Desperate housewives : 4.08 Distant past
Les Desperate housewives continuent d’étonner et cela dans le bon sens du terme. Susan est toujours un ton en dessous mais j’ai arrêté d’avoir des attentes élevées concernant ce personnage depuis longtemps.
Après une partie assez décevante dans le dernier épisode, l’intrigue Victor devient bien meilleure et commence à virer au thriller psychopathe sur la fin j’ai donc d’avantage apprécié. Gaby continue de nous montrer qu’elle n’a aucune morale, seul compte sa petite personne et elle ne s’embarrasse pas des mots conscience et remords, absents de son vocabulaire. C’est moins le cas de Carlos qui aimerait aller se dénoncer aux flics mais Eddie s’en charge à sa place dans sa seule et unique scène. Victor est donc retrouvé vivant et il est près à faire vivre un enfer à Gabrielle dès qu’il aura repris des forces après sa mésaventure aquatique. Bref on nous titille davantage par rapport à la suite mais ça fait son petit effet je ne le nie pas et puis les scènes entre Gaby et les flics étaient très drôles vu la mauvaise foi de madame Victor Lang toujours aussi bitchy.
Dès le début de l’épisode, le nom de Richard Chamberlain m’a frappé. Ben oui comme bien des adultes d’aujourd’hui j’ai été traumatisé par une mère regardant les oiseaux se cachent pour mourir, ce téléfilm en plusieurs partie à propos d’une romance entre un prêtre et une jeune femme. Chamberlain est ici, l’ex beau père de Lynette et tout de suite la connexion se fait entre les deux acteurs et leur retrouvaille est très émouvante. L’intrigue est finement jouée même si vu l’acteur elle n’est pas très surprenante. Au départ, Lynette rejette la faute de la rupture entre sa mère et Glen sur Stella avant d’apprendre la vérité. Glen était parti non à cause des aventures de sa mère mais car il est gay et évidemment à ce moment là Stella n’avait pas préféré raconter la vérité à ses filles. L’histoire est vraiment très bien menée et trouve une issue heureuse car Glen va héberger Stella, celui ci étant très seul depuis la mort de son compagnon. Bref, après avoir introduit un couple gay dans le décor, Marc Cherry continue de militer pour sa communauté de façon originale. L’histoire trouve donc une issue positive et on peut facilement parier qu’il s’agit là d’un conclusion. Lynette pourra ainsi passer à une autre intrigue. D’ailleurs on revoit un peu la pizzeria, va t’on revenir vers une intrigue basée sur le resto ? Au moins ça fait plaisir de voir qu’il n’est pas complètement oublié.
Pour Bree, les choses sont différentes. Okay, elle a sa deuxième chance mais cela pourrait bien mettre son mariage en danger car évidemment Benjamin prend toute la place dans la vie de sa (grand) mère au grand désespoir d’Orson ou même d’Andrew. Heureusement, Tom est là pour lui donner un petit coup de pouce. En nostalgique de Melrose, c’est toujours agréable de voir Marcia Cross et Doug Savant partager quelques dialogues. Evidemment on pense à la scène sexy de Bree et Rex dans la saison 1 quand Bree se rend au cabinet d’Orson mais j’ai d’avantage vu un clin d’œil et non une redite grossière. La deuxième partie concernant Bree et Andrew était certainement la plus belle de l’épisode. Après s’être battus et détestés, mère et fils sont à nouveau sur la même longueur d’ondes et j’ai trouvé cela vraiment très bien joué, réaliste et touchant. Andrew pardonne à sa mère de l’avoir laissé sur le bord de la route ce qui l’a finalement fait grandir. Et la symbolique du sous-verre était à la fois forte et très drôle.
Suite et pas fin de Mike le vilain drogué. L’intrigue est d’une lourdeur pas possible, du mauvais drama sans intérêt, Susan ne pouvant pas vivre totalement heureuse jusqu’à la fin de ses jours. Heureusement quelques éléments légers viennent se greffer à l’intrigue. Tout d’abord Susan invitant naïvement le dealer de drogue de Mike sortir avec Julie. Mais surtout j’ai adoré le petit jeu entre mecs concernant leurs petits secrets respectifs. Mike aimerait une prescription médicale de la part d’Adam et lui force un peu la main car il a vu ce qu’il ne devait pas voir comme le retour d’une ex maîtresse de Chicago. Du coup c’est au tour d’Adam de faire chanter Orson à propos de son silence concernant le bébé de Danielle. J’ai adoré ces petites scènes surtout que cela fait ressortir une vieille histoire de chien écrasé.
Conclusion : Le verdict est simple, nous avons un très bon épisode et la suite s’annonce pas mal non plus car chacun avance petit à petit ses pions. Victor prépare sa vengeance, les mensonges de Bree et de Mike ne tiennent qu’à un fil, Lynette guéri petit à petit et je prédis qu’elle n’aura plus de foulard dès l’épisode prochain. Reste à savoir si ce sera stop ou encore pour cette excellente saison 4, la grève des scénaristes en décidera.
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