus et la jettera à la poubelle. Bref rien d’intéressant.

Bilan : Un très bon épisode, rien ne bougeait vraiment dans les trois premiers épisodes mais celui ci amorce quelques changements à venir dans les histoires de Bree et d’Eddie et l’arrivée du couple gay à Wisteria lane. Sous le couvert de l’humour, on arrive à aborder quelques thèmes plus profonds. Bref on retrouve vraiment du Desperate housewives d’un bon niveau. Les nuages noirs de la saison 3 semblent définitivement derrière nous. 

 

 

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