Mad men : 1.11 Indian summer

Posté par Tao 1 commentaire(s)

peggy et la culotte vibranteOn reprend les mêmes ingrédients : Le sexe et la crise cardiaque de Roger, mais le résultat est tout autre et de loin très supérieur au précédent épisode. C’est que du bonheur pour moi.

Peggy s’occupe d’un nouveau produit, un stimulateur électronique censé faire maigrir. Vous savez, le genre de gadget que l’on vend toujours de nos jours au télé achat pour se sculpter des abdos sans effort. Ça devait déjà exister dans les années 60 mais ça n’était pas encore au point car la dite culotte provoque des orgasmes chez les utilisatrices. On ne dit jamais le mot et il est très amusant de voir les personnages tourner autour du pot. On parle de vibration, de stimulation ou de retrouver les sensations d’être une jeune fille. J’étais mort de rire car personne n’est dupe lors de la réunion. Vachement osé pour l’époque et ça fait taire les mauvaises langues disant que Mad men c’est vieillot et démodé. D’abord surprise, Peggy réessayera l’objet du scandale hors caméra, une fois l’épisode terminé. Voilà d’où vient l’expression Peggy la cochonne.

Betty s’essaye elle aussi au jeu des vibrations et des stimulations. Mais elle choisit le modèle supérieur car elle utilise carrément sa machine à laver comme vibromasseur. Je ne la voyais pas aussi perverse la Betty. Elle fantasme même sur le jeune vendeur de climatiseur faisant du porte à porte. Il faut dire qu’il fait chaud, c’est l’été indien et Joe Dassin n’est pas disponible. Don est lui l’homme le plus hypocrite du monde car il se tape Rachel, lui fait de belles promesses qu’elle est prête à croire. Et il a le culot de faire la gueule durant deux jours à Betty car elle a laissé un homme rentrer chez elle. Elle est encore loin l’égalité homme/ femme. Draper est extraordinaire de suffisance mais ça montre bien le climat social dans lequel les personnages vivent. La copine de Betty (interprétée par l’abominable garce de House, souvenez vous), le dit, elle aurait fait comme Betty, son mari lui aurait cassé le bras.

Sterling est mort. Enfin pas vraiment, mais il est mort professionnellement. Il nous refait un problème cardiaque en plein milieu d’une réunion et voilà les clients affolés. Tout bénéfice pour Draper parachuté associé par Cooper. Après à peine dix épisodes, la série n’a pas peur de bousculer ses acquis et j’aime bien cela. Je me demande d’ailleurs si John Slattery crédité comme “ apparition spéciale ” au générique ne va pas se faire plus rare désormais. De la même façon, je me demande si la vengeance de la panne d’ascenseur de Draper, il y a quelques épisodes, n’auraient pas indirectement précipité les ennuies de santé de Roger Sterling. Ainsi, voilà où on voulait en venir. Tout était prévu, pensé. Bref à nouveau la grande classe pour Mad men. Draper ayant une promotion, il emmène avec lui Peggy, ils pourraient former une bonne paire tous les deux. Montant petit à petit les échelons dans une relation purement professionnelle. La jalousie de bureau, on la laisse à ce petit prétentieux de Campbell. Sa liaison avec Peggy a elle aussi tout son intérêt vu que Peggy suit son patron comme son ombre. Cette jalousie de la part de Pete risque de créer des problèmes à Draper car Campbell lui dérobe un colis très personnel de la part de son frère qui se suicide en début d’épisode. Cela nous renvoie à la visite du frère de Dick plus tôt dans la saison Tout est lié et cet épisode semble être le catalyseur de toute une série d’intrigue apparue ça et là sans que l’on sente des connexions les unes avec les autres.

Bilan : Du très grand Mad men. Les personnages évoluent, les intrigues s’entrecroisent. Les deux derniers épisodes promettent d’être palpitants s’ils sont du même niveau. Et cela je n’en doute pas vu l’extrême tenue de la série depuis le début. Je reste impressionné par l’écriture de cette série tout en finesse. L’épisode se montre à la fois intelligent, polisson, sociétal. Bref c’est très complet. Et comme pour pousser le vice jusqu’au bout, on nous met une envoûtante musique de fin pour nous faire rester jusque la fin du générique. La production sait vendre son produit, normal la série parle des publicitaires.

 

1 Commentaire
avr 12, 2011
16:36
#1 sloubi :

je croyais peguy enceinte vu qu’elle prenait du poids. mais non en fait, elle grossit tout simplement. c’est une intrigue dont j’ai du mal à voir l’utilité. sinon tres bon épisode avec betty qui arrive à etre un peu heureuse dirons nous

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