Sleeper cell : 2.04 La foi
Un épisode extrêmement riche pour Sleeper cell et déjà la moitié de la saison 2 car il y a seulement 8 épisodes au total.
Je commencerai par les événements les plus surprenants à savoir les révélations sur Salim. Le jeune homme lutte contre son homosexualité latente et ça expliquerait son basculement vers l’Islam radical. Il souffre réellement de son attirance pour les hommes et cherche en dieu la force de résister aux tentations. Aller dans une salle de sport remplie de beaux mecs n’est ce pas là tenter le diable ? Il croise d’ailleurs le regard d’un jeune homme très intéressé et à ma grande surprise on retrouve Michael Rady (Jonah dans le nouveau Melrose place) dans le rôle du tentateur. On voit même ses fesses, on en verra jamais autant dans la série de la CW. Ça rend le personnage de Salim attachant car on comprend désormais sa rage. Il déteste les femmes, déteste les hommes, déteste les hérétiques. Bref le monde entier car il n’arrive pas à trouver sa place au sein de la société musulmane. Et c’est pour ça qu’il est extrêmement dangereux. Il a d’ailleurs risqué de faire foirer toute l’opération en voulant s’en prendre à un télé évangéliste prônant la tolérance. Plus risqué, la série tente d’expliquer les différences entre Sunnites et les Chiites. Et là, j’ai été un peu perdu car le sujet ne m’intéresse pas beaucoup.
La démarche de Mina envers Gayle m’a fait penser aux témoins de Jéhovah. Tout ce dont elle sait parler c’est de l’Islam et tente de convaincre Gayle avec ses arguments un peu trop idéalistes. Je ne sais pas vous mais face à un tel prosélytisme, j’ai clairement envie de dire à la personne que ça ne m’intéresse pas. On peut très bien être amis sans forcément partager les mêmes croyances religieuses ou au moins pas au même niveau. Du coup, le non rejet de Gayle pourrait selon moi paraître suspect aux yeux de Mina. Globalement j’aime bien l’idée d’intégrer Gayle dans la mission d’infiltration car ça pose aussi de nouvelles questions. Ainsi Gayle n’est toujours pas certaine de vouloir réellement être impliquée et elle entre aussi en conflit avec Russel car il l’a carrément poussé à accepter. D’un autre côté, Russel commence à marquer des points et à devenir un véritable allié pour Darwyn. Il y a une vrai jeu de confiance entre ces trois personnages.
La série pointe aussi clairement du doigt les princes et autres responsables d’Arabie Saoudite pour leurs liens avec les terroristes. Farik reprend des forces chez l’un de ses chefs qui se trouvait déjà derrière les premiers attentats de la saison 1. On explore ainsi toute la machine. Des commanditaires, aux exécutants et en allant jusqu’au contre terrorisme. On établit aussi le lien entre ce groupe et les futurs attentats en préparation. Darwyn redoutait une attaque nucléaire et c’est exactement ce que Farik est en train de préparer à des milliers des kilomètres. Farik devient plus puissant et plus dangereux. Désormais entouré uniquement de personnes ayant la même idéologie. S’ils sont perçu comme des assassins en Occident, ils n’en demeurent pas moins des gens bien dans leur pays car le grand chef recueille dans sa maison des orphelins. Chaque homme n’est pas bon ou mauvais mais on a chacun de bons et de mauvais côtés. C’est très subtilement dit même si la présence d’enfants est là aussi très calculées. En cas d’attaque, on pourra toujours taxer les américains d’avoir détruits un orphelinat et tués des enfants innocents. C’est très malin.
A Ambourg, Ilija est rongé par les remords d’avoir tué Calli et à des pulsions autodestructrices. L’Allemagne présentée est néanmoins caricaturale. Musique techno et groupe d’extrême droite. Bonjour les clichés. Ce n’est pas la meilleure partie. Trop indépendante du reste de l’histoire. Suivre Ilija a certainement un but et je me demande si on ne va pas assister à une rédemption du personnage où il abandonnerait les dérives extrémistes pour revenir vers un Islam plus modéré. Ça pourrait aussi expliquer en quoi la dynamique de groupe est plus facile pour embrigader les gens.
Bilan : Un excellent épisode. Il se passe énormément de choses, je l’ai d’ailleurs trouvé assez long et c’est cela qui m’a plu. On ne se limite pas à une petite histoire tranquille pour réaliser un bon petit épisode. Au contraire on utilise tout le temps imparti pour creuser les personnages et les situations et cela jusque la dernière seconde.
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