Posté par Tao 26 nov 2009
sleeper cell saison 2Les terroristes sont des personnes comme les autres. C’est le message un peu dérangeant de cet épisode et j’arrive presque à aimer ces personnages car mis à part leur projet d’attentat se sont des personnages attachants. Prenons Mina, elle n’a jamais eu beaucoup eu de chance dans la vie. Droguée, elle s’est prostituée pour payer sa dose, elle a ensuite rencontré un musulman intégriste qui lui a lavé le cerveau. Et aujourd’hui aux Etats Unis, elle se fait violer par son patron et accepte son sort afin de ne pas être expulsée et compromettre la mission. Elle s’identifie totalement à Soumaya la première martyre de l’islam et je suis assez triste pour elle car à la base elle ne devait pas être une mauvaise fille mais les circonstances ont souvent été contre elle. Darwyn voit cette détresse et si ces méthodes ne sont pas très orthodoxes, il tente d’aider Mina. Mais ce comportement risque de lui retomber en pleine figure. Le moment venu, Russel n’hésitera certainement pas à utiliser cette information grâce aux infos de Gayle. On voit désormais où l’histoire de la garde de Marcus nous mène. Et ça risque de poser des problèmes au sein du couple Darwyn/ Gayle si elle commence à copiner avec le FBI derrière son dos.

 

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Posté par Tao 14 sept 2008

Ça commence bien et puis à un moment, je ne sais plus trop comment c’est devenu mauvais, à point tel que ça en est devenu drôle. Prenez Jack Malone du FBI. Il s’est fait tirer dessus, laissé pour mort et pourtant il n’a pas encore compris qu’il était trop vieux pour ce genre de conneries. Jenifer Lang crie à l’aide pourchassée par Joe Giusti et voilà notre Jack sorti de l’hôpital avec une tête qui fait peur, des grosses croûtes toutes rouges bien dégueulasses sur le visage, le regard d’un dément. Franchement qui le prendrait au sérieux ? Il ressemble plus à un clochard ivre qu’à un agent du FBI. Il fait d’abord peur à la mère de l’adolescente disparue pour la deuxième fois en moins de 20 épisodes. Et je me demande comment personne n’a pensé à lui voler son super téléphone dernière technologie (peut être un Iphone, je ne suis pas un spécialiste). Ça n’aurait pas été difficile vu l’état de ce pauvre homme. Pas étonnant de le voir se faire renverser par le camion du suspect. Mais malgré cela il est toujours vivant, rien n’arrête Jack Malone. Il arrive à retrouver Jenifer grâce à son rêve mystique du diner de l’épisode précédent et tue son kidnappeur/ violeur. Le tout en étant à moitié mort. J’aurais pu être consterné, râler sur le ridicule dans lequel la série s’enfonce. Au contraire, ça m’a vraiment fait marrer et chacune des scènes en compagnie de Jack était un numéro de sitcom bien meilleure que Britney Spears dans ” How I met your mother “. Baiser Vivian une première fois ne lui a visiblement pas suffi, il fallait qu’il l’humilie une deuxième fois en résolvant la totalité de l’enquête. Je comprends pourquoi James Marsters n’a pas voulu remettre les pieds dans cette galère.

 

Mais Vivian, elle est cool. Elle n’en veut pas à Jack. Pendant ce temps elle joue au grand chef par intérim. Et pour la première fois depuis au moins deux ans, chaque enquêteur est bien utilisé, chacun à un rôle bien défini et on les voit tous à l’écran de manière plus ou moins équivalente. Ça faisait vraiment plaisir à voir, on retrouve la série telle qu’elle était dans les premières saisons. Ça fait même bizarre vu qu’on y est plus tellement habitué aux petites plaisanteries entre Martin et Danny. Seule Sam se préoccupe de Jack, pendue à son téléphone portable. Son esprit maternel lui joue des tours. Tous les agents sont sur le pied de guerre pour retrouver un homme qui a disparu après trois ans passé dans le coma. Les fausses sont intéressantes mais restent des fausses pistes. L’homme croyant Jay capable de sortir son fils du coma était tout de même marrant. Ce genre de personnage un peu allumé, c’est toujours drôle. La solution est à trouver dans une histoire entre deux frères car entre deux frères il y a toujours une femme dans tout bon soap qui se respecte. On se demande bien pourquoi parler de l’ex maîtresse morte trois ans plus tôt car cela n’a rien à voir avec la disparition. Au plus, ça emmerde son frère qui finira en prison vu qu’il est responsable dans cet accident. Sans qu’on s’y attende, on retrouve le disparu à nouveau dans le coma à l’hôpital. Le docteur déclarant à Martin que dans des cas comme celui là, ça peut souvent se produire. Il y a du avoir un problème dans le découpage de l’épisode car la chute tombe comme un cheveu dans la soupe sans aucun rapport avec le reste de l’histoire. Il aurait au moins valu une deuxième scène pour mettre en scène cette conclusion car sur le moment je n’ai même pas tout saisi. J’ai du me repasser la scène car tout se passe tellement vite qu’on ne comprend pas forcément tout. Dommage car le reste l’histoire tenait debout mais elle se termine dans trop de précipitation.

 

Il reste trois épisodes à la saison 6. L’intrigue de la traite d’êtres humains est maintenant clôturée définitivement mais on continue de pousser Malone vers un développement psychologique plus sombre. Jack devient de plus en plus une tête brûlée avec ses propres principes, n’écoutant personne si ce n’est lui même. Faisant la justice comme il l’entend. Ironiquement, sans lui, l’équipe d’enquêteurs fonctionne beaucoup mieux et on s’intéresse à tout le monde. Restera maintenant en plus de l’enquête du jour à suivre les dernières développements concernant la grossesse de Samantha Spade. Allez un accouchement pour le season finale me paraît plus que probable.

Bonus : Jack façon retour des morts vivants :

 

 

Posté par Tao 9 août 2008

La saison n’est pas encore terminée mais déjà Sleeper cell prend le risque de bousculer sa propre dynamique. En cause, la mort de l’agent Fuller. Les rapports entre Darwyn et Serxner sont très différent d’autant plus qu’il s’agit d’une femme. Serxner (interprétée par La Penny de Lost, Sonya Walger) resserre les vis et elle a bien raison à ce moment crucial où l’enquête touche à son terme et devient de plus en plus dangereuse. C’était même amusant de voir Darwyn continue à voir son contact dans un sex shop. Ce n’est pas vraiment l’endroit idéal pour une femme aussi classe que le nouvel agent. Mais sa sensibilité toute féminine lui permet par contre de mieux comprendre les signes d’attachements de Gayle pour Darwyn. Comme prévu la police de Los Angeles met son nez dans cette histoire grâce à Gayle et comme dans FBI portés disparus, on présente les flics locaux comme des abrutis incompétents face au grands agents fédéraux intelligents. Et ils risquent de faire foirer l’opération que l’on suit depuis le début de la série. Cela met Darwyn doublement en danger car d’un côté Farik pense qu’il a commis une erreur avec sa putain chrétienne et de l’autre il pourrait découvrir qui il est vraiment. Mais Darwyn tel Jack Bauer arrive à encaisser les coups de la matraque électrique. Un geste dur de Farik qui ne laisse pas Tommy indifférent pour qui Darwyn est devenu un ami. Serxner et Farik sont au moins d’accord sur un point, Darwyn s’est clairement compromis en sortant avec Gayle, ce qui entraînera leur rupture forcée en fin d’épisode. Cela vaut sans doute mieux pour sa propre sécurité. De façon un peu plus humoristique, le flic un peu trop zélé reçoit une promotion mais fort fort loin des USA pour ne pas compromettre définitivement la mission. Le jeu de la double enquête était d’ailleurs très intéressant car finalement cela renforce la couverture de Darwyn. A aucun moment la police de L.A ne s’est doutée qu’il s’agissait d’un agent infiltré.

Après les liens avec le Mexique et le Canada, on nous montre les liens des terroristes avec un groupuscule de la suprématie blanche. Leurs objectifs sont opposés mais ils se retrouvent au moins sur un point, celui de vouloir voir chuter les gros bonnets de Washington. Comme quoi les contraires peuvent parfois s’attirer et surtout l’argent n’a d’odeur. De façon à peine ironique, Farik leur souhaite même bonne chance une fois le deal de la drogue conclu. Cela permet au groupe terroriste de continuer à mettre en place son futur attentat à l’arme chimique grâce à un camion de pompier flambant neuf plus vrai que nature. On pourrait même parler d’un triple attentat car deux autres cellules sont actives dans le pays. Ce sera certainement l’un des autres enjeux des deux derniers épisodes car si Darwyn peut empêcher l’attentat de Los Angeles rien ne dit que ceux de la côte est échoueront eux aussi.

Un épisode moins centré sur la religion et davantage sur l’action. ça permet de mieux équilibrer l’ensemble. On sent que la fin de saison arrive non seulement avec le projet d’attentat qui se met en place mais surtout parce que Darwyn prend de plus en plus de risque. Tout devient davantage personnel pour lui, tout aussi bien sur le plan humain que sur celui de sa foi. Cela l’amène à commettre pas mal d’erreur notamment en assistant aux funérailles de Ray. Si les flics de Los Angeles sont au courant, Farik pourrait l’être également. Encore plus quand Darwyn parle à ses compagnons de martyr qu’il a perdu récemment un ami cher à ses yeux. Christian se demandant d’ailleurs si c’était un moudjahidine. On sent que tout peut arriver, un peu le calme avant la tempête. Et c’est ce qu’a toujours été Sleeper cell jusqu’à présent. Une série très feutrée, relativement calme nous, montrant souvent avec quelle facilité des terroristes peuvent préparer des attentats toute liberté tout en responsabilisant les USA sur leur comportement qui entraîne encore plus de haine et de violence à leur égard.

Posté par Tao 21 juin 2008

Retour de FBI portés disparus sur la RTBF après une petite pause faute de doublage. Une pause qui correspond aussi à la pause américaine due à la grève des scénaristes. Après avoir brandis des pancartes dans les rues, les acteurs de FBI retournent au boulot et ça se voit. Jack à la boule à zéro ou presque, Danny s’est laissé pousser d’horribles rouflaquettes et Sam ne peut désormais plus cacher qu’elle est enceinte. Une chose reste pourtant constante, Jack est un gros con. Jaloux de Vivian, il torpille son enquête sur le trafic d’êtres humains en partant lui même à la chasse au suspect sans en avertir personne. Conclusion, arriva ce qui devait arriver il se fait tirer dessus et fait semblant d’être mort. Joe et Romar ne sont visiblement pas très intelligents car ils ne pensent même pas à vérifier son pouls et ne remarque même pas le petit bidou de Jack montant et descendant au rythme de sa respiration. Malgré la disparition du boss, l’équipe ne semble pas vraiment s’inquiéter, ils prennent tout leur temps dans leur recherche, reconvoquent même des suspects en fonction des avancements de l’enquête mais tout cela dans une relative bonne ambiance. Pas de quoi se presser, no stress. Le climat est pourtant assez sombre, cela se reflète à l’image et assez étrange pour être souligné, il n’y a pas de compteur indiquant depuis combien d’heures Jack a disparu. Une signalétique qui d’habitude rythme chaque épisode et qui est ici absent, j’ai trouvé cela un peu perturbant.

Les flash backs eux sont toujours là et Vivan et Samantha se rappellent quelques bons moments passés avec du gros Tony ses derniers jours. Ainsi quelques jours plus tôt, Jack avait daigné descendre de sa chaise pour discuter avec Vivian et accessoirement se foutre de sa gueule car son enquête n’avance pas. Sam par contre se rappelle les bons conseils de Jack en matière d’éducation des enfants. Si tu as un problème, tu te demandes ce que ferait Jack et tu fais tout le contraire, ça devrait marcher. Une façon comme une autre de rappeler quel père lamentable il est. Par contre pour acheter des bonbons à un distributeur, il est le champion. Les angoisses de Sam au sujet de sa capacité à être une bonne mère sont intéressantes, on en fait pas trop en expliquant cela dans une seule scène en toute sobriété. Ce sera sans doute un thème de la fin de la saison. Sam gardera t’elle le bébé ou non au final ? On peut se poser la question.

L’enquête avance lentement mais de façon assez logique et en un seul épisode, l’équipe réussit là où Vivian toute seule piétinait depuis 12 épisodes. Le FBI met ainsi la main sur Romar. Voilà donc l’intrigue fil rouge de la saison déjà bouclée et cela à mon grand étonnement. Je m’attendais à suivre cette histoire jusque la fin de la saison car je l’aimais bien et Vivian était mise en avant ce qui est assez rare dans la série. Visiblement, ça ne devait pas plaire à tout le monde car le premier épisode post grève tourné clôture l’intrigue en recentrant tout sur Jack. Le suspense sur sa pseudo mort ne tient pas la route car on sait parfaitement que le personnage principal de la série ne va pas mourir. A la rigueur, il le pourrait en fin de saison mais pas à ce moment ci de l’année. Donc l’enjeu est finalement assez minimal et non Jack n’est pas mort, ça paraît évident.

Au final, j’ai vraiment eu du mal à rentrer dans cet épisode, l’image est assez sombre et surtout on a l’impression d’avoir loupé un épisode en voyant d’emblée Jack dans l’usine désaffectée en train de courser un suspect. Tout est fait pour que le téléspectateur s’en fasse pour le sort du personnage alors que je n’arrêtai de penser qu’il méritait ce qui lui arrivait en jouant au justicier solitaire et piquant l’affaire à Vivian. Et puis les scènes rêvées comme lorsque Vivian parle à Jack dans la voiture à la fin ou sa rencontre avec Jenifer sont vraiment mal amenées et il manque quelque chose pour qu’elles fassent leur petit effet. L’univers assez froid de la série collant assez mal avec ce type de scène un peu plus originales. On est donc dans la moyenne de la saison 6 qui ne restera sans doute pas dans les mémoires pour être une grande saison. A défaut, ça se laisse regarder sans avoir une envie pressante de zapper après trois images comme j’ai tendance à la faire avec Bones ou Numbers, deux séries policières que je ne supporte absolument pas.

Posté par Tao 21 juin 2008

Cette semaine, pas besoin d’appeler les secours. Lucas Scott a disparu et ce serait bien si on ne le retrouvait pas car le beau gosse commence à m’énerver avec son ballon de basket dans une main, sa pom pom girl dans l’autre et son stylo d’écrivain entre les orteils vu qu’il écrit comme un pied. Oui, une nouvelle attaque gratuite contre One tree hill. Je ne serai pas moi si je ne le faisais pas. Et puis FBI me tend la perche avec cet homonyme ou presque. Notre disparu ne s’appelant pas vraiment Lucas Scott mais Scott Lucas. Vous avez remarqué la subtilité ? Comme Keith Mars, le brave Scott est détective privé et disparaît mystérieusement. La série revient une fois de plus à sa source en multipliant les possibilités de la disparition. Le politicien véreux, le macro énervé, le dealer de drogue. Ce ne sont pas les suspects qui manquent. On nous fait même croire que Scott est un méchant voyeur plaquant des caméras dans les appartements des femmes rencontrées à la laverie du coin de la rue. Des soupçons de pédophilie sur le jeune Adam plane également. Un vrai mix des différentes théories classiques de la série. Ça a le mérite de nous tenir en haleine car on part dans un sens puis dans un autre et sur le moment c’est réellement prenant. Une morale assez noire se profilant d’ailleurs à l’horizon. Scott tente d’aider Adam dont la famille d’accueil est tout sauf accueillante et il pense bien faire en retrouvant le père du gamin sauf que ce dernier est un méchant junkie essayant de l’étouffer avec un sac plastique pour lui piquer tout son matériel hi tech. Bref, voilà ce que l’on récolte en essayant d’aider les autres. Il aurait mieux fait de se mêler de ses affaires et puis c’est tout. L’histoire aurait d’ailleurs mérité cette fin assez sombre mais on choisit l’option du happy end. Scott est retrouvé et il veut devenir le tuteur d’Adam. Tout est bien qui finit bien. Ils vécurent heureux et urent beaucoup d’enfant. Enfin, la version politiquement correcte entre un homme et un ado, car on n’est pas dans Nip/ tuck et sa luxure. Comme d’habitude, Vivian fait tout le boulot et reste le contact auprès d’Adam. Ce sera d’ailleurs elle qui lui annoncera la bonne nouvelle à la fin. Comme quoi elle s’impose de plus en plus comme la chef de l’équipe de l’unité de disparition.

L’intrigue de la traite d’êtres humains rebondit mais pas de la façon dont on aurait pu le penser. La mère de la première victime retrouvée dans le season finale de la saison 5 demande à Jack d’aider sa fille en pleine dépression. Jack refuse dans un premier temps ne se sentant pas assez qualifié pour cela. La discussion entre Jack et Jenifer est extrêmement touchante même si Anthony Lapaglia est toujours aussi monolithique. Pour faire croire qu’il est touché, on lui a mis du savon dans les yeux, comme cela il pleure un peu. On le sent malgré tout pas mal ébranlé par cette petite visite. Retrouverait il des sentiments humains ? Car après Jack le gros misogyne raciste, on a droit au gros Jack alcoolique noyant le souvenir de sa dure journée dans le whisky. Un comportement charmant. Sam essaye de l’aider mais n’arrive pas à trouver les mots ayant elle même ses propres problèmes. Par contre c’est amusant, après avoir résolu l’intrigue du père de son enfant, on ouvre à nouveau un peu la porte. Et on se demande une nouvelle fois si Jack ne pourrait pas être le père en réalité. Le doute plane toujours un peu. La conclusion est en résonance avec l’enquête du jour. Doit on ou pas aller vers les autres pour les aider, au risque de se mettre soit même en danger ? Si Scott Lucas a été mis en danger physiquement, chez Jack c’est davantage de façon psychologique. J’ai bien aimé voir ce questionnement avoir lieu dans les deux intrigues, cela les rend moins indépendantes et elles trouvent d’autant plus un sens l’une avec l’autre.

Après une série d’épisodes très moyens et ennuyeux, j’ai un peu de difficulté à définir mon sentiment sur cet épisode. J’ai bien aimé oui, mais n’est ce pas simplement parce que les précédentes semaines étaient moins bonnes ? On dira donc moins mauvais par rapport aux autres mais rien d’exceptionnel finalement. Je ne sais pas si cet épisode restera longtemps dans ma mémoire comparé à d’autres enquêtes plus touchantes.