Posté par Tao
14 avr 2011
Les Kennedy, la série que l’Amérique ne voulait pas voir. Rarement une (mini) série aura suscité autant de polémiques avant même sa diffusion. La RTBF, jamais farouche, nous offre cette saga familiale à peine quelques semaines après sa diffusion aux USA sur une obscure chaîne du câble. Quel honneur pour nous, petits belges dont la politique est bien moins glamour. « Un jour mon fils, tu seras le premier ministre du plus long gouvernement en affaires courantes de l’histoire ». Etait ce le vœu de papa Leterme pour son fils ?
Comme tout le monde, je connais l’histoire des Kennedy dans les grandes lignes. Le père aux idées nazillantes, le match contre Nixon, la baie des cochons, Jackie O, l’assassinat de Dallas,… N’étant pas un expert sur le sujet, j’ai décidé de regarder cette mini série comme un drama soap historique. Peu importe si on ne colle pas à la vérité au mot près, l’important est d’avoir une bonne histoire. Ça a marché pour Rome et les Tudor, ne l’oublions pas. (more…)
Posté par Tao
22 mar 2011
Hung fait partie de ses séries au point de départ improbable dont font parties Weeds, Breaking bad et Californication. La particularité de Hung ? Le gros sexe de son héros, Ray un entraîneur de basket loser.
Si on insiste sur les proportions avantageuses de Ray. La série ne tombe jamais dans le vulgaire, ni le porno chic dans cet épisode pilot. C’est un prétexte aux déboires de cet héros minable, quadra divorcé, fuit par ses enfants, coach d’une équipe de basket incapable de gagner un match. En monsieur pas de bol qu’il est, sa maison (pas assurée, ça va de soi) brûle dans un incendie. Et quand il se lance dans le plus vieux métier du monde, il ne passe pas la porte de sa première cliente. La série fait passer avec tact toute l’ambiguïté de la prostitution (qui plus est masculine) où le vendeur est aussi gêné que l’acheteur. Le ton de la série n’est ni à la comédie, ni au drama pur. Un entre deux léger pour parler en filigrane de la crise économique touchant les Etats Unis et de la crise de la quarantaine. (more…)
Posté par Tao
19 mar 2011
New York police judiciaire est morte, vive Los Angeles police judiciaire. La quatrième spin off américaine de Law & order ne se passe plus à New York, mais bien en Californie comme le nom l’indique tant en français qu’en anglais. Orpheline, la nouvelle série sous le soleil reprend point par point les éléments de feu la série mère et l’adaptant à la sauce hollywoodienne. Le pilot se plait d’ailleurs à nous peindre un portrait d’Épinal de la petite bourgade américaine. Les starlettes en boite de nuit, les beaux gosses pas très fidèles, les couguars, les mères indignes écumant les castings avec leur enfant de 2 ans, les proprios de boites branchées chemise ouverte et trop vieux. Sans oublier les inévitables stars de la télé réalité qui n’ont de réalité que le nom car on démontre très bien que c’est scripté de A à Z.
A lire ces quelques lignes, on le constate LOLA, pour les intimes, se veut nettement plus bling bling et moins urbaine. Los Angeles y apparaît flottant dans le lointain au delà des baies vitrées, là où le Law & order classic battait au rythme de Big Apple. (more…)
Posté par Tao
24 fév 2011
Mad men nous narre un conte étrange où une surprise est présente à chaque instant. Un vrai festival où le téléspectateur est à la fête tellement on nous en met plein la vue.
La femme de Pete Campbell est enfin enceinte. Le petit roquet est heureux sans être exubérant et en profite pour ravir à son beau père les campagnes publicitaires les plus intéressantes en laissant tomber Clearasil. Stratégie d’entreprise oblige. Peggy apprend au hasard d’une carte de félicitations l’heureux événement qui résonne forcément chez elle. Où est d’ailleurs passé l’enfant de Peggy et Pete ? On n’en parle jamais. Peggy est clairement le personnage le plus intéressant de ce début de saison 4. Elle profite de l’évolution des mentalités et se trouve de nouveaux amis dont une possible copine lesbienne. Elle prend ainsi le pouls de la jeune génération, là où Pete suit les traces de son père dans son complet gris et terne. L’évolution de Peggy est toujours aussi fascinante à suivre. La voilà désormais presque cool et un look en phase avec son époque. Ce n’est pas non plus un hasard si elle est la seule à mentionner la mort de Malcolm X (assassiné le 21 février 1965). Elle a pris en marche le train de la modernité laissant pas mal de ses collègues sur le quai. (more…)
Posté par Tao
23 jan 2011
Ce soir, pari risqué pour la RTBF, qui se lance à la fois sur la Deux et sur la Trois (en vo) dans l’intégrale des trois premières saisons de la prestigieuse mais peu fédératrice série Mad men.
Mad men, le nom de cette série résonne à chaque cérémonie de récompenses aux États Unis. Inconnue du grand public, adulée par la critique, tout sériphile qui se respecte se doit d’avoir vu au moins un épisode de cette série. Et à partir de ce moment là, les avis divergent diamétralement. Il y a ceux qui adorent, pour qui Don Draper est un dieu vivant et qui restent hypnotisés par les fesses de Joan Holloway. Et il y a ceux qui détestent, pour qui la série est lente et prétentieuse. Mais Mad men ne laisse jamais indifférent.
Au delà de ces caricatures néanmoins assez réalistes, c’est quoi Mad men ? La série a été crée en 2007 par Matthew Weiner (Les Sopranos) et elle nous entraîne dans la vie trépidante des publicitaires de l’agence Sterling Cooper sur Madison avenue à New York (d’où le nom Mad men) dans les années 60 à l’aube des années Kennedy. (more…)
Posté par Tao
15 jan 2011
En ce début d’année, je reprends mon bâton de pèlerin pour vous dire combien Mad men est une grande série. Amorcé dans les derniers épisodes de la saison 3, le changement est désormais bien présent et se ressent à chaque seconde de ce season première. L’ambiance n’est clairement plus la même. L’agence Sterling Cooper auxquels il faut désormais ajouter les noms de Draper Pryce (SCDP comme dit le logo) a quitté ses bureaux enfumés pour des bureaux plus petits et transparents. Le changement se manifeste aussi visuellement à travers le look des personnages féminins. Peggy gagne en assurance au fur et à mesure que ses robes raccourcissent. Son attitude conquérante et son imagination ne semblent plus avoir de limite et elle prend visiblement goût au pouvoir. Elle n’en demeure pas moins toujours toute petite à côté de son mentor Don Draper. Et si Don est l’image de SCDP, Peggy est sa tête pensante. Elle n’a plus rien de la petite secrétaire timide des débuts et son évolution a été remarquable depuis trois ans pour arriver à ce qu’elle est aujourd’hui. Elisabeth Moss nous fait des yeux gourmands et si sa nouvelle coiffure est simplement hideuse, je l’ai trouvé pour la première fois jolie. (more…)
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22 déc 2010
Tout est bien qui finit bien pour le Melting pot café et ses héros dans ce dernier épisode de la saison 3. Ça tombe bien, une quatrième saison semble fortement compromise malgré des audiences satisfaisantes. Ce n’est pas plus mal. Cette fin heureuse rempli de gros bisous devant la caméra peut parfaitement servir de conclusion à cette sympathique série qui aura su redonner des couleurs à la fiction belge de ce côté ci de la frontière linguistique. Un happy end de bon ton pour la série. On perce même le secret de l’or de Léopold planqué dans les murs du café, afin de s’en aller l’esprit tranquille.
Le petit plus de la série, c’est indéniablement les clins d’œil aux téléspectateurs. Entrée en politique, Madame Astrid se retrouve sur le plateau de Mise en point (émission politique dominicale de la RTBF) en présence de son vrai présentateur. Un peu comme si Navarro rencontrait PPDA sur le plateau du JT. Et Claude Barzotti, « l’inoubliable » interprète du Rital envahit à nouveau la série pour proposer à Vervloet de lui écrire tout un album. Peu importe si ça n’a ni queue, ni tête. C’est farfelu et drôle. On retrouve une dernière fois l’esprit décalé de Melting pot café qui avait été un peu perdu cette année. (more…)
Posté par Tao
12 déc 2010
Depuis le début de la série, j’ai souvent été très indulgent avec Melting pot café. Ce n’est pas une grande série, mais comme c’est du belge, j’ai essayé de passer outre le jeu caricatural et les histoires écrites à la pelleteuse. L’humour burlesque et un certain second degré faisait passer le côté amateur de théâtre de boulevard. Force est de constater, cette saison 3 fonctionne nettement moins bien. La série est en bout de course et s’obstine à tourner sans arrêt autour des mêmes histoires. Certes, la série retrouve dans cet épisode un peu de peps, mais ça manque d’originalité et d’humour.
Une fois de plus Madame Astrid croule sous les ennuies (y compris la probable annulation de sa série) et telle la Chicholina, elle se lance dans la politique dans le but de sauver son beau café. Pas désintéressée la madame ! Ça amène du neuf, mais n’est il pas déjà trop tard ? A un seul épisode de la fin, il serait tant de préparer ce final et on voit très mal comment ça va se terminer. (more…)
Posté par Tao
4 déc 2010
Je ne suis pas prude. J’aime Weeds, Californication, j’ai adoré Rome. Mais il y a quelque chose qui me dérange quand on aborde le sexe dans Melting pot café. Ça n’a pas sa place dans cette série ou du moins pas de cette façon. C’est surtout les détails qui choquent et j’ai du mal à comprendre certaines orientations prises par la série. Deux des intrigues tournent clairement autour du sexe et non de l’amour. On y parle cul. Karine s’affiche sur les rues de la capitale en petite tenue pour les besoins d’une campagne de pub pour du rouge à lèvres. Mignonne, très mignonne. Trop pour son père et Philippe qui en font une crise de nerfs. Astrid est la seule à réagir normalement en félicitant Karine, bravo. Le détail qui tue, les cassiers des ouvriers de la brasserie avec des filles en petites tenues ou sans tenue du tout. Pour une série familiale et grand public, ça m’a un peu choqué. Aurais je une vision trop américaine où l’on ne verrait jamais une telle image dans Grey’s anatomy ou House ? Je ne crois pas, car cette petite image sexy est purement gratuite. On en serait resté à la photo de Karine il n’y aurait rien eu à dire. (more…)
Posté par Tao
18 nov 2010
Comme le café de madame Astrid, la série est en situation précaire et n’arrive plus à pétiller comme avant. En panne, on meuble à l’aide d’histoires plus drama/ soap très mal ficelées et souvent ridicules se prenant un peu trop au sérieux.
Les manigances de la fille du proprio sont vraiment très mauvaises et caricaturales. Aucune finesse et aucun moyen de prendre ces deux méchants au second degré. L’associé dans la construction du shopping center (dit avec un gros accent bruxellois, s’il vous plait) est évidemment un sale type faisant travaillant les gens au noir ou pire des ouvriers clandestins cloués sur de vieilles machines à coudre. Les seuls moments de répit sont quand les disputes partent en vrille et que l’on traite le café de tous les noms. La pétition pour sauver « le plus vieux café de Bruxelles » n’apporte rien. Aurai je signé la pétition ? Non, car le café en lui même n’a rien de spécial. Il fait beaucoup trop bon marché et les toilettes ressemblent de plus en plus à un vieux sex shop avec ses lumières et guirlandes lumineuses. (more…)







