Articles avec le tag ‘John Slattery’
Mad men : 3.05 The fog
A part la naissance chez les Draper, il s’agit d’un épisode de routine dont le thème central est indéniablement le changement. C’est récurent depuis le début de la saison 3. Rien ni personne ne peut y échapper.
Deux semaines après la mort du grand père, Betty et Don accueillent un nouveau Gene dans leur maison. Une fille et deux garçons pour les Draper, Don peut être fier, même si cela n’a pas l’air de le remplir de bonheur. Son attitude blasée dans n’importe quelle circonstance contraste avec l’excitation du jeune gardien de prison à la fois excité et terrifié à l’idée de devenir père pour la première fois.
Mad men : 3.03 My old kentucky home
Quatre parties très différentes dans cet épisode de Mad men. C’est le week end pour tout le monde ou presque. Seuls les créatifs jouent les esclaves pour maintenir l’agence à flot. Pour passer le temps, Peggy se met à fumer de l’herbe pour montrer combien elle est cool. Elle doit se mouiller si elle veut accéder au cercle très fermé réservé aux hommes. Et pour montrer combien elle peut aussi en avoir dans la culotte, il y a une étrange vibration lesbienne entre Peggy et sa vieille secrétaire. Peggy n’a plus peur de rien et elle commence à se dévergonder. Ça me plait. D’ici 20 ans, elle sera l’une des femmes les plus redoutées de la planète publicitaire. Elle ne s’en cache même pas. Peggy est de plus en plus surprenante.
Une fois n’est pas coutume, les Draper forment un couple uni, presque heureux. Ils sont très charismatiques, sexys. Bref un couple de rêve. Lire la suite de cette entrée »
Mad men : 3.01 Out of town
Mad men est enfin de retour sur le blog et c’est un réel plaisir de me replonger dans l’univers des sixties de cette série dont la réputation n’est plus à faire. Reste à convaincre le lecteur de regarder cette incroyable série. Pour vous motiver, la série s’ouvre sur un vent de changement. Rachetée par les britishs, Sterling Cooper est en pleine reconstruction. On vire la moitié des gens et en particulier un figurant. Mon attention se porte sur la nouvelle rivalité entre Peter Campbell et Ken Cosgrove. Deux styles différents. L’un est un petit arriviste prétentieux, l’autre un jeune cadre cool. Le contraste de leur interview est assez amusante tellement ils sont différents. Les voir se battre pour ce nouveau poste est un élément qui me plait beaucoup. A la fin, il devrait seulement en rester un seul debout. Le match peut désormais commencer et Pete va se la jouer coups bas et magouilles. Ça saute aux yeux et je m’en régale d’avance. En plus, Campbell fait son super lèche cul. Il était près à se plaindre auprès de Don et quand il aperçoit Sterling le son de sa voix change subitement. Il est absolument détestable, mais impossible de ne pas l’aimer.
Mad men : 2.13 Crise de conscience
Dernier épisode de la saison 2 de Mad men. Season finale ou pas, la série reste fidèle à elle même et est étonnamment sobre. Pas d’accident de voiture, d’explosion, d’incendie ou autres péripéties rocambolesques. L’ambiance de fin du monde est pourtant bien là car cet épisode se passe durant la crise des missiles de Cuba où pour vous le rappeler on a frôlé la troisième guerre mondiale. L’image de l’holocauste nucléaire est dans l’esprit de tous les personnages.
Don revient à New York. Tout est pareil et à la fois tout est différent. Sterling Cooper est en plein préparatif pour la fusion et c’est bien connu les absents ont toujours tort. Draper est mis devant le fait accompli. Il doit avancer ou s’en aller. Lire la suite de cette entrée »
Mad men : 2.11 Dans l’antre du roi de la montagne
C’est du lourd. A un épisode du season finale, Mad men sort tout son savoir faire. A se demander ce qu’elle nous réserve pour le dernier épisode. Je ne vais pas tarder à le regarder, ça me donne bien trop envie. Alors pourquoi une telle impatience me direz vous ? Car il faut être réaliste Mad men n’est pas la série intéressant le plus de monde sur le blog. Je n’en démords pourtant pas à dire combien cette série est formidable.
Tout d’abord, Don Draper continue sa virée californienne. Personne ne sait où il est, tout le monde aimerait bien savoir. Mais comme il est adulte et responsable personne ne s’inquiète véritablement, mis à part peut être Peggy. On en apprend plus sur son passé et la relation le liant à la femme du vrai Don Draper dont il a pris l’identité. A défaut d’être une épouse, Anna est une sœur pour Dick Whitman. Une amitié tendre et sincère entre les deux personnages. Ils sont très attachés l’un à l’autre mais ils n’ont vraisemblablement jamais été amants. Anna est la confidente de Don, lui donne des conseils. On le sent perdu concernant son mariage. Il va revenir à New York, ça ne fait pas de doutes. Il profite pour le moment de cette escapade où il peut être simplement Dick.
Mad men : 2.10 Héritage
Un épisode étrange pour Mad men qui trouve seulement son rythme vers la fin. De nombreuses histoires sont présentes faisant de cet épisode un vrai patchwork mais où tout est plus ou moins lié.
Betty passe par toutes les couleurs. D’abord, son père est victime d’une attaque. Don et elle font donc illusion en lui rendant visite. Ils se réconcilient même durant une nuit mais les blessures sont toujours là. La visite dans sa famille rappelle à Betty la disparition de sa mère, d’autant que son père malade la prend pour sa mère défunte. La jeune femme est de plus en plus fragilisée et je crains pour sa vie en cette fin de saison. Je ne serai pas surpris si on parlait de suicide. Une touche plus légère en fin d’épisode grâce au retour du petit Glen et de l’étrange amitié le liant à Betty. Betty en profite pour juger Helen Bishop mais aussi pour se confier à elle. Si au départ, elle était la femme sur laquelle on médisait, vous y pensez une divorcée, Betty se retrouve aujourd’hui presque dans la même situation. Son amitié avec Viola la bonne de ses parents est touchante. La barrière blanc/ noir n’a pas lieu d’être mais avant tout car Betty était enfant au moment où elle a connu cette femme. Kinsey faisant office d’excentrique en sortant avec une femme de couleur.
Mad men : 1.11 Indian summer
On reprend les mêmes ingrédients : Le sexe et la crise cardiaque de Roger, mais le résultat est tout autre et de loin très supérieur au précédent épisode. C’est que du bonheur pour moi.
Peggy s’occupe d’un nouveau produit, un stimulateur électronique censé faire maigrir. Vous savez, le genre de gadget que l’on vend toujours de nos jours au télé achat pour se sculpter des abdos sans effort. Ça devait déjà exister dans les années 60 mais ça n’était pas encore au point car la dite culotte provoque des orgasmes chez les utilisatrices. On ne dit jamais le mot et il est très amusant de voir les personnages tourner autour du pot. On parle de vibration, de stimulation ou de retrouver les sensations d’être une jeune fille. J’étais mort de rire car personne n’est dupe lors de la réunion. Vachement osé pour l’époque et ça fait taire les mauvaises langues disant que Mad men c’est vieillot et démodé. D’abord surprise, Peggy réessayera l’objet du scandale hors caméra, une fois l’épisode terminé. Voilà d’où vient l’expression Peggy la cochonne.
Mad men : 1.06 Babylone
Tout commence par le gag improbable de Draper se cassant la gueule dans les escaliers le jour de la fête des mères. En le voyant préparer le petit déjeuner, je me disais “ celui là, il va se casser la figure ” mais je ne pensais pas que la série oserait. Et bien si, Mad men ose tout, y compris le luxe de faire dans le burlesque. La scène n’est même pas gratuite car elle ouvre un intéressant flash-back sur l’enfance de Dick. On peut facilement comprendre ce qu’a été son enfance. Enfant d’un premier lit, il a fort probablement été mal aimé, ce qui l’a conduit plus tard a totalement couper les ponts avec sa famille.
Mais contrairement à ce que nous disait cette première scène, il n’est nullement question de Don dans cet épisode, ni de Betty d’ailleurs. On offre cette fois la lumière à Joan, la fameuse Christina Hendricks avec laquelle Speedu n’arrête de me soûler. Soit disant que c’est une bombe chaudasse. Jusqu’à présent la demoiselle avait été sage et assez absente mais cette fois ci, elle fait son trou. On la découvre même en maîtresse de Roger Sterling. A croire que tromper sa femme est la norme dans le milieu, les hommes ne se sentant même pas coupables. Ça permet aussi de s’intéresser à Sterling lui même et je m’étonne moi même d’apprécier John Slattery alors que je l’avais trouvé vraiment insignifiant dans Desperate housewives. Comme quoi avoir un bon personnage, ça change tout.
Autre femme a montrer de quoi elle est faite, Peggy. Elle n’en a pas l’air et elle a sans doute dupé toutes ses collègues grâce à son look de vieille fille coincée mais elle tire son épingle du jeu lors de brainstorming sur les rouges à lèvres avec son “ panier de baisers ” si joliment dit. Elle arrive à séduire l’un des responsables de la boite et de façon assez innocente la série pourrait bien nous présenter petit à petit l’ascension de Peggy dans le monde impitoyable de la publicité réservé jusqu’alors aux hommes. La série continue de surprendre et va toujours là où on ne l’attend pas. Je dois dire que Mad men fait fort. Finalement elle est un peu à l’image de Peggy, on se dit que c’est une série au look vieillot qui doit être ennuyeuse et au final on se retrouve assez rapidement avec une toute autre vision de la série.
Par contre, je n’arrive toujours pas à encadrer Midge. Elle ne me plaît pas du tout et son style de vie bohème super cliché que l’on découvre dans cet épisode n’est pas pour améliorer l’image que j’ai d’elle. Evidemment je lui préfère Betty mais également Rachel qui revient dans la vie de Don. J’adore son personnage de femme inaccessible, un peu femme fatale même. Sa relation avec Draper est très ambiguë et si elle fait mine de ne pas être intéressé, sa conversation au téléphone nous donne un tout autre son de cloche. On la découvre aussi moins guindé et quelque peu romantique, aspirant à autre chose malgré les convenances de l’époque. On voit également que l’époque est pleine d’espoir, on est en 1960 lui dit sa sœur (est ce vraiment sa sœur d’ailleurs ?), tout est possible semble t’elle lui dire. On aborde également avec pudeur tout le problème lié aux Juifs. Don est mal à l’aise, il ne sait pas comment aborder ce dossier, pendant que Rachel se sent elle avant tout américaine. Une différence de point de vue assez intéressant. Ça nous renvoie à notre propre époque, tout en posant un regard sur les années 60 où le souvenir de la deuxième guerre mondiale est encore très vivace.
Bilan : Que du bon dans cet épisode même si je l’ai à nouveau trouvé un peu longuet. Ce n’est pas ennuyeux mais il y a cette impression de longueur sans doute du au fait que l’épisode est un tout petit peu plus long qu’un épisode classique (46 minutes en tout) et qu’on ne retrouve pas forcément ou alors de façon moins marquée le schéma narratif habituel dû aux différentes pages de pub rythmant les séries aux USA. Mad men reste en tout une série atypique, passionnante et baignant dans une atmosphère de perfection. On a l’impression que la série n’est pas capable du moindre faux pas et cela a un côté rassurant, on est entre de bonnes mains, il suffit de se laisser guider.




