Grey’s anatomy : 7.19 It’s a long way back
En un épisode, on a rattrapé la pause de près d’un mois de la série en bouffant 12 semaines d’un seul coup. Ça avance vite et ce n’est pas gênant. Ça offre à l’épisode une bonne dynamique et ça permet à la série de repartir sur de bonnes bases pour la dernière partie de la saison.
Rétablissement expresse pour les Torres mère et fille. Comme si c’était une volonté de la série de mettre définitivement cette histoire de grossesse hystérique derrière elle. A tel point, ça en devient carrément lourdingue de voir la mini Sofia au look coton tige se transformer en un vrai bébé parfaitement télégénique. Ses trois parents deviennent moins hormonaux, laissant planer l’espoir de retrouver les personnages comme on les aimait avant la grossesse porte malheur. Stark tire son épingle du jeu. Il montre son humanité par petites touches et garde son caractère de cochon. Après avoir ramolli Bailey et Cristina, la série avait besoin de ce genre de personnage plus rugueux et je ne serais pas contre son engagement à long terme. Ce n’était pas gagné, me demandant pourquoi Peter McNichol s’était engagé dans cette galère. Aujourd’hui je comprends mieux. Avait il dès le départ reçu des garanties sur l’évolution de son personnage ?
Sous ses dehors de bonne fée des enfants africains, j’ai trouvé Alex abject. Pomper l’argent d’une vieille dame mourante, c’était simplement immonde. Garce ou pas, elle méritait un peu de respect et Alex abuse de sa position de médecin pour lui soutirer 200.000 dollars. Le ton était à la plaisanterie et je n’ai pas trouvé ça marrant. Je défends souvent Karev car c’est un bon personnage pour moi. Mais cette fois c’était n’importe quoi. Trop occupé à dépenser le fric qu’il n’a pas, il nous épargne sa romance avec sa drôle de dames. On peut au moins le remercier pour ça.
Meredith fait une grosse connerie en échangeant le protocole du test d’Adèle. Cette erreur ne devrait pas rester impunie. Je vois bien l’agence des essais cliniques se poser des questions et entraîner un gros clash entre Meredith et Derek. Ils ne pouvaient pas rester heureux ad vitam æternam (oui, c’est du latin) et utiliser leur profession pour créer un conflit dans le couple papy mamy de la série paraît être une bonne idée. Le post it va t’il valser à la poubelle ? Une rupture momentanée est tout indiquée pour le quota lacrymal demandé lors du season finale et relancer le couple qui était en train de s’encroûter. La discussion entre le chef et Meredith est aussi très ironique. La fille de son ex maîtresse sauvant son couple.
On s’en fout pas mal des rendez vous foireux de Teddy, même si ce n’est pas si déplaisant. La petite surprise est la bienvenue à la fin. Teddy ne tombant pas dans les bras de Scott Foley mais piquant le mari de Anne Heche via le retour de James Tupper. Je vois bien Teddy regretter Scott Foley après sa mort. Si on arrive à cette conclusion subtile sans un petit bisou entre eux, ça serait cool.
Cristina est mise sur pause. Punie car elle ne veut pas de bébé. C’est comme ça dans Grey’s anatomy ses temps ci. Si t’es pas une femme émotionnellement instable voulant un bébé, tu vas te faire foutre. Idem pour Lexi un peu trop proche d’Alex pour une raison inconnue. Ne devrait elle pas être en train de laver le dos d’Avery ? Lui, étant trop occupé à demander à Bailey comment s’est passée sa journée.
Bilan : Après la parenthèse musicale variablement appréciée par les fans, Grey’s anatomy retombe sur ses pieds avec la finesse d’une gymnaste chinoise. La fin de la saison se profile assez bien, restera à trouver une vraie histoire à Cristina, les autres ayant les mains pleines.
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23:21
J’espère que Cristina est laissée un peu tranquille pour l’instant pour qu’elle revienne encore plus fort dans la fin de saison. Si elle continue sur cette voie, je ne ferai plus la différence entre elle et la mielleuse Meredith, et je n’ai absolument pas envie de ça.