Posté par Tao 25 mar 2011

justifiedMa première rencontre avec Timothy Olyphant ? Facile, le 16 juillet 1998, dans une salle de cinéma. Un mot, un chiffre : Scream 2. Pour ne pas flinguer le suspense je ne vous dirais pas qu’il était un tueur psychopathe. Oups, j’ai parlé trop vite. Ou écrit trop vite, c’est selon. Pourquoi tant de précision ? Facile à l’époque, j’avais la manie de collectionner mes tickets de cinéma que j’ai conservé soigneusement. Dans Justified, Olyphant est un marshall à la gâchette facile de retour dans sa petite ville de Kentucky où il connaît du beau monde. Un néo nazi bazookant une église (oui c’est un verbe), une blonde plombant son mari violent et une autre belle fille déjà mariée elle aussi interprétée par Natalie Zea (Dirty sexy money) en ex copine du héros ayant trouvé l’amour auprès d’un gentil ringard.

Le truc en plus de Justified, c’est d’adapter les codes du far west au monde contemporain. Aucun détail n’est oublié. Les santiags, le stetson, les regards de cow-boys, les duels au soleil d’une tension implacable et des répliques directes à la John Wayne : « Si tu es encore là dans 24 heures, je te tue ». (more…)

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Posté par Tao 14 déc 2009

katey sagalLe season première avait frappé très fort. Le deuxième épisode enchaîne dans la même direction. Malgré son beau succès sur M6, il ne faudrait pas prendre Sons of anarchy pour une série tout public. On est assez loin du compte quand on voit les thèmes abordés dans cet épisode.

C’est la crise pour tout le monde, les armes à feu se vendent mal malgré la guerre des Mayans contre les Niners. Jax le petit génie de la bande trouve de quoi renflouer les caisses du club. Qui plus est un investissement dans un business légal de chez légal. Bienvenu dans l’univers glamour des films pornos. Tara a bien encaissé le règlement de compte pour venger Donna. Je ne sais pas pourquoi, je la vois moins réjouie à l’idée de voir son homme traîner avec des suceuses toute la journée. Les gars du club, il ne faut même pas leur demander leur avis. Tout le monde est d’accord. Tiens donc, comme c’est étonnant. J’ai une idée pour le scénario d’un prochain tournage, l’histoire d’une reine de bikers se faisant sauter par un gang néo nazi. On pourra même écrire au début « ceci est tiré de faits réels ». Oui je sais, c’est assez malsain.

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Posté par Tao 4 déc 2008

jaackson tellerAlors pour la petite histoire, j’avais un peu arrêté la série faute de temps tout en sachant que j’y reviendrai et je comprends maintenant pourquoi j’ai très vite accroché à cette série tellement tout y est dense, pensé et en même temps on nous plonge dans un univers très américain des motards avec leurs propres règles et leurs propres manières de fonctionner face à la loi.

La lutte entre les Mayans s’intensifie et l’arrivée de cet agent fédéral apparemment liée à Tara n’arrange pas les affaires des Sons of anarchy qui décident de s’unir à un autre club ami, les Tribes. Enfin on parle d’unification mais l’oncle Jury n’a clairement pas le choix. Limite une OPA hostile mettant sur les Tribes sur le fait accompli. Et qui plus est, Jax joue avec le feu en provoquant clairement les Mayans sans que l’on en comprenne réellement le but, si ce n’est celui de s’opposer de plus en plus à Clay. Le rituel de l’unification est très intéressant car ça nous permet de découvrir un milieu que je ne connaissais pas du tout, comme c’est le cas, je l’imagine, pour la majeure partie du public. Et tout ce passage est vraiment excellent. Qui plus est, on continue de noircir le tableau concernant les clubs de motards en parlant cette fois de leurs liens avec la prostitution. On est finalement dans le même bateau que la fille ramassée par Jax au bord de la route. Au début elle le trouve sympa mais elle finit par déchanter en découvrant le milieu dans lequel elle est tombée. Du coup son petit ami violent ne semble pas être le pire des choix. Clay montre d’ailleurs qu’il n’est pas un saint en trompant à la vue de tous Gemma. Cela m’a assez étonné. Je croyais leur couple assez solide et sincère et on se rend compte qu’il y a apparemment certaines libertés qui peuvent être prises. Tout cela à cause d’une remarque de Half Sack au sujet du joli petit lot qu’est toujours Gemma.

Gemma est d’ailleurs toujours le personnage que je préfère car de 1) elle a toujours une idée derrière la tête et de 2) Katey Sagal est tout simplement formidable dans ce rôle. Son rapprochement avec Tara est intéressant car permet de la mettre sur la piste de l’agent fédéral même si elle ne le sait pas encore. Et il y a toujours cet aspect profondément maternelle chez elle. Gemma est extrêmement protectrice et on sait qu’elle peut aller très très loin pour protéger son fils.

De façon générale, la série continue de construire son histoire mais encore plus ses personnages. Si au début j’avais un peu de mal avec cette bande de voyous, tous deviennent peu à peu attachants et on apprend à les connaître davantage. La série a le mérite de ne pas enjoliver le tableau en montrant par exemple les gentils motards contre la police corrompue. Au contraire, on prend comme dans les Soprano le parti de se mettre du côté des hors la loi avec tout ce que cela implique. Au fond c’est le plus honnête de tous, à savoir Unser l’adjoint du shérif qui est présenté comme le méchant de l’histoire. Par ci par là on nous livre des éléments sur les personnages comme le passé de Tig en prison qui apparemment sodomisait les plus jeunes prisonniers pour satisfaire ses envies purement physiques. Et l’analyse sur l’économie de Charming en début d’épisode est également intéressante car si Unser voit d’un mauvais œil tous les trafics des Sons of anarchy, la population elle n’y voit rien de contraire car cela permet aux petits commerçants de vivre tranquillement sans craindre l’implantation de grosses chaînes de magasins comme les cafés Starbucks. Au final chacun s’y retrouve et la vie de Charming s’accommode parfaitement sous la protection de ce gang.

Ainsi plus le temps passe et plus Sons of anarchy prend ses lettres de noblesses et malgré le sujet pour le moins assez rude on est très loin d’une série comme le Rebelle avec Lorenzo Lamas. Même si Charlie Hunam a les cheveux longs qui flottent dans le vent sur sa grosse moto et qu’il fait les yeux doux pour appâter le public féminin. Sons of anarchy est une série dense, brillante et passionnante pour qui veut bien passer par delà les préjugés que l’on pourrait avoir en lisant le pitch de la série.

Posté par Tao 13 nov 2008

Un deuxième épisode dans la continuité du pilot. On affine les personnages et les intrigues. Si le premier épisode m’avait plu pour sa qualité indéniable, le deuxième m’a plu davantage car on commence à mieux connaître les personnages et même les moins sympathiques commencent à le devenir. Il faudra peut être encore un ou deux épisodes, mais je pense bientôt me faire tatouer et acheter une moto. Oui, c’est ma façon de dire que je vais continuer à suivre la série.

 Contrairement à ce que j’avais cru ou ce que laissait croire le pilot, Wendy n’est pas morte. Cela risque de poser des problèmes à Gemma si son fils découvre qu’elle est responsable de son overdose. Car mine de rien, Jax semble toujours tenir à son ex femme d’une certaine façon. Il n’est d’ailleurs pas avare quand il s’agit de femmes. Le beau gosse aime jouer de ses charmes. Il tente de rallumer les vieux souvenirs partagés avec Tara qui semble uniquement revenue à Charming pour ses beaux yeux et il use également de son charme pour convaincre une fille de se taper un autre mec pour les besoins du club. Au besoin il se tape la fille en question, comme quoi on peut mêler business et plaisir. Pour revenir à Gemma, sa relation avec son fils est aussi superbement retranscrite. Ils sont très proches mais pas fusionnels. Gemma est un peu une super copine pour Jax, le côté maternel en plus. Et puis il y a cette réplique que j’adore quand Gemma regarde une vieille photo : ” How hot was I ? ” demande t’elle et Jax lui répond ” Smocking hot “.

Les sons of anarchy sont plus que jamais sur la brèche et doivent assumer les conséquences de l’incendie de l’entrepôt. Le shérif se fait vieux et son futur successeur n’a pas l’intention de tremper dans les même magouilles que lui. Du coup, les motards doivent faire le ménage et cela passe par déterrer des cadavres, tailler les pneus de la police, corrompre et intimider le shérif en place. Bref ils ne reculent devant rien mais restent toujours sur une même ligne de conduite. Malgré leurs actions discutables, il y a une vraie logique dans leur comportement avec pour seul but de préserver le club, même si pour cela Jax préférait utiliser sa tête et éviter le sang. C’est visiblement ce que son père aurait voulu d’après les écrits retrouvés par son fils. Et peut être est ce là l’une des raisons de sa mort. Gemma et Clay semblent cacher pas mal de choses à ce sujet et n’aiment pas voir le fiston déterrer les vieux souvenirs. On exploite un peu plus le personnage de Johnny Lewis qui doit se taper toutes les merdes en étant de corvée de cimetière et j’aime bien ce personnage, sans doute car je connaissais l’acteur avant ce rôle.

On s’attarde également sur le personnage de Sprague Grayden que je n’avais pas mentionné dans l’article du pilot. A son grand soulagement son mari était sorti du gang et elle ne souhaite pas le voir replonger à nouveau dans l’illégalité. Mais il n’est pas facile à couper les ponts avec le club. Comme lui explique Gemma, ils sont une famille quoi qu’il arrive. A nouveau cette confrontation entre femmes fait mouche et est l’une des meilleures scènes de l’épisode. Peut être car dans cette univers très macho, voire des femmes est une bouffée de fraîcheur. Y compris si Gemma est une femme à poigne ne se laissant pas faire.

La dernière séquence du repas de famille sous fond de ” son of a preacher man ” version chantée par Katey Sagal elle même est tout simplement superbe. Peu importe qu’ils soient des criminels, on nous montre qu’à la fin de la journée ils sont avant tout une famille unie, qui rit et partage un repas comme n’importe quelle autre famille américaine. On aurait presque pu se retrouver à la table des Walker dans une telle séquence.

Bilan : A mon sens un épisode plus réussi par rapport au pilot. On s’implique davantage émotionnellement et cela est un gros plus en ce qui me concerne. On commence à s’attacher aux personnages, on continue de bâtir une intrigue dramatique solide, le tout grâce à des acteurs charismatiques.