Posté par Tao 22 mar 2010

goodbye godricJ’ai toujours dit du bien de True blood. Il n’empêche depuis quelques épisodes, la saison 2 a du mal à trouver un second souffle. Les conséquences de l’explosion sont très mal gérées. Tel le massacre Moldave de Dynasty, tout le monde se relève à peine décoiffé. L’explosion devient un artifice grossier pour justifier uniquement le rapprochement de Sookie et d’Eric et cela de façon assez grossière. Sookie suçant le corps d’Eric afin d’extraire les morceaux d’argent qu’il a reçu lors de l’explosion. Un stratagème tiré par les cheveux. Plus c’est gros plus ça marche, pas sur moi. J’ai trouvé ça beaucoup trop exagéré. Cette connexion immédiate entre Sookie et Eric me dérange. On n’avait jamais parlé de ça la saison dernière quand Jason se droguait au V. Il n’est jamais entré en connexion avec le vampire. A moins que cette connexion apparaisse seulement si le sang est directement tiré du corps du vampire.  Mais ça me semble une explication bancale.

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Posté par Tao 10 fév 2010

hoyt et jessicaTrue blood fait de plus en plus fort à la moitié de la saison 2. Et ça devient de plus en plus difficile de résister pour ne pas se jeter sur la suite de la série. Même Maryann redevient intéressante, là où j’avais exprimé certains doutes autour de son personnage. La grande prêtresse commence à se dévoiler. J’étais assez loin car elle serait ni plus ni moins que Satan lui même et ça ne me choque pas plus. Je trouvé l’idée plutôt pas mal et je suis curieux de voir ce que ça va donner par la suite car on est encore loin d’en avoir terminé avec elle. La belle Daphné ayant tout relevé à Sam, elle n’a plus d’utilité. On lui dit au revoir car elle se fait tuer.

On apprend ainsi que Maryann n’a pas le contrôle sur les êtres surnaturels. Ça m’amène à une idée. Après en avoir fini avec la fellowship of the sun, les vampires ne s’attaqueraient ils pas à Maryann (ou l’inverse) ? ça serait ainsi l’occasion de réunir les deux grandes histoires de la saison. Tara ouvre à nouveau les yeux sur Maryann et on commence à voir un front anti Maryann se dessiner avec Sam et Andy Bellefleur. J’adore ce personnage de flic balourd un peu à la masse. C’est le loser de service et cela le rend en partie sympathique. Un peu comme Hoyt, il est tellement un raté qu’il en devient attendrissant. Sa romance avec sa vampire, c’est comme un fantasme pour lui. C’est trop beau pour être vrai. J’en ai bien l’impression, ça pourrait mal se finir pour lui. Il y a aussi les trous de mémoire de Eggs à propos de son enfance. On ignore toujours qui il est vraiment et il pourrait être l’objet de quelques surprises. C’est un personnage que j’aime bien et il ne m’a pas l’air méchant.

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Posté par Tao 5 déc 2009

True blood n’est pas une série comme les autres. C’est hypnotique. Je viens à peine de m’y mettre et j’ai déjà envie de voir la suite et encore la suite. Et non, je ne vais pas craquer, chaque série en son temps.

Je suis toujours fasciné par la capacité de la série à déshabiller ses personnages. L’épisode n’a pas commencé de 5 minutes et on voit déjà les seins d’Anna Paquin. Et ça se poursuit par Jason retirant son T-shirt sans raison particulière sur le terrain de foot, Eggs tombe aussi la chemise pour montrer ses abdos. Quant à Lafayette il se la joue crasseux esclave soumis. Il y en a pour tous les goûts. Ça limite un gag car ça n’arrête pas.

On avait quitté Lafayette en mauvaise posture et on le quitte à nouveau en mauvaise posture. Et entre la fin et le début, il ne lui arrive que des mauvais trucs comme se prendre une balle dans la jambe par l’espèce de tarée blonde qui avait eu la mémoire effacée. Le crane rasé de Lafayette lui évite une petite retouche coiffure effectuée par Pam. Comme cela il n’aura pas l’air ridicule comme Eric avec ses papiers d’aluminium dans les cheveux. C’est amusant, Eric a bouffé un type juste pour permettre à Alexander Skarsgard d’enlever sa perruque. On a le souci du détail dans True blood. Après avoir été cuisinier, dealer, prostitué et gogo dancer, Lafayette va devenir un vampire. Un kick ass vampire selon ses propres dires. (more…)

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Posté par Tao 25 août 2009

true blood finaleTrue blood termine sa première année de manière très classique. C’est un peu décevant comparé aux surprises distillées tout au long d’une première saison provocante et osée.

René est donc le serial killer s’attaquant aux femmes fanatiques du vampire. J’ai pourtant cru à une fausse piste jusqu’au bout tout en voyant la série s’enfoncer dans cette direction. On se sépare ainsi d’un personnage secondaire qui ne manquera à personne. On ne se mouille pas. Rien de neuf, je comparai dans l’un de mes premiers articles Anna Paquin à Kristen Bell et le poursuite finale c’est du classique Veronica Mars de fin de saison. Ce n’est pas du tout original, du déjà vu. On nous explique tout en nous mettant les indices sous notre nez. Sam ne pouvait il pas sentir l’odeur de René avant cette fameuse journée ? Les enfants d’Arlene ne pouvaient ils pas trouver la sex tape un autre jour ? Le faux accent cajun, je n’ai pas trouvé cela terrible. Seule originalité, Bill se fait voler la vedette par Sam le chien. Ça j’ai bien aimé. Bill ne peut pas être sans arrêt le héros et ça serait bien d’explorer enfin sa face sombre de vampire. Sa jeune apprentie le fera peut être retourner à la racine de sa race. Même si la rousse ressemble être un gadget pour séparer le couple vedette.

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Posté par Cole 26 oct 2008

Il y a des pilotes si originaux, si non-conformistes, si politiquement incorrects, si loin de l’attente qu’ils ont pu générées qu’ils se font gentiment massacrés par la critique bien pensante. En brisant la narration traditionnelle et en repoussant les codes de la fiction télévisuelle, True Blood en fait incontestablement partie. Alors oui, la nouvelle série d’Alan Ball, célèbre créateur de Six Feet Under, va peut-être trop loin, est peut trop être trash, étrange si elle en est, et souffre sans aucun doute de multiples failles. Elle n’en demeure pas moins un bijou d’originalité comme rarement la télévision américaine a su nous en offrir, surtout cette dernière saison avec la mode des remake à outrance !

Si vous avez le moindre préjugé avant de regarder cette série, oubliez-le tout de suite ! La série ne ressemble à rien que vous n’ayez déjà pu voir sur le petit écran. True Blood met en scène un monde dans lequel les vampires auraient fait leur ‘coming-out’ après que des japonais aient inventé une boisson synthétique se substituant au sang. La série se concentre ainsi sur un petit village pittoresque dubitatif face à la révélation au grand jour de l’existence des vampires. Et plus précisément sur l’histoire d’amour naissante entre Sookie, serveuse idéaliste qui parvient à lire dans les pensées et Bill, vampire ténébreux et énigmatique.

Car finalement, True Blood est tout sauf une série de vampires. Entre humour noir, ambiance old school, romance macabre, soap trash et drama intimiste, la série pourrait se décrire comme un véritable melting pot surréaliste, à la fois attendrissant et décapant ! A l’opposé de la plupart des séries dont le pilote donne un point de départ à l’histoire, Alan Ball fait le choix judicieux de nous entrainer dans une communauté dont la vie a déjà pris son cours. On découvre ainsi une galerie de personnages Twin Peaksiens dont une lit dans les pensées, dont un est un accroc du ‘rough sex’ ou encore un autre est un gay black stéréotypée, dealer de surcroit ! Plus qu’une série de vampire, True Blood est donc une série chorale, une série de caractères. Alan Ball adore ses personnages et cela se voit. Il les fait vivre devant nos yeux, comme si l’on passait nous même une soirée au bar où travaille Sookie et que l’on regardait ce qu’il se passe autour de nous. Le téléspectateur est omniscient. Ainsi, les personnages vont parler pendant plusieurs minutes de tout et de rien, d’éléments ne servant pas forcément l’intrigue. La série prend le temps de vivre, de raconter son histoire.

Ainsi un passage très drôle met en scène la meilleure amie de Sookie, Tara, employée dans un supermarché, en proie à une cliente exigeante réclamant un article bien précis. Après un moment à essayer de maitriser son énervement, Tara finit par insulter grossièrement la cliente, par menacer le patron et par les envoyer tous les deux bouler. Quel intérêt a cette scène de plusieurs minutes pour l’intrigue ? Absolument aucun si ce n’est qu’on est mort de rire et qu’on a tout de suite cerné Tara. Ce type de narration est totalement inédit dans l’univers des séries télé.

Ainsi, pourquoi Sookie lit-elle dans les pensées ? Comment les vampires se sont-ils révélés au grand jour ? Quelles furent les conséquences au niveau mondial ? On le ne sait pas et ne le saura probablement jamais. Mais qu’importe ! True Blood est avant tout une série intimiste qui nous entraine au cœur de l’Amérique profonde. Un délicieux conte baroque pour adultes à l’ambiance et au visuel très soignée. Un pilote avec un ton et une ambiance finalement très proche de l’excellent Death Proof de Tarantino. Pendant tout le pilote, je me suis dit que Tarantino aurait pu faire cette série. C’est en tout cas bourré de références (plus ou moins voulues ?) depuis le magnifique générique rétro jusqu’à la géniale scène de fin qui rappelle trait pour trait la scène finale de Death Proof.

Sans compter que le pilote est très rythmé. Des scènes descriptives s’enchainent avec des scènes d’action, si bien que l’on n’a pas le temps de se lasser. On reste fasciné par l’univers de True Blood tant il est totalement atypique. Que ce soit les scènes de sexe, assez nombreuses, totalement dingues, presque trop hardcores, ou les premières approches entre Sookie et Bill, intriguantes et envoutantes.

Mais quelque soit le genre de True Blood, toutes les scènes gardent un point commun : le coté démesurément old school, voire kitch et surtout très, très bizarre. Entre les dents des vampires qui s’allongent sur demande ou ces mêmes vampires qui se téléportent furtivement dans toute la pièce quand ils baisent, on se demande parfois dans quelle série on est tombé ! Avant de se rendre compte que finalement, à force de regarder des productions standardisées, le problème vient peut-être de nous…

Conclusion : Alors qu’on pouvait s’attendre à une énième histoire de vampires, True Blood est finalement tout le contraire. Le fil rouge vampiresque n’est qu’un prétexte à une série totalement atypique, intimiste, bavarde et mystique. True Blood s’annonce comme un véritable drama chorale, un drama basé avant tout sur des personnages, sur des interactions et non sur une histoire à rebondissements. Qu’on adore ou qu’on déteste, reconnaissons à Alan Ball l’audace d’un véritable pari en terme de style et de narration, qu’il relèvera, espérons-le, avec brio.