Dr House : 6.01 Broken
Le docteur House est la première série à effectuer son retour sur Critik en séries. Sixième saison déjà. Pour ouvrir sa saison, House revient sous une forme atypique. Un double épisode s’assimilant à un téléfilm dans lequel on suit la convalescence de House en hôpital psychiatrique à la suite des derniers événements surprenants de la saison 5. Encore plus original, mis à part Hugh Laurie aucun membre du casting original n’apparaît dans cet épisode. Si ce n’est une courte apparition du fidèle Wilson, Robert Sean Leonard.
La série n’avait pas besoin de le prouver. Oui House repose uniquement sur les épaules de son interprète principal, à la fois déplaisant et si attachant. On avait quitté House aux portes du centre psychiatrique Mayfield. On le retrouve cette fois à l’intérieur. Le principe est simple, on va suivre toutes les étapes du processus de guérison afin de voir House sortir à la fin de l’épisode. Guéri en quelque sorte mais pas forcément plus heureux. Les étapes pour arriver à cet épilogue sont assez classiques de ce type de situation. Le directeur refuse de laisser sortir House, il mène une révolte avec les autres prisonniers, non les autres patients, il refuse de prendre ses médicaments et finalement accepte son traitement dans le but d’aller mieux. « They didn’t break me. I am broken » comme il le dit à un moment. Une citation magnifique à mettre au palmarès des bons mots du docteur à côté du mythique «Everybody lies ». On n’évite pas le spectacle de music hall des patients digne d’une fête d’école primaire. Non mais de qui se moque t’on ? Ce sont des adultes pas des enfants débiles. J’ai trouvé ça ridicule mais la série dénonce d’une certaine façon ce type de comportement où on infantilise le patient. Il suffit d’aller dans une maison de retraite pour y voir des activités de bricolage ou des ateliers de chansons. Je le reconnais le rap de House et de son coloc était sympathique avec de bonnes paroles bien senties.
Le casting des personnages secondaires est très réussi, tout comme leurs interactions avec House, pleines d’humour. Du compagnon de chambre rappeur au directeur dur mais humain en passant par le super héros qui fera plaisir aux fans de la sympathique série Men in trees ou encore Franca Potente avec qui House partagera une courte romance. Je ne serai d’ailleurs pas étonné de la voir revenir au cours de la saison. Ils pourraient tous revenir d’ailleurs car on n’a pas envie de les quitter. En 2x 42 minutes, la série a réussi à nous rendre ces nouveaux personnages attachants. On aurait pu en douter au début de la série, l’une de ses forces c’est de savoir créer de bons personnages secondaires. 13 a remplacé Cameron sans la copier en est l’un des exemple.
On alterne sans arrêt les moments légers et les moments plus graves. Les premières minutes sont magnifiquement filmées. House ne perd jamais son éternel sens de l’humour et on évite le piège de rendre le personnage amorphe. S’il suit un traitement psychiatrique, il reste toujours le Greg House que l’on connaît. Il ne changera visiblement jamais. Heureusement pour nous.
La deuxième partie de l’épisode rend le personnage de House un peu trop providentiel. Il aide le directeur à la mort de son père, tient compagnie à une femme esseulé et surtout il arrive à guérir la fille catatonique grâce à une simple boite à musique. Ce dernier point était assez ridicule. Par contre j’ai adoré l’aventure dans laquelle il tente d’aider le super héros en le conduisant à la fête foraine. Un moment vraiment fun tournant vite au drame. Là c’était très bien vu et les excuses tardives mais sincères de House sont l’un des moments les plus prenants de l’épisode. Ce sera d’ailleurs le déclencheur de la rédemption du personnage.
Balayer le traitement de House sur un seul grand épisode était à la fois une bonne et une moins bonne idée. Bonne idée car ça permet de ne pas focaliser la saison 6 sur le sujet et permettre ainsi de retrouver le format normal de la série par la suite. La moins bonne idée c’est justement la même chose. On évacue le problème pour retourner au canevas original de la série. Cela dit, je doute que ça sera aussi facile pour House. On a intelligemment évité de parler des autres personnages de la série. Le monde a continué de tourner dans House et par le monde, je pense au Princeton Plainsboro. Comment l’équipe a t’elle fonctionné sans House durant les derniers mois ? J’ai ma petite idée sur la question et j’attends les réponses la semaine prochaine.
Bref House réussit son retour dans un épisode à la fois original et convenu mais jamais ennuyeux. La série arrive à utiliser un thème finalement classique et l’adapte à sa propre sauce grâce au personnage toujours aussi génial de House et les milles et unes trouvailles s’y rapportant. Cela augure d’une bonne saison, même si au fond cet épisode était un simple avant goût. Certes, on règle une partie des problèmes de House mais le cœur de la série se situe ailleurs. Et pour savoir ce que donnera réellement la saison 6, il faudra retourner entre les murs de l’hôpital. Alors oui c’est un bon épisode et maintenant quoi ?
22:07
Je suis mitigé sur cet épisode.
Les persos ne m’ont pas tous hyper captivés (le rappeur était quand même lourd à la longue) mais les face à face entre Laurie et Braugher étaient magnifiques.
On aurait pu aussi nous éviter le “Dr House is in da house” que j’attendais dès que le rappeur a ouvert la bouche la première fois.
Et bon, dégager le coté psy dans un téléfilm à la jack bauer va sauver l’afrique, bof bof.
Il y a plein de bons moments mais je ne sais pas, je trouve que le perso de House devient trop limité par son manque d’évolution.
16:52
Si au début de cet épisode j’étais enthousiaste, j’ai dans le fond était super déçue, j’ai trouvé cet hôpital psychiatrique très cliché, et le désir de faire entrer House dans la norme m’a aussi déçu, car ce qui est passionnant avec ce personnage, c’est qu’il a sa morale propre,il y a longtemps que l’on savait qu’il était capable de se connecter avec d’autres humains. l’histoire d’amour m’a aussi un peu dérangé, je pensais que House s’accrocherait plus à Cuddy,qu’il serait un peu plus travaillé par des événements de son passé. Finalement ici il est juste ramené à la norme, et ça n’est pas très intéressant. Si les hallucinations avaient vraiment une raison psychologique, sa relation à son père aurait dût être étudiée, bref cet épisode reste à la surface des possibles. Et Amber, elle était dans ses hallucinations, leur signification aurait due être explorée, mais à l’américaine on résout tout avec quelques médicaments miracles, l’esprit critique de la série s’est envolé, et j’ai peur pour la suite qu’il ne revienne pas!
« Weeds : 3.07 La dette Article suivant
Brothers and sisters : Promo saison 4, family pictures »








14:24
J’ai trouvé ce double épisode extrêmement réussi, et vraiment puissant. Très bien filmé, les séquences s’enchaînent logiquement et sans temps mort, et j’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois. Même si la scène de la boîte à musique est complètement irréaliste, je l’ai trouvée très belle, et je n’arrive pas à résister à un morceau de violoncelle… Le seul hic pour moi, c’est que je n’ai pas eu l’impression de regarder du Docteur House. Le personnage est bien là, fidèle à lui même, entre cynisme et dépression abyssale, mais ce n’est pas la série. Elle est déjà sortie plusieurs fois de son schéma traditionnel (et heureusement), mais jamais de façon aussi radicale. Le gros problème, c’est que la suite risque d’être très fade et sans intérêt après un season premiere pareil, et sauf si les scénaristes parviennent à intégrer la guérison de House dans les prochains épisodes, tout ce magnifique déploiement de drame et de puissance n’aura servi à rien…