Sons of anarchy : 2.01 Albification
Je vous la promettais depuis déjà de longs mois, Sons of anarchy est enfin de retour sur Critik en séries. Il y avait de quoi prendre son temps car il me fallait bien digérer ce season première incroyablement puissant. Je suis encore sous le choc en écrivant cet article. Quelle puissance, quelle audace, quelle maîtrise d’écriture. La saison 2 est d’hors et déjà annoncéé comme supérieure à la déjà excellente saison 1 et je commence à comprendre pourquoi après avoir vu ce premier épisode faisant froid dans le dos.
Difficile de savoir par où commencer. Par soucis de logique, je dirai par la fin. Le viol de Gemma par les gars de la suprématie blanche est hallucinante. La série va très très loin et n’hésite pas à choquer. Non mais sérieux quelle série oserait montrer le viol d’une ses héroïnes ? Oui, j’en connais une mais ce n’était pas aussi cru et aussi crade. Là, on souffre littéralement avec Gemma. Clay disait en début d’épisode qu’il serait perdu sans elle et bien cela risque bien d’arriver. La vengeance de Clay va être terrible. Je n’imagine même pas la réaction de Jax. A condition qu’il soit mis au courant. Après une telle humiliation, Gemma voudra peut être garder ça au sein de son couple et ne pas y mêler son fils. Jax ayant pas mal de choses à gérer de son côté.
Les sons of anarchy gèrent toujours les conséquences de la mort de Donna. Cet événement de la fin de la saison précédente est dans toutes les mémoires et il est temps de tourner la page. Non pour le club mais pour Ope. Il ne peut pas continuer à s’apitoyer sur son sort et il a deux enfants à élever. Ils n’ont plus de mère et ils ne peuvent pas non plus perdre leur père. La vérité étant beaucoup trop inavouable, le clan a besoin d’exécuter un bouc émissaire. Un Mayan innocent. Quasiment personne n’est dupe, y compris Opie mais il n’y a que comme cela qu’ils peuvent avancer. Comme le viol de Gemma, c’est très réaliste et dérangeant. J’ai cru à un moment que Ope allait arracher le cœur de ce pauvre type. Le pire, ça ne m’aurait pas étonné. C’est dire jusqu’où je pense la série capable d’aller.
Si le club se déchire lentement mais sûrement de l’intérieur, la menace de l’extérieur est elle aussi bien présente. L’ATF et l’excellente Ally Walker n’ont pas réussi à descendre les Sons of anarchy. L’idée est de virer encore plus à droite avec la ligue de la suprématie blanche, descendante directe des séparatistes de la guerre de sécession. Il fallait un acteur à la hauteur pour se mesurer à Ron Perlman, Adam Arkin (Chicago hope) est l’homme de la situation. Sous ses airs de businessman en col blanc, il a des idées très arrêtées et vu ses premières actions, l’homme est particulièrement dangereux. La survie du groupe est plus que jamais menacée, ils doivent ainsi revoir leurs ambitions à la baisse concernant le trafic d’armes et se retrouvent désormais avec les néonazis sur le dos en plus des fédéraux. On ne peut pas dire qu’on leur facilite la tâche.
Le club peut se réjouir, Bobby Elvis sort de prison par manque d’un témoin pouvant l’identifier. Prétexte tout trouvé pour une bonne vieille beuverie virant à l’orgie avec un naturel déconcertant.
Sous ses aspects de bête sauvage, Sons of anarchy pose néanmoins des questions importantes faisant écho dans notre univers plus tranquille. Tara veut tout savoir de Jax et de ses activités. De 1) pourra t’elle le supporter à long terme mais de 2) Faut il forcément tout savoir de son conjoint pour l’aimer ? Ne peut on pas garder un « jardin secret » quand on est en couple ? Ce sont des questions assez basiques mais bien réelles. Concernant Gemma, on peut aussi se poser la question de comment reconstruire son couple et sa vie de femme après un viol aussi atroce. D’autant que la sexualité de Gemma et Clay est pour le moins une partie importante de leur relation. J’ai même été un peu choqué de les voir baiser comme des bêtes à côté du petit Abel. La petit touche d’humour avec Half sack tombant sur eux était un moment de détente dont la série avait bien besoin vu la noirceur de l’épisode.
Bilan : Un épisode magistral, dur et violent. Dépassant tout ce que j’avais pu imaginer. Sons of anarchy n’est pas là pour bercer le téléspectateur mais bien pour le bousculer. La saison 2 n’aurait pas pu mieux commencer. Yeah baby ! Les motards sont de retour.





27 novembre 2009 16:30
Wahou!Tao se remet à Sons of Anarchy! J’ai commencé la série en lisant une de tes reviews et, avec True Blood et Mad Men, c’est ma série préférée. D’ailleurs, sympa le nouveau panneau d’accueil.
La saison 2 est puissante et tout arrive toujours à point nommé. On approfondit beaucoup les personnages secondaires et ça fait du bien car j’adore Gemma et Jax mais en savoir plus sur Chibs, Tig et les autres, ça étoffe les intrigues.
Bon visionnage!
27 novembre 2009 16:48
Je suis bien content de lire cette critique qui est tout à fait à la hauteur du talent de la série. Je ne vas pas trop en dire, de peur d’en dire bien trop, mais cette seconde saison va clairement être différente par sa violence, par les retournements de situations et par une tension toujours visible 11 épisodes après, soit là où j’en suis. Les fans de la série, mais aussi ceux qui le sont moins ne vont pas être au bout de leurs surprises. . .
11 décembre 2009 14:54
OH MON DIEU !!
J’arrive pas à y croire ! C’est bel et bien Katey Sagal qui jouait dans… Touche pas à mes filles !
Oh mon dieu le choc ! On peut dire que ça devient à la mode pour les acteurs de sitcom de se réinventer dans de très solides dramas parce que entre Cranston dans BB, Sagal chez les Sons et Lithgow dans Dexter..!
Pourquoi ils n’y ont pas pensé plus tôt ? Et pourquoi Tom Welling, Shenae (CHAYNAY !) Grimes et Tori Spelling ne ferait pas le chemin inverse ? Je suis sur qu’ils seraient eux aussi bien plus crédibles dans des sitcoms !!!!
2 février 2010 15:10
excellent résumé de tao, j’apprécie cette série pour tout ce que tu as décris.
et la saison 2 whaou!!! bluffante!!!!
vive la saison 3 et je vais faire un petit voyage en californie pour rendre visite à mes amis les motards!( j’aimerais bien).