Sleeper cell : 2.01 L’esprit saint
Un peu plus d’un an après la première diffusion de la saison 1, la saison 2 de Sleeper cell arrive sur la RTBF. Ça promet une nouvelle vague d’angoisse avec cet American terror comme est sous titrée la saison 2.
Il aurait été facile de repartir sur une autre mission en gommant plus ou moins les événements de la saison 1. Sleeper cell n’ayant jamais fait dans la facilité, il n’y a rien de surprenant à voir les personnages gérer les conséquences de l’attentat raté au stade. Et en premier Farik, le charismatique leader de la cellule dormante est toujours présent et devrait jouer un rôle important y compris depuis les murs de sa cellule. Sa relation avec l’un des agents est ambiguë à souhait et promet de bons faces à faces. C’est déjà le cas et le fanatique est difficile à briser et ne lâchera pas facilement le morceau sur ce qu’il sait. Les conditions de détention sont bien décrites sans enjoliver la situation. Oui les prisonniers de ce type sont maltraités et la série ne s’en cache pas.
Llija le bosniaque s’était trouvé une copine chez qui se cacher à la toute fin du season finale. On comprend mieux pourquoi. La demoiselle est une adepte de la théorie du complot remettant en question les attentats du 11 septembre. Ils décident de filer au Canada et à mon avis, on devrait continuer d’en entendre parler. Darwyn pourrait pourquoi pas à nouveau croiser sa route. Et ça pourrait être dangereux.
Quelques mois ont donc passés. Darwyn aspire à une retraite tranquille et à une carrière de professeur au FBI. Son passé le rappelle bien vite et il est contraint d’infiltrer une nouvelle cellule dormante. Mieux, il en prend carrément la tête après avoir été démasqué par le leader du groupe. Une place stratégique pour l’agent du FBI mais aussi beaucoup plus dangereuse et ambiguë car en menant la préparation de cette attaque ne se rend il pas d’autant plus coupable si pas pénalement au moins moralement ? La prière finale de Darwyn nous ramène au message de la série. Le véritable islam est un islam pacifiste et modéré, là où ces ennemis sont au contraire les fondamentalistes islamistes. Un discours à contre courant très fort dont la série s’est faite sa marque de commerce. On ignore encore tout de la nouvelle mission. Ça avait également été le cas en saison 1 où l’objectif avait été dévoilé par crainte à la dernière minute par Farik. Ça n’en reste pas moins passionnant et toujours aussi flippant de voir ces personnages au quotidien préparant tranquillement une attaque contre notre monde.
Que dire de la nouvelle équipe ? La comparaison avec la précédente est inévitable et pas spécialement à la faveur de la nouvelle. L’ensemble est moins charismatique. Seule surprise, la présence d’une femme. Mina, une hollandaise convertie à l’islam radical par son mari tué en Irak. Je ne sais pas pourquoi mais elle m’a l’air super dangereuse cette fille. J’aime déjà ce personnage car elle montre une autre facette du terrorisme. Montrant comment une européenne classique se retrouve embrigadée dans ce genre de doctrine fanatique.
La mort de l’agent Serxner est inattendue. Sa nouvelle amitié avec Darwyn laissait penser à un nouveau duo. On y ajoute même une pointe de tension sexuelle entre eux, du moins du côté de Patricia. Tout cela n’aura pas de suite, Serxner étant enlevée et égorgée. Et la vidéo disponible sur Internet et est insoutenable. Elle met mal à l’aise par son réalisme. Un coup dur pour Darwyn déjà bien trop isolé en ce début de saison 2 qui s’annonce déjà comme un cauchemar pour l’agent du FBI infiltré.
Bilan : J’attendais cette deuxième saison depuis longtemps. Sans nous en mettre plein la vue, ce season premiere nous replonge dans l’ambiance de la série. C’est toujours aussi bon, bien pensé, intelligent et surtout d’une grande sobriété. C’est ce dernier point qui est le plus perturbant on montre ces fondamentalistes dans leur vie de tous les jours. Et si cet épisode est avant tout une introduction, il est déjà la promesse une deuxième saison qui je l’espère sera aussi forte que la première.
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