Dexter : 4.03 Blinded by the light
La série touche un peu à tous les genres en ce début de saison 4. Les joies de la banlieue façon Dexter, c’est très marrant. Comme quoi, on n’attendait pas Dexter dans la comédie et il réussit aussi son coup. C’est un peu rageant de voir la série réussir tout aussi facilement. Les petites péripéties de voisinage du couple Morgan sont drôles et encore plus à travers le prisme des remarques de Dexter décidé à avoir sa tranquillité. Il a raison Dexter, rien de pire que des voisins pique assiettes vous rendant visite pour un oui ou pour un non. Dexter a trouvé la technique, il menace son voisin de mort. C’est clair et net et ça lui fera vite quitter la banlieue chic dans laquelle Rita et ses trois gosses ont élus domicile. Autre moment m’ayant fait rire c’est de découvrir l’énorme hummer de Masuka. J’ai éclaté de rire tellement c’était décalé et en même temps si normal pour son personnage. L’étrangeté de Masuka me plait de plus en plus même s’il est souvent lourd.
Dexter demande un peu de calme de temps. Ce n’est pas trop demandé. Après avoir subtilement analysé l’amitié, la série s’interroge sur la vie de famille en posant les questions qui dérangent. Ben oui, un père de famille se doit d’être heureux de retrouver sa femme et ses enfants après le boulot et Dexter admet clairement regretter sa vie de célibataire. Debra est une bonne confidente. Elle aime Anton, là n’est pas le problème, mais il y a une marge entre s’aimer et vivre ensemble. J’ai bien aimé cette réflexion intelligente sur un sujet sensible.
Ça éloignera aussi le fils du voisin, prêt pour aller à l’université mais qui n’hésite pas à draguer la petite Astor. Elle n’est plus une enfant c’est vrai, Rita nous rappelle durant l’ensemble de l’épisode. Une limite d’âge à respecter ne fait pourtant de mal à personne. Oui encore une allusion pédophile, ça devient l’un des gimmicks de la saison 4. J’attends de pied ferme le prochain dans l’épisode suivant. Astor m’énerve. Elle est devenue une caricature d’adolescente blasée et on insiste beaucoup trop là dessus. Ne peut elle pas faire partie du décor à l’image ses trois saisons précédentes ?
L’enquête sur les meurtres de touristes ne m’intéresse pas. Voilà c’est dit. Je ne sais pas pourquoi on veut nous coller une deuxième grande enquête récurrente. Pour occuper Laguerta, Angel et Quinn. Il n’y a pas d’autre explication. La seule vraie enquête c’est Tri-ni-ty. Ce serial killer est un vrai génie et Lundy est encore plus un génie de l’avoir découvert. Enfin un génie il faut le dire vite car pour porter un chapeau aussi hideux il faut avoir un QI pas très très élevé. Les crimes de Trinity seraient donc liés aux femmes de sa vie, il appelle la nouvelle victime maman et trinque avec les cendres de celle ci. Pas de doute le monsieur a un grave problème. Il n’en reste pas moins fascinant.
Debra et Lundy rallument la flamme. Ils sont drogués au travail et c’est leur lien le plus profond. Ils entretiennent une relation mentor/ disciple ayant dérapé en histoire de fesses mais ils sont davantage attirés l’un par l’autre professionnellement. Debra commence à mentir à Anton, ça commence mal ça. Je ne sais pas lui en vouloir. Qui est le mieux pour Debra ? Je ne saurai le dire moi même car j’ai bien aimé ces deux périodes du personnage. Leur déjeuner à trois était amusant, je vous le disais la série arrive de plus en plus à amener de l’humour dans ses histoires.
Laguerta et Angel c’est le statu quo, on nous les montre pour le plaisir de les voir s’embrasser et se lancer de petits regards amoureux. Si on continue comme ça, ça va vite me lasser. Quinn va finir par devenir plus intéressant. Monsieur pot de vin insiste de plus en plus lourdement pour devenir le meilleur pote de Dexter et dans le même temps monsieur est une vraie machine parlante au lit. Un petit massage et il lâche le morceau. Tu parles d’une torture.
Bilan : Il n’y a pas de secret, j’ai adoré. Il ne se passe pas d’événement majeur mais l’intrigue progresse à son rythme et on explore d’autres facettes de la série. Dexter est lumineuse à l’image mais sombre à l’intérieur. Et bizarrement, ça me met de bonne humeur. C’est ma série feel good . Oui je suis étrange et j’assume.
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22:11
Je me demande vraiment comment la scénariste de cet épisode peut elle également ecrire la saga cinematographique des Twilight ?! Assez étrange..