Dexter : 4.06 If I had a hammer
Je commence à comprendre pourquoi John Lithgow a reçu le Golden globe du meilleur second rôle. Trinity est un personnage énorme. Assez surprenant, on nous livre dans cet épisode toutes les clés pour comprendre le personnage. Ses motivations sont révélées à travers les recherches de Dexter. La série change légèrement son mode opératoire afin de mieux nous faire savourer le face à face entre les deux montres de Miami. Ainsi, Trinity reproduit les crimes ayant décimés sa famille. Sa sœur morte dans la baignoire, sa mère suicidée en sautant d’un immeuble et son père battu à mort. Assez incroyable, Trinity est un homme charmant dans la vie de tous les jours. Son fils le dit, c’est le père parfait. Il aurait beaucoup à apprendre à Dexter qui reste un geek dans son monde, incapable de s’ouvrir aux autres. La vie de famille est l’ultime camouflage pour les tueurs en série qu’ils sont. Très ironique, Trinity donne à Dexter la solution à ses problèmes de couple. La remise de l’arme du crime à Dexter est à la fois facile et terrifiante. Trinity se débarrasse de la preuve de façon décomplexée et fait tout en grand jour, la meilleure façon pour lui de se cacher. Pas de chance, l’arme du crime est tombée dans les mauvaises mains et Trinity fait là sa première erreur.
Les scènes de thérapie en compagnie de Roma Maffia étaient amusantes car elles ont un double langage. Rita ne pourrait évidemment pas supporter la vérité sur Dexter et en poussant son mari à $amener toutes ses affaires personnelles chez eux, elle fait d’autant plus entrer un monstre dans sa maison. Dexter s’ouvre à Rita de façon assez drôle car fondamentalement il ne lui ment pas quand il parle de ses angoisses de se confier. Il oublie seulement quelques détails. Rita est toujours autant tête à claques. Je me demande comment Dexter fait pour rester calme.
La série est toujours aussi surprenante et cette saison semble faire la synthèse des trois saisons précédentes. Un tueur charismatique fascinant Dexter par sa maîtrise (saison 1), le retour de Lundy (saison 2), les angoisses de Rita (saison 2) et une amitié particulière pour Dexter (saison 3). Et cela sans impression de redite. Au contraire on poursuit d’approfondir les personnages et les situations. La série semble sans arrêt avoir quelque chose à dire et c’est assez remarquable.
Debra se remet un peu trop vite de la mort de Lundy. Ça m’a un peu choqué même si on garde une certaine logique. On avait procédé de la même façon en début de saison 2 où la chasse du bay harbor butcher avait sorti rapidement Debra de sa déprime. Ses enquêtes lui servent de moteur. Elle est finalement comme Lundy, sa vie c’est son travail et elle est incapable d’avoir une vraie vie à côté. On revient aussi à la compétition entre frère et sœur. Les remarques en voix off de Dexter sont très drôles et apportent un décalage bien utile. Dexter garde une longueur d’avance. Là rien ne change.
La confrontation entre Debra et Nikki est intense. Jenifer Carpenter m’étonne de plus en plus. Depuis deux épisodes, elle donne le meilleur d’elle même et je suis de plus en plus impressionné. Son mari à la ville (Michael C. Hall) lui aurait il donné des cours particuliers ?
La rupture entre Laguerta et Angel aurait pu être évitée et n’apporte rien. C’est une simple rupture de mi saison, comme dans n’importe quelle série pour ados. Vu leur attirance l’un pour l’autre, ils devraient se retrouver en fin de saison et pourquoi pas créer le chaos s’ils se font virer du commissariat comme le sous entend ce con de Matthews.
Bilan : Un excellent épisode. Ça en devient ridicule de finir chaque article de Dexter en disant cela. Mais que pourrais je dire d’autre ? C’est la vérité pure et simple. Je prends toujours autant de plaisir à suivre la série et celle ci est d’un qualité irréprochable. Et tant pis pour ceux qui n’aiment pas.
« Pilot : Les invincibles Article suivant
Grey’s anatomy : 6.17 Push »







