Mad men : 2.10 Héritage

Posté par Tao 6 commentaire(s)

happy daddyUn épisode étrange pour Mad men qui trouve seulement son rythme vers la fin. De nombreuses histoires sont présentes faisant de cet épisode un vrai patchwork mais où tout est plus ou moins lié.

Betty passe par toutes les couleurs. D’abord, son père est victime d’une attaque. Don et elle font donc illusion en lui rendant visite. Ils se réconcilient même durant une nuit mais les blessures sont toujours là. La visite dans sa famille rappelle à Betty la disparition de sa mère, d’autant que son père malade la prend pour sa mère défunte. La jeune femme est de plus en plus fragilisée et je crains pour sa vie en cette fin de saison. Je ne serai pas surpris si on parlait de suicide. Une touche plus légère en fin d’épisode grâce au retour du petit Glen et de l’étrange amitié le liant à Betty. Betty en profite pour juger Helen Bishop mais aussi pour se confier à elle. Si au départ, elle était la femme sur laquelle on médisait, vous y pensez une divorcée, Betty se retrouve aujourd’hui presque dans la même situation. Son amitié avec Viola la bonne de ses parents est touchante. La barrière blanc/ noir n’a pas lieu d’être mais avant tout car Betty était enfant au moment où elle a connu cette femme. Kinsey faisant office d’excentrique en sortant avec une femme de couleur.

Don est dans le même état que sa femme. Il est entre deux pourrait on dire et ne sait pas ce qu’il doit faire. Doit il se battre pour son mariage, doit il faire une croix dessus. Il ne sait pas comment agir. Roger n’est pas là pour lui montrer l’exemple. J’ai eu un peu de mal avec le revirement de décision de Don concernant le voyage à Los Angeles. Draper veut il seulement changer d’air après s’être à nouveau fait virer de chez lui ? Ou va t’il nous réserver une surprise sur son passé californien ? J’aimerai bien voir ce voyage à L.A faire partie du prochain épisode. Je ne sais pas pourquoi mais durant tout l’épisode, je pensais que l’on aurait droit à un flash back de Don. Il n’est pourtant jamais venu.

Chez Sterling Cooper, il ne se passe pas grand chose. A un moment j’ai pensé qu’il s’agirait d’un épisode « vacance » sans passer par la case boulot. On y remédie par la suite mais rien de très important. Miss Holloway joue à nouveau les intérimaires en attendant une nouvelle secrétaire pour Don. Ça ne me déplairait pas si elle devenait sa secrétaire à plein temps. Ils formeraient un bon duo. Joan étant de plus en plus sexy, balançant ses fesses chaque fois qu’on la voit de dos. On remarque une nouvelle fois qu’on ne bosse pas beaucoup dans la boite. On fête un nouveau papa de manière potache et on passe le reste de l’après midi à faire les cons avec une jolie secrétaire sur ses genoux. Cooper passe par là complètement à l’ouest en souhaitant un joyeux anniversaire. Et comme toujours l’alcool coule à flot. Mine de rien Mad men est une série très dévergondée. J’ai adoré le très politiquement incorrect « Et espérons que quand ce bébé arrivera, il aimera les Lucky »… en référence bien sûr aux cigarettes Lucky strike. Sous couvert de décrire les années 60, on se permet des dialogues particulièrement féroces et j’adore cela.

On le voit moins cette saison mais j’ai beaucoup apprécié tout ce qui touche aux problèmes de couple de Pete. Désormais sa femme et lui envisagent l’adoption et cela fait débat. Pete ne veut pas élever l’enfant d’un autre pendant que sa femme rêve simplement d’un bébé quel qu’il soit. La mère de Pete ne peut définitivement pas envisager une telle possibilité et menace ni plus ni moins de le déshériter. Pour cela il faudra qu’il lui reste quelque chose à la pauvre vieille. Jeune con prétentieux en saison 1, on affine le personnage pour le rendre plus sympathique. Le même travail est fait sur Joan comme je l’indiquais il y a quelques semaines. J’aime cette capacité à jouer avec les personnages et à les creuser épisode après épisode.

Bilan : J’ai moins aimé cet épisode. Des intrigues trop nombreuses et trop fouillis. Ma partie préféré est celle consacrée à Betty. Je suis irrécupérablement sous le charme de January Jones. Mais quel mâle normalement constitué pourrait m’en vouloir ?  On choisit le statuquo. Rien ne bouge vraiment et on conforte les positions des uns et des autres afin de mieux les faire basculer avec la fin de la saison qui se profile à l’horizon. Il reste seulement trois épisodes après celui ci dans la saison 2. La série nous réserve sans doute encore quelques surprises d’ici là.

6 Commentaire
sept 15, 2009
13:08
#1 meilleur ami de Kim :

Je suis parfaitement d’accord avec toi concernant le charme de January Jones mais je te conseillerai d’employer plutôt l’expression ” quel hetero normalement constitué…” car vois tu, contrairement à la série, nous ne sommes plus dans les 60’s, et de nos jours beaucoup de mâles normalement constitués sont tout à fait indifferents au charme feminin…

sept 15, 2009
17:23
#2 Tao :

Salvatore n’est sans doute pas sous le charme de la belle Betty. C’est pour cela que sa femme est tout sauf sexy.

juil 4, 2010
1:39
#3 Majdou :

Je suis à peu près d’accord avec vous en ce qui concerne cet épisode.
Simplement je pense que les intrigues “trop nombreuses”, font que l’on cerne mieux les aspects de la vie des années 60. Le divorce (ou plutôt la situation de la femme divorcée) avec Helen et sa relation avec Betty, l’adoption avec le couple des Campbell, la lutte des noirs pour leurs droits avec Kinsey (ce qui, à l’époque Kennedy faisait particulièrement rage vu la position du présidant)…

Voilà, et merci encore pour cette excellente review !

déc 15, 2010
0:12
#4 thomas :

Moi j’ai plutôt apprécier cet épisode. Même si, comme tu le dis, cet un épisode assez patchwork, j’aime ce genre d’épisode de temps en temps justement, ce mélange de scènes dérangeantes et/ou étranges comme avec Glenn! Ou avec son père, etc..
Sinon, j’ai aimé le dialogue entre Peggy et Pete, j’attendais que Pete son plus clair concernant sa supposé impuissance pour créer un gêne à Peggy mais non. Pour plus tard j’espère! A suivre…

déc 15, 2010
0:23
#5 thomas :

Désolé, je vais envahir tes com’s mais je viens de voir qu’Elisabeth Moss est nommée aux Golden Globes et j’espère qu’elle l’aura car elle le mérite! Et l’épisode que je viens de voir le prouve encore!

déc 15, 2010
11:12
#6 Tao :

C’est toujours un plaisir d’être envahi de commentaires sur Mad men.

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