Dr House : 6.03 The tyrant
Lost et Flash forward ont du soucis. House aussi voyage dans le temps comme un autre docteur. Il revient trois ans en arrière pour reformer l’équipe Foreman, Chase, Cameron et House dans le but de soigner la première grande guest de la saison, monsieur James Earl Jones dans le rôle d’un dictateur africain responsable d’un génocide. La question essentiel dans ce genre de cas en devient banale. Doit on soigner le patient ou le laisser mourir ? Foreman ne se pose pas la question, soit il noir ou pas. Cameron a des pulsions mais pas les couilles allant avec. A ma grande surprise, l’australien fait preuve de courage et abrège la vie du malade du jour. Ça m’a étonné de Chase et aussi de voir la série prendre position sur le sujet. Je la voyais plus décider de ne rien décider ou d’aller vers une morale cynique en remettant le vieil homme indigne sur pied. Après 6 saisons, House ose toujours. Il y a de bons moments de tensions durant les face à face avec le dictateur. On arrive à mettre le téléspectateur mal à l’aise et à nous faire douter sur la façon dont le récit va se cloturer. James Earl Jones livre une prestation remarquable. Je ne serai pas étonné s’il était nominé pour ce rôle. Cela dit, si les faits évoqués sont réels, on ne fait que remuer les clichés à propos de l’Afrique et les dictateurs. Au fond la série ne se mouille pas et reproduit une image couramment véhiculée. Assez rare pour le souligner le patient meurt. Ça n’était pas arrivé depuis longtemps dans la série. On peut se permettre cela car Foreman était en charge du cas. Il ne s’agit donc pas d’une défaite de la part de House.
En attendant le retour aux affaires de House en pleine possession de ses moyens, Foreman assure mollement son statut de leader du groupe. Il est trop occupé à ramper devant 13 pour la faire revenir et dans sa vie et à l’hôpital. ça offre quelques moments à l’extérieur des murs de l’hôpital et on profite de la belle Olivia Wilde en tenue de soirée. Toute jolie pour aller au resto avec son homme. Cette semaine, ils étaient moins barbants mais à quoi bon vouloir nous imposer leur romance ? Au moins Chase et Cameron ont vécu leur histoire de couple hors écran et ne nous ont pas ennuyé avec leurs petits préchis préchas de la vie quotidienne. Sauf quand c’était vraiment nécessaire. Les grandes lignes suffisaient.
Ça fait plaisir de retrouver l’équipe de départ mais au fond je pensais que ça me donnerait un sentiment plus fort. Au contraire, je n’ai pas trouvé cette réunion si extraordinaire. Ça ne change pas tellement la dynamique de la série. Taub, thirteen ou Cameron, Chase c’est un peu du pareil au même. Je n’ai pas ressenti de vraie différence. Ça plairait sans doute mieux aux nostalgiques de la première époque. De mon côté je suis passé à autre chose.
House assure son choix de revenir dans l’équipe sans être le grand manitou et on utilise à merveille les talents de mine de Hugh Laurie. House ayant arrêté la cuisine, il se trouve un nouveau passe temps à mi temps. Et il est très doué dans le rôle du voisin emmerdeur. House est incorrigible. Il maltraite un double handicapé. En plus d’être manchot, le pauvre voisin du dessous est également Canadien. Les Canadiens, c’est un peu les Belges pour les Français au cas où vous ne sauriez pas. C’était des petites péripéties amusantes mais trop classiques pour le personnage de House. Il n’y a aucune surprise et c’est là le drame. On s’amuse des différentes situations, le personnage de House est toujours drôle mais ça n’a rien d’original. On revient aussi avec cette notion déplaisante d’un House tout puissant condamné à soigner même s’il faut obliger le patient. Le merci du voisin manchot était too much.
La cohabitation de House et Wilson apporte de bons moments. On y avait déjà eu droit à une époque et c’est à nouveau une bonne idée de l’exploiter. Sans en avoir l’air, on met la relation entre Cuddy et House de côté. J’aime la façon dont la série arrive à gérer ce va et vient entre les deux personnages sans apporter de sensation de lassitude.
Bilan : Un petit épisode classique. J’en attendais un peu plus vu la présence de James Earl Jones et surtout de l’interaction avec l’ancienne équipe. Finalement on n’arrive pas complètement à tirer parti de toutes ces possibilités et c’est un peu dommage. ça reste néanmoins agréable à regarder. L’épisode gagnerait peut être à être vu une deuxième fois pour mieux l’apprecier.
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17:38
Avec le voisin, c’était génial. Il faut dire que David Marciano, je suis fan depuis son rôle de flic arnaqueur avec ses machines à bouffe dans The Shield.
Les mimes, c’était génial.
Et Foreman n’a pas perdu, c’est Chase qui l’a tué volontairement. Il n’y a pas eu d’erreur de diagnostic. J’ai bien aimé cette intrigue qui arrive à faire douter de la vraie méchanceté du dictateur. James Earl Jones livre une superbe prestation tout en nuance qui permet de comprendre ces actions tant il transmet bien le fait qu’il fait ça par conviction de bien agir dans l’intérêt de son peuple. Du coup, Chase peut passer un peu pour un gros méchant quand même. Ca fait un choc de voir la barbie surfeuse se trouver des corones et une opinion.