Sleeper cell : 2.05 Le foyer
Les terroristes sont des personnes comme les autres. C’est le message un peu dérangeant de cet épisode et j’arrive presque à aimer ces personnages car mis à part leur projet d’attentat se sont des personnages attachants. Prenons Mina, elle n’a jamais eu beaucoup eu de chance dans la vie. Droguée, elle s’est prostituée pour payer sa dose, elle a ensuite rencontré un musulman intégriste qui lui a lavé le cerveau. Et aujourd’hui aux Etats Unis, elle se fait violer par son patron et accepte son sort afin de ne pas être expulsée et compromettre la mission. Elle s’identifie totalement à Soumaya la première martyre de l’islam et je suis assez triste pour elle car à la base elle ne devait pas être une mauvaise fille mais les circonstances ont souvent été contre elle. Darwyn voit cette détresse et si ces méthodes ne sont pas très orthodoxes, il tente d’aider Mina. Mais ce comportement risque de lui retomber en pleine figure. Le moment venu, Russel n’hésitera certainement pas à utiliser cette information grâce aux infos de Gayle. On voit désormais où l’histoire de la garde de Marcus nous mène. Et ça risque de poser des problèmes au sein du couple Darwyn/ Gayle si elle commence à copiner avec le FBI derrière son dos.
Salim continue de voir Jason. Leur coup d’un soir se transforme en une liaison plus suivie. Salim éprouve énormément de culpabilité par rapport à ce qu’ils font, là où Jason est beaucoup plus relax. J’ai trouvé amusant la façon dont Jason essaye d’apaiser le dilemme moral de son ami. Il est plus terre à terre. On approfondit le personnage de Salim et bizarrement comme pour Mina cela passe par le sexe. Celui ci les empêche de penser clairement et il est présenté en quelque sorte comme un obstacle au bon déroulement de la mission. Il faudra voir dans quelle mesure Jason viendra perturber les plans de Salim.
Farik est lui présenté comme un bon père tout au long de cet épisode. Il retrouve enfin sa fille, passe beaucoup de temps avec elle. Comme le ferait n’importe quel père. La ballade à cheval dans les dunes fait un peu trop carte postale, ça va de soi. Néanmoins, Farik redevient plus sombre dès qu’il est question de l’Isalm. Ce retournement est assez terrifiant. Au lieu de complimenter sa fille sur les très beaux dessins qu’elle a fait, il lui ordonne de jeter ceux ci au feu. Jugeant que le dessin la détourne de l’Islam. Sa fille a pourtant l’air particulièrement douée, une artiste en devenir mais Farik tue ces aspirations pour la ramener vers la religion. C’est un passage très dérangeant mais aussi réaliste de la condition féminine dans la religion musulmane.
La relation conflictuelle entre Darwyn et son père permet mieux de comprendre à la fois les croyances de Darwyn et aussi son implication au sein du FBI. Il le dit à demi mots, s’il a rejoint l’armée et le FBI c’est en réaction à son père. Un père ancien des black panthers toujours rongé par la haine envers les blancs et incapable d’aller de l’avant et en reprochant encore et encore au gouvernement américain ses travers du passé. Mais Darwyn a raison, son père ne peut pas lui en vouloir pour des choix qu’il a fait à l’âge de 10 ans. On ne peut pas reprocher cela à un enfant et il est dommage de voir comment cette décision a pu affecter leur relation pour le reste de leur vie. Ça amène une réflexion sur le divorce et les répercussions sur la relation parent/ enfant.
Russel et Darwyn pensent que la mission touche à son terme avec l’arrivée d’un “ colis”. Comme il reste trois épisodes, ça ne pouvait pas se terminer si rapidement. L’arrivée d’un nouveau venu ( Saïd Taghmaoui – Caesar dans la saison 5 de Lost) change la donne. A mon avis, il ne veut pas beaucoup de bien à Darwyn et il est clairement envoyé au Etats Unis pour le surveiller, si pas pour le remplacer au sein de la mission.
Comme je le pensais, on assiste petit à petit à une rédemption d’Ilija. Il retourne à Sarajevo en compagnie d’un homme qui aurait été son ennemi au moment de la guerre. S’il ne parle pas très bien l’anglais, ce chauffeur routier est pour le moins très philosophe. La guerre est terminée et il tente de laisser le passé derrière lui. Ilija a du mal à faire de même mais il essaye malgré tout. Là aussi c’est un personnage extrêmement touchant. Oui, il a participé à des actes terribles mais il n’est pas un monstre pour autant et il essaye tant bien que mal de se reconstruire une vie et pour cela il revient au point de départ. Ça a quelque chose de très symbolique.
Bilan : L’épisode approfondit les personnalités des personnages pour les rendre plus attachants et plus humains. Je n’avais eu ce même sentiment avec les personnages de la saison 1 ou du moins je ne m’en rappelle pas comme je l’ai vu il y a plus d’un an. Assez peu d’action mais ça avance bien et l’arrivée d’un nouveau membre pour la cellule devrait accélérer les préparatifs pour l’assaut final.
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