Dr House : 6.14 Private Lives
Retour de House après quelques semaines d’absence à la suite du spécial Cuddy. L’épisode prend le contre pied, à savoir qu’on ne voit quasiment pas Cuddy et les dernières secondes sont un clin d’œil aux précédentes aventures car une fois House et Wilson partis, elle doit nettoyer derrière eux.
L’épisode pose quelques bonnes questions sur notre vie moderne. Les blogs, internet, le speed dating et l’importance de l’apparence. Et comme toujours House mystifie son entourage par son comportement toujours aussi insaisissable.
La patiente, alias Laura Prepon (70’s show) est une bloggeuse dans l’âme. Elle raconte sa vie sur internet et apparemment ça passionne beaucoup de gens dans le monde. Son problème, elle n’arrive pas à prendre la moindre décision sans en avoir parlé sur son blog où elle reçoit les commentaires de ses lecteurs. Ça m’a interpellé car moi aussi j’ai un blog, sauf que je n’y expose pas ma vie. Néanmoins dans une moindre mesure, les commentaires me touchent aussi et ils m’interpellent, d’une façon ou d’une autre. Ce que l’on montre dans cet épisode est certes très extrême mais ça s’apparente à la réalité. Instinctivement, je me suis dit que j’essayerai bien de rechercher ce type de blogs où des gens racontent la totalité de leur vie sur internet. Certains fils Twitter sont d’ailleurs déjà assez troublants quand en 140 caractères, les gens disent « je bois à café chez Starbucks », « je suis en train de faire du shopping dans tel magasin ». Je n’en suis pas encore arrivé là, ouf. Au final, rien ne change pour la patiente car cette expérience à l’hôpital ne lui a pas fait changer ses habitudes. Son jugement a été un peu influencé mais pas tellement. Dès l’annonce de sa guérison, elle brûle d’envie de l’écrire sur son blog. House a dit un jour, personne ne change. En voilà une nouvelle preuve.
Enfin personne ne change sauf Wilson. Dommage, il avait un avenir si brillant dans l’industrie du porno. Cette petite histoire était amusante. L’humour toujours potache entre House et Wilson est irrésistible, comme à chaque fois. Derrière cela, il y a le spectre de la manipulation. Un petit montage vidéo et on fait dire et faire n’importe quoi à n’importe qui. La « doublure » de Wilson était un peu ressemblante, pas de trop c’est vrai. Mais c’était assez amusant. Autre clin d’œil, le premier DVD regardé par House est « How wet was my valley »… serait une parodie de How I met Your mother version porno ? Sans image choc, la série arrive à parler de porno à une heure de grande écoute. C’est assez osé, comme quoi House n’est pas une série comme une autre et l’une des séries les moins policées des networks us.
Sans le voir venir, on remet sur le tapis le père de House. On en avait plus parlé l’enterrement et les révélations sur son père biologique. House essaye à sa manière de le connaître.. Ça enrichit le personnage, c’est un fait. Ça ajoute à sa complexité d’être constamment torturé. A part ça, j’ai du mal à comprendre. Je ne vois pas trop ce que ça apporte, ni vers où ça peut nous mener. Si ce n’est à rien.
Chase est lui perturbé car il découvre qu’il est un beau gosse. Rien de plus énervant qu’une belle fille ou un beau mec prétendant ne pas le savoir. Pour le blondinet, tout est plus facile. Il n’a pas besoin de sourire, pas besoin d’être médecin. Les filles tombent comme des mouches sous son charme naturel. Il en est presque vexé. Seule fille a ne pas être attirée par lui ? Cuddy. Oui c’est clair, et surtout 13. Depuis quelques épisodes, on les rapproche amicalement. On n’en avait pas encore eu l’occasion depuis trois ans et leur dynamique est sympa. On rappelle au passage les débuts difficiles du couple Cameron et Chase. C’est lui qui a fait le premier pas. C’était le bon temps celui où Cameron traitait Chase en esclave sexuel. Une romance entre Chase et Hadley me paraîtrait inappropriée. La série tente peut être simplement de mieux intégrer Chase resté longtemps à l’écart. C’est à surveiller.
Le meilleur de l’épisode revient au speed dating. On évite le pièges des monstres de foires et on se rapproche de la réalité en gardant une solide dose d’humour bien sentie.
Bilan : Pas un épisode extraordinaire, il se laisse néanmoins suivre avec plaisir. Voilà pour cette review un peu plus réflexive que d’habitude. Comme quoi House a toujours quelque chose à dire après six saisons.
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