Posté par Tao
23 jan 2011
Ce soir, pari risqué pour la RTBF, qui se lance à la fois sur la Deux et sur la Trois (en vo) dans l’intégrale des trois premières saisons de la prestigieuse mais peu fédératrice série Mad men.
Mad men, le nom de cette série résonne à chaque cérémonie de récompenses aux États Unis. Inconnue du grand public, adulée par la critique, tout sériphile qui se respecte se doit d’avoir vu au moins un épisode de cette série. Et à partir de ce moment là, les avis divergent diamétralement. Il y a ceux qui adorent, pour qui Don Draper est un dieu vivant et qui restent hypnotisés par les fesses de Joan Holloway. Et il y a ceux qui détestent, pour qui la série est lente et prétentieuse. Mais Mad men ne laisse jamais indifférent.
Au delà de ces caricatures néanmoins assez réalistes, c’est quoi Mad men ? La série a été crée en 2007 par Matthew Weiner (Les Sopranos) et elle nous entraîne dans la vie trépidante des publicitaires de l’agence Sterling Cooper sur Madison avenue à New York (d’où le nom Mad men) dans les années 60 à l’aube des années Kennedy. (more…)
Posté par Tao
15 jan 2011
En ce début d’année, je reprends mon bâton de pèlerin pour vous dire combien Mad men est une grande série. Amorcé dans les derniers épisodes de la saison 3, le changement est désormais bien présent et se ressent à chaque seconde de ce season première. L’ambiance n’est clairement plus la même. L’agence Sterling Cooper auxquels il faut désormais ajouter les noms de Draper Pryce (SCDP comme dit le logo) a quitté ses bureaux enfumés pour des bureaux plus petits et transparents. Le changement se manifeste aussi visuellement à travers le look des personnages féminins. Peggy gagne en assurance au fur et à mesure que ses robes raccourcissent. Son attitude conquérante et son imagination ne semblent plus avoir de limite et elle prend visiblement goût au pouvoir. Elle n’en demeure pas moins toujours toute petite à côté de son mentor Don Draper. Et si Don est l’image de SCDP, Peggy est sa tête pensante. Elle n’a plus rien de la petite secrétaire timide des débuts et son évolution a été remarquable depuis trois ans pour arriver à ce qu’elle est aujourd’hui. Elisabeth Moss nous fait des yeux gourmands et si sa nouvelle coiffure est simplement hideuse, je l’ai trouvé pour la première fois jolie. (more…)
Posté par Tao
8 juil 2010
Entrons tout de suite dans le vif du sujet. De toute façon c’était excellent. J’avais imaginé la mort de grandpa Gene arriver plus tard. C’était inévitable pour libérer Don et Betty de ce poids (désolé pour l’expression). En deux épisodes, on fait le tour de la relation entre un grand père et sa petite fille. D’abord sévère la semaine dernière, on lui découvre un côté papy gâteau attendrissant et aussi très irresponsable dans cet épisode. La réaction de la petite Patty est touchante et c’était simplement horrible de voir sa mère lui claquer la porte au nez juste après l’annonce de la mort de son grand père. Au passage, Betty fume toujours et devient vraiment grosse. L’heure de l’accouchement doit être pour bientôt. L’image qui restera pour moi est celle de Patty couchée par terre devant la télé pendant que les adultes parlent du défunt dans la cuisine. C’était très réaliste et en même temps, une vraie toile de maître vu la disposition des personnages. Cette seule image résume l’ensemble de l’histoire.
Posté par Tao
3 juin 2010
Mad men est enfin de retour sur le blog et c’est un réel plaisir de me replonger dans l’univers des sixties de cette série dont la réputation n’est plus à faire. Reste à convaincre le lecteur de regarder cette incroyable série. Pour vous motiver, la série s’ouvre sur un vent de changement. Rachetée par les britishs, Sterling Cooper est en pleine reconstruction. On vire la moitié des gens et en particulier un figurant. Mon attention se porte sur la nouvelle rivalité entre Peter Campbell et Ken Cosgrove. Deux styles différents. L’un est un petit arriviste prétentieux, l’autre un jeune cadre cool. Le contraste de leur interview est assez amusante tellement ils sont différents. Les voir se battre pour ce nouveau poste est un élément qui me plait beaucoup. A la fin, il devrait seulement en rester un seul debout. Le match peut désormais commencer et Pete va se la jouer coups bas et magouilles. Ça saute aux yeux et je m’en régale d’avance. En plus, Campbell fait son super lèche cul. Il était près à se plaindre auprès de Don et quand il aperçoit Sterling le son de sa voix change subitement. Il est absolument détestable, mais impossible de ne pas l’aimer.
Posté par Tao
21 sept 2009
Les Mad men sous le soleil. Cela n’arrive pas souvent. Beau temps, piscine et filles en bikini. Ce n’est pas l’univers habituel de la série et cette incursion californienne montre combien Mad men pouvait uniquement se passer dans la grisaille New-Yorkaise et pas ailleurs. C’était une excellente idée de nous montrer la côte ouest et ses mœurs plus libérales, mais la série n’aurait pas eu la même saveur en évoluant toujours dans cet univers où tout est plus léger. Campbell le reconnaît à son retour, il est content de revenir en ville, la vraie.
Don préfère rester. Il vit une aventure bien étrange en compagnie d’une bande de bobos. C’est surréaliste, déconnecté du reste et j’ai trouvé cela très plaisant car complètement barré. Ça m’a rappelé les beatniks dans la saison 1. (more…)
Posté par Tao
27 mar 2009
Mad men est toujours là où on ne l’attend pas et j’adore cela. Cette fois les Draper tombent dans le piège d’une agence de publicité rivale voulant à tout prix voir le talentueux Don Draper signer chez eux. Et le patron a une idée géniale, s’attaquer à la femme d’abord pour mieux s’approprier le mari. Une idée brillante je dois dire car je n’y ai vu que du feu. On découvre à Betty un passé de mannequin, c’est comme cela qu’elle a rencontré Don dit elle. Et elle fait des essais pour une pub pour Coca Cola. On cite carrément la marque et à l’écran on nous montre les bouteilles. Un placement de produits géant mais justifié. On cite aussi la PanAm et Esso. Tous ont ils allongés la monnaie pour être cité dans la série ? La série allie ainsi qualité et financement commercial.
Don se tâte durant tout l’épisode mais préfère rester chez Sterling Cooper. Une boite plus petite mais plus familiale où il peut faire ce qu’il veut. Chercherait il à faire profil bas ? Le bonhomme a un passé assez mystérieux donc être plus exposé serait sans doute risqué. Je l’ai trouvé un peu trop conciliant avec da femme comparé à la scène qui lui avait fait la semaine dernière. Mais comme il a toujours un coup d’avance, je me demande s’il n’avait compris le petit jeu de son recruteur dès le départ. Il aurait ainsi laissé jouer sa femme au mannequin, tout en sachant comment ça se terminerait. A nouveau il aurait fait dans la manipulation de haut vol. Cyniquement, une fois que Draper a refusé l’offre, Betty est virée de façon élégante mais cela ne l’empêche pas d’être triste. Elle essaye de faire bonne figure devant son mari, se contentant d’être la meilleure maman du monde ou du moins dans les 100 premières mais on sent qu’elle veut plus, même si elle se donne de faux prétextes pour abandonner. Son comportement trouve son origine dans sa relation avec sa mère, aujourd’hui décédée elle ne peut plus lui en vouloir et elle essaye visiblement d’être à la hauteur de la disparue. La fin particulièrement délirante m’a vraiment fait rire. Betty baisse le masque et part en vrille en abatant les pigeons de son voisin. Œil pour œil, dent pour dent, vu qu’il avait menacé de se venger de son chien. Elle prend donc les devants et a l’air heureuse, c’est assez rare de voir cette expression sur son visage.







